L’age d’or des pôrts au Maroc

Najib CHERFAOUI sur Atlantic Radio pour parler du centenaire des ports de Casablanca et Mohamedia

1913-1962 l’age d’or des pôrts au Maroc, quelques unes des premières inventions scientifiques et techniques au monde, crées et conçues à Casablanca :

– Calcul résistance à la vague
– Tetrapod
– Conteneur
– Radio Phare

Source : http://maritimenews.ma/index.php/videos/video/latest/najib-cherfaoui-sur-atlantic-radio-pour-parler-du-centenaire-des-ports-de-casablanca-et-mohamed

La technologie est-elle capable de refroidir la planète ?

L’une des idées consiste à envoyer dans l’atmosphère des aérosols qui peuvent agir comme une sorte de parasol et éviter qu’une partie des rayonnements solaires atteigne la Terre. «Les éruptions volcaniques sont un très bon exemple», a rappelé Olivier Boucher chercheur au laboratoire de météorologie dynamique de l’université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris .

C’est ainsi que l’explosion du Pinatubo aux Philippines en 1991 en rejetant une énorme quantité de poussières dans l’atmosphère a provoqué un refroidissement général de quelques dixièmes de degré durant deux à trois ans.

«Une autre idée est de pulvériser de l’eau de mer», explique encore le chercheur, le sel étant un moyen d’accélérer la condensation. Le but est d’aider à la formation des nuages et ainsi de freiner les rayons. Le problème est que ces expériences, qui jusqu’à présent n’ont été que modélisées, montrent des effets collatéraux très importants et notamment «dès que l’on arrête un rattrapage climatique très fort».

Fertilisation des océans
Une autre hypothèse est avancée: «Les océans absorbent environ 2,5 milliards de tonnes de carbone,soit le quart des émissions», précise Stéphane Blain de l’Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). En ajoutant du phosphore ou du fer dans les océans, on pourrait également accroître le mécanisme d’absorption du CO2.

Mais ce procédé outre l’incertitude sur son efficacité, présente des effets secondaires: risque de croissance de micro-algues produisant des toxines, risque d’anoxie (diminution de l’oxygène dans le milieu), voire production de N2O. Or, le protoxyde d’azote étant un puissant gaz à effet de serre, cela annulerait une très grande partie des bénéfices. «Il y a des risques multiples», rappelle le chercheur, sachant qu’ils ne sont pas tous identifiés et encore moins sécurisés.

D’autres pensent que la solution passe par la plantation d’arbres, les forêts jeunes étan des puits de carbone. «Mais là encore, il y a beaucoup de questions en termes d’effets induits», assure Philippe Ciais, du laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CEA-CNRS) qui cite l’exemple d’une forêt dans le désert du Néguev.

«On y a planté des arbres, mais tout en stockant du carbone, cette forêt réchauffe localement l’atmosphère. La raison? La forêt absorbe plus de rayonnement solaire que le désert qui l’entoure et restitue cette énergie sous forme de chaleur» .

Quant au stockage de CO2 dans le sous-sol, même si les recherches sont relativement avancées, elles provoquent un fort rejet. «Même après explications, les populations restent très opposées à cette technique», commente Olivier Vincke, spécialiste de ce sujet à l’Institut français du pétrole.

Les techniques de géo-ingénierie fascinent tout en provoquant des inquiétudes. «J’adhère à ces craintes, souligne le climatologue et membre de l’académie Hervé Le Treut. Crainte surtout du mythe que l’on peut trouver des solutions simples» . Les scientifiques sont ainsi persuadés que la fertilisation des océans malgré les grandes incertitudes sera mise en avant dans les années qui viennent pour une seule et unique raison: c’est la plus aisée et la moins chère.

«Il est très important de ne pas refaire la même erreur avec la géo-ingénierie que celle commise avec le CO2», a ainsi souligné Jean-Claude Duplessy, membre de l’Académie et spécialiste du fonctionnement des océans. «La communauté scientifique a beau dire que le CO2 représente un risque pour le climat et pour l’acidification des océans, les émissions ne cessent de croître», a-t-il rappelé.

Quelles stratégies pour le Maroc ?

La nécessité de satisfaire une demande énergétique croissante, les inquiétudes quant à la disponibilité des sources d’énergie et les plaidoyers en faveur d’une production d’énergie plus respectueuse de l’environnement sont autant de questions essentielles auxquelles les décideurs du monde entier se doivent aujourd’hui d’apporter des réponses.

