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Le Maroc Vert fait référence

L’Office chérifien des phosphates (OCP) prévoit d’investir 22 milliards de dirhams (3 milliards de dollars) d’ici à 2012 dans son développement, dont 6,5 milliards dès cette année. Les efforts portent désormais sur la mise à niveau des sites de Khouribga, Gantour et Boucraâ et sur l’extension des complexes de production de Safi et Jorf Lasfar. Le groupe a lancé une étude pour l’ouverture d’une mine et la mise en place de nouveaux équipements de traitement à Khouribga.

A Safi, l’OCP rénove les structures de production et la centrale thermoélectrique de Maroc Chimie est au coeur de la stratégie de développement.
Installé en 1986, il dispose d’une plate-forme chimique intégrée dotée d’importantes infrastructures et d’un port pouvant accueillir des bateaux d’une capacité d’environ 100 000 tonnes. Actuellement, le brésilien Bunge, le belge Prayon, l’allemand SFB, le pakistanais Fauji et les indiens Tata et Birla y exploitent déjà la roche marocaine dans le cadre de co-entreprises avec l’OCP. Quelque 8 millions de tonnes de minerais y sont transformés chaque année pour une production de 2,3 millions de tonnes d’acide phosphorique et de 3 millions de tonnes d’engrais.
En juillet 2008, Bunge Maroc Phosphore lance deux unités de production, l’une pour l’acide phosphorique, et l’autre pour les engrais. Par ailleurs, un protocole d’accord a été signé avec un consortium d’entreprises indonésiennes pour la mise en place d’unités de production également, ainsi que pour le développement des filières ammoniac et souffre en Indonésie. Au Maroc, le plan Maroc Vert, lancé en 2008, a placé l’utilisation des intrants agricoles, et à leur tête les engrais et les semences certifiées, au coeur de la bataille pour le développement de l’agriculture. Il n’est pas le seul Aujourd’hui l’Office chérifien parle de « révolution verte», par référence à ses projets en matière de protection de l’environnement. Mais qu’en est-il désormais de la production des fertilisants qui sont nécessaires pour le secteur agricole? Hormis l’usine Fertima, qui autrefois faisait référence depuis la ville de traitement Safi. Créer en 1972, son rôle de leader était perçu dans le secteur de la commercialisation des engrais au Maroc, léguant aujourd’hui son titre de référence à un holding casablancais .Celui-ci pour favoriser et accompagner le développement de l’utilisation des engrais au Maroc il continue à assurer le rôle de leader dans le secteur de la commercialisation des engrais et ce depuis que le Conseil d’administration de Charaf Corporation Holding, en date du 22 mai 2008, a pris acte d’achat obligatoire sur les actions Fertima .Détenues par cette dernière, depuis lors, la participation s’élèvait au seuil de quelque 40% dans le capital et les droits de vote. La société Charaf a depuis autorité d’importer, conditionner et distribuer auprès du monde agricole les engrais nécessaires à la production. Un rouage essentiel dans un pays comme le Maroc.
Depuis la reprise en 2008 de Fertima, cette ancienne filiale de l’OCP est passé pour environ 30millions d’euros, le groupe est devenu le numéro un du secteur, avec une part de marché de plus de 50%. A côté de société concurrentes comme «Agrifertil» qui dispose de deux unités, la première est spécialisé dans la fabrication des fertilisants liquides et est dotée d’un laboratoire permettant de garantir une qualité continue tout au long de la chaine, et la seconde est consacré à la fabrication du compost « Biofertil », ce dernier est issu d’un long processus de compostage naturel de marc de café et de fumier, respectant ainsi toutes les normes environnementales.
Pour se justifier comme leader dans le domaine, le holding Charaf travaille pour les grands comptes, avec une offre sur mesure, mais cela lui fait créer des difficultés de trésorerie que les recours aux banques devient une normalité dans la gestion.

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