L'excellence sous surveillance : ce que disent (et taisent) les classements universitaires mondiaux
13 février 2026 02:03 | Ayat-Allah BOURAMDANE
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L'excellence sous surveillance : ce que disent (et taisent) les classements universitaires mondiaux

Dans un monde où la compétition académique est devenue globale, les classements internationaux des universités jouent un rôle de plus en plus déterminant. Outils de comparaison pour les étudiants, instruments de réputation pour les établissements et indicateurs de performance pour les gouvernements, ils influencent désormais la perception de la qualité de l’enseignement supérieur. Pourtant, tous les classements ne mesurent pas la même chose : certains privilégient la réputation et l’employabilité, d’autres la recherche ou encore l’engagement sociétal. Comprendre leurs logiques, leurs critères et leurs limites permet de mieux interpréter ce qu’ils révèlent — ou dissimulent — sur la réalité des universités à travers le monde.

Le classement QS World University Rankings est l’un des plus médiatisés au monde. Il évalue les universités sur six critères principaux [1, 2].
La réputation académique qui correspond à l’opinion que se font les chercheurs et enseignants‑chercheurs du monde entier sur la qualité d’une université. Les classements comme QS interrogent des milliers de professeurs et chercheurs pour savoir quelles universités ils considèrent comme les meilleures dans leur domaine. Par exemple, si un établissement publie beaucoup de travaux sur les moteurs électriques ou les systèmes d’énergie renouvelable et que ces travaux sont cités par d’autres chercheurs dans le monde, sa réputation académique augmente. Une bonne réputation académique peut aider une université à attirer des enseignants et chercheurs étrangers, à conclure des partenariats internationaux ou à donner plus de valeur aux diplômes de ses étudiants.
La réputation employeur qui mesure l’opinion que les entreprises et employeurs ont sur la qualité des diplômés d’une université ou d’une école. Concrètement, les classements internationaux, comme QS, réalisent des enquêtes auprès de milliers d’entreprises pour savoir quelles institutions forment les étudiants les plus compétents et prêts à entrer sur le marché du travail. Cette réputation reflète plusieurs aspects : la préparation technique, les compétences pratiques, le sens de l’innovation et la capacité à travailler en équipe des diplômés. Par exemple, si une école d’ingénieurs forme des étudiants capables de concevoir des véhicules électriques ou des systèmes informatiques complexes, et que ses anciens élèves sont rapidement recrutés et performants dans l’industrie automobile ou aéronautique, sa réputation employeur s’améliore. Une bonne réputation employeur peut aider les étudiants à trouver plus facilement un emploi, favoriser les stages de qualité et encourager les entreprises à s’associer avec l’école pour des projets industriels.
Le ratio enseignants/étudiants (ou student‑to‑faculty ratio en anglais) qui mesure le nombre moyen d’étudiants par enseignant. Si une école a 100 étudiants et 10 enseignants, le ratio est de 10:1 (10 étudiants pour 1 enseignant). Si le ratio est faible, par exemple 5:1, cela signifie que chaque enseignant encadre relativement peu d’étudiants, ce qui permet souvent plus d’attention individuelle, de suivi personnalisé et de discussions en petits groupes. Si le ratio est élevé, par exemple 40:1, cela peut indiquer que les cours sont très nombreux et massifs, et que les étudiants reçoivent moins d’encadrement individuel. Dans les classements universitaires, un bon ratio enseignants/étudiants est souvent associé à une meilleure qualité d’enseignement et à plus de disponibilité pour le soutien pédagogique et les projets pratiques.
Le nombre de citations par chercheur qui mesure l’impact scientifique des travaux publiés par une université ou ses enseignants‑chercheurs. Concrètement, lorsqu'un chercheur publie un article scientifique, d’autres chercheurs peuvent le citer dans leurs propres travaux. Plus un article est cité, plus il est considéré comme influent ou important pour le domaine. Les classements comme QS utilisent cet indicateur pour évaluer la portée et la qualité de la recherche. Il ne s’agit pas seulement de publier beaucoup, mais que ces publications soient reconnues et utilisées par la communauté scientifique. Par exemple, si des professeurs d’une école d’ingénieurs publient des études sur des moteurs hybrides, des systèmes énergétiques innovants ou l’intelligence artificielle appliquée à l’aéronautique, et que ces travaux sont régulièrement cités par des chercheurs du monde entier, cela augmente leur score de citations. Un nombre élevé de citations par chercheur reflète que l’université produit une recherche de référence, ce qui attire davantage de collaborations internationales, des financements pour la R&D, et renforce la réputation académique de l’institution.
La diversité internationale du corps enseignant et des étudiants qui mesure la proportion et la variété des enseignants et étudiants étrangers dans une université ainsi que la capacité de l’institution à attirer des talents internationaux. Concrètement, les classements comme QS évaluent combien d’étudiants et de professeurs viennent d’autres pays, et dans quelle mesure l’université favorise les échanges multiculturels et la coopération internationale. Par exemple, une école d’ingénieurs qui accueille des étudiants d’Afrique, d’Europe et d’Asie, et qui emploie des enseignants ayant travaillé dans des laboratoires étrangers, sera considérée comme ayant une forte diversité internationale. Cette diversité apporte plusieurs avantages : exposition à différentes méthodes d’enseignement, échanges de pratiques industrielles variées, et réseaux professionnels globaux. Elle contribue également à la mobilité des diplômés, qui peuvent plus facilement travailler à l’étranger, et à la réputation internationale de l’institution, en montrant qu’elle est capable de former des ingénieurs compétents et adaptables dans un contexte global.