Il y a certes des innovations en technologies énergétiques mais à nos jours le pétrole, le gaz et d’autres combustibles solides restent incontournables.
Les ressources en énergies fossiles ont été et demeureront la clé de voûte du système énergétique.
Prises ensemble elles représentent 60% des carburants et combustibles fournis pour les transports, la production d’électricité et les procédés industriels.
L’innovation dans ces secteurs énergétiques parvenus à maturité et très solidement établis a pris forme sur une longue période, plutôt progressivement que par de grands sauts technologiques.
Dans ce domaine, ce sont surtout les préoccupations au sujet de l’environnement qui constituent le moteur de l’innovation. L’industrie est largement à l’origine des innovations, le secteur public jouant un rôle moindre à cet égard.
Une meilleure exploitation des énergies primaires est possible à travers l’amélioration du taux de récupération des gisements de pétrole et dans une moindre mesure de gaz, la découverte de nouveaux gisements de pétrole et de gaz et l’introduction de centrales à charbon à émissions de gaz à effet de serre réduites à séquestration du CO2.
Le développement de la notion de charbon propre conduira à mettre au point des dispositifs permettant d’assurer la capture des oxydes de soufre, d’azote, des poussières et la séquestration du CO2. D’intenses activités de recherche portent sur la gazéification du charbon, la production simultanée d’électricité, d’hydrogène, de chaleur, la capture du CO2 sous pression ainsi que son stockage géologique. La séquestration du CO2 est envisagée essentiellement sur les émissions concentrées des centrales thermiques, de l’industrie sidérurgique et des ciments.
Les émissions non concentrées, trop diluées, du CO2 de la filière transport notamment ne pourront quant à elles être éliminées qu’en amont par une révolution portant sur les carburants.
Beaucoup de recherches concernent cette problématique tant au niveau des projets de recherche européens que dans les autres pays de l’OCDE.
L’utilisation rationnelle de l’énergie doit être généralisée dans les domaines du bâtiment, de l’automobile (réduction du poids des véhicules, réduction de la consommation, des émissions de NOX et de CO2), des pompes à chaleur.
En matière photovoltaïque, les rendements actuels étant voisins de 10 % (100 km2 pour une production de 1 000 MW), les travaux de développement de cellules PV en couches minces de Silicium visent à ouvrir des perspectives pour produire des surfaces allant jusqu’à 1,4 m2 avec un rendement supérieur au rendement actuel.
Le Maroc, qui dispose d’un gisement solaire remarquable, pourra atteindre tous les objectifs qu’il voudra se fixer pour l’exploitation de cette source d’énergie. Energie éolienne Les éoliennes connaissent aujourd’hui des évolutions technologiques majeures. De 1980 à 2005, elles ont en effet connu un développement spectaculaire tant au niveau :
– de la puissance nominale, qui a progressé de 30 kW à 5 000 kW ;
– du diamètre du rotor qui est passé de 15 à 115 mètres ;
– de la hauteur de l’éolienne qui est passée de 30 à 120 mètres ;
– de la production annuelle d’énergie qui est passée de 35 000 kWh à 17 000 000 kWh.
Les recherches actives se poursuivent pour développer de nouvelles pales de rotor dites intelligentes, à poids réduit et à efficacité augmentée par une adaptation instantanée du profil des pales aux conditions changeantes du vent.
Le Maroc dispose d’un gisement éolien de qualité qui devra lui permettre d’atteindre l’objectif qu’il voudra se fixer. L’éolien constitue une source d’énergie gratuite et inépuisable, contrairement aux combustibles fossiles (charbon, gaz, pétrole) ou fissile (uranium) utilisés dans les centrales thermiques ou nucléaires. Cette source d’énergie abondante peut contribuer à renforcer l’indépendance énergétique du Maroc vis-à-vis des pays producteurs de pétrole et de gaz. L’énergie éolienne est l’énergie propre par excellence.
L’éolien offshore naissant est une réponse à l’impact visuel et sonore des éoliennes terrestres sur les populations. Les ressources en mer sont plus importantes que sur terre, mais surtout le vent y est plus fort et plus régulier. Le marché des grandes installations offshore sera probablement le grand marché de demain.
Energie hydraulique
Identification de sites favorables pour les centrales hydrauliques de petite taille.
Nucléaire
Le nucléaire actuel est caractérisé par :
– la production d’une énergie peu chère et dont le prix est stable ;
– sa très faible contribution à l’effet de serre ;
– sa valeur ajoutée qui se fait essentiellement dans le pays qui l’utilise.
Il y a lieu de signaler cependant que l’uranium, combustible utilisé dans les centrales nucléaires actuelles, se caractérise par des réserves limitées, inférieures à 100 ans au rythme de consommation actuelle.
La majorité des réacteurs utilisent la fission de l’uranium par neutrons lents. Plusieurs technologies existent, mais la prépondérance est aux réacteurs à eau (80 %). Le nucléaire actuel connaît un excellent retour d’expérience pour les réacteurs.
Le nucléaire du futur se doit :
– d’être compétitif économiquement ;
– d’avoir une sûreté accrue ;
– d’extraire le maximum d’énergie du combustible ;
– de minimiser la production de déchets et brûler ceux des générations précédentes.
Deux types de réserves d’uranium sont à distinguer : les réserves conventionnelles constituées par les gisements d’uranium et les réserves non conventionnelles constituées par des matières premières minérales où l’uranium est un élément secondaire. C’est le cas en particulier des gisements de phosphates sédimentaires dont les réserves sont importantes au Maroc.
Nous rappelons que le Maroc s’était engagé dans un projet de récupération de l’uranium à la fin des années 1970 et à la suite du premier choc pétrolier mondial. Le prix de l’uranium étant passé à cette occasion de quelque 3 US$ la livre à plus de 40 US$ la livre en 1980 pour chuter à moins de 12 US$ la livre en 1985.
Les conditions économiques actuelles peuvent être favorables à la reprise du projet, d’autant plus que la capacité actuelle de production d’acide phosphorique au Maroc pourra permettre une production au moins égale à 500 tonnes d’uranium par an.
Les vecteurs d’énergie
Un vecteur d’énergie est une énergie non primaire, transportable et si possible stockable et utilisable en un lieu différent de sa production ou sur un véhicule (le pétrole, le gaz et le charbon sont en même temps des vecteurs primaires d’énergie par leur transportabilité sur de longues distances).
Deux vecteurs non primaires sont actuellement reconnus : le vecteur électrique et le vecteur hydrogène.
• Le vecteur électrique : il se développe à un rythme supérieur à celui de toutes les autres formes d’énergie primaire, grâce à sa grande commodité et sa diversité d’emploi. C’est la forme la plus moderne de consommation d’énergie.
C’est aujourd’hui le seul vecteur disponible pour les énergies renouvelables d’origine mécanique ou solaire ainsi que pour l’énergie nucléaire.
Son défaut est de ne pas être stockable directement et économiquement, le stockage le plus répandu étant le pompage de l’eau dans des réservoirs en altitude.
Le vecteur électrique se développerait encore plus rapidement notamment, comme source embarquée dans l’automobile, si les performances du stockage de l’électricité étaient supérieures à celles des batteries actuelles.
Cet axe de recherche continue à être important pour l’avenir à la fois en extrapolant les techniques d’aujourd’hui et en cherchant des idées de rupture.

