Décharges publiques, l’énigme casablancaise
Décharges publiques, l’énigme casablancaise
La ville de Casablanca est en quête d’une nouvelle décharge pour ses déchets ménagers. On laisse, à l’occasion, circuler bonnement une information selon laquelle une nouvelle décharge fera relai en attendant que soit notifié l’espace qui devait contenir nos déchets.
La métropole, qui, à travers sa structure relativement moderne, et qui semble être forgée pour qu’elle soit d’une homogénéité, socio-économique, à l’air du temps, risque aujourd’hui de perdre la face devant d’autres villes du Royaume qui ont pris de l’avance sur elle dans ce domaine. L’actuelle décharge dite de Mediouna impact négativement l’environnement qui demeure catastrophique. A ce stade les déchets conduits et réceptionnés sur le site sont contraignants parce qu’ils se situent aux alentours de quelque 1,8 million tonnes par an, par rapport à 2017.
En baisse aujourd’hui de 8% du chiffre record, atteint en 2016 et qui était de 1,8 million tonnes de déchets ménagers. Un chiffre qui reste relatif par manque de bascules de pesage. La décharge actuelle couvre près de 70 ha dont près de 30% seulement est réhabilité. Ce qui permet aux responsables de dire qu’une décharge annexe est en cours d’aménagement pour assurer un espace suffisant pour pouvoir assurer la continuité de ce service.. On sait pertinemment qu’un litige foncier existait entre les propriétaires des terrains et le Conseil de la ville.
Pour rappel, la question perdure depuis plus de dix ans déjà. Ce handicap, qui avait fait fuir la société américaine vers la ville de Fès, qui autrefois allait prendre en charge la construction des installations, pour évacuer les déchets de la ville, a fait fi des négociations engagées à l’époque avec Casablanca.. Aujourd’hui la nouvelle décharge est appelée à contenir et aménager l’amélioration des méthodes de construction et d’enfouissement des déchets afin de prévenir les infiltrations de lixiviats dans les sols et autre déversement dans le milieu.
De la même manière les gaz produits devraient répondre aux besoins immédiats de la population (l’exemple de la ville de Fès est frappant, comme celui de Rabat d’ailleurs) qui produisent à partir du dégagement des gaz de l’électricité. Autrement comment seront collectés et traités les déchets casablancais. La collecte des déchets ménagers de la ville posera toujours problème et, pour ainsi dire, la SDL Casa Prestations a confié cette tâche aux sociétés, «Mecomar», qui a pour activité principale la production d’équipements destinés aux Collectivités locales.
Le constat c’est que cette entreprise détient une part importante du marché, en tant que leader dans la commercialisation, dont elle est le seul fabricant au Maroc ainsi que «Derichebourg», opérateur international de services à l’environnement qui répartit ses activités en deux branches distinctes : division environnement et division multiservices l. La gestion des déchets de la Commune Urbaine de Casablanca a pour rôle d’assurer la collecte des déchets publics dans les rues ainsi que le nettoiement des voiries, espaces publics, passages piétons, esplanades, elle est également responsable des activités de traitement des déchets.
L’exécution de l’ensemble des travaux est en effet confiée, à des entreprises privées spécialisées dans ces domaines dont Écomed Casa, une entreprise maroco-américaine, depuis 2008, et ce pour une durée de 18 ans. Rappelons que ce projet concernant la nouvelle décharge engage également, le Secrétariat d’Etat chargé du développement durable, qui a promis une contribution de 220 millions de dirhams, et le reste sera financé par la mairie de Casablanca qui nécessite la mobilisation d’un budget allant de 273 à 455 millions d’Euros soit 3milliards Dh .En attendant, les ordures ménagères de Casablanca seront déversées sur une superficie de 7 hectares. Cependant, même pour cette solution transitoire, la mairie attend les conclusions de l’étude confiée à la compagnie française «Gros environnement», car il ne sera plus question de pratiquer les anciennes méthodes d’enfouissement ou d’incinération.
Rédigé par Energie Mines
La rédaction
Gestion des décharges
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