Gestion macroéconomique et corruption

TOUS les pays offrant des ressources naturelles importantes n’offrent pas nécessairement un cadre attirant pour les investissements directs étrangers pour profiter des possibilités de création de revenu fiscal; non plus, les compagnies minières, en particulier lorsqu’elles sont nationalisées, ne sont pas toujours gérées avec l’efficacité financière et industrielle correcte. Les économies dépendant sur leurs ressources minérales ont plus souvent des problèmes de gouvernement et de corruption que les économies non minières.

De plus, les conséquences négatives d’une mauvaise gestion macro-économique peuvent se faire sentir plus durement dans le cadre d’une économie minière que non minière. La présence d’une mine va gonfler les salaires et maintenir un taux de change élevé ce qui empêchera d’autres secteurs d’être compétitifs internationalement et de participer à la croissance à l’exportation. Le coût d’une mauvaise gestion macro-économique est élevé lorsqu’on considère l’apport fiscal important de la mine et en particulier si on pense que les ressources minières ne sont pas renouvelables.

Impact Socioculturel : les activités minières peuvent avoir un impact négatif sur le mode de vie des habitants, avec des conflits socioculturels au moment du développement de la mine dans des zones rurales ou « sauvages ».

Développement économique : les salaires plus importants des mineurs peuvent provoquer une augmentation des prix locaux — avec le pauvre à la traîne ; et de plus, le pauvre et la population des non mineurs peuvent n’avoir qu’un accès limité aux services fournis par la mine.

Obstacles à la restructuration économique et fermeture de mine : les pertes énormes des mines nationalisées, spécialement le charbon, ont été un obstacle important à la restructuration économique et au redressement surtout dans l’Europe de l’est et l’ex Union Soviétique. La fermeture de mines non rentables a ajouté à la pauvreté spécialement dans les communautés à économie unique et régions minières. Outre les pertes de travail pour la population locale, les services essentiels originalement assurés par la mine — transport, énergie et eau par exemple cessent, avec un effet particulier sur le pauvre et les groupes vulnérables. Les fermetures de mines ont également affecté d’autres pays comme la Zambie, la Bolivie, la Namibie et les Philippines.

Que peuvent faire les pays pour maximiser les bénéfices de la mine pour réduire la pauvreté ? Ils peuvent passer par six étapes pour retirer le bénéfice maximum de la mine en vue de réduire la pauvreté.

-Récolte des données sur l’industrie minière et ses conséquences fiscales, économiques, sociales et environnementales. Ceci comprend la récolte et le classement de données précises pour une industrie minière à l’échelle commerciale et petite ou artisanale. Ces données peuvent comprendre la dimension des mines, leur emplacement, la production, les chiffres d’affaire, les investissements, la main d’oeuvre, les exportations, les importations, les ressources locales en matériel et les résultats financiers. Veuillez noter que l’absence de données géologiques peut freiner les investissements privés dans le secteur minier d’un pays négligeant ainsi l’utilisation de ressources existantes pour le développement économique. De même, les pays doivent surveiller les impacts sociaux et environnementaux dans les communautés et les régions affectées par les mines, et en particulier par la fermeture des mines.

-Établir un système sain de réglementations minières et d’octroi de licences pour les mines importantes. Ceci signifie un accord équitable avec accès facile et dégagement responsable, une politique fiscale saine et l’élimination des mines nationalisées subsidiées (MNS), ou, si elles existent, leur privatisation.

-Garantir des politiques macro-économiques saines de manière que les pays riches en ressources minérales profitent de l’impact que leur développement peut avoir sans bloquer les secteurs non miniers et perdre des opportunités.

-Attirer les investissements du secteur privé et encourager les développements privés par le biais de lois et réglementations appropriées. Les questions de propriété, utilisation des terres et de l’eau, les normes socio-environnementales, et les responsabilités doivent être clairement définies et correctement appliquées et surveillées. Dans un cadre réglementaire fiable, il y a un potentiel important de développements en aval, et d’activités économiques parallèles avec les fournisseurs et raffineurs, en particulier pour les entreprises petites et moyennes, qui à leur tour peuvent créer des possibilités d’emploi pour les non mineurs des zones avoisinantes.

-Insister sur un plan de fermeture de mine le plus tôt possible — de préférence avant le début de l’extraction, en aidant à la création du cadre local de gestion et d’administration et en créant et mettant en application les règlements appropriés et la supervision de la fermeture de la mine.

-Alléger les risques socioculturels, sanitaires et environnementaux pour la population de la mine par l’information et l’éducation, de même que par des accords avec la compagnie minière pour qu’elle assure des conditions de travail acceptables en aidant à l’établissement d’une infrastructure de communauté, de santé et d’éducation correcte et accessible. La clé à l’allégement de ces risques est l’instauration et la surveillance de normes appropriées. Il est important toutefois de ne pas demander à la compagnie d’investir dans des services qui sont typiquement de la responsabilité du gouvernement tels que par exemple santé et éducation, mais plutôt de trouver un accord de partenariat public / privé qui fait bon usage de la capacité d’investissement de la compagnie sans qu’elle ne prenne le contrôle du rôle de l’Etat.

