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Essoufflement du modèle de développement marocain

Mme Rima Le Coguic, Directrice Afrique de l’ Agence française de développement(AFD), s’est livrée à coeur ouvert au support Africapresse- Paris,  à l’occasion de sa participation au panel de haut niveau de la conférence sur « Le Maroc, une ambition d’émergence avec l’Afrique », organisée le 11 juin à Paris par le Club Afrique de la Presse parisienne (CAPP). La Directrice Afrique de l’AFD évoque en détail de nombreux points, parmi lesquels : la question de l’émergence du Maroc et de l’Afrique ; les engagements croissants de l’AFD ; les réformes et transitions qui devraient permettre d’accélérer sur la voie de l’émergence. Propos recueillis par Alfred Mignot de l'(AP.P). Vu l’intérêt que suscite l’entretien et son approche sur l’actualité économique marocaine nous le reproduisons en toute intégralité.

Le Maroc est le premier bénéficiaire africain et mondial des financements de l’AFD. Comment se concrétise un partenariat aussi élevé ?

Rima LE COGUIC – Le partenariat d’exception noué entre la France et le Maroc, associé à la grande qualité des entreprises et administrations marocaines, explique que le Maroc soit l’un des premiers bénéficiaires des financements français, avec des flux croissants. L’AFD a engagé au Maroc environ 200 M€ chaque année entre 2013 et 2015. Ce volume a doublé depuis lors : il a atteint 250 M€ en 2016 et dépasse 400 M€ depuis 2017. L’année 2019 s’inscrit dans cette tendance élevée.

Quelles grandes et récentes réalisations marocaines avez-vous contribué à financer ?

Ces montants considérables ont contribué au financement de grandes infrastructures qui améliorent les conditions de vie des Marocains et consolident la croissance économique du Royaume. Ainsi, l’AFD a participé au financement de la ligne à grande vitesse (LGV), des tramways de Rabat et de Casablanca, de zones d’activités économiques comme celles de Tanger Med, mais aussi d’opérations de résorption d’habitat insalubre ou encore d’aménagement de villes nouvelles, comme à Zenata.

L’AFD a également contribué à la réalisation du plan Maroc Vert et d’adductions d’eau potable. Le Maroc met en œuvre une stratégie ambitieuse et novatrice dans le domaine des énergies renouvelables, notamment dans le secteur de l’électricité solaire avec le programme Noor. À ce titre, l’AFD est partenaire de MASEN [Agence marocaine pour l’énergie durable, ndlr] et finance par exemple les centrales Noor de Ouarzazate et de Midelt.

Je tiens à souligner que l’AFD contribue également aux réflexions en cours sur l’évolution du modèle de développement du Royaume, dans le cadre d’un dialogue stratégique avec le ministère marocain des Finances.

L’AFD oriente depuis 2018 ses nouveaux financements en appui aux politiques publiques marocaines en faveur de l’emploi, notamment des jeunes et des femmes, et plus largement vers les secteurs sociaux. Elle privilégie la mise en œuvre de ces politiques au niveau des régions. La France, via l’AFD, accompagne ainsi la mise en œuvre des priorités que le Maroc a adoptées en faveur de l’emploi, de la jeunesse et de la décentralisation.

Quels sont les atouts majeurs qui font l’attractivité du Maroc, selon l’AFD ?

Le Maroc s’inscrit dans une dynamique qui lui a permis d’enregistrer de réels succès. Trois atouts majeurs démarquent le Maroc : la sécurité et la stabilité ; une politique industrielle qui vise la diversification de l’économie ; une approche panafricaine très active.
La sécurité et la stabilité constituent ainsi des atouts essentiels du Maroc. Ce « capital de stabilité » est source de confiance et de crédibilité dans les institutions, éléments indispensables pour stimuler l’investissement et renforcer la compétitivité.

Deuxième point fort : le Maroc s’est doté d’une stratégie d’émergence industrielle au milieu de la décennie 2000. Cette politique vise explicitement la diversification de l’économie par l’attraction des IDE et l’amélioration de la compétitivité externe de l’industrie. Elle combine grands projets infrastructurels et programmes de modernisation industrielle. Le Pacte national pour l’émergence industrielle 2009-2015 a soutenu le développement de « métiers mondiaux ». Cette stratégie a permis au Maroc d’enregistrer de réels succès sectoriels (automobile, aéronautique). L’automobile est dorénavant au premier rang des produits exportés, devant les phosphates.