Une université qui forme beaucoup d’ingénieurs capables de travailler à l’international et qui publie régulièrement dans des revues scientifiques aura un meilleur score QS. Pour un étudiant marocain, choisir une université bien classée QS peut faciliter l’accès à des stages ou emplois à l’étranger, car les entreprises reconnaissent ce label comme un gage de qualité.

Le classement QS Top 50 under 50 évalue les universités de moins de 50 ans, en se concentrant sur leur croissance et leur potentiel. Une école privée récente qui crée rapidement des laboratoires de pointe et des partenariats industriels internationaux pourrait se retrouver dans ce classement, montrant qu’elle est en pleine expansion malgré son jeune âge.

Le classement Times Higher Education (THE) World University Rankings évalue les universités à travers quatre grands piliers : Teaching (enseignement), Research Environment (environnement de recherche), Research Quality (qualité de la recherche), International Outlook (internationalisation), Industry Income (transfert de connaissances/engagement industriel) [3].
L’enseignement prend en compte la qualité pédagogique, le ratio enseignants/étudiants, et les ressources mises à disposition pour les étudiants. Une université qui propose des cours bien structurés, des laboratoires modernes et un suivi personnalisé obtient un meilleur score.
La recherche est évaluée en deux volets : Research Environment (volume, financements, réputation) et Research Quality (nombre et impact des citations, excellence et influence).
La recherche évalue non seulement la quantité de publications, mais surtout leur impact global, mesuré par le nombre de citations et la reconnaissance scientifique internationale. Par exemple, un établissement dont les chercheurs publient des études sur les moteurs électriques ou les systèmes énergétiques renouvelables et qui sont largement citées dans le monde obtiendra un score élevé.
Le transfert de connaissances est mesuré dans Industry Income, qui intègre les collaborations avec l’industrie, les revenus liés aux partenariats et les brevets. Il examine la capacité de l’université à collaborer avec l’industrie et la société pour transformer la recherche en innovations concrètes. Une école qui développe des partenariats avec des entreprises aéronautiques ou des start-ups en énergie durable sera mieux classée.
L’internationalisation mesure la proportion d’étudiants et d’enseignants internationaux, ainsi que la participation à des projets ou programmes conjoints avec des institutions étrangères. Une forte collaboration internationale améliore le classement, car elle reflète une ouverture et une capacité à fonctionner dans un contexte global.
En résumé, le classement THE favorise les universités qui allient excellence académique, recherche influente et collaborations internationales solides, ce qui distingue les écoles capables de produire des projets innovants et reconnus à l’échelle mondiale.

