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Maroc Telecom dans le collimateur boursier

Une partie de notre souveraineté économique à défendre

Maroc Telecom, est-t-elle visée par la privatisation ? C’est une question qui fait échos dans les milieux socio-économiques et qui bouleverse tout observateur averti. Pourtant c’est une entreprise qui ne cesse d’enregistrer des performances notables dans le secteur des télécommunications. Confirmant ainsi sa vision dynamique qu’elle marque par son positionnement dans le Continent africain. Poursuivant ainsi une stratégie qui s’est concentrée sur le renforcement de son leadership et la croissance de ses filiales en Afrique. C’est par la qualité de ses réseaux, soutenus par des investissements importants, et par une politique constante dans la maîtrise des coûts que Maroc Telecom quantifie la croissance soutenue de tous ses indicateurs clés. Entre autres la qualité de ses services accompagnant vigoureusement le développement en « usages Data » de ses clients, notamment son réseau 4G qui couvre 98% de la carte utilisateurs.

Engagée dans le développement sectoriel des telecom ses filiales africaines, malgré la forte pression concurrente, maintiennent une dynamique positive avec une contribution significative aux résultats du Groupe. Son parc s’élève aujourd’hui à plus de 61 millions de clients, en hausse de 8,4% sur un an, tiré par la croissance soutenue des parcs Haut Débit Mobile et Fixe au Maroc (+17,2% et +10,2%, ainsi que celle des parcs Mobile des filiales (+10,9%). Pour le même exercice le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 27.137 millions de dirhams, en hausse de 4,3% (+3,3% à taux de change constant). Cette performance tient essentiellement à la forte croissance du chiffre d’affaires des activités au Maroc (+5,1%) qui profitent, également, de la hausse des usages et des parcs Data, conjuguée aux revenus des filiales +2,4% à taux de change constant.

Signalons qu’à fin septembre 2018, le résultat opérationnel avant amortissements, selon l’indicateur  de  rentabilité globale de l’entreprise (EBITDA), a atteint 13.474 millions de dirhams, en hausse de 4,0% (+3,2%) à taux de change, grâce aux bénéfices réalisés au Maroc, les maintenant ainsi à un niveau élevé de quelque 49,7%. Rappelons aussi qu’un plan de départs volontaires de salariés fut exécutoire dans le but de rajeunir les ressources humaines du Groupe.

Avec 1,9% de hausse de la charge d’amortissement consécutive, et de l’effort d’investissement consenti globalement, la croissance de l’Internet Mobile poursuit son ascension pour atteindre 10.501 millions de dirhams, en hausse de 5,0% sur l’ensemble des neuf premiers mois 2018. Le parc Fixe s’établit lui aussi à 1,8 million de lignes à fin septembre, en amélioration de 6,7%. Il est porté par le segment résidentiel dont le parc croît de 9,1%. Le parc Haut Débit progresse toutefois de 10,2% pour atteindre 1,5 million d’abonnés grâce aux offres haut débit sur ADSL et fibre optique. Durant les neuf premiers mois de 2018, les activités Fixe et Internet au Maroc ont généré un chiffre d’affaires de 6.939 millions de dirhams, en hausse de 3,6%, soutenues essentiellement par une augmentation de 10,1% du chiffre d’affaires Data. Au cours des neuf premiers mois de 2018, les activités du Groupe à l’International ont enregistré,elles aussi, un chiffre d’affaires de 12.150 millions de dirhams, en hausse de 4,6% (+2,4%) à taux de change constant. Cette performance s’explique cependant par la croissance de 8,2% des revenus des nouvelles filiales (+5,2%) à taux de change constant, notamment en Côte-d’Ivoire, ainsi que par l’amélioration des activités au Mali, au Gabon et au Togo.(…)

C’est en effet une fréquence flambée par des résultats positifs, réalisés par Maroc Telecom, qu’on cherche à sacrifier sur l’autel de milieux financiers, à intérêts croisés, au détriment d’une entreprise souveraine. Une myopie que seuls les néophytes dans l’économie peuvent s’y en tenir. C’est une partie de la souveraineté entrepreneuriale de notre pays qu’on s’apprête à mettre en jeu. Une action tombée à point nommé apostrophe le report d’appel d’offres, lancé pour la privatisation des 30% du capital d’Itissalat Al-Maghreb (IAM).

Suscitant des  remous dans les milieux boursiers, cette initiative remet le pendule à l’heure de débats parlementaires. Là encore, on est pas en droit de commettre des bavures comme dans le passé où la crème des entreprises publiques fut fouettait. Pourtant ces entreprises sacrifiées auraient pu faire office de bonne gestion pour s’envoler si elles y sont tombées entre les mains d’une bonne gouvernance.

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