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La canadienne Canmec de Chicoutimi recrute

C'est Immigr'Emploi qui en a la charge

L’entreprise d’usinage Canmec de Chicoutimi a dû se tourner vers le Maroc pour combler son manque de machinistes. Elle vient d’en embaucher une équipe de six, qui arriveront au Saguenay à la fin de l’été 2019. Les efforts d’embauche donnant peu de résultats au Québec, l’usine s’est tournée vers un organisme spécialisé dans le recrutement de la main-d’œuvre étrangère. C’est Immigr’Emploi. Ses dirigeants ont mis le cap sur l’école d’usinage de Casablanca. Cinquante candidats parlant français rencontrés en 4 jours, 13 finalistes, 6 embauches. «Ce sont des travaillants, motivés et très méticuleux dans leur travail», disait la directrice des ressources humaines chez Canmec, Karyne Robillard.«C’est justement ce qu’on recherche en usinage, de la rigueur» conclut-elle.

Les aspirants n’ont même pas eu besoin de venir sur place, au Saguenay, pour être convaincus. Le rêve canadien les séduit. «Pour les conditions de travail, la qualité de vie, l’éducation de leurs enfants», précise Mme Robillard. Avant même l’entrevue, ces travailleurs ont été informés du froid au Saguenay, et de la place de la religion. «Il n’y a pas de mosquée sur les lieux de travail», dit la directrice. «C’est certainement quelque chose qu’ils ne retrouveront pas ici, mais aucun candidat n’a protesté. Ils nous ont tous dit qu’ils pratiquaient leur religion à domicile, aux heures qui leur conviennent», assure t-elle.

Les tests techniques ont provoqué un autre choc culturel: la notion de santé et sécurité au travail. «Ils se  sont présentés en civil, portant des gilets sans manches, et sans lunettes de sécurité, relate Mme Robillard. Nous leur avons fourni des lunettes de sécurité, au moins pour les tests

La main d’œuvre marocaine se présentera au Saguenay l’été prochain. Canmec prépare déjà leur intégration. «Leur trouver des logements, près de l’usine, aussi prévoir leur transport au travail, dit la dirigeante. Ils seront soumis à une formation, peut-être plus élaborée qu’un travailleur québécois suivrait.» L’arrivée de ces machinistes permet à Canmec d’envisager de nouveaux contrats, et d’assurer sa relève. Les nouveaux arrivants envisagent tous de demander à leur famille de les rejoindre, une fois leur période de probation franchie.

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