La prochaine étape pour le Maroc consiste à accroître les relations industrielles (production, formation, technologie) entre les TPE/PME locales et les grandes entreprises à participation étrangère, leaders des chaînes de valeur mondiales (CVM). C’est l’objectif du Plan d’accélération industrielle (PAI 2014-2020) qui promeut la mise en place d’écosystèmes industriels pour une industrie davantage intégrée.

Et l’ouverture à l’Afrique ?

C’est le troisième point fort : le Maroc s’est engagé dans un processus de diversification de ses partenaires et fait de l’Afrique une priorité. Compte tenu de la taille modeste du marché régional et de la fragmentation du marché régional en Afrique du Nord, le Maroc s’est engagé à partir de 1996 dans la conclusion de plusieurs accords de libre-échange – avec 55 pays, à ce jour – qui contribuent à sa diversification commerciale. Ainsi la part des exportations vers l’Union Européenne reste prépondérante, mais elle s’inscrit à la baisse, avec 55 % des exportations en 2016, contre 62 % en 2006.

Depuis quelques années, le Maroc a entrepris une stratégie d’accroissement de ses échanges avec l’Afrique. Si la place de l’Afrique dans les échanges commerciaux du Maroc reste modeste (7 % des exports), elle connaît une croissance très forte, avec une hausse de 40 % des exportations vers l’Afrique depuis 2010. L’objectif de l’intégration à la CEDEAO [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, ndlr] s’inscrit dans la continuité de cette dynamique d’ouverture commerciale vers l’Afrique.

Dans la même dynamique, le Maroc a été parmi les premiers pays africains à avoir appelé à la mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et à la ratifier. La ZLECA constitue une opportunité pour l’ensemble du Continent, les échanges intra-africains demeurant limités (15 %), tout particulièrement dans le contexte actuel de guerres commerciales.

En quoi selon vous peut-on considérer le Maroc comme un pays émergent ? ou en voie d’émergence ?

L’émergence est un processus de transformation économique et institutionnelle de pays à revenus intermédiaires qui se traduit par une forte croissance économique et une participation accrue aux courants d’échanges mondiaux. Au-delà de ce concept, inspiré des modèles extravertis des nouveaux pays industrialisés (NPI) asiatiques, il convient de s’interroger sur la capacité des pays à transformer leur croissance en développement.

De fait, depuis les années 2000, le Maroc a enregistré des avancées incontestables. La croissance économique s’est renforcée et stabilisée atteignant près de 5 % au cours de la décennie 2000. La fin des années 1990 a marqué une rupture avec la politique économique menée depuis l’Indépendance, se traduisant par un nouveau régime de croissance, moins inflationniste que par le passé. Ce nouveau régime s’est caractérisé par une reprise des investissements public et privé, par la consolidation du PIB non agricole et par une amélioration des équilibres extérieurs.

La croissance économique des années 2000 a permis une hausse significative du revenu par habitant, de 3,2 %, et une baisse de la pauvreté dont le niveau est aujourd’hui faible par rapport aux pays qui ont un niveau de développement similaire. Les taux de pauvreté monétaire et multidimensionnelle – incluant plusieurs critères comme la nutrition, l’accès à la santé et à l’éducation – ont beaucoup diminué depuis 2001 en passant respectivement de 15,3 % à 4,8 % et de 24,5 % à 6 %, à l’échelle nationale.

Ces dernières années, on observe un ralentissement d’une croissance d’ailleurs considérée insuffisamment inclusive, au regard notamment du fort chômage de la jeunesse, non ?

Depuis 2012, la croissance du PIB s’affaiblit et n’a été en moyenne que de 3,2 %. La non-convergence du Maroc vers la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure pourrait indiquer que le Maroc se trouve englué dans la « trappe à revenu intermédiaire » comme d’autres économies émergentes.