Par Mohamed Smani*
Directeur de recherche, membre de l’Académie
française des technologies

Terres rares ou les 17 minéraux

Chasse au gaspillage

Les prix flambent pour les métaux rares essentiels à la construction de produits technologiques. De fait, les fabricants expérimentent de nouveaux procédés de fabrication pour réduire le recours à ces éléments.

Des téléphones portables aux moteurs à réaction, la fabrication de produits technologiques repose sur un approvisionnement ininterrompu de métaux parfois rares. Alors que la demande et les prix de certains métaux s’envolent et que les interruptions de livraison menacent de ralentir la production, plusieurs entreprises s’efforcent de réduire leur consommation. Ces métaux peuvent être effectivement très rares – comme le rhénium – ou plus abondants mais d’extraction difficile – comme les terres rares, nom donné aux 17 minéraux utilisés dans la fabrication de produits comme l’iPhone, les aspirateurs ou les ampoules à basse consommation. La Chine contrôle plus de 90 % de la production mondiale de terres rares et la réduction brutale des quotas d’exportation – décidée l’année dernière par Pékin pour renforcer son contrôle sur le secteur – a porté un coup dur à l’ensemble du marché qui a vu le prix de ces métaux monter en flèche. Résultat, certaines entreprises comme General Electric (GE) et Toyota essaient à présent de réduire leurs besoins pour ces métaux.
La stratégie de GE consiste essentiellement à limiter les gaspillages : faire plus avec moins, recycler et mettre au point des substituts. L’idée est de rééditer avec les terres rares ce que GE a fait avec le rhénium contenu dans les superalliages utilisés pour la fabrication de ses moteurs à réaction et ses turbines à gaz. Sous-produit d’un sous-produit du cuivre, le rhénium est l’un des éléments chimiques les plus rares. Il a notamment pour particularité d’augmenter la résistance de l’acier soumis à des forces ou des températures extrêmes. Lorsque la demande a commencé à dépasser l’offre et que les prix ont été multipliés par dix – atteignant plus de 6000 dollars, les 450 grammes il y a cinq ans –, GE a décidé de lancer un programme de recherche afin de réduire sa consommation. En utilisant dans de plus grandes proportions des agents aux propriétés similaires mais moins chers ou plus abondants, comme le nickel ou le molybdène. GE a réussi à réduire ses besoins en rhénium de 6% à 3% pour sa production de moteurs à réaction.
La société a également découvert qu’elle pouvait réduire le nombre de composants à base d’alliages de rhénium sans diminuer la performance de ses produits. Tout en diminuant sa consommation de rhénium de deux tiers, GE a mis en place un partenariat international de recyclage entre fabricants de moteurs à réaction afin de limiter leurs besoins de nouveaux métaux.
Forte de ce succès, la société américaine espère trouver des substituts à d’autres métaux rares. GE cherche notamment à réduire ses besoins en néodyme, composant essentiel entrant dans la fabrication des puissants aimants utilisés dans les éoliennes.
Le prix de ce métal est passé de 19,45 dollars le kilo début 2009 à 455 dollars le kilo aujourd’hui. Un scientifique aurait trouvé une solution permettant à GE de diminuer sa consommation de néodyme. Celui-ci a utilisé le savoir-faire de la société en matière de nanotechnologies pour fabriquer de nouveaux matériaux magnétiques et réduire de manière significative les quantités de néodyme précisément utilisé pour ses propriétés [magnétiques].
D’autres entreprises cherchent même à se passer entièrement des technologies nécessitant des terres rares. Toyota, qui utilise des aimants à néodyme pour le moteur de la Prius, sa voiture hybride électrique, a indiqué travailler sur un projet de moteur électrique plus efficace et n’utilisant pas de terres rares. Le constructeur japonais a également un projet de coentreprise pour lancer l’année prochaine sa première voiture fonctionnant sans aimant permanent. C’est la société californienne, Tesla Motors de Palo Alto, qui fournira le moteur et la batterie de la voiture électrique RAV4. Les systèmes d’éclairage représentent le domaine où les chercheurs peinent le plus à trouver des substituts aux terres rares.
Tous les produits allant des ampoules à basse consommation aux écrans d’ordinateurs en passant par les iPhones, nécessitent l’utilisation d’europium pour créer une lumière rouge et de terbium pour une lumière verte. “Il n’existe qu’une centaine d’éléments chimiques connus et nous savons quelle couleur produit chacun d’entre eux. Ces deux-là sont les seuls à produire ces deux couleurs”, explique le directeur d’Amex Laboratory, un centre de recherche sur les terres rares.

