La centrale thérmo-solaire de Ouarzazate fait le compte
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La centrale thérmo-solaire de Ouarzazate fait le compte
Le Maroc a officiellement lancé les travaux de construction de son parc solaire de Ouarzazate, point de départ d’un ambitieux programme qui doit permettre au Royaume de s’imposer comme une place forte en matière de production d’énergies renouvelables à l’horizon 2020. La Centrale thermo-solaire, première phase du projet de parc solaire à Ouarzazate, «est la plus grande du genre au monde», a déclaré le directeur général de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen), Mustapha Bakkoury, lors de la cérémonie officielle présidée par S.M Mohammed VI. Sa construction vient «conforter la volonté (...) d’optimiser l’exploitation des ressources naturelles de notre pays, de préserver son environnement» et de «pérenniser son développement», a-t-il ajouté. D’un coût de 7 milliards de dirhams (environ 650 millions dollars), cette première centrale, dont la construction a été confiée à un consortium majoritairement saoudien, entrera en fonction d’ici fin 2015 et disposera d’une capacité de production de 160 mégawatts. Une seconde phase, pour laquelle un appel d’offres est en cours. Elle permettra du coup de porter la capacité du parc de Ouarzazate à 500 MW, soit l’équivalent de l’alimentation en électricité d’une ville d’un million et demi d’habitants. A l’horizon 2020, le Maroc, dépourvu d’importantes réserves en hydrocarbures, prévoit la construction de cinq parcs solaires au total, pour une capacité de production estimée à 2000 MW. Ce plan, couplé à un développement comparable dans l’éolien, permettra au Royaume de couvrir 42% de ses besoins grâce aux énergies renouvelables. A lui seul, le coût du programme de développement de l’énergie solaire a été estimé à près de neuf milliards de dollars. M. Mohamed Abdullah Abunayyan, président du conseil d’administration d’Acwa Power le groupe saoudien lauréat du premier appel d’offres, présent à la cérémonie, a jugé que ce projet inaugural constituait «une preuve supplémentaire de la capacité du Maroc et de l’Arabie Saoudite à relever des défis technologiques d’envergure dans le domaine des énergies renouvelables». S’agissant de l’appel d’offres pour la réalisation de la seconde phase du parc de Ouarzazate, l’ensemble des dossiers de candidatures devait avoir été déposé à mi-avril. Le lauréat sera connu «dans un an ou un an et demi», avait indiqué Mustapha Bakkoury. Premier partenaire économique du Maroc, la France a publiquement marqué son intérêt pour la construction de cette seconde phase. Paris a remporté en début d’année un contrat dans l’éolien, le Groupe GDF Suez annonçant qu’il allait bâtir et gérer à Tarfaya (sud-ouest) le plus grand parc d’Afrique, en partenariat avec la société locale Nareva Holding. D’un coût d’environ un demi-milliard d’euros et d’une puissance de 300 mégawatts, il s’agit du plus grand projet jamais entrepris par GDF Suez dans l’éolien. Son entrée en service est prévue fin 2014. E.M/Agence
Rédigé par Energie Mines
La rédaction
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