Le classement Times Higher Education (THE) des universités mondiales présente certes une référence largement utilisée, mais il n’est pas sans reproches. Premièrement, THE met un fort accent sur la recherche, notamment via les citations, mais cela privilégie souvent des travaux susceptibles d’être plutôt de nature technique ou d’ingénierie, sans discriminer entre recherche fondamentale et appliquée.
Deuxièmement, les indicateurs de « réputation académique » reposent sur des sondages et donc sur des perceptions subjectives, ce qui peut induire des biais géographiques ou culturels ; en d’autres termes, ce que le classement mesure n’est pas nécessairement la « qualité » de l’enseignement ou l’« expérience étudiante ».
Troisièmement, le classement ignore largement des aspects fondamentaux de l’université comme le suivi des diplômés, l’impact local, la gouvernance ou la mission publique : il combine plutôt des chiffres globaux sans toujours contextualiser les spécificités nationales, culturelles ou économiques.
Enfin, l’obsession de monter dans les classements peut encourager des effets pervers : des universités peuvent orienter leurs stratégies vers l’optimisation des indicateurs plutôt que vers l’amélioration de l’enseignement ou du service public [4, 5].

Le QS World University Rankings et le Times Higher Education (THE) World University Rankings évaluent tous deux les universités à l’échelle mondiale, mais avec des priorités différentes, ce qui crée une nuance importante. Le QS met l’accent sur la réputation académique et employeur, le ratio enseignants/étudiants et les citations par faculté, valorisant particulièrement les établissements dont les diplômés sont recherchés par les entreprises et dont la visibilité est forte dans le milieu académique. À l’inverse, le THE privilégie la qualité et l’impact de la recherche, le transfert de connaissances et l’internationalisation, ce qui avantage les universités qui développent des projets innovants, collaborent avec l’industrie et participent à des programmes internationaux. Par exemple, une école d’ingénieurs privée qui forme ses étudiants à des projets pratiques et a de nombreux partenariats industriels pourra avoir un meilleur score QS grâce à sa réputation employeur, tandis qu’une université publique qui publie des recherches très citées sur l’énergie renouvelable et collabore avec des laboratoires internationaux sera mieux valorisée dans THE. Cette distinction montre que QS reflète davantage la perception et l’employabilité, alors que THE évalue la performance scientifique et l’influence globale.

Le classement THE Impact Rankings mesure la contribution des universités aux Objectifs de Développement Durable (ODD), comme la durabilité, l’égalité ou l’innovation sociale. Par exemple, un établissement qui forme des ingénieurs en énergies renouvelables ou développe des solutions pour l’accès à l’eau potable sera valorisé. Ce classement illustre l’engagement sociétal concret des institutions, ce qui devient un critère de choix pour les étudiants sensibles à l’impact social et environnemental de leur formation.

Le classement de Shanghai (Academic Ranking of World Universities, ARWU) évalue principalement la performance scientifique des universités. Il repose sur plusieurs indicateurs : le nombre de publications dans des revues prestigieuses, le nombre de chercheurs très cités dans leur domaine, et le nombre de prix Nobel ou de médailles Fields associés à l’établissement [6].
Concrètement, une école d’ingénieurs dont les professeurs publient régulièrement des articles sur des technologies de batteries électriques, des systèmes énergétiques ou des modèles informatiques avancés verra son score augmenter, car ses travaux sont largement cités et utilisés par la communauté scientifique mondiale. Si certains chercheurs de l’université reçoivent des distinctions prestigieuses ou sont fréquemment cités, cela renforce la réputation académique de l’institution.

Ce qui différencie ARWU de QS et THE est son focus presque exclusif sur la recherche et l’impact scientifique. Contrairement à QS, qui valorise également la réputation employeur et la perception académique globale, ou THE, qui prend en compte l’enseignement, le transfert de connaissances et l’internationalisation, ARWU ne mesure ni la qualité de l’enseignement pratique, ni l’expérience industrielle des étudiants, ni la diversité internationale. Il offre donc un aperçu très précis de la capacité scientifique et de la reconnaissance académique d’une institution, mais moins de son adéquation avec le marché du travail ou l’expérience pédagogique.

