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Football, le mythe de Sisyphe

Le Continent africain est connu pour son riche sous sol. Il recèle plusieurs richesses minières destinées à l’exportation, entre autres, les joueurs du football. Portée en apothéose, la Coupe du Mondial 2018 ne fait pas exception aux précédentes dont l’arbitrage en sort gagnant, presque dans toutes les compétitions, favorisant ainsi la sortie des équipes africaines et leur élimination, à l’aube du premier tour, et ce depuis 1982.

Intégrée comme référentiel à tout jugement, l’arbitrage vidéo – portant abrégé de (VAR) – a fait débâcle sportive. Bien sure que oui ! La prolifération des erreurs d’arbitres malintentionnés est décevante. Contournés, les représentants de l’Afrique au Mondial à Moscou, ont subi les affres de structures sorties de la nouvelle version FIFA. Qualifiée de mauvaise gouvernance footballistique, notre Continent enregistre, à l’occasion, les soubresauts de manœuvres charnières d’une fédération restant à jamais occidentale.

L’inexpérience de la plupart des joueurs participant pour la première fois aux festivités mondiales du ballon rond, et l’absence de politique de développement dans les championnats locaux, spécifiquement l’encadrement et la formation des joueurs, le tout combiné en staff technique : médical et administratif fait atrocement défaut. Oui, et c’est malheureux. Il en demeure que le cas marocain enregistre une mauvaise facture, qu’il s’agisse du staff médical ou autre, le syndrome Noureddine Amrabat en témoigne face à l’Iran.

Pour ce qui est des équipes africaines, maléfiques certes, interposées aux choix techniques de leur entraîneurs, adeptes aux tactiques défensives qui se résument aux buts marqués ; on ne peut jamais gagner si on n’enregistre pas de points ! Or, les sélectionneurs ont préféré jouer au laisser l’adversaire venir et contre-attaquer par inadvertance l’adversaire.

Au Maroc nous réalisons que le football est un élément identitaire. Il avait déjà jouer un rôle anticolonialiste ; mais aujourd’hui nous fonçons directement dans le mythe de Sisyphe ; sans jamais atteindre le sommet pour revenir au bas de l’échelle. En somme, c’est le cas des trois continents qui en demeurent au stade de la participation figurative: Afrique, Asie et Moyen Orient. L’ Europe et l’Amérique restent les plus favorites pour louer domicile au World Cup même pour son organisation.

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