Cette tendance témoigne d’un certain essoufflement du modèle de développement marocain, dont la première conséquence est en effet sa faible capacité à créer des emplois. Ainsi le marché du travail marocain se caractérise par un chômage particulièrement élevé des jeunes et des diplômés du supérieur et par la prépondérance de l’informalité. Près de 80 % des actifs occupés exerçaient un emploi informel en 2015. Bien que le taux de scolarisation ait augmenté, le niveau reste faible, et cela se reflète directement sur le marché du travail.

Un tiers des jeunes se trouve sans emploi ni formation, ce qui limite leur insertion professionnelle. Après avoir baissé depuis 1999 (13,8 %), le taux de chômage est à nouveau en hausse, dépassant 10 % en 2018 (14,3 % en milieu urbain et 3,9 % en milieu rural). Il touche principalement les jeunes (27 % des 15-24 ans), les diplômés du supérieur (17 % contre 4 % pour les non-diplômés) et les femmes (13,8 % contre 8,9 % pour les hommes). Cela nourrit les mécontentements populaires.

La hausse du chômage chez les jeunes est notamment liée à la faible création d’emplois face au volume de nouveaux entrants dans le marché du travail. Entre 2000 et 2014, la population en âge de travailler a crû de 27,8 % mais le nombre d’emplois a augmenté de seulement 20,4 %. Beaucoup de jeunes ayant un travail occupent des emplois précaires et informels. De ce fait, ils se trouvent dépourvus de couverture médicale et sociale, ainsi que de droits syndicaux. La dynamique démographique marocaine impose une pression supplémentaire sur la création d’emplois, puisque la population du Maroc devrait passer de 33,8 millions d’habitants en 2014 à 39,3 millions en 2030.

Observons enfin que le taux d’activité des femmes est particulièrement faible (21 % de femmes actives contre 70 % pour les hommes) malgré les investissements importants réalisés pour augmenter notamment leur scolarisation et l’amélioration de la législation. L’égalité des sexes est inscrite dans le droit du Travail et la Constitution de 2011, mais le Maroc reste classé 136e sur 144 pays en 2018 à l’indice d’écart entre les sexes du World Economic Forum, et 137e concernant la dimension « participation et opportunités économiques ».

En quoi selon vous peut-on considérer le Maroc comme un catalyseur de l’émergence économique de l’Afrique, à commencer par celle de l’Ouest, mais aussi au-delà ?

Le Maroc a fait de l’Afrique une priorité avec l’adhésion historique à l’Union Africaine (UA) en janvier 2017, et la politique africaine du Maroc évolue vers une nouvelle approche de coopération, basée sur le développement de partenariats gagnant-gagnant.
Le Maroc est devenu le deuxième plus grand investisseur africain sur le Continent (après l’Afrique du Sud) et l’Afrique est devenue la première destination des investissements marocains à l’étranger.

Dans un premier temps, les opérateurs marocains ont investi dans le secteur des services – banques, assurances télécoms. À l’heure actuelle, le secteur bancaire marocain s’érige en partenaire crédible et fortement engagé en faveur du développement des économies africaines, comme en témoigne la progression encourageante du poids des banques marocaines en Afrique, en matière d’intermédiation financière (mobilisation de l’épargne, octroi de crédits…) et de montage financier au titre des grands projets de développement économique et social des pays partenaires.

Ces flux sont en voie de diversification et s’étendent à des secteurs porteurs, notamment l’industrie. Cette dynamique est appelée à se poursuivre si l’on tient compte des accords importants signés récemment. Ces projets portent notamment sur la production d’engrais (Gabon, Rwanda, Éthiopie et Nigeria), le Ciment (Côte d’Ivoire, Ghana et Mali), l’industrie pharmaceutique (Côte d’Ivoire, Rwanda), le montage de camions (Sénégal) et l’industrie agroalimentaire (Guinée, Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mauritanie ou Tanzanie).

