Eau Assainissement
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Barrages, recherche de sources de financement

La Chambre des Représentants a tenu sa réunion hebdomadaire, à l’ordre du jour fut-elle, la question liée à «la politique de l’eau» qui a retenu toutes les attentions, vue l’intensité et l’importance de cette denrée indispensable à la vie . A cette occasion le chef de l’exécutif  M. El Otmani a relevé que, conformément aux Hautes instructions royales, et dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du programme gouvernemental, 10 petits barrages ont été construits pour contribuer à répondre aux besoins du monde rural en eau potable, et à l’irrigation et l’alimentation de la nappe phréatique.

Dans ce contexte le Chef du gouvernement a souligné la poursuite des études relatives au projet de transfert d’eau du Nord vers le Centre, mettant l’accent sur la recherche de modalités et de sources de financement, ainsi que sur la diversification des sources d’approvisionnement en eau et l’encouragement de la mobilisation des ressources hydriques non conventionnelles. Une question dont M. El Otmani n’a pas été trop explicite, sachant que le problème de financement fait handicap à la mise au point de tels projets. Se disant, il n’a pas fait mention des moyens financiers à budgétiser  pour subvenir aux besoins de réalisations de projets de barrages. Tout en faisant savoir qu’un programme prioritaire pour l’approvisionnement en eau potable et d’irrigation pour la période 2019/2026 a été mis en place, en concertation avec les différentes institutions et administrations concernées. De ce fait le programme en question ambitionne de réaliser quelque 20 grands barrages répartis sur tout le Royaume avec une capacité de 5.38 milliards m3, ce qui permettra d’atteindre une capacité de rétention globale d’environ 25.3 milliards m3. Mais silence radio sur l’affectation de fonds alloués pour la réalisation de ces projets dans le futur. Des fonds que le gouvernement ne tardera pas à faire appel aux crédits extérieurs.

Dans ce sens le Chef du gouvernement a tenu à nous faire rappeler les ressources renouvelables en eau et leurs estimations soit 22 milliards de m3/an, (18 milliards de m3 d’eaux de surface et 4 milliards de m3 d’eaux souterraines). Précisant que le Maroc a adopté une politique hydrique basée essentiellement sur la mobilisation des ressources d’eaux superficielles, à travers la réalisation de projets d’infrastructures permettant son stockage en période d’abondance. Une politique visant la préservation de l’alimentation en eau potable et industrielle, outre l’irrigation, pour faire face aux périodes de sécheresse et surmonter les pénuries d’eau avec les moindres dégâts socio-économiques, a-t-il rappelé.

Ceci dit que les investissements engagés depuis 1995, estimés à plus de 21,5 milliards dirhams, ont permis d’augmenter l’approvisionnement en eau potable dans le milieu rural, passant de 14% en 1994 à 97% en 2018, ajoutant qu’un programme d’urgence a été mis en place pour la période d’été 2019 pour répondre aux besoins des provinces et préfectures en matière d’accès aux ressources hydriques. Réitérant  l’engagement du gouvernement en matière d’élaboration de mesures visant la bonne gouvernance, des ressources en eau et le développement de l’offre hydrique, et de plans d’urgence permettant de garantir une gestion rigoureuse de l’approvisionnement en eau potable et d’irrigation.

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