Rédaction

De nouvelle mesures suscitant la colère des professionnels

LES INVESTISSEMENTS dans les carrières de marbre reculent avec intensité et mettent à la grogne les professionnels qui jugent que la réglementation du secteur est très contraignante. Ils sont inquiets. Quant à l’accès à la matière première qui devient de plus en plus difficile, mettant en péril leur activité. L’ouverture de nouvelles carrières se fait au compte-gouttes et celles qui sont existantes ne peuvent continuer à être exploitées en l’absence d’une signature de cahiers des charges contraignants imposés par la nouvelle réglementation. Il s’agit de la circulaire promulguée par le Premier ministre en juin 2010, M. Abbas Al Fassi en l’occurrence, pour combler le vide juridique qui existait en matière d’exploitation des carrières. Les conditions fixées par la loi 08/01 sont effectivement restées sans effet, faute de texte d’application.

Le texte est venu régir les modalités de gestion de ces sites, mais sans aucune distinction entre les produits extraits. Les blocs de marbre sont logés à la même enseigne que le sable, les granulats et autres matières prélevées dans les carrières, suscitant ainsi la colère des professionnels de ce secteur. D’abord, parce que selon la circulaire, l’ouverture de carrières de marbre est conditionnée par le respect de la loi 12-03 relative aux études d’impact sur l’environnement. Or, comme le soulignent des responsables de l’Association marocaine des marbriers (AMM), la liste des projets qui doivent se soumettre à cette exigence, selon l’article 2 de ladite loi, ne comprend pas le marbre. En effet, le chapitre 3.1 de cet article ne mentionne pas «l’industrie extractive : mines, carrières de sable et gravier, cimenteries, industries de plâtre et transformation du liège», et à aucun moment ce produit n’y est évoqué.

Un investissement de 5 à 10 MDH
Les professionnels se disent d’autant plus pénalisés que leur secteur exploite un matériau écologique. «La pierre qui est à la base de notre métier est un produit naturel non polluant et vivant, qui répond aux nouvelles idées du développement durable, contrairement aux matériaux synthétiques qui s’altèrent avec le temps», précise un responsable de l’association.

Les marbriers contestent ensuite l’obligation pour tout exploitant de se doter d’un pont bascule et de clôturer toute la carrière. Selon l’association, cette disposition entraîne une dépense supplémentaire de près d’un million de DH, sachant que l’investissement global dans une carrière de marbre de taille moyenne varie entre 5 et 10 MDH.

Toutes ces contraintes incitent les exploitants actuels à ne plus renouveler leurs contrats conformément au nouveau cahier des charges et n’encourage pas les investisseurs à s’intéresser au secteur. Résultat, et si on se fie aux déclarations de cette organisation, «à peine 4 ou 5 sites ont ouvert depuis la promulgation de cette circulaire».

Pour poursuivre leurs activités, plusieurs professionnels recourent au marché étranger pour s’approvisionner en matière première, «alors qu’il existe une multitude de sites qui regorgent de blocs de marbre riches en quantité, en qualité et en diversité», signale-t-on du côté de cette association.

D’autres sont en train d’entamer carrément une reconversion dans l’importation du produit fini. «Plutôt que de produire avec toutes les charges que cela suppose en matière d’emplois et de tracasseries administratives, je préfère introduire le marbre prêt à l’usage et le commercialiser localement à moindre frais», confie un marbrier de Casablanca. Cette option est d’autant plus alléchante que la matière première et le produit fini sont frappés du même droit de douane.

Les conséquences sont déjà visibles. L’approvisionnement du marché local dépend de plus en plus de l’étranger. Alors que les importations représentaient à peine 30% de la consommation du pays en marbre au début des années 2000, la tendance s’est pratiquement inversée. Aujourd’hui, la production nationale répond seulement à 40% des besoins d’un marché évalué à 800 000 tonnes par an, contre 60% pour le marbre importé. Et pour ne rien arranger, les exportations de ce produit ont nettement reculé, passant de 70 000 tonnes en 2008 à 40 000 tonnes en 2010. Et les professionnels s’attendent à une baisse plus accentuée dans les années à venir, bien que le marbre marocain rencontre un franc succès sur les marchés étrangers. Pourtant, les producteurs de ce matériau de construction sont convaincus que si le problème de l’accès à la matière première est réglé, le secteur pourra contribuer considérablement à la hausse des exportations du pays. On estime ainsi le potentiel de ventes à l’étranger à 4 millions de tonnes par an, ce qui représentera 5 milliards de DH de chiffres d’affaires en devises. Ces prévisions optimistes se basent essentiellement sur la forte demande exprimée à l’échelle internationale pour la variété du marbre marocain. On rappelle à ce propos que la Turquie exporte 10 millions de tonnes par an, l’Egypte 6 millions et la Tunisie 1 million.

