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Le groupe OCP se focalise sur le traitement des eaux usées

Une approche écologique pour préserver les ressources hydriques

On parle ces derniers temps de l’économie circulaire, nouveaux procédé dans la stratification des données économiques qui inspirent autant d’analystes. C’est dans ce sillage que l’OCP prescrit sa politique de consommation d’eau particulièrement souterraine. Grand consommateur de cette matière potentielle pour le lavage du phosphate, le groupe s’allie sur cette tendance pour son développement industriel de part, et d’autre part pour préserver les ressources hydriques dans la région de Marrakech. Une hypothèque qui lui permet de consommer 2,6 millions de m3 par an le contraignant de visionner à terme le traitement et la réutilisation d’eau (Step) de l’OCP dans la ville de Benguerir, à l’horizon 2020. C’est à partir de cette station qu’il est destiné aussi le traitement des eaux usées de la ville lui permettant l’utilisation de ce procédé d’épuration biologique qui consiste en l’élimination de la pollution carbonée via trois files de traitement: eau et boue, avec traitement, filtration, extraction et séchage, puis gaz, avec stockage et valorisation. Sachant qu’une partie de ces eaux sert, par ailleurs, à l’arrosage des espaces verts de la ville verte Mohammed VI. L’autre particularité de cette station réside dans l’atténuation des gaz à effet de serre à travers la valorisation énergétique du biogaz produit lors de la digestion anaérobie des boues issues du traitement des eaux usées. Cette approche écologique, que l’OCP  introduit via la Step, a nécessité, d’après le groupe, un investissement de 150 millions DH lui permettant désormais d’éviter le déversement des eaux usées dans la nature, de préserver les ressources hydriques souterraines de la ville et améliorer l’environnement visuel.

En toute clarté l’Office ne cesse de mettre à l’oeuvre sa politique de préservation de l’eau. Une politique engagée depuis longtemps, cadrant avec la récupération et le recyclage de plus de 80 % des eaux utilisées dans les procédés d’enrichissement. Ce qui implique la plateforme industrielle de Jorf Lasfar dans cette logique, elle est alimentée par la plus grande station de dessalement au Maroc avec une capacité annuelle de 25 millions de mètres cubes. Et qui, dans l’avenir, allait passer en 2021 à une capacité totale de 40 millions de mètres cubes par an. A laquelle s’ajoutera une autre station, d’une capacité de 7,5 millions de mètres cubes, prévue à Laâyoune afin de satisfaire les besoins en eau du programme de développement industriel du site Phosboucraa.

Rappelons que le groupe avait mobilisé en 2008 des investissements de plus de 3,5 milliards DH, financés en grande partie par des bailleurs de fonds internationaux, permettent la conjugaison de trois stations d’épuration des eaux usées (STEP) réalisées sur les sites miniers de KhouribgaBenguerir et Youssoufia. Permettant au groupe de réduire sa consommation d’eaux souterraines de plus de 40% et satisfaire catégoriquement ,d’ici 2028, ses besoins industriels en eaux non conventionnelles dont les eaux usées traitées et dessalées. Auxquelles s’ajoute la valorisation du biogaz issu du processus de traitement des eaux usées qui satisfont une production d’électricité qui couvre 30% des besoins énergétiques des stations d’épurations des eaux usées.

En définitif, et pour lutter contre toute pollution écologique, la STEP comporte une unité désodorisante pour ne pas nuire aux populations environnantes de la ville. Se confondant  directement avec des déchets qui passent par une opération d’épaississement afin de diminuer la teneur en eau de la boue et produire le biogaz ‘’CH4’’,récupéré au niveau du gazomètre qui stocke le gaz produit et transporter vers une unité de cogénération pour la production de l’électricité.

 

 

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