Google, l'énorme gourmand d'électricité
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Google, l'énorme gourmand d'électricité
Les achats d'énergie renouvelable de Google en 2018 ont suffi à alimenter l'ensemble de ses data centers et bureaux dans le monde. C'est la deuxième année consécutive que la firme arrive à atteindre un tel résultat. Avec ses innombrables serveurs disséminés aux quatre coins du monde, Google est évidemment un énorme consommateur d'électricité. Sa consommation a ainsi atteint les 10 térawatts-heures en 2018, soit une augmentation de 33 % par rapport à l'année précédente. Pour autant, l'entreprise n'en oublie pas les démarches écologiques. Elle a ainsi annoncé avoir acheté suffisamment d'énergie renouvelable en 2018 pour satisfaire ses besoins en électricité, dans ses data centers et ses bureaux. Un bilan qu'elle avait déjà réussi à atteindre en 2017 et qui en fait, selon elle, « la première organisation d'une telle taille à atteindre 100 % d'énergie renouvelable deux années de suite ». Pour y parvenir, Google a conclu plusieurs contrats d'achat d'électricité (CAE), directement auprès de producteurs d'énergie renouvelable. Cela a notamment impliqué « trois parcs éoliens en Scandinavie, des dizaines d'éoliennes géantes dans l'Oklahoma et plus de 120 000 panneaux photovoltaïques aux Pays-Bas ». De plus, même si sa consommation globale a nettement augmenté, l'entreprise œuvre également à la limiter autant que possible. À cet effet, elle compte sur les récents progrès technologiques, qui rendent ses serveurs moins gourmands en électricité. Ainsi, d'après Google, ses « data centers ont aujourd'hui une efficacité énergétique sept fois supérieure à celle cinq années auparavant ». Par la suite, le groupe entend faciliter l'approvisionnement en énergie renouvelable pour l'ensemble des sociétés dans le monde. Et en ce qui le concerne, le géant américain a confirmé sa volonté d'avoir recours à une électricité totalement neutre en carbone pour l'ensemble de ses opérations, 24h/24, 7j/7, malgré le caractère intermittent de ces sources. Il entend, pour cela, « tester de nouveaux business models, déployer de nouvelles technologies et défendre de nouvelles politiques ».
Rédigé par Energie Mines
La rédaction
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