Il y a une centaine de carrières pour l’extraction de blocs de marbre au Maroc. Les variétés les plus connues viennent de Sefrou, Oued Zem, Tiflet et Khénifra. La région de Sefrou, précisément à Tazouta, fournit le travertin, un type de marbre souvent de couleur beige très utilisé dans le domaine de la construction. Une autre variété non moins célèbre est le gris de Tiflet, extrait des carrières situées dans les environs de cette petite ville. Elle est très utilisée dans les façades et les intérieurs de maisons ainsi que dans les bâtiments administratifs et commerciaux. A Bejaâd, les producteurs de marbre fournissent au marché le jaune portant le nom de cette bourgade de la province de Oued Zem. Les carrières de Khénifra permettent, elles, d’approvisionner le marché en marbre différent dont la couleur est noire et grise. A Erfoud, on extrait tous types de marbre fossilisé dont la variété dite Onyx, et dans les environs de Taroudant, on produit un marbre de couleur rouge et gris.

Source FMC

Le marbre, une carrière à haute tension

UN SILENCE total entoure le secteur du marbre. Pourtant, beaucoup d’observateurs constatent, sans prendre la peine de fouiner, que les marbriers se font une fortune en peu de temps. C’est l’Etat qui perd des sommes d’argent astronomiques tant sur l’exploitation que sur l’importation des matériaux de travail sur cette roche noble.

Le marbre est une roche métamorphique dérivée du calcaire, existant dans une grande diversité de coloris, pouvant présenter des veines, ou marbrures (Veines et coloris sont dus à des inclusions d’oxydes métalliques, le plus souvent.).

Certains types de marbres portent des noms particuliers, par exemple le cipolinou la griotte. Le mot vient du latin «marmor», d’où l’adjectif marmoréen, «de marbre». La sensation de froid que l’on a en touchant du marbre, bien qu’étant à la température ambiante, est uà sa forte effusivité thermique. Il se prête bien à la taille et est très utilisé en construction, en décoration ou en sculpture. On peut s’en servir pour la salle de bains, mais n’est pas recommandé comme surface de travail pour la cuisine. Le marbre est très poreux (voir les minéraux qui le composent) ce qui, en contact avec certaines substances alimentaires, provoque sa détérioration.

L’utilisation du marbre comme matériel décoratif a été vue pour la première fois dans la construction intérieure des églises, en Occident.

En Afrique du Nord, on sait qu’il a servi, dès le milieu du deuxième siècle av. J. -C, à la construction et la décoration d’un sanctuaire monumental commandité par le roi numide Micipsa (148 à 118 av. J. -C.). Le marbre est aussi massivement utilisé pour la fabrication du dentifrice.

Il va de soi que lorsque toute cette richesse va à la caisse personnelle et dans les comptes des membres de la famille, les caisses de la Trésorerie générale ne peuvent que souffrir de ce manque à gagner.

D’abord, jouir d’un agrément ou une autorisation d’exploitation d’une marbrière représente un privilège. Car il n’est pas donné à tout le monde d’extraire le marbre et de le commercialiser. Son traitement après extraction nécessite également du matériel et des frais. Cependant, le secteur ne manque pas de magouilles qui sont à l’origine de richesses inimaginables alors que c’est l’Etat qui devait tirer profit de ces gisements naturels. Selon des observateurs proches du domaine, la majorité écrasante des bénéficiaires de l’exploitation marbrière ne respecte aucune norme. Sur les blocs extraits, c’est le 1/10 qui est déclaré. Les quotas d’extractions ne sont non plus nullement respectés. C’est ce qui fait qu’une carrière qui devrait vivre un certain temps, voit son âge atteint par la morosité dans la mesure où les marbriers forcent la vitesse et la cadence des extractions.

Ce qui porte atteinte aussi à l’environnement du fait que les couches de sédimentation reçoivent des chocs successifs à l’explosif, pourtant interdit, mais utilisé en petites quantités et en cachette dans certaines carrières. Si ces marbriers ne déclarent qu’une partie misérable des blocs extraits, où va le reste ? Les autres blocs sont écoulés au noir, sans facture ni trace bancaire.

Ceux qui les achètent les écoulent à leur tour au noir à des artisans ou à de petites unités de marbrerie qui procèdent au découpage et polissage des plaquettes avec un matériel acheté au noir aussi. Un spécialiste en matière de disques et de lames diamantées servant à découper le marbre a constaté que les prix des outils ont chuté de 100%. La cause en est une petite mafia qui s’est constituée, profitant des nombreuses failles du secteur de la marbrerie, depuis l’extraction jusqu’à la pose, pour importer frauduleusement disques et lames tous diamètres confondus pour les écouler, au noir aussi.

