Prospection pétrolière fait label

L’Office national des hydrocarbures du Maroc (ONHYM) a en effet tout fait, ce qui en ressort de son programme ambitieux et péremptoire pour attirer les entreprises étrangères en quête d’or noir. Ce sont l’australien «Vida Énergie», l’espagnol «Repsol» et maintenant l’américain «PXP».
Les compagnies pétrolières ne cessent de toquer aux portes du Royaume pour explorer son sous-sol. Depuis un an, on assiste à un véritable engouement pour notre pays. L’exonération de l’impôt sur les sociétés pendant une durée de 10 ans, et les taux de redevance qui ne dépassent pas 10% pour le pétrole et 5% pour le gaz encouragent les sociétés à venir prospecter au Royaume.
Et ça marche : fin 2012, 29 sociétés opèrent déjà dans le secteur de l’exploration pétrolière : 59 permis ont été délivrés en offshore contre 31 en onshore. Mais il s’agit encore de petites entreprises.
Ces compagnies, si elles ont la perspective de trouver du pétrole, et actuellement avec cette recherche de nouvelles idées, de nouveaux prospects et tendances, ça joue. Et ce par le fait que les conditions changent de cap , question du code pétrolier, aujourd’hui revu dans le sens de faire encourager les investisseurs et les intéresser au secteur .Et ça devient très attrayant, même si les chances de trouver du pétrole sont relativement faibles, au cas où on trouve des quantités substantielles, ça devient un jack pot.
L’objectif donc, c’est de mettre en évidence du pétrole et de le revendre. C’est ça un peu le jeu et c’est comme ça que ces sociétés font de l’argent. La géologie de part et d’autre de la côte Atlantique présente des caractéristiques très favorables à la présence d’hydrocarbures liquides ou gazeux. La société de prospection «Pura Vida»a estimé à 7 milliards de barils de pétrole, conditionnant les réserves de son permis offshore dans la région d’El-Jadida. Un chiffre très important, mais qui ne reste qu’une évaluation.
Autre potentiel dont on parle également : la possible présence de gaz de schiste. L’ONHYM a ajouté à son portefeuille de prospection la recherche dans ce domaine avec la signature d’un mémorandum d’entente et d’un contrat de reconnaissance pour évaluer le potentiel de ces gaz non conventionnels. De quoi faire saliver d’autres sociétés étrangères.

Énergie et Mines