mobilisation des ressources en eau

faire émerger une culture rationnelle

L’eau, élément vital, sa potabilité et son écoulement jusqu’au consommateur nécessitent des investissements colossaux pour la collectivité, dont le citoyen reste le principal bénéficiaire. Cependant, l’exercice de l’eau potable donne plus de 50% des usages domestiques et, en arrive souvent à 100% dans d’autres industriels, toilettes, arrosages de jardins, lavage de véhicules, lessive etc… Devant cette évidence et dans un contexte où l’eau devient un bien si cher, pourquoi ne pas récupérer l’eau de la pluie ?

Les surfaces de nos habitations, de nos bureaux, de nos ateliers, un moyen simple pour récupérer l’eau pluvialel, par des gouttières reliées à un collecteur capable de récupérer 80 à 90 pour cent d’une averse, et alimenter une cuve de stockage. L’histoire de notre pays reste riche d’exemples qui témoignent du savoir-faire des populations en matière de mobilisation des ressources en eau appelée «Khatarates » au sud et « Moutfias », dans l’ensemble du pays.
Le stockage des eaux est désormais répandue dans certains pays plus nantis que le Maroc en ressources d’eaux à titre d’exemple la Suède, l’Allemagne et la France. Dans ces pays, la récupération des eaux pluviales est apparus, dans le bâtiment à usage collectif et dans l’industrie.
Au Maroc, il est à noter que la loi sur l’eau autorise l’exploitation de pluie qui tombent sur les propriétés, le tissu professionnel pourrait propulser cette pratique qui reste à ce jour très faible (entreprise spécialisée, revendeurs, techniciens etc… La promulgation des textes qui réglementent ce domaine aiderait le développement de ce créneau qui, potentiellement, représente une activité économique créatrice de valeur ajoutée et d’emplois.
Les techniques de ramassage des eaux pluviales repose principalement sur un procédé simple. Donc, dans ce sens la Direction de la Communication et de la Coopération du Développement de l’Environnement, en partenariat avec l’association TARGA-Aide a élaboré un guide, qui vise dans un premier lieu la vulgarisation aux (publics et privés) à s’approprier cette technique en vue de faire émerger une culture rationnelle des ressources en eau. La consommation mondiale en matière d’eau se chiffre à +5.500 km3 par an, alors que le volume total de captage est de 3.300 km3. Une grande partie des besoins en eau est donc couverte par les précipitations.
Au début du 20ème siècle, la qualité d’eau douce prélevée a été multipliée par six en raison que la population mondiale n’a cessé d’augmenter multipliant aussi l’usage de l’eau en agriculture, industrie, domestique, loisirs, navigation et autres…
Dans nombreux pays de la planète l’eau se rarefie, l’exemple de l’Afrique du Nord, l’Inde, Moyen-Orient, les pays du Golfe, la Perse, etc…
En dépit des efforts de mobilisation des ressources en eau, déployés par les responsables l’action reste très limitées voir difficile à mobiliser économiquement.
Si l’État reste le principal acteur en matière de gestion des ressources en eau, la situation devient critique.
La récupération des eaux de la pluie lorsqu’elle ruisselle, sert également, à résoudre les problèmes posés, par le stockage dans les citernes, et prendre toutes les mesures qu’elle n’aille inonder la chaussée voisine ou encore encombrer le réseau d’assainissemen.
Utiliser l’eau de pluie, c’est épargner et faire soi-même des économies…. En effet, l’eau potable coûte énormément chère, ce qui invoque à tout le monde de payer une facture forte, comportant l’eau potable, celui des toilettes, d’arrosage, ou celui des lessives et lavage de voitures.
Dans l’Histoire du Maroc, on trouve des témoignages de populations pratiquant le captage et le stockage des eaux de pluie associés à une gestion économe des ressource en eau, dans nos jours, on trouve de moins en moins surtout en milieu urbain ces pratiques. Les réseaux d’eau potable dans les villes et dans les grandes agglomérations rurales deviennet nécessaires. En conséquence, on est loin, très loin encore d’entendre ces deux protagonistes se poser autours d’une table, une question telle que : «pourquoi traiter toute cette eau pour la rendre potable alors qu’une partie est utilisée pour la boisson», en effet, la proportion des qualités d’eau à usage domestique ne requièrent pas une potabilité de l’eau souvent supérieures à 50% des besoins à la consommations.