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17.600 Marocains périssent chaque année à cause du tabac

Le marché de la cigarette fait tabac, comme nous l’avions précédemment souligné dans un article. Aujourd’hui c’est par le chiffre que ce concrétise cette anomalie qui enregistre que 96% des cigarettes vendues au Maroc sont « hors normes ». 71% contiennent 14 mg de goudron.
Ce problème de la non conformité des cigarettes aux normes légales, incite les pouvoirs publics d’imposer les dosages déterminés dans le règlement, notamment 10 mg de goudron, 1 mg de nicotine et 10 mg de monoxyde de carbone.

Au Maroc, les opérateurs semblent tous avoir de bonnes excuses pour ne pas se conformer à une norme mise en sourdine depuis 7 ans. La SMT requiert un « délai raisonnable pour ajuster son outil de production, revoir ses process, investir dans la R&D », rapporte l’Economiste. D’autres avancent l’argument qu’ils achètent à l’avance le tabac pour fabriquer les produits destinés au commerce.

Lire aussi: 15 milliards cigarettes consommées au Maroc par an

Un écueil législatif fait également obstacle à la mise en application de la norme en question. L’article 2 de la loi 15-91 relative à l’interdiction de la cigarette sur les lieux publics omet de mentionner l’un des composants de la cigarette, à savoir le monoxyde de carbone. Avant de normaliser le tabac, il est nécessaire d’amender l’article 2. Une procédure législative qui risque de prendre du temps puisque l’amendement devra être examiné et voté par le Parlement.

La norme devra s’appliquer au tabac fabriqué localement comme importé. En cas de réduction du dosage, les répercussions seraient considérables sur les ventes, et par conséquent sur les recettes fiscales, se justifient les producteurs. Il est fort improbable que le consommateur marocain accepte des doses inférieures même s’il sait pertinemment que cela est dangereux pour sa santé.
En raison de la forte concurrence, les importateurs étrangers ne sont pas disposés à s’aligner sur les normes exigées, tandis que la SMT accuse beaucoup de retard dans le processus d’ajustement de ses outils de production et d’investissement dans la Recherche et le Développement.
En principe, les normes légales devraient être respectées aussi bien par les producteurs locaux que les importateurs. Toutefois, certains opérateurs cherchent à annuler complètement ces normes, car cela représente un vrai dilemme.

Rappelons que plus de 17.600 Marocains périssent chaque année à cause du tabac, selon Tobacco Atals. Et plus de 2.300.000 Marocains , âgés de 15 ans, fument quotidiennement alors que 124.000 femmes marocaines consomment  des cigarettes chaque jour aussi, selon la même source.

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