Décharge de Médiouna, une bombe à retardement écologique
Décharge de Médiouna, une bombe à retardement écologique
On a trop spéculer sur la décharge de Mediouna, et on ne cesse de le répéter. C'est une menace au quotidien qui traque la ville de Casablanca et sa périphérie. Plusieurs maladies rodent autour de quartiers exposés directement à ce fléau. Face à cette menace écologique, la société civile a protesté jeudi dernier devant le siège du Conseil de la ville, au moment même où se tenait une session ordinaire des travaux du conseil.
Une manifestation à cor et à cri mettant à nu l'engagement intempestif d'un conseil qui s’avère en deçà de ses obligations et ses engagements électoralistes. Exaspérés par la décharge et ses problèmes endémiques, traînant depuis 2008, les habitants de la ville heurtent le maire, Abdelaziz El Omari, lui même en difficulté d'apporter des solutions dans l'immédiat. Et çà, les Casablancais le savaient. Car la décharge en question ne figurait pas dans l'ordre du jour de la session.
Ce n'est pas une priorité dira-t-on Médiouna pas Médiouna, il faut attendre. Mais attendre quoi? Qu'un drame écologique se manifeste en poudrière empoisonnante, entraînant des corbillards mortuaires et commettant un crime contre la nature et l'humanité. Indigné, Hanane Bouzil, présidente du Collectif (CPE), qualifie la décharge de bombe à retardement écologique. Certes, une bombe qui attaquera également la nappe phréatique et la forêt de Bouskoura, la seule issue restante pour la ville et les terres agricoles avoisinantes,… Troublés par des conflits de tables et de positionnement partisan, le conseil de Casablanca se recroqueville sous le poids de la responsabilité.
C'est un conseil qui se cale dans l'ambition individuelle, mettant au pied de mur le devoir de servir la communauté qui l'a pourtant fait élire. Et de conclure, qu'en est-il de la réunion, tenue en janvier 2018 en présence de Khalid Safir, ancien wali sur Casablanca avec les membres du CPE, où, il était question de la construction d'une plate forme de stockage pour fin juin 2018 qui allait permettre la fermeture de la décharge Médiouna en décembre 2018 ? Des paroles, des paroles,des paroles...
Rédigé par Energie Mines
La rédaction
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