Exemple: un disque diamanté de 350 mm de diamètre, répondant aux normes européennes, importé en bonne et due forme avec taxes douanières et T.V.A coûte normalement 2.000 DH. Le marché noir propose cet outil de travail à moins de 1.000 DH. Ce sont ceux-là mêmes qui se procurent des plaquettes de marbre au noir qui achètent les outils aussi en contrebande. La plupart des plaquettes découpées sont utilisées à petites échelles dans les cuisines, les salles de bain ou les escaliers. Ainsi, le circuit du noir passe inaperçu alors que les sommes d’argent récoltées sont énormes et échappent à tout contrôle.

Il va de soi que lorsque toute cette richesse va à la caisse personnelle et dans les comptes des membres de la famille, les caisses de la Trésorerie générale ne peuvent que souffrir de ce manque à gagner. Le Maroc regorge de gisements de marbre. Du Nord au Sud, différentes couleurs de marbre se présentent: Volubilis, Luxus, Agadir, Bejâad, dans les provinces sahariennes, Tiflet, Khénifra, Zayan, Taza, Al Hoceïma, Azilal, Taroudant, Smâala, Timahdit, Azrou, Azemmour…

M.A

Les stations-service ont la grogne

Les gérants des stations-service n’en peuvent plus. Après avoir multiplié démarches et mises en garde, ils ont fait grève pour soutenir leur thèse. Serait-ce suffisant pour rappeler le ministère de l’Energie et des Mines à son devoir de les protéger contre les abus des sociétés des hydrocarbures ?

L’accord signé en 1997 avec le Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) stipulait, par ailleurs, qu’il ne peut être mis fin au contrat liant les deux parties qu’après l’adoption d’une alternative juridique à même d’assurer les gérants.

Dans un communiqué rendu public, les gérants dénoncent les problèmes jugés graves menaçant réellement l’avenir même de la profession. Ils s’estiment «victimes d’une politique d’oppression de la part des sociétés des hydrocarbures qui sont parvenues à induire en erreur la justice».

Les gérants ne cessent d’accuser les propriétaires de ces sociétés « de vouloir mettre la main sur ces stations-service en vue de bénéficier des terrains sur lesquels elles se trouvent. Ils dénoncent également leur volonté de chasser les gérants et de les priver de leurs droits», indique ledit communiqué. Il y a lieu donc de rappeler que les gérants de ces stations n’ont cessé, depuis fort longtemps, de réclamer justice, un dialogue sérieux puisqu’il engage le respect des conventions établies par les parties concernées au sujet des impôts et du renouvellement des contrats que veulent imposer les groupes pétroliers de distribution au Maroc.

Se faisant, ils demandent l’application de la convention de 1997 (que les pétroliers feindent ne pas respecter et contre laquelle ils tentent de se désengager), et condamnent l’attitude des compagnies de distribution au sujet des contrats qu’elles veulent imposer pour tout renouvellement. La Fédération met sur la table également un problème resté sans solution depuis des années; à savoir celui des stations reprises par les ayants droit.

Dans cette incandescence des stations-service, l’usine de production des lubrifiants Shell Maroc, située au quartier Roches noires à Casablanca, couve dans une polémique d’investisseur en augure de son temps et trouve pertinent de se lancer dans la production des lubrifiants .Elle compte devenir la plus grande unité Shell d’Afrique, et l’une des trois plus importantes dans le continent. Les travaux de modernisation et d’extension dureront entre 18 et 24 mois, ce qui laisse s’infiltrer que ce projet de modernisation de l’usine aura un impact positif sur l’économie marocaine… Soulignant ainsi que la production sera triplée et générera un flux en fret maritime de l’ordre de 5.400 conteneurs par an depuis les ports de Casablanca ou de Tanger Med. Ils soutiennent également que ce projet aura un impact positif sur le marché du travail puisque une part de 70% des nouvelles infrastructures sera réalisée par des sociétés nationales, ce qui générera la création de quelque 250 emplois directs et indirects.

Réalisée dans le total respect de l’environnement et des normes HSSE (Hygiène, Santé, Sécurité, Environnement) les plus strictes, la nouvelle usine produira les toutes nouvelles catégories des lubrifiants Shell.

