Les stations-service ont la grogne

Les gérants des stations-service n’en peuvent plus. Après avoir multiplié démarches et mises en garde, ils ont fait grève pour soutenir leur thèse. Serait-ce suffisant pour rappeler le ministère de l’Energie et des Mines à son devoir de les protéger contre les abus des sociétés des hydrocarbures ?

L’accord signé en 1997 avec le Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) stipulait, par ailleurs, qu’il ne peut être mis fin au contrat liant les deux parties qu’après l’adoption d’une alternative juridique à même d’assurer les gérants.

Dans un communiqué rendu public, les gérants dénoncent les problèmes jugés graves menaçant réellement l’avenir même de la profession. Ils s’estiment «victimes d’une politique d’oppression de la part des sociétés des hydrocarbures qui sont parvenues à induire en erreur la justice».

Les gérants ne cessent d’accuser les propriétaires de ces sociétés « de vouloir mettre la main sur ces stations-service en vue de bénéficier des terrains sur lesquels elles se trouvent. Ils dénoncent également leur volonté de chasser les gérants et de les priver de leurs droits», indique ledit communiqué. Il y a lieu donc de rappeler que les gérants de ces stations n’ont cessé, depuis fort longtemps, de réclamer justice, un dialogue sérieux puisqu’il engage le respect des conventions établies par les parties concernées au sujet des impôts et du renouvellement des contrats que veulent imposer les groupes pétroliers de distribution au Maroc.

Se faisant, ils demandent l’application de la convention de 1997 (que les pétroliers feindent ne pas respecter et contre laquelle ils tentent de se désengager), et condamnent l’attitude des compagnies de distribution au sujet des contrats qu’elles veulent imposer pour tout renouvellement. La Fédération met sur la table également un problème resté sans solution depuis des années; à savoir celui des stations reprises par les ayants droit.

Dans cette incandescence des stations-service, l’usine de production des lubrifiants Shell Maroc, située au quartier Roches noires à Casablanca, couve dans une polémique d’investisseur en augure de son temps et trouve pertinent de se lancer dans la production des lubrifiants .Elle compte devenir la plus grande unité Shell d’Afrique, et l’une des trois plus importantes dans le continent. Les travaux de modernisation et d’extension dureront entre 18 et 24 mois, ce qui laisse s’infiltrer que ce projet de modernisation de l’usine aura un impact positif sur l’économie marocaine… Soulignant ainsi que la production sera triplée et générera un flux en fret maritime de l’ordre de 5.400 conteneurs par an depuis les ports de Casablanca ou de Tanger Med. Ils soutiennent également que ce projet aura un impact positif sur le marché du travail puisque une part de 70% des nouvelles infrastructures sera réalisée par des sociétés nationales, ce qui générera la création de quelque 250 emplois directs et indirects.

Réalisée dans le total respect de l’environnement et des normes HSSE (Hygiène, Santé, Sécurité, Environnement) les plus strictes, la nouvelle usine produira les toutes nouvelles catégories des lubrifiants Shell.