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Mines et carrières au Maroc en émulation

Le secteur des Mines et carrières occupe une place de choix dans l’économie marocaine, et c’est ce qui nous pousse à organiser le 1er salon sur ces deux secteurs que nombre de curieux se posent la question sur l’aboutissement de cette rencontre .Alors qu’en fait, le nombre de gisements de mines et carrières existants au Royaume incite à faire de l’événement une action de rebondissement et d’élargissement de l’aura de cette partie de l’économie nationale. Bien qu’ils représentent une marge importante dans la marge des recettes de l’Etat, puisque dans le secteur des mines près de 21% des recettes d’exportation sont réalisés, et 39 225 emplois sont enregistrés à son actif. Le secteur des carrières n’est pas en manque, il fait échos de son substrat peu anarchique. C’est un domaine qui culbute malheureusement sur des désagréments intentionnés, parce qu’il évolue dans un marché qui n’est pas du tout régulé. Cette constante laisse en quelque sorte prévoir l’ambition que les deux secteurs puissent optimiser leur contribution et apporter beaucoup à l’économie nationale tout en mobilisant pour leur part un effectif de salariés, qui à présent, manquent à l’appel et au recensement Pour ce qui est de l’exploitation minière, celle-ci a été depuis longtemps l’une des activités économiques les plus exercées par la population marocaine au cours des siècles. Elle se poursuit cependant avec une cadence qui mérite qu’on fasse une pause de réflexion. En effet, les technologies minières marocaines comme le travail du cuivre et la fabrication de l’acier ont connu une large diffusion à l’étranger, alimentant ainsi les industries des pays destinataires.
Dès le début du XXème siècle, des gisements importants de phosphates, de plomb, de zinc, de fer, de manganèse etc… ont été découverts. Et le phosphate reste l’une des mines les plus florissantes du pays, il renferme les trois-quarts des réserves connues sur la planète.
L’exploitation des phosphates constitue donc un monopole de l’Etat représenté par l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) créé en 1920. Cette exploitation se fait dans des conditions avantageuses, canalisant une extraction facile à ciel ouvert, de teneur forte qui permet un traitement consistant en séchage et épierrage. Pour le reste des autres minerais, l’Etat intervient par le biais de l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym), voilant l’ancien (BRPM) créé par Dahir le 15 décembre 1928 afin de promouvoir et de stimuler la mise en valeur des ressources minières du pays.
En clair, il ne faut pas confondre carrière de sable, de marbre, d’argile, de pouzzolanes, de gypse et autre tout-venant… Au total, l’on compte plus d’une vingtaine de types de carrières, qui diffèrent selon leur mode d’exploitation.
Les carrières de sable (hors dragage) sont des gisements à ciel ouvert, visibles à l’oeil nu. Leur exploitation ne nécessite donc aucun investissement.
Il suffit de se servir à volonté. Mieux encore, les rentiers du sable ne sont même pas obligés d’investir dans l’achat de camions et autres tractopelles, ni de recruter. Autant de démarches qui nécessitent parfois un gros budget selon la nature du gisement et la taille de la carrière, avant même le démarrage
de l’activité.
En revanche, c’est un secteur qui souffre de manque structurel et qui incite aujourd’hui, sous la courbette de l’Etat, à de veritables restructurations pour le faire adapter à l’air du temps .De vagues activités continuent aujourd’hui d’entacher ce domaine loin de toute étude visant à déterminer son potentiel.

Enegie & Mines

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