Débat autour des concessions ou permis d’exploitation

A PEINE 0,38% dans la production mondiale. Un chiffre d’affaires de 448 millions DH en 2006. Et qui continue à végéter à ces contours. Le marché est constitué à 50% d’importation. «Le secteur des pierres dimensionnelles n’a pas encore acquis l’importance qu’il devait par rapport à d’autres secteurs industriels, malgré le potentiel de ressources marbrières dont regorge le sous-sol du pays». Les conclusions de Euro Maroc Entreprise (EME), programme de développement du secteur privé, financé par la Commission européenne dans le cadre du Meda, sont sans équivoque. Le Maroc est loin des pays producteurs de marbre. A noter que la Chine, avec une production de 16,8 millions de tonnes, occupe la première marche du podium et l’Egypte, la 5e place avec un peu plus de 6 millions de tonnes. La production mondiale s’élevant à 55 millions de tonnes. Ici comme ailleurs, l’activité industrielle de la pierre dimensionnelle repose sur trois principales sources de création de valeur ajoutée: extraction de blocs et valorisation du marbre dans les carrières; transformation en tranches et carreaux; débitage de pièces sur mesure, prêtes à l’utilisation. Si l’on en croit les dernières données, le Maroc occupait une position relativement négligeable avec une production totale en blocs bruts estimée à 208.000 tonnes, soit 0,38% de la production mondiale. Près de 146 structures opèrent dans la pierre dimensionnelle au Maroc, mais une petite poignée seulement peut se prévaloir de statut d’entreprise structurée. Globalement, elles sont de petite taille et travaillent encore le marbre avec des techniques héritées d’une vieille tradition d’artisans et leur production est destinée au marché local. Par exemple, la taille moyenne des entreprises marocaines significatives est beaucoup plus petite par rapport à la taille de celles des pays marbriers forts comme l’Italie (2e rang mondial avec plus de 10 millions de t/an), aussi bien dans la phase d’extraction (4.000 t/an contre 25.000 t/an) que celle de la transformation (35.000 m2/an contre 400.000 m2/an). Il n’empêche qu’elles se sont toutes positionnées à la fois sur l’extraction, l’importation, la coupe, la finition, la pose et la commercialisation Seuls les opérateurs nouvellement installés (peu) ont mis en place des process de spécialisation. En dépit du boom immobilier de ces dernières années et le grand potentiel du marché du marbre, la valorisation de ce matériau reste encore peu significative. Le niveau d’investissement est faible, comparé aux autres filières industrielles de même nature comme la cimenterie et la céramique. Les faiblesses de l’industrie du marbre sont de tous les ordres. «Aucun dispositif juridique dédié à l’activité d’extraction avec règles déterminant par exemple la durée des concessions ou des permis d’exploitation des carrières», déplore un professionnel. L’obtention des droits d’exploitation est encore assimilée à un parcours du combattant. Quand elles existent, les cartographies techniques de localisation des «mines» sont peu disponibles. L’absence d’infrastructures sur et vers les sites d’extraction est criarde: eau, éclairage, routes… Le coût du transport, rendu encore plus cher avec un carburant onéreux. En outre, les coûts des investissements de rénovation technologique sont aussi jugés élevés. Le secteur traîne une réputation de gouffre capitalistique. La taille moyenne des usines est trop petite, en comparaison avec les usines de cette catégorie dans les pays à forte production marbrière (Italie, Espagne, Turquie…). A cela s’ajoute une main-d’oeuvre peu qualifiée, un outil de production obsolète dans nombre de structures et des pièces de rechange et autres fournitures à des prix élevés. Les professionnels montrent du doigt aussi l’absence de support technique extérieur, notamment laboratoire de caractérisation, station d’essai, écoles de formation professionnelle, études d’ingénierie pour les projets d’extraction et de valorisation… La capacité totale de transformation au Maroc est évaluée entre 1,5 et 2 millions de m2/an à la fois pour les tranches et les carreaux. Mais la production, elle, est estimée à 45% de la capacité nominale. Ce taux d’utilisation reste de loin en deçà des normes sectorielles des principaux pays marbriers du monde. En cause, «la vétusté des outils de production dans certaines unités, particulièrement celle des châssis», déplore un opérateur. La phase de polissage serait également un frein aux flux de production.

Agence Ecofin

Textile:

perte de 100.000 emplois d’ici 2025

L’Association marocaine des industries du textile-habillement (Amith) craint la perte de 100.000 emplois d’ici 2025, qui sera accompagnée d’une baisse de 50% des exportations. Un plan de relance du secteur a été adopté, et attend des mesures concrètes dans la loi de Finances 2014.

Le secteur du textile marocain, qui participe à hauteur de 14% dans le PIB du pays, va mal. C’est le constat amer fait pour l’Association marocaine des industries du textile-habillement (Amith). Selon un bilan de l’Association, près de 100.000 emplois seront perdus d’ici à 2025, avec une chute de 50% des exportations, et le PIB marocain perdrait jusqu’à 12 milliards de dirhams. Les chiffres de l’Amith, certifiés par le cabinet McKinsey, font peur. Les exportations n’ont enregistré qu’une timide hausse de 1,5% à fin février dernier par rapport à la même période en 2012, passant de 4,3 à 4,4 milliards de DH, selon l’Office des changes. L’activité du secteur est essentiellement tirée par la confection, en progression de 3% à 3,18 milliards de DH, alors que la bonneterie a baissé de 2,3%, à 1,22 milliard de DH, du fait de la baisse des commandes en provenance de l’Europe.

