Energie

Défis énergétiques et opportunités d’investissement

aux travaux de « Energy Week Morocco

Les défis énergétiques, actuels et futurs, des pays africains ne peuvent être relevés que dans un cadre de coopération élargie et mutuellement bénéfique, a souligné mercredi, à Marrakech, le ministre de l’Energie, des Mines et du Développement Durable, Aziz Rebbah aux travaux de « Energy Week Morocco ». C’est un événement dédié aux opportunités d’investissement dans le secteur gazier et les énergies renouvelables en Afrique du Nord et de l’Ouest. Cette  coopération poursuit-il pourrait prendre plusieurs formes : bilatérale, triangulaire ou multilatérale, en associant notamment les institutions africaines et internationales et bailleurs de fonds régionaux internationaux. Il a fait remarquer également que le projet de la réalisation du gazoduc régional transafricain initié par le Maroc et le Nigéria constitue un exemple de cette coopération qui permettra d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région.
L’ accès à l’énergie reste un enjeu vital pour l’Afrique, parce qu’il ne peut y avoir d’industrialisation et de développement humain sans accès à l’électricité. M. Rebbah a précisé également que le Maroc a pu surmonter le défi à travers sa stratégie énergétique nationale qui a pu aller au-delà des objectifs escomptés en optant pour la montée en puissance des énergies renouvelables dont la part dans le mix énergétique dépassera 52% à l’horizon 2030. Il a également évoqué les projets de renforcement des interconnexions électriques avec les pays voisins du Maroc notamment le Portugal, l’Espagne et la Mauritanie.
Le succès de la transition énergétique marocaine, incluant le développement de la filière du gaz naturel, est le résultat d’une grande volonté politique, d’une stratégie énergétique claire, réaliste et chiffrée, des projets attractifs, des réformes législatives et réglementaires appropriées, une adhésion à une vision régionale d’intégration des marchés et des réseaux énergétiques et une convergence avec les politiques sectorielles du pays.

Pour sa part, le conseiller spécial du président sénégalais dans le domaine de l’environnement et l’énergie, M. Boubacar Mbodji, a noté que la réalisation du gazoduc initié par le Nigéria et le Maroc constitue un projet structurant, qui impulsera une dynamique économique aux pays africains, qui seront reliés par ce gazoduc, faisant remarquer que ce projet s’inscrit dans les cadre d’un projet géant baptisé « Autoroutes d’énergies » en Afrique. Et de souligner par ailleurs, que le Maroc est un pays leader au niveau africain, car il a réussi la transition énergétique grâce au mix entre les énergies renouvelables et les énergies fossiles.
De son côté, la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Mme Amina Benkhadra, a affirmé que « le Maroc a réussi sa transition énergétique grâce à des stratégies clairement déployées », relevant que le Royaume est doté d’une vision et de plans d’actions clairs dans ce domaine et qui sont en train de se réaliser.« Nous nous pouvons qu’être fiers de l’engagement de tous les intervenants ainsi que les réalisations dans ce domaine », a-t-elle ajouté.
Le président de la commission de l’énergie à la Chambre des représentants relevant de l’Assemblée nationale du Nigéria, Daniel Asuquo, a relevé de son côté que le projet de réalisation d’un gazoduc entre le Nigéria et le Maroc ,en passant par plusieurs pays africains, permettra d’attirer beaucoup d’investissements dans ce secteur.
Dans ce contexte, il a estimé que l’industrialisation et le développement de l’Afrique passe nécessairement par l’intégration régionale et une coopération intense notamment dans le domaine de l’énergie.
Le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Abderrahim El Hafidi, a pour sa part, relevé que l’Afrique est à la fois un géant de l’énergie et dispose des énergies fossiles et un grand potentiel dans les énergies renouvelables mais en même temps il enregistre l’un des taux de l’électrification les plus faibles au monde, a-t-il expliqué, indiquant qu’une grande capacité installée en Afrique est hors service en plus d’un manque d’infrastructures énergétiques, ce qui oblige à recourir aux moyens les plus coûteux pour produire de l’énergie.
Cependant plusieurs pays, dont le Maroc, ont pu relever les défis et réussir la transition énergétique en fondant leur stratégie sur les énergies renouvelables, un modèle qui a donné des résultats concrets puisque le Maroc s’apprête à produire le kilowatt le moins chère à partir de ces énergies propres, a-t-il estimé, relevant que les pays africains disposent de tous « les ingrédients » nécessaires pour relever toutes les contraintes relatives à la transition énergétique.

EMC avec MAP

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