Synthèse E et M / C.I

Salon International des Mines et Carrières au Maroc Décembre 2012 à Casablanca

Le SIMC 2012, première manifestation internationale des industries liées à la mine et aux carrières au Maroc, a comme principaux objectifs, entre autres, faire asseoir les professionnels et les intervenants du secteur en forum de rencontres, de concertations et d’échanges d’expériences en vue d’offrir une occasion propice aux officiels, professionnels, fédérations et associations professionnelles, entreprises, prestataires de services, industriels et tout intervenant direct ou indirecte du secteur.

Une rencontre aussi qui permettra d’appréhender les avancées et les changements réalisés dans le secteur, de comparer les expériences et de développer des partenariats avec des exposants et participants étrangers, dans le seul but est d’aller de l’avant dans un secteur en pleine expansion.

Les journées de la manifestation s’étaleront sur plusieurs ateliers appuyés par des présentations à travers trois espaces dédiés :

* Forum où se dérouleront les différentes figurations, conférences et panels scientifiques

* Rencontres B2B entre professionnels, porteurs de projets, bailleurs de fonds et investisseurs agissant dans le secteur

* Foire d’exposition des innovations technologiques et équipements dans le domaine des mines et carrières.

PANELS ET WORKSHOP

Développement économique et social

L’intégration de la dimension sociale dans les diverses politiques publiques commence aussi à prendre forme, notamment dans la création de milliers de postes d’emplois. Il y va aussi du désenclavement des régions coupées des centres urbains avoisinant qu’il faut contenir par la mise en action de moyens de communication, d’aménagement du territoire et du développement immobilier. Question du recasement dans un habitat salubre.

Les activités minières et des carrières responsables et citoyennes auront ainsi un impacte fort et durable sur le développement socioéconomique du Maroc. Ce domaine est aujourd’hui en mesure de contenir une proportion importante de mains d’œuvre, et au delà lutter contre l’exclusion et la précarité sociale.

C’est dans cette optique que le secteur privé, prisé comme moteur de croissance, est appelé à faire bouger les secteurs minier et celui des carrières, compte tenu des moyens financiers considérables à mobiliser. D’importantes actions ont déjà été réalisées dans le cadre de partenariats, mais cela reste en deçà des ambitions.

La petite et moyenne mine qui constitue un levier de richesse pour les régions enclavées devra dans ce contexte se restructurer et s’organiser pour faire face aux fluctuations du marches des matières premières, et se mettre au diapason des nouvelles méthodes de travail en matière d’équipement et d’encadrement.

Aspects réglementaires

Le Dahir du 16 avril 1951, demeure jusqu’à nos jours, la seule loi en vigueur régissant le domaine minier. Il est temps donc de la revoir.

Rappelons que dans ce contexte et depuis quelque temps, les professionnels agissant dans le domaine ne cessaient de multiplier des appels pour que soit révisée une telle loi devenue caduque. Entravant toute initiative de créativité dans le secteur, et contraignant tout apport d’investissements pour drainer des capitaux capables de permettre au secteur un décollage probant, cette loi risque de faire tomber en désuétude toute action de progression dans la recherche minière.

Et pour se faire, la stratégie minière devait s’inscrire dans une synergie à fortes composantes sectorielles, en mesurant la nécessité, combien impérieuse, d’une révision partielle ou générale des textes régissant le secteur.

Environnement et sécurité industrielle

La sécurité industrielle dans la mine et carrières est devenue indispensable pour préserver la santé du personnels et des riverains des éventuels risques liées aux émanations ou infiltrations de produits dangereux liées à l’extraction ou le traitement des minerais et roches. Mais aussi pour protéger les ressources naturelles; des nappes phréatique, de la faune et de la flore avoisinantes.

Les opérateurs miniers devront inclure aussi dans leurs business plan la gestion de l’après mine pour réhabiliter les sites des gisements épuisés et faire intégré les employés mineurs de ces régions dans un tissu socioéconomique durable garantissant un revenu honorable après la fermeture de la mines.