Auparavant concentrés sur les pays de l’Afrique de l’Ouest et ceux de l’Afrique Centrale, les opérateurs marocains sont désormais engagés dans un processus d’extension géographique de leurs implantations vers d’autres régions du continent, en particulier l’Afrique de l’Est (Éthiopie).
Le Maroc a un rôle stabilisateur et promeut la Coopération « Sud-Sud ». Appelant l’Afrique à « se prendre en charge » et s’appuyant sur la coopération « Sud-Sud », le Roi Mohammed VI s’engage pour le développement du Continent.
Emblématique de cette approche., l’initiative « Triple A » (Agriculture-Adaptation-Afrique) lancée par le Roi lors du Sommet de l’action, en marge de la COP22 (en novembre 2016, à Marrakech, ndlr), finance des projets prioritaires de nature à lutter contre les impacts des changements climatiques sur l’agriculture en Afrique tout en assurant la sécurité alimentaire de tous les Africains. On observe aussi que le Maroc est le deuxième pays d’accueil des étudiants en mobilité sur le Continent, avec 15 000 étudiants africains dont la majeure partie est boursière (70 %).

Relevons enfin que le Maroc cherche à contribuer à la stabilité politique du continent africain, au travers de son implication dans les médiations régionales (Mali, Libye) et sa participation aux Opérations de maintien de la Paix des Nations Unies (OMP) sur le Continent. Plus de 1 500 casques bleus marocains sont ainsi déployés en Centrafrique au sein de la MINUSCA, et en RDC au sein de la MONUSCO.

Votre vision d’avenir : quelles sont les réformes ou autres avancées qui permettraient au Maroc d’accélérer sur la voie de l’émergence et de renforcer ainsi sa contribution à une dynamique panafricaine ?

Aujourd’hui, le modèle de développement du Maroc nécessite un renouveau, avec notamment un contrat social plus inclusif, qui reposerait sur deux principaux piliers à renforcer, le capital humain et le captal social.

Concernant le capital humain, force est de constater que les niveaux d’apprentissage au Maroc sont parmi les plus faibles du Monde arabe, menant à un fort taux de décrochage scolaire. En moyenne, un Marocain est scolarisé pendant 5 ans, ce qui est inférieur aux pays arabes. Et si le taux de scolarisation des enfants a progressé, passant de 80,4 % en 2004 à 94,5 % en 2014, il est encore faible en milieu rural (23,6 % pour les filles et 31,3 % pour les garçons).
Les insuffisances des systèmes de santé et d’éducation au Maroc expliquent le niveau de l’IDH du pays qui, bien qu’en progrès en passant de 0,4 à 0,6 entre 1980 et 2017, le situe au 123e rang, derrière la Tunisie (97e) et l’Algérie (83e).

Le renforcement du capital social est une autre piste d’action, car les inégalités sociales et spatiales demeurent un enjeu majeur. On observe ainsi une accentuation de la fragmentation des territoires : les dernières décennies ont vu un rattrapage économique du Maroc du littoral, tandis que l’intérieur et le nord du pays décrochaient. Et si les inégalités sont demeurées stables depuis les années 1980, le Maroc est le pays présentant le niveau d’inégalité le plus élevé d’Afrique du Nord, avec un indice de GINI de 39 points. La population proteste de plus en plus contre ces inégalités de moins en moins tolérées, comme le montrent les mouvements sociaux de ces dernières années.

Et à l’adresse des entreprises, que préconiseriez-vous ?

Une transformation structurelle plus profonde, tirée davantage par le secteur privé. La transformation de l’économie nécessitera une diversification du tissu de PME/PMI de plus en plus intégrées aux leaders de la transformation industrielle que sont les grands groupes. Le secteur agricole et celui de services sont également amenés à se moderniser et à créer un meilleur arrimage, entre eux et le secteur industriel. Ce processus nécessite un niveau d’investissement privé plus important, issu de l’épargne domestique.

Le renforcement de l’inclusion financière est un autre défi, pour favoriser l’accès aux ressources financières par les PME/PMI, les start-up et plus spécifiquement, celui des jeunes et des femmes, dans les bassins urbains et ruraux. L’objectif est aussi que l’inclusion financière catalyse l’inclusion économique et sociale des laissés-pour-compte du développement récent du Maroc.
Alors que ce gisement de croissance demeure timidement exploité, et que les modèles financiers classiques ont atteint leurs limites, un choc d’inclusion s’avère opportun, qui permettra de couvrir le plus grand nombre. Pour cela, il conviendrait de lever les freins réduisant la capacité des acteurs existants (ex. AMC) et ceux des modèles alternatifs (Start-up, Crowdfunding…) à agir sur l’inclusion financière. Et notamment, le cadre légal et réglementaire qui n’accompagne pas cette ambition et demeure fortement centré sur les approches classiques, bridant ainsi les potentialités du secteur privé.
Autre point, que l’on ne saurait oublier, le renforcement de l’intégration des innovations technologiques et de la digitalisation dans les processus productifs.