L’équipe dirigeante de l’Amith, El Mostafa Sajid et Karim Tazi, réélus lors de l’AG, aura du pain sur la planche : redresser le secteur et mettre vite en place la stratégie textile 2025. Pour El Mostafa Sajid, «il s’agit là d’une stratégie de rupture, c’est la première fois que le secteur dispose d’une vision globale lui permettant d’évoluer et de multiplier son potentiel par deux, voire par trois». Cette vision 2025, mise en place en mai dernier, dans la même optique que celle du secteur de l’agriculture (Plan Maroc vert) ou la Vision 2020 pour le tourisme, doit d’abord dégager une stratégie industrielle viable pour prendre en charge l’ensemble des besoins du secteur textile-habillement, durement éprouvé par la crise économique en Europe. Selon l’Amith, un contrat-programme, soutenu par plusieurs ministères dont ceux de l’Industrie et du Budget, sera finalisé avant le mois de Ramadan. «Nous espérons voir les premières mesures intégrées dans la loi de Finances 2014. Nous avons déjà pris beaucoup de temps pour la réalisation de la stratégie», indique Sajid, cité par le quotidien «L’Economiste».

La contrebande, ennemi n°1
Pour les professionnels du secteur, les produits de contrebande et de la contrefaçon sont les plus rudes concurrents d’un secteur tiré par les commandes des grands donneurs d’ordre. «L’Amith devra donc se mobiliser pour encourager les industriels à investir et concevoir des formules d’accompagnement en partenariat avec le gouvernement.

Les opérateurs misent aussi sur la diversification de leur activité afin d’ouvrir de nouveaux marchés», ajoute «L’Economiste», qui estime que le secteur doit dorénavant s’intéresser «à la fois au textile de mode, au textile de maison et art de vivre, et au textile technique (dédié à l’automobile, la santé, le sport, l’hôtellerie». Mais, le co-président de l’Amith reste soucieux: «nous ne pouvons avancer sans une structure dédiée, chargée d’assurer le suivi de la stratégie. C’est le cas dans plusieurs pays comme la Turquie, l’Inde, la Chine, le Bangladesh». Pour l’heure, le secteur arrive à se maintenir, malgré la baisse de la consommation de produits textiles (-9% en Europe).

Pour autant, la demande interne est tirée par l’informel qui capte 90 % de la production locale. La consommation interne représente près de 40 milliards de DH, et d’ici à 2025, elle passera à environ 90 milliards de DH. Le Plan Textile 2025 prévoit d’augmenter la taille du secteur en lui permettant d’atteindre un PIB de 46 à 48 milliards de DH, et des exportations de 85 à 95 milliards de DH, et la création de 250.000 emplois directs. Le soutien de l’Etat à cette stratégie pèse 30 milliards de DH.

Impact fiscal et revenu en devises étrangères

Une industrie minière commerciale peut représenter une source importante de revenu en devises pour un gouvernement de même que de recette fiscale. Lorsqu’elles sont bien gérées, les rentrées en devises et les taxes produites par la mine peuvent être utilisées par les gouvernements pour la croissance économique générale et comme source de financement pour supporter les budgets nationaux dans le secteur social et des programmes de réduction de la pauvreté. L’impact fiscal important de la mine se retrouve dans des pays tels que le Chili, le Mexique, Botswana, le Ghana, l’Afrique.

La mine à échelle réduite fournit de l’emploi à environ 13 millions de travailleurs et à leur famille de par le monde, en particulier dans des pays tels que la Bolivie, le Brésil, Burkina Faso, la Chine, la Colombie, le Congo, le Ghana, l’Équateur, l’Inde, l’Indonésie, Madagascar, la Tanzanie et la Thaïlande. L’industrie minière commerciale assure de l’emploi et de la formation aux travailleurs et peut représenter une source importante de services sociaux aux populations lointaines. Toute forme d’industrie minière peut être accompagnée d’une croissance de l’activité de petites et microentreprises, qui assurent les fournitures et services aux compagnies minières, aux mineurs et à leur famille créant ainsi des revenus supplémentaires importants.

Agence américaine Millenium

Challenge Corporation quitte le Maroc

Signé en 2007 entre le Royaume et le Compact MCA, le programme de l’Agence américaine Millenium Challenge Corporation quitte le Royaume en catimini après y avoir engagé près de 700 millions de dollards.

Rappelons que cette agence avait engagé une enveloppe estimée à 700 millions de dollars. Un véritable cas d’école pour une expérience américaine novatrice en matière de dons et de soutiens financiers. Pour l’Oncle Sam, il s’agit de «projets pilotes». Projets qui devaient être supervisés sur le terrain par les responsables américains et qui s’étalaient sur la période 2008-2012.