Des compagnes et programmes devront être mener auprès des acteurs pour les sensibiliser à l’application stricte des normes de sécurité environnementales, et des conventions devront être adoptées dans ce sens face à ces enjeux critiques.

Projets d’investissement

Les tendances minières mondiales sont de nature à rassurer les investisseurs et les pays producteurs. L’activité minière à long terme devient plus rentable, grâce à une demande mondiale croissante des matières premières. Dans cette mesure, la recherche de nouvelles niches d’investissement devient stratégique pour la pérennité de l’activité, avec en parallèle l’adoption de nouveaux procédés d’exploitation et de technologie innovante.

La politique minière marocaine s’inscrit dans une perspective de mutations, compte tenu des contextes international et régional, offrant d’énormes opportunités. Marquée par l’ouverture à la concurrence, la stratégie nationale devra s’inscrire dans une démarche ciblant les marchés mondiaux des matières premières.

Coopération, recherche et développement

L’évolution de ses secteurs doit naturellement, s’inscrire dans un surcroît de coopération internationale, pour assurer le transfert du savoir-faire et le renforcement des compétences. Il y a aussi lieu de développer la capacité de projection et mettre les moyens au service de l’anticipation, de la veille technologique et de la compréhension pour contenir les mouvements profonds que coûte que coûte façonneront les marchés de demain.

Équipements et innovations technologiques

L’acquisition de nouvelles technologie en matière d’équipement, de processus et d’ingénierie permet aux intervenants d’exploiter de nouveaux gisements devenus alors économiquement rentables. La modernisation des outils et méthodes de travail permet également de gagner dans les délais de production et mettre à disposition une main d’œuvre qualifiée et efficace. Ce qui à terme contribuera à une bonne marge commerciale permettant la continuité de l’activité pour l’opérateur.

Cette veille technologique s’appliquera aussi pour la petite et moyenne mine, afin de pouvoir moderniser et restructurer les exploitations rudimentaires et artisanales.

Pour plus d’informations, entrez en contact avec la direction du Magazine :

Tél : +212.522.45.12.61 || +212.661.78.41.48 || +212.661.10.81.71

Fax : +212.522.45.12.62

Site web : http://www.energiemines.ma http://www.simc2012.org

E-mail : info@energiemines.ma

1er «Symphos» OCP

Carrefour de réflexion et consolidation des acquis

Tenue à Marrakech du 9 au 13 mai dernier, le 1er Symposium international des phosphates place le Maroc au coeur de la recherche et de l’innovation. C’est une rencontre dédiée aux innovations technologiques d’avenir dans le secteur, qui, à travers des conférences et ateliers thématiques, les récentes études géologiques et d’extraction minière ont bien montré les nombreux dérivés du produit phosphatier et le savoir-faire marocain dans le domaine.

C’est pour l’engouement et les nouvelles ambitions qui animent l’administration de l’OCP que le forum de Marrakech est venu faire le point sur la consolidation des acquis et explorer de nouvelles pistes de croissance pour les phosphates au Maroc.
L’organisation de ce Symposium, qui a connu la participation de près de 800 experts, chercheurs et industriels des cinq continents, constitue une reconnaissance du leadership de l’OCP et les actions qu’il mène pour accompagner le développement du secteur tant au niveau régional, national qu’ international.
Ce Forum de cinq jours, a aussi permis d’étaler sur la scène la longue histoire des phosphates au Maroc. C’est une histoire de plus de 70 millions d’années; un temps nécessaire pour la formation de ce précieux sédiment. Créé en août 1920; le groupe OCP est aujourd’hui un fleuron de l’économie nationale et aussi sa principale source minière, le phosphate. Il est de nos jours un secteur incontournable et une industrie dont l’avenir est florissant.
Placé sous le signe de l’innovation et de l’excellence, le symposium a eu des échos d’une grande importance particulière, notamment de la part de la stature des participants et la qualité des sujets débattus liés essentiellement aux innovations technologiques, à la prospection géologique,à l’extraction minière et à la valorisation chimique.
Mme Benkhadra , ministre de l’Energie ,des mines et de l’environnement , qui a honoré par sa présence la rencontre, a soutenu dans son intervention au début de la rencontre l’idée selon laquelle l’Ocp est un acteur de grande facture et une adresse de compétences traduite par ses performances ouvertes sur le monde . Elle a également relevé, à l’occasion, le rôle vital que joue le secteur des phosphates dans le développement humain et la sécurité alimentaire.
Compte tenu de la richesse du produit et de la mise au point de nouveaux procédés de traitement.
Pour sa part, le directeur général de l’OCP, M. Mustapha Terrab, a fait observer que l’Office a adopté une stratégie cohérente dans l’optique de développer la production des phosphates et dérivés à travers notamment le recours aux innovations technologiques. L’OCP n’épargne aucun effort pour consolider ses acquis et explorer de nouvelles pistes de croissance et de développement pour le secteur, a-t-il dit, mettant l’accent sur la nécessité d’asseoir le concept d’innovation et de créativité dans le secteur des phosphates en vue de promouvoir la productivité et partant réaliser le développement humain. Il a, d’autre part, signalé que le 1er «Symphos» est une plateforme idoine pour l’examen d’une panoplie de thématiques liées notamment aux innovations technologiques et aussi aux confrontations et échanges d’expériences et expertises.
Plusieurs intervenants ont été unanimes à souligner que l’augmentation de la productivité passe nécessairement par le recours aux innovations technologiques comme ils ont plaidé pour la préservation de la biodiversité et de l’environnement afin de concrétiser le développement durable escompté.
Abou Salam

