EXPORTATIONS

Quand le « Phosphate » va, tout va… s’arranger

Le phosphate et dérivées seraient venus à la rescousse de la balance commerciale déficitaire, lors du premier semestre 2008, selon l’office des Changes…

En effet, les exportations du phosphate et dérivées auraient enregistrées un saut qualitatif et quantitatif lors de cette période de l’année en passant de 9,8 à 24,1 milliards de DH. Des exportations qui auraient profité d’une conjoncture bénéfique marquée par la hausse des prix au niveau du marché international.
Hausse qui a fait que les prix à l’export sont passés de 404 à 1089 DH la tonne pour le phosphate, de 3825 à 10.643 DH la tonne d’acide phosphorique et de 2661 à 6630 DH la tonne pour les engrais naturels et chimiques.
Ainsi, et bien que les quantités exportées n’ont pas enregistrées de changement lors de ce premier semestre 2008, en comparaison avec la même période de 2007, les exportations de phosphate et dérivées ont réalisé une poussée remarquable avec un passage de 2,7 à 7,6 milliards de DH, pour le phosphate, de 3,8 à 10,6 milliards de DH pour l’acide phosphorique et de 3,1 à 6,5 milliards de DH pour les engrais naturels et chimiques dont les quantités exportées ont enregistré une régression de près de 17,3%.
Si l’on s’en tient aux données et chiffres rapportés par l’Office des Changes, relatifs aux Exportations, lors du premier semestre de l’année en cours, l’on soulignera particulièrement que la balance commerciale n’a enregistré qu’un déficit de 76 milliards de DH. Celui-ci aurait pu atteindre un seuil critique si les revenus des exportations du phosphate et dérivées n’avaient pas connu cette augmentation. D’autant plus que les exportations hors phosphate et dérivées ont stagné à 53 milliards de DH.
Le phosphate est ainsi venu à la rescousse d’une balance commerciale déficitaire, ce fort appui est malheureusement passé sous silence face un dévouement montant à l’énergie et ses menaces de crises… Et dire que les mines n’ont pas leur mot à dire dans le développement économique ?