Le Round University Ranking (RUR) est un classement international des universités créé en 2010 par le groupe russe RUR Rankings Agency, en collaboration avec Thomson Reuters (aujourd’hui Clarivate Analytics). Son objectif est de mesurer la performance globale des universités à travers le monde selon une approche équilibrée et multidimensionnelle. Contrairement à d’autres classements qui privilégient presque exclusivement la recherche, le RUR s’appuie sur vingt indicateurs répartis en quatre grandes catégories : l’enseignement (Teaching), la recherche (Research), l’internationalisation (International Diversity) et la durabilité financière (Financial Sustainability). Chaque dimension compte respectivement pour 40 %, 40 %, 10 % et 10 % du score final, ce qui permet d’obtenir une évaluation plus complète et nuancée des institutions. Les données utilisées proviennent du projet international Global Institutional Profiles Project (GIPP) géré par Thomson Reuters, garantissant une collecte d’informations standardisée, indépendante et transparente. Le RUR établit également des sous-classements disciplinaires (sciences humaines, sciences naturelles, ingénierie, médecine et sciences sociales) en appliquant la même méthodologie à des ensembles de données spécifiques.
L’un des principaux atouts du classement RUR réside dans son équilibre méthodologique et sa transparence. En prenant en compte aussi bien la qualité de l’enseignement que la productivité scientifique, la présence internationale et la stabilité financière, il offre une image plus fidèle du fonctionnement réel des universités. Le recours à des indicateurs objectifs et à des données externes permet de réduire les biais liés à la réputation ou à la taille institutionnelle, offrant ainsi une évaluation plus équitable pour les universités de toutes les régions du monde. La dimension de durabilité financière, souvent négligée par d’autres classements, représente un apport original du RUR : elle mesure la capacité d’une université à maintenir ses activités et ses performances dans le temps, un facteur essentiel pour juger de sa solidité et de sa stratégie de long terme.

Comparé au classement QS World University Rankings, le RUR se distingue par une approche moins dépendante des enquêtes de réputation. QS attribue en effet près de 50 % de son score global à la réputation académique et à celle auprès des employeurs, deux critères subjectifs reposant sur des enquêtes internationales. Le RUR, en revanche, limite ce biais en s’appuyant sur des indicateurs mesurables et objectifs, ce qui permet de mieux mettre en valeur des institutions moins connues mais performantes dans leur contexte. De plus, QS se concentre sur la réputation et les ratios étudiants/enseignants ou d’internationalisation, qui ne traduisent pas nécessairement la qualité réelle de l’enseignement ou la solidité institutionnelle, alors que le RUR intègre ces dimensions de manière plus structurelle et équilibrée [7].

Face au classement Times Higher Education (THE), le RUR présente également plusieurs avantages. THE combine des indicateurs de réputation, de recherche, de citations, d’internationalisation et de revenus issus du secteur industriel. Bien que plus équilibré que QS, il accorde encore un poids significatif à des critères subjectifs et à des indicateurs secondaires comme les revenus industriels, qui ne reflètent pas toujours la qualité académique intrinsèque. Le RUR, pour sa part, conserve une structure claire et transparente, avec des pondérations stables et une forte dépendance à des données indépendantes fournies par Clarivate. En intégrant la durabilité financière, il évalue un aspect crucial de la gouvernance universitaire que le THE ignore largement, offrant ainsi une vision plus globale et plus réaliste du fonctionnement institutionnel.

En comparaison avec le classement de Shanghai (ARWU), le RUR se démarque encore plus nettement. ARWU, ou Academic Ranking of World Universities, se concentre presque exclusivement sur la recherche de haut niveau : nombre de prix Nobel ou médailles Fields, chercheurs les plus cités, publications dans Nature et Science, et productivité scientifique par institution. Si cette approche mesure efficacement l’excellence en recherche, elle néglige entièrement des dimensions telles que la qualité de l’enseignement, la diversité internationale ou la durabilité financière. Le RUR, au contraire, propose une évaluation plus holistique, où la recherche reste centrale mais est complétée par des critères pédagogiques, stratégiques et institutionnels. Ainsi, pour les étudiants, les décideurs et les responsables académiques qui cherchent à comprendre la performance globale d’une université, le RUR offre une image plus représentative et moins élitiste.