Plate-forme de Jorf Lasfar
Le complexe Jorf Lasfar, cet ensemble industriel relevant du groupe OCP a démarré en 1986, il est composé de cinq entités .La plus ancienne est Maroc Phosphore. En 1998, avec le démarrage de l’usine d’Emaphos, en partenariat avec Prayon (Belgique) et CFB (Allemagne); le groupe a inauguré une nouvelle ère dans la diversification de ses produits finis par la production d’acide phosphorique purifié.
Une année plus tard, la mise en service d’Imacid (partenariat avec le groupe Birla et Tata Chemicals LTD-Inde) a permis d’accroitre la capacité de production du site Jorf Lasfar de 25%.
S’inscrivant dans cette mêmepolitique de partenariat, la mise en service en avril 2008 de l’usine de Pakistan Maroc Phosphore, joint -venture entre le groupe OCP et le groupe pakistanais Fauji et de l’usine de Bunge Maroc Phosphore en 2009; joint-venture entre l’OCP et le groupe Bunge fertilisantes du Brésil a permis l’augmentation de la capacité de production d’acide phosphorique et la plate forme Jorf Lasfar de 33%.

Energie solaire

Trois nouveaux brevets déposés

Avant même son démarrage en septembre prochain, l’Université internationale de Rabat (UIR) a déposé trois brevets d’invention. «Dix autres suivront d’ici la fin de l’année», affirme son président Noureddine Mouaddib.

Développés conjointement avec des chercheurs de l’université publique marocaine, ces 3 premiers travaux portent essentiellement sur l’énergie renouvelable. Issus notamment de l’élite scientifique de la diaspora marocaine, les professeurs-chercheurs de l’UIR n’ont pas de temps à perdre. Aussitôt les laboratoires installés, les recherches ont commencé pour sortir avec trois travaux qui seront commercialisés prochainement.
Le premier brevet concerne un panneau d’éclairage qui fonctionne de manière autonome. Très économique, il s’éteint de manière automatique dès qu’il détecte une source de lumière, notamment solaire, et s’allume lorsqu’elle disparait. Utilisant de l’énergie photovoltaïque, ce panneau est doté d’une autonomie de plus de 18h. Il peut servir de lampadaire ou de lampe à basse consommation. Ce produit est en phase finale avant son industrialisation.
«Nous sommes en train de revoir le design pour obtenir un produit préindustriel», a affirmé Noureddine Mouaddib. Le deuxième brevet porte sur une éolienne domestique qui génère de l’énergie même en l’absence de vent. «Elle peut servir à l’éclairage des maisons notamment dans les régions éloignées. Elle peut même alimenter une télévision. Dans moins d’un an, nous comptons sortir le produit commercialisable», explique Mouaddib.
Quant à la troisième invention, il s’agit d’une sorte de parabole habillée de petits miroirs.
Elle permet, non de capter des chaînes satellitaires supplémentaires, mais de chauffer jusqu’à 200 litres d’eau par jour, indique le président. Selon lui, «Elle sera rapidement commercialisable, puisqu’elle ne demande pas une technologie poussée». Par ailleurs, cette parabole a une grande particularité. Elle est dotée d’un détecteur qui lui permet de suivre l’emplacement du soleil pour fonctionner toute la journée.
«Nous sommes partis de produits qui existent déjà, nous les avons développés pour en faire d’autres, avec des missions et utilisations bien différentes», a souligné Mouaddib. C’est dire que la recherche scientifique est avant tout une volonté. Toutefois, la partie financement n’est pas négligeable, surtout lorsqu’il s’agit de protéger son oeuvre. «Nous avons déposé ces brevets uniquement au Maroc pour les protéger et nous sommes en train de solliciter le soutien des industriels pour le faire à l’international puisque cela coûte excessivement cher», assure le président de l’UIR.
Professeur, chercheur mais aussi initiateur de l’UIR, Noureddine Mouaddib qui a passé des années à sillonner les plus grandes universités internationales n’a plus qu’un seul désir: développer la recherche scientifique au Maroc. C’est de ce désir qu’est née l’idée de l’Université internationale de Rabat. Cette université est le fruit d’un partenariat public-privé. Ses diplômes seront équivalents à ceux délivrés dans les universités marocaines. Les formations concernent surtout les technologies de pointe: énergies, aéronautique, industrie automobile, nouvelles technologies d’information et de communication. L’université développe également des laboratoires de recherche consacrés à la recherche appliquée. Les programmes de cette université sont importés des plus grandes universités du monde, du Canada, des USA, d’Allemagne, etc. «Nous avons voulu à travers cette université regrouper les scientifiques de la diaspora marocaine pour constituer un pôle de recherche au Maroc. Il s’agit aussi de former les futurs chercheurs». Ce projet dont le coût s’élève à 2 milliards de DH, a été financé par la CDG à hauteur de 60 millions de DH. Cette université a comme objectif d’alimenter non seulement le Maroc mais toute l’Afrique de compétences.