Nous retenons que la visite «d’inspection » du patron du MCC, Daniel W. Yohannes, s’est fait remarquée par sa tournée d’inspection dans la région de Fès-Boulemane pour s’enquérir de l’état d’avancement des projets prévus pour cette région. Rien n’a pu sortir de cette visite Il s’est rendu ensuite à la Place Lalla Ydouna pour la plate-forme «Projet Artisanat et Médina de Fès» qui comprend la réhabilitation et le réaménagement intégré de la place Ydouna, appelée à devenir un catalyseur du développement de l’artisanat, avec des espaces de formation, d’habitat, de production artisanale, des magasins, des restaurants, des cafés et autres services. L’enveloppe budgétaire consacrée à ce site s’élève à 110 millions DH. Sur les lieux, il est également question de la réhabilitation de 4 Fondouks situés à Barka, Chemmaïne-Sbitriyyine et Staouniyyine. Situés au sein du coeur historique de la Médina de Fès, ces sites sont destinés à accueillir les activités de l’artisanat de haute qualité ainsi que les services commerciaux, culturels et touristiques. 53 millions DH, c’ est le budget réservé à cette opération de réhabilitation. Le MCC a prévu aussi une enveloppe de 50,4 millions DH pour l’indemnisation de plus de 951 Fassis appelés à quitter Lalla Ydouna. A ce rythme les moyens financiers mis à disposition de la ville de Fès et sa région est de haut facture. C’est un programme auquel les responsables dans la région devaient entretenir avec autant de rigueur et mettre à contribution toutes les compétences de la ville pour le finaliser à terme. Aujourd’hui, le départ de cette agence, entouré d’un secret de polichinelle, laisse plus d’un sceptique. Qu’est ce qui s’est passé au juste. Un tas de questionnements que seuls les responsables en savent le comment et le pourquoi de ce départ imprévu.

Investissement en 2012

Des quatre pays signataires de l’Accord d’Agadir, le Maroc est la première destination des investisseurs étrangers en 2012. Il a, en effet, attiré des flux nets de 2,84 milliards, contre 2,52 milliards de dollars un an auparavant. Ils dépassent ainsi, pour la deuxième année consécutive, le flux moyen d’avant la crise économique mondiale (période 2005-2007).

Le deuxième pays ayant paraphé l’accord quadra qui a été bien classé, en 2012, est l’Égypte. Ses IDE ont totalisé 2,8 milliards de dollars, contre -483 (plus de désinvestissement que d’investissement) un an auparavant, selon la CNUCED.

Ce niveau n’a rien à voir cependant avec les réalisations d’avant la révolution. En 2007, par exemple, les flux d’IDE nets reçus par l’Égypte avaient atteint 11,78 milliards de dollars, avant d’entamer une tendance baissière suite au déclenchement de la crise économique mondiale. En 2010, le pays des Pharaons n’a enregistré ainsi que 6,35 milliards, contre de 9,5 milliards de dollars deux ans plus tôt. La Tunisie a, elle aussi, commencé à retrouver des couleurs après la révolution du Jasmin. En 2012, elle a attiré 1,92 milliard de dollars, contre 1,15 milliard en 2011 et 1,51 milliard l’année précédente. La plus importante performance de la Tunisie reste celle de 2009 lorsque ses IDE se sont élevés à 2,76 milliards de dollars. Quant à la Jordanie, c’est le pays signataire de l’accord quadra le moins loti.

Il a drainé 1,4 milliard de dollars de flux net d’investissement en 2012, contre 1,47 milliard un an auparavant. Rappelons que ce pays arabe connait une baisse consécutive de ses flux d’IDE depuis 2 008, année où ils avaient atteint 2,83 milliards.

Contrairement aux pays de l’Accord d’Agadir, le Maroc est loin de faire le poids devant un autre partenaire avec lequel il a conclu un ALE en 2004 et entré en vigueur en 2006. Il s’agit de la Turquie, septième puissance économique d’Europe (2010) et première puissance économique du Moyen-Orient (2012). Les flux d’IDE à destination de ce pays se sont établis à 12,4 milliards de dollars. Même en chutant de 23%, leur montant dépasse largement tous les IDE enregistrés par les quatre pays signataires de l’Accord d’Agadir.

Toujours pour 2012, la Turquie a damé le pion à l’Arabie Saoudite en tant que premier bénéficiaire des IDE dans l’Asie occidentale, pour la première fois depuis 2006.