Au-delà du Maroc, où en êtes-vous des engagements de l’AFD en Afrique ?

L’année 2018 s’inscrit dans la croissance des engagements du Groupe AFD, avec une priorité réaffirmée pour l’Afrique : les engagements totaux du Groupe ont atteint 11,4 milliards d’euros, soit une hausse de plus d’un milliard par rapport à 2017, et plus de 40 % en 3 ans. L’AFD participe ainsi à atteindre le cap fixé par le Président de la République, soit 0,55 % du revenu national en 2022 – contre 0,38 % En 2016. En 2018, l’Afrique représente ainsi, pour le Groupe AFD, 50 % du total des engagements – soit 5,6 milliards d’euros – d’euros, et 74 % du total de l’effort financier global.

« Tout Afrique, tout pour l’Afrique »… Depuis quelque deux ans, ces nouveaux éléments de langage se sont bien installés dans le Groupe AFD. Qu’entendez-vous signifier, avec ces expressions ?

Afin de contribuer au renouvellement des relations entre l’Afrique et la France et à la réalisation des ODDs, [les Objectifs de développement durable, ndlr]l’AFD a intégré ce que nous appelons en effet une approche «Tout Afrique». Cette orientation est au cœur du discours de Ouagadougou et l’AFD, elle est la première institution bilatérale de développement à appréhender l’Afrique comme un tout, lui permettant de comprendre les enjeux transfrontaliers qui traversent le continent – enjeux environnementaux ou sécuritaires, déplacements de populations – et d’être alignée à la vision de l’Union Africaine.

En pratique, la création de 6 directions régionales à travers le Continent permet à l’AFD d’être présente dans toutes les Afriques. 34 agences couvrent l’ensemble des zones francophone, anglophone et lusophone et l’AFD adapte ses approches et outils financiers pour répondre au mieux aux enjeux, notamment de fragilités. La part des pays prioritaires de l’aide française dans les subventions octroyées aux pays du Continent est de plus de 80 %.

Tout pour l’Afrique, c’est la priorité réaffirmée du Groupe AFD pour le Continent. Alors que les engagements du Groupe s’élevaient à 17 Md d’euros pour 2014-2017, l’objectif est d’atteindre 23 Md€ sur la période 2017-2021. Pour la seule année 2019, l’objectif est de porter le montant des engagements du Groupe à 14 Md euros, dont la moitié sera destinée au Continent africain.

Le Plan d’Orientation Stratégique du Groupe AFD a instauré 5 engagements clairs que l’AFD met en place en Afrique. Voulez-vous bien les rappeler…

L’AFD participe au renouvellement des relations entre l’Afrique et la France en mettant en place des actions concrètes auprès notamment de la jeunesse africaine ; l’éducation, la formation professionnelle, le numérique, les petites et moyennes entreprises, le sport et la culture sont des axes majeurs du discours de Ouagadougou sur lesquels l’action de l’AFD s’est renforcée.

L’action de l’AFD en Afrique porte donc les priorités du discours de Ouagadougou et s’inscrit dans le Plan d’Orientation Stratégique du Groupe, que nous avons en effet structuré autour de 5 engagements clairs : 100 % accord de Paris – l’AFD agit en Afrique à la fois pour adapter les pays aux effets du changement climatique et pour atténuer les émissions de carbone; 100 % Lien Social : l’AFD veut davantage s’impliquer sur les questions de genre en Afrique ; l’approche 3D : l’AFD s’intègre dans le continuum Diplomatie-Défense-Développement pour intervenir au mieux dans des contextes de fragilités, notamment au Sahel ; priorité non souveraine : l’AFD se tourne davantage vers des acteurs de la société civile et du secteur privé, comme l’illustre l’initiative Choose Africa ; réflexe partenarial : l’AFD travaille avec davantage de partenaires locaux et internationaux pour mener des actions encore plus efficaces.

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