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Pétrole: la réaction des distributeurs

Nouvelle baisse à la mi-janvier !

Une nouvelle baisse des prix à la pompe est annoncée à la mi-janvier, une déclaration qui n’est pas passée sans laisser d’échos. Et c’est à travers la réaction des distributeurs qu’on appréhende la motivation. Un geste qui  se manifeste contre les menaces de Lahcen Daoudi, ministre en charge des affaires générales,d’appliquer le plafonnement du prix des carburants. Face donc au refus des distributeurs de baisser leurs tarifs le ministre s’en est pris à brandir le plafonnement.  Il fallait s’y attendre à une telle réaction, de par les opérateurs,suite à sa sortie le week-end dernier. Rappelons que M.Daoudi s’est prononcé devant un auditoire acquis à son parti à El Kelaa des Sraghnas.

Composé de militants de son parti (le Parti de la Justice et du Développement – PJD) M.Daoudi n’a pas hésité à formuler son souhait, et partant, à menacer de nouveau l’application du plafonnement du prix des carburants. Une réaction intervenue suite à ce qu’il a qualifié de refus de certains distributeurs de baisser leurs prix de 60 centimes, tel que convenu entre le gouvernement et le groupement des pétroliers du Maroc, à l’issue d’une réunion qui s’était tenue fin novembre dernier. Une information que réfute  la Fédération nationale des gérants, propriétaires et commerçants des stations-services au Maroc (FNGPCS) en disant qu’une nouvelle baisse, comprise entre 40 et 45 centimes, est à prévoir dès la mi-janvier. « C’est la deuxième baisse en un mois et le gouvernement n’y est pour rien« , souligne la fédération .

Selon Lahcen Daoudi, certaines sociétés refusent d’appliquer le seuil de 60 centimes, sur lequel gouvernement et opérateurs s’étaient pourtant mis d’accord. Et précisant que la marge de profit fixée par le gouvernement sur les carburants a été établie 70 centimes pour le litre de diesel et 60 centimes pour l’essence sans plomb. Ce plafond n’a non seulement pas été respecté par les sociétés de distribution, mais certaines margent désormais à plus de 2 dirhams le litre. Le tout, à un moment où le baril de pétrole tourne actuellement autour de 50 dollars, soit un niveau des plus bas.

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