Le froid acoustique

L’intérêt est porté vers la thermoacoustique.

A l’heure actuelle, la production de froid ou la climatisation, utilisent des cycles à compression de vapeur entièrement basés sur les changements de phases d’un fluide.

Ce procédé est particulièrement efficace mais lié à des fluides aujourd’hui condamnés par les accords de Montréal et de kyoto sur les changements climatiques. Dans ce contexte, il devient urgent de s’orienter vers de nouvelles solutions industrielles pour répondre aux besoins industriels croissants en froid tout en respectant les engagements internationaux en termes de réduction des gaz à effet de serre et de préservation de la couche d’ozone.

Le procédé thermoacoustique est un candidat socio-économiquement et industriellement durable. Ce procédé, permit la suppression totale des gaz à effet de serre en utilisant des gaz neutres pour l’environnement par exemple l’azote, l’argon ou l’hélium.

Faire du froid en utilisant des ondes sonores peut paraître surprenant. Cependant, les liens entre température, chaleur et son, suscitent l’intérêt des scientifiques depuis deux siècles. Avant même de s’emparer de la question, les souffleurs de verre constatent depuis longtemps que leurs vases se mettent parfois à chanter lorsqu’ils les forment. Ils furent ainsi les premiers à observer qu’une différence de température peut engendrer un son. C’est le phénomène inverse qui intéressa le Français Pierre-Simon LAPLACE en 1816 qui comprit que le son modifie la température de l’air lorsqu’il s’y propage.

Une onde sonore est une onde de pression longitudinale. Lors de sa propagation, elle déplace le gaz autour d’une position moyenne tout en le comprimant puis le détendant. Rappelant qu’un gaz comprimé voit sa température s’élever et qu’un gaz détendu voit sa température chuter, l’onde sonore engendre donc une variation locale de la température du gaz sur son passage de quelques dix millièmes de degrés. Et si le gaz est mis en contact avec une paroi solide telle qu’une plaque en inox, il se crée un échange de chaleur induit par l’onde sonore à l’interface entre ces deux milieux. C’est cette propriété qui est utilisée dans les machines thermoacoustiques.

La technologie thermoacoustique, dont les développements s’accélèrent au niveau mondial, est en passe d’être mûre pour rentrer sur le marché. Aux Etats-Unis, la société Ben&Jerry’s a investi 600 000 dollars pour développer un prototype de réfrigération thermoacoustique. En Chine, une équipe universitaire de Pékin vient de lancer l’étude et la réalisation d’un réfrigérateur thermoacoustique de petite puissance pour la réfrigération domestique. En France, l’Institut de Physique Nucléaire d’Orsay et Hekyom ont développé un système de réfrigération en boucle, alimenté par un générateur d’onde linéaire. Ainsi, à l’échelle mondiale, l’intérêt porté à la thermoacoustique croît. Bien entendu, des difficultés scientifiques et technologiques seront encore à élucider et motivent déjà les chercheurs.
Amine MOUBARIK
Doctorant en chimie et physique des polymères
Laboratoire de Physique et Chimie des Polymères
Université de Pau et des Pays de l’Adour, France
E-mail: amine.moubarik@etud.univ-pau.fr

Epuration de l’eau par les plantes

Élimination des plombs

L’homme a toujours su utiliser les plantes pour sa survie. Elles ont d’abord servi de ressource alimentaire et de matériaux de construction. Ils les utilisent depuis très longtemps pour leurs propriétés thérapeutiques afin de soigner les maladies ou se débarrasser de parasites.

Depuis une dizaine d’année et face aux nombreux problèmes de pollution, certaines espèces comme les roseaux de type Phragmites, semblent être intéressantes, car potentiellement accumulatrices de pollution. On pourrait donc envisager de les utilisées dans des stations de traitement afin de filtrer et épurer nos eaux et remplacer les stations classique.

Dans la nature, l’épuration de l’eau se fait de manière naturelle. La phytorestauration (ou la phytoépuration) de l’eau ou l’utilisation des végétaux dans l’épuration des eaux est un procédé récent qui reprend les techniques naturelles d’autoépuration. La phytorestauration part du principe que les plantes absorbent naturellement des éléments traces ainsi que d’autres substances de l’eau et soit qu’elles emmagasinent, accumulent, métabolisent ou bien les rejettent dans l’atmosphère. Ce type de plantes assurent avec efficacité l’élimination des métaux lourds, dont le plomb, le mercure, le fer, le manganèse, le zinc et le cuivre, car elles doivent compter sur certains éléments traces pour survivre au même titre que les humains. Quelques espèces, connues comme étant des hyperaccumulateurs, peuvent accumuler et tolérer de très grandes concentrations de métaux, dont quelques-unes jusqu’à cinq pour cent de leur poids sec. Les racines des plantes contribuent également à la croissance des micro-organismes qui assurent la biodégradation des contaminants organiques, ils se nourrissent de matières dont sont chargées les eaux pour les transformées en molécules inoffensives. On trouve aussi, des plantes qui produisent et libèrent des substances qui permettent la dégradation des polluants organiques dans la rhizosphère (partie du sol sous influence directs des racines d’une plante).