Le Maroc fait également pâle figure face à plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne. C’est le cas, par exemple, du Nigeria, premier pays hôte des IDE dans le continent qui a pu capter 7,02 milliards de dollars, soit plus du double de ce qu’a attiré le Royaume. Toutefois, il ne faut pas oublier que ce pays a un atout majeur qui demeure le principal pôle d’attraction de toute l’Afrique, à savoir les industries extractives. Idem pour le Mozambique (5,22 milliards), l’Afrique du Sud (4,6 milliards), la République démocratique du Congo (3,31) et le Ghana (3,3). Pour rappel, les IDE vers les pays africains ont augmenté de 5%, à 50 milliards de dollars, en 2012. Une performance d’autant plus importante que les flux d’investissement direct étranger ont chuté de 18% au niveau mondial, à 1 350 milliards de dollars.

A.S

Aéronautique:

Segula fait des ailes

La filiale marocaine du groupe français Segula est une entreprise qui prend pied au Maroc dans le domaine de l’aéronautique. Elle assure la sous-traitance globale de production des ensembles structuraux qui, de l’aménagement des cockpits de l’A350 à la fabrication de meuble électrique pour l’ATR72 ou encore l’assemblage de la nourrice carburant des avions, ne cesse de marquer des points.

Segula Technologies Maroc, une entreprise qui fait son beur dans l’industrie de l’aéronautique, basée à Nouaceur à quelques kilomètres de la ville de Casablanca, elle s’accentue dans le domaine et fait des prouesses remarquables. Comme beaucoup de sous-traitants aéronautiques, cette entreprise récolte une partie du succès remporté lors de la tenue du Salon du Bourget (SIAE) en France. Des commandes,l’entreprise en a touché le summum réalisant un chiffre de rentabilité et c’est lors de la dernière édition du salon .

Pour sa part, Matin Eco Arnaud Lecomte, directeur commercial et Business de Segula Technologies Maroc, ne cache pas son engouement, qui en tant qu’intervenant dans la chaîne des fournisseurs des grands donneurs d’ordre de l’aéronautique, tout le bénéfice est d’emporter de telles importantes commandes déclare -t- il. Cette entreprise spécialisée dans le traitement des surfaces et de matériaux, de la tôlerie et de la chaudronnerie pour l’aéronautique a pour principaux clients Dassault, Airbus ou encore Bombardier.

Rappelons que Airbus a enregistré au dernier SIAE quelque 466 commandes dont 241 fermes pour un total de 69 milliards de dollars tandis qu’ATR, autre client de Segula, a rempli son carnet de commandes pour les 3 années à venir, selon le communiqué.

Pour ce qui est de la filiale marocaine du groupe français Segula, cette dernière assure la sous-traitance globale de production des ensembles structuraux de l’aménagement des cockpits de l’A350, la fabrication de meuble électrique pour l’ATR72 ou encore l’assemblage de la nourrice carburant des avions de la gamme Dauphin de Robin New Aircraft. Cela laisse dire que son champ de compétences est large, allant du gros porteur au plus simple monomoteur de tourisme.

Segula Technologies Maroc, compte parmi les entreprises qui se particularisent par le degré élevé du savoir faire dans le domaine de la technique. Et c’est en faisant appel à une main d’oeuvre qualifiée qu’elle emploie lui permettant d’atteidre un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros. Elle fait aussi valoir son savoir-faire dans la phase critique de l’assemblage, notamment sur les A320, A330, A380 et sa version militaire l’A400M, mais aussi sur la gamme Dauphin.

C’est une société qui n’est pas allée par plusieurs chemins. Créée en l’an 2000, elle arrive déjà à faire doubler sa capacité de production. Compte tenu du développement de la perfection de son outil industriel, et la mise à niveau de son côté vétuste et ancien qui s’inscrit dans un plan d’investissement jugé ambitieux. Quant à son bureau d’études posté à Casablanca, il ne cesse de s’inscrire dans des projets bien plus en amont, contribuant par son savoir faire à rechercher des solutions techniques innovantes notamment pour rendre plus économiques ou plus performants les avions en service aux yeux de leurs commanditaires.

En deçà de l’investissement matériel, Segula Technologies Maroc mise aussi sur la compétence et l’effort humains. D’ailleurs, le secteur aéronautique demeure dans la constance, il continue de réguler ses besoins en mains d’oeuvres qualifiées pour des objectifs ambitieux. A ce niveau, un système d’aide a été mis en place pour faciliter la formation à l’embauche et faire progresser le savoir faire des salariés de l’entreprise et leur coté social. Tous ces avantages font qu’avec un coût de main-d’oeuvre plus faible et un IS allégé et avec une proximité immédiate de l’Europe, les spécialistes considèrent que l’investisseur aéronautique au Maroc gagne jusqu’à 30% sur ses coûts totaux. Malgré tous ces avantages, les professionnels déjà installés attendent l’arrivée d’autres gros donneurs d’ordre, avionneurs ou sous-traitants de premier niveau pour booster leur business.

Source Agence / Rédaction