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LA JOURNÉE MONDIALE DES ZONES HUMIDES :LE BILAN DE l’ENGAGEMENT DE MARAOC

Le 2 février de chaque année marque , journée de la convention de RAMSAR (L’engagement international pour la préservation et l’utilisation rationnelles des zones humides).

le thème « zones humides et biodiversité » retenu pour l’année 2020 est l’occasion de mettre en avant la richesse des milieux humides, l’importance de l’état de leur biodiversité ainsi que de promouvoir des initiatives pour lutter contre le déclin remarquable des nombreuses espèces qui y vivent.
Le Maroc a signé et ratifié la convention Ramsar, qui gère ces espaces au niveau international, en 1980. Depuis, il n’a cessé de s’y intéresser afin de protéger la faune et la flore particulières de ces espaces. Ainsi, 12 nouvelles zones humides marocaines ont été intégrées à la liste des zones humides d’importance internationale de la convention Ramsar. Une intégration officiellement annoncée le 23 mai 2019, en marge de la commémoration de la journée internationale de la biodiversité, par le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification (HCEFLCD).
Il s’agit essentiellement des lacs d’Imouzzer Kandar, de la lagune et du barrage de Smir, de Oued Tizguite, Oued Sakia El Hamra à Laâyoune, du littoral de Jbel Moussa, des Assifs Ahansal-Melloul, Réghaya-Aït Mizane, d’Assif Mgoun, des côtes des Bokkoyas et d’Aftissate-Boujdour, du Cap Ghir-Imsouane, ainsi que du Haut Oued Lakhdar.
Dans ce sens, le Haut-commissaiat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification affirme que le HCEFLCD ambitionne d’inscrire 30 nouveaux sites Ramsar à l’horizon 2024, de mettre en œuvre 60 plans d’aménagement et de gestion des zones humides prioritaires et de sensibiliser 500.000 personnes annuellement dans le cadre du programme d’animation des zones humides.
Le programme comprend également le développement de nouvelles chaînes de valeurs d’activités liées aux zones humides, notamment le « birdwatching » et la pêche artisanale.
Ce classement est le fruit d’une collaboration entre le HCEFLCD, le Fonds mondial pour la nature (WWF Afrique du Nord), des scientifiques et experts de l’Institut scientifique de Rabat et le groupe de recherche pour la protection des oiseaux au Maroc (GREPOM/Birdlife Maroc), a-t-il indiqué.
L’inscription de ces 12 sites reflète l’engagement du Maroc en matière de protection des zones humides, ces milieux d’exception aux atouts multiples offrant bien des services à l’humanité face au dérèglement climatique. Les services écosystémiques rendus également par les zones humides sont indéniables, vue que ces écosystèmes fournissent l’eau et la purifient tout en rechargeant la nappe phréatique, procurent les aliments pour des milliards de personnes, protègent contre les inondations et les sécheresses et assurent la protection du littoral, et regorgent de biodiversité.
Par contre, plusieurs facteurs contribuent à la dégradation de ces espaces en raison des pollutions et de l’insuffisance des efforts déployés par les différents acteurs concernés en termes notamment d’approches adoptées et des moyens mobilisés.
Rappelons que seuls 26 sites au Maroc figurent sur le classement de la convention RAMSAR, avec une superficie totale de 274,286 hectares, alors que le Royaume dispose de la plus grande superficie des zones humides en Afrique du Nord.
Véritables berceaux de la diversité biologique, les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts à l’échelon international. Des données publiées sur le site officiel de la convention de Ramsar montrent qu’entre 1970 et 2015, environ 35 pc des zones humides de la planète ont disparu, que ce soit en raison d’un changement d’affectation des sols, de l’expansion urbaine ou agricole ou du détournement de l’eau des zones humides pour le développement de l’infrastructure, ce qui exige la contribution de tous les acteurs dans le cadre d’une approche intégrée et une gestion rationnelle et participative.

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