Depuis l’antiquité chez les Grecs et les Romains, ainsi qu’en Chine, les plantes sont utilisées pour traiter la pollution. L’effet dépolluant des macrophytes (végétaux aquatiques visibles à l’œil nu) est connu de façon empirique depuis très longtemps, cependant, ce n’est qu’à partir des années 1950 que des chercheurs allemands commencent à analyser ce phénomène de façon scientifique. Ils mettent en évidence que ce ne sont pas les plantes elles-mêmes qui ont une activité dépolluante mais plutôt les bactéries vivant autour de leurs rhizomes (tige souterraine en forme de racines).

Les systèmes de phytorestauration offrent une solution économique et durable pour l’épuration des eaux. L’investissement n’est pas aussi élevé que pour une Step avec bassins en béton, des pompes, etc. Un filtre à phragmites à lits verticaux, système le plus coûteux, revient, pour 1000 habitants, moitié moins cher qu’une station d’épuration classique. La simplicité des systèmes permet également de diminuer notablement les interventions de maintenance. Enfin, il ne faut pas négliger les autres avantages, matériels et immatériels : pas de bruit, ni d’odeurs, ni de consommation d’énergie, en plus c’est écologique.

Concernant l’occupation de l’espace, l’épuration classique consomme une place non négligeable, avec toutes ses dépendances et son périmètre de nuisance olfactive. Les systèmes de phytorestauration les plus extensifs nécessitent 10 m2 d’installations par habitant (soit 2 hectares pour 2000 habitants). Il est bien rare qu’il n’existe pas ici ou là, dans une petite commune, des terrains délaissés offrant la superficie nécessaire. C’est aux Pays-Bas, où la densité de population est une des plus élevées au monde, que l’épuration par les plantes est la plus répandue. Des systèmes plus sophistiqués et plus intensifs permettent de diviser par deux les surfaces nécessaires à l’installation des équipements.

La phytorestauration de l’eau semble être une bonne alternative aux stations d’épuration classiques au moins pour les petites collectives. La qualité de l’eau en sortie respectant largement la réglementation et le faible coût de fonctionnement en font un système très intéressant. Toutefois, ce système est en développement et son évolution dans le temps n’est pas connue. En tout cas, pour une fois, les mentalités semblent prêtes à changer et ainsi préférer l’épuration rustique à l’épuration classique puisque le nombre de ces stations augmente. De plus, aujourd’hui, certains développent de nouveaux systèmes encore plus innovant utilisent par exemple des lombrics dans l’épuration.

 Électrodialyse au service de l’eau

L’électrodialyse est un procédé électrochimique qui permet d’extraire les ions contenus dans une solution. 

Description du procédé

L’extraction des ions se fait par migration des ions à travers des membranes sélectives (anioniques ou cationiques) sous l’action d’un champ électrique. Ainsi seuls les anions peuvent traverser une membrane anionique et seuls les cations peuvent traverser une membranes cationique. En plaçant plusieurs membranes en parallèle laissant passer alternativement les ions positifs et les ions négatifs, on peut éliminer certains ions de l’eau.
Dans certains compartiments il y a concentration des ions et dans d’autres les ions sont éliminés. 
Les particules qui ne portent pas de charge électrique ne sont pas éliminées. 
Application au dessalement:
L’électrodialyse est utilisée pour le dessalement d’eau de mer. Sur le schéma ci-dessous vous est présenté le fonctionnement d’une unité en parallèle de dessalement. En fin de chaîne de traitement l’on récupère à la fois de l’eau douce et du saumure. Il existe également des unités en série et d’autres modèles de système d’électrodialyse. 
Principe de fonctionnement:
Sous l’effet d’un courant appliqué dans les bacs externes les ions Na+ sont attirés vers l’électrode négative et les ions Cl- vers l’électrode positive. En raison de la sélectivité des membranes; c’est à dire les ions Na+ peuvent uniquement traverser les membranes cathodiques et les ions Cl- les membranes anioniques, on obtient de l’eau douce dans deux des quatre compartiments. 

Les membranes cationiques sont constituées de polystyrène sulfonaté, tandis que les membranes anioniques sont constitués de polystyrène avec des ammonium quaternaires. 
Parfois il est nécessaire d’effectuer un prétraitement avant l’électrodialyse. Les solides en suspension avec un diamètre supérieur à 10 mm doivent être éliminés, sinon ils risquent de boucher les pores de la membrane. Il y a aussi des substances qui sont capables de neutraliser la membrane, comme par exemple les anions organiques de grande taille, les colloïdes, les oxydes de fer et de manganèses. Ils perturbent l’effet sélectif de la membrane. 
Les méthodes de prétraitement, qui aide à empêcher ces effets sont la filtration sur charbon actif (pour la matière organique), la floculation ( pour les colloïdes) et les différentes techniques de filtration.