En résumé, le Round University Ranking se distingue par son approche équilibrée, sa méthodologie transparente et sa portée internationale élargie. Là où QS et THE reposent partiellement sur la perception, et où ARWU privilégie la recherche d’élite, le RUR tente de concilier rigueur scientifique, qualité d’enseignement, ouverture internationale et viabilité financière. Cela en fait un outil d’analyse particulièrement pertinent pour les acteurs qui souhaitent évaluer les universités non seulement sur leur prestige ou leur production scientifique, mais sur leur performance globale et durable.

En conclusion, le classement QS World University Rankings accorde une large place à la réputation académique, fondée sur des enquêtes auprès d’universitaires, ainsi qu’à la réputation employeur, au ratio enseignants/étudiants, aux citations par faculté, et à la proportion d’étudiants et de professeurs internationaux. Le classement Times Higher Education (THE) adopte pour sa part une approche dite plus équilibrée, structurée autour de quatre grands piliers : l’enseignement, la recherche, le transfert de connaissances (industrie et innovation) et l’internationalisation ; toutefois, son poids important accordé à la réputation et aux citations peut générer certains biais, notamment une survalorisation des universités déjà très visibles à l’échelle mondiale. Le classement ARWU (ou de Shanghai) se concentre presque exclusivement sur la production scientifique de haut niveau, en mesurant notamment le nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les anciens élèves et les chercheurs, le nombre de chercheurs hautement cités et les publications dans Nature et Science.

À côté de ces références historiques se sont développés des classements alternatifs ou complémentaires, tels que QS Top 50 Under 50, qui met en avant les universités de moins de cinquante ans pour identifier les « rising stars », ou encore le THE Impact Rankings, qui évalue les universités selon leur contribution aux Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies à travers des critères de recherche, d’enseignement, de gouvernance et d’engagement sociétal.

Dans ce paysage foisonnant, le Round University Ranking (RUR) occupe une place particulière en combinant la rigueur méthodologique des grands classements avec une vision plus équilibrée et institutionnelle de la performance universitaire. Reposant sur 20 indicateurs répartis en quatre dimensions principales — enseignement, recherche, internationalisation et durabilité financière — le RUR met l’accent non seulement sur la productivité scientifique, mais aussi sur la qualité de la gouvernance et la stabilité économique des établissements, deux aspects souvent négligés par les autres classements. Grâce à des données objectives collectées par Thomson Reuters (Clarivate Analytics), il réduit le poids de la réputation subjective et propose une évaluation plus transparente et comparable à l’échelle mondiale. Ainsi, le RUR se distingue comme une alternative crédible et complémentaire aux grands classements traditionnels, offrant une vision plus globale, équilibrée et durable de la performance universitaire.

Références

[1] QS Quacquarelli Symonds. (2025). QS World University Rankings: Methodology. Top Universities. https://www.topuniversities.com/qs-world-university-rankings/methodology
[2] Hazelkorn, E. (2015). Rankings and the reshaping of higher education: The battle for world-class excellence. Palgrave Macmillan. https://doi.org/10.1057/9780230306394
[3] Times Higher Education. (2025). World University Rankings 2025 Methodology. https://www.timeshighereducation.com/world-university-rankings/methodology​
[4] Marope, P. T. M., Wells, P. J., & Hazelkorn, E. (Eds.). (2013). Rankings and accountability in higher education: Uses and misuses (UNESCO Global Forum). UNESCO Publishing. https://repositorio.minedu.gob.pe/bitstream/handle/20.500.12799/1546/Rankings%20and%20Accountability%20in%20Higher%20Education.pdf?sequence=1
[5] Fonn, S. (2024, February 12). University rankings are unscientific and bad for education: Experts point out the flaws. University of the Witwatersrand. https://www.wits.ac.za/news/latest-news/opinion/2024/2024-02/university-rankings-are-unscientific-and-bad-for-education-experts-point-out-the-flaws.html
[6] Shanghai Ranking Consultancy. (2025). Academic Ranking of World Universities 2025 Methodology. https://www.shanghairanking.com/rankings/arwu/2025​
[7] Round University Ranking official methodology (2025) https://roundranking.com/methodology/

Ayat-Allah BOURAMDANE
Rédigé par Ayat-Allah BOURAMDANE

Enseignante - Chercheure