Chroniques

Que faire des autres ressources

Le ministère de l’Energie et des Mines a adopté un plan d’action en vue de porter de 4 à 10 % la part des énergies renouvelables dans la balance énergétique nationale à l’horizon 2012. La ministre a ainsi indiqué que ce plan, adopté dans le cadre d’une approche s’inscrivant en complémentarité avec les autres ressources énergétiques, insufflera une dynamique nouvelle à ce secteur prometteur

Construction écologique

Les énergies renouvelables et leur utilisation dans les programmes nationaux de développement économique et social figurent parmi les principaux axes de la nouvelle politique énergétique nationale. Dans ce sens, le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) œuvre dans le cadre d’une coopération avec nombre d’universités et de laboratoires de recherche scientifique au Maroc ou ailleurs, l’objectif étant de favoriser l’exploitation optimale de ces ressources. S’agissant du volet scientifique en la matière, Mme la ministre a indiqué que suites aux conventions conclues avec ces laboratoires et universités visent à développer l’utilisation de l’énergie solaire dans divers domaines, tels la climatisation ou encore l’assèchement des produits agricoles, de même qu’elles visent à développer la formation technique spécialisée en la matière. Le centre suit également les derniers progrès technologiques relatifs à l’utilisation de l’hydrogène comme source d’électricité.
La nouvelle politique énergétique nationale repose sur la garantie de l’approvisionnement en ressources énergétiques à travers la diversification des sources, la création d’un bouquet électrique type outre la généralisation du profit de l’énergie fournie à des prix concurrentiels. La démarche qui vient suite à la volonté politique de l’action gouvernemental s’inscrit dans un cadre de suivie et d’accompagnement de processus du développement durable et l’évolution généraliste souhaitée par l’ensemble des acteurs.
Renforcement des énergies renouvelables à 10% soit, mais est-ce là un quota suffisant pour faire face à la demande énergétique croissante et fortement controversée par les mutations internationales du secteur ? Admettons que cela devra suffire et que le quota est bon, cela va-t-il réellement apaiser notre dépendance à l’énergie fossile ? A l’Île Maurice, par exemple, il a été décidé de réduire la production d’énergie à partir de sources fossiles ou non renouvelables à hauteur de 35 % (20 % charbon propre, 15 % fioul et pétrole). Les autres sources d’énergie devront représenter les parts suivantes : 35 % à partir de la biomasse (cannes et biogaz par la fermentation des déchets), 15 % de solaire, 6 % d’éolienne, 3 % d’hydroélectrique, 3 % de géothermie et 3 % de diverses autres sources (l’énergie marémotrice notamment – les vagues). Certes, le Maroc est géographiquement plus grand que l’île et compte une population, numériquement 30 fois plus importante. Mais les ressources ne le sont-elles pas ? Et pour ne citer que les plus importantes contentons-nous du solaire, de l’éolienne, d’hydroélectrique, de géothermie et de l’énergie marémotrice… C’est dire que si l’éolien et l’hydroélectrique sont à l’honneur d’autres ressources, et pas des moindres, restent encore négligées… Le CDER, n’a apparemment d’yeux que pour le vent et oublie le soleil et les vagues… Domaines encore à conquérir dira-t-on à Mme. Amale Haddouche.

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