Nappes phréatiques

Les eaux souterraines, une richesse à valoriser

 
Présentant des avantages certains de par leur bonne répartition géographique, leur facilité de captage et leur moindre vulnérabilité aux aléas climatiques et à la pollution, les ressources en eau souterraine jouent un rôle important dans le développement socio-économique du pays en assurant notamment l’approvisionnement en eau des populations rurales.

Sur l’ensemble de ces ressources, le potentiel en eau souterraine mobilisable s’élève à près de 4 Milliards de m3 réparti sur 80 nappes dont 48 sont superficielles.
L’effort de mobilisation des eaux souterraines, entrepris depuis 1961, a permis un développement sans précédent de l’exploration et de l’exploitation des nappes souterraines. La réalisation d’un linéaire moyen de près de 100 km par an en puits et forages d’eau a permis de disposer d’un volume de près de 2,87 Milliards de m3 par an.
La qualité des eaux souterraines
 Durant l’année 2000-2001, la qualité globale des nappes d’eau souterraines a été bonne au niveau de 20% des stations, moyenne sur 29% et dégradée sur 51% des stations. Les paramètres responsables de cette dégradation sont la forte minéralisation de ces eaux et la présence de nitrates en teneurs élevées. Les nappes d’eau souterraine fortement minéralisées sont la nappe de Berrechid, Chaouia côtière, Kert, Gareb, Bouareg, Beni Amir, et Tafilalt. En outre, des teneurs élevées en nitrates ont été enregistrées au niveau des nappes de Fès-Meknès, Tadla, Abda-Doukkala et Angad.
L’utilisation des ressources en eau
Les efforts consentis au cours des trois dernières décennies en matière de mobilisation des eaux ont permis d’améliorer d’une façon continue la desserte en eau potable des populations urbaines. En effet, la capacité de production d’eau potable pour les agglomérations urbaines a été multipliée par 5 depuis 1972 , atteignant 55 m3/s.  Les barrages participent actuellement à hauteur de 69% à la satisfaction de l’alimentation en eau potable et industrielle. Cette part ira encore en augmentant dans l’avenir pour faire face à des besoins croissants.
 L’eau potable rurale
 Pour relever le service de l’eau potable en milieu rural au même niveau que celui du milieu urbain, l’année 1995 a connu le lancement d’un vaste programme d’Approvisionnement Groupé en Eau Potable des Populations Rurales (PAGER) au profit de 31.000 localités rurales soit 11 millions d’habitants. Les efforts entrepris ont permis de porter le taux d’accès à l’eau potable rurale de 14% en 1994 à 50% en 2002.