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Le Maroc reste un pays sous-exploré en matière d’énergie

Les résultats positifs de Tendrara le rendront plus attractif

La question de gisements de pétrole dans le Royaume revient sur les colonnes de la presse ces derniers temps. Une découverte majeure n’est pas impossible, mais elle n’est pas certaine non plus. A ce stade, rien de concret à ce sujet. Et tant que l’Onhym reste réticent sur la question  rien n’est encore sûr et la prudence fait loi. En effet l’exploration pétrolière et gazière est une affaire de patience, les étapes sont longues, et il ne s’agit pas simplement de trouver des hydrocarbures : il faut qu’ils soient économiquement exploitables disait la première responsable de l’Onhym Mme Benkhadra.

Si en effet les découvertes de l’opérateur britannique SDX Energy dans le Gharb et à Tendrara surtout, qui recèle un potentiel du gaz trouvé dans deux puits. Dont les relevés sismiques ont identifié plusieurs “anomalies“ géologiques. Pour ce qui concerne le puits TE-5, les réserves économiquement exploitables se sont situées dans le bas de la fourchette des estimations. Pour TE-10, les réserves seront mieux approchées après les tests d’écoulement naturel sans stimulation. Laissant en effet aux résultats de dire leur dernier mot qui serait connu en avril prochain.

Mais il va sans dire que rien ne peut se justifier sans paramètres économiquement exploitables, même si des forages de gaz sont à l’oeuvre pour augmenter la production des petits puits existants, la spéculation reste de prudence. Ce qui nous laisse notamment prétendre que c’est à Tendrara que se situe réellement la nouveauté. Sachant que l’opérateur Sound Energy a effectué 5 forages depuis 2016. Deux d’entre eux ont montré l’existence de réserves économiquement exploitables. Mais par mesure de quantifier une exploitation commerciale bénéfique la production ira aux industries locales d’abord: Super Cérame, CMCP et la future usine de PSA. De ce fait la production actuelle dans cette zone reste trop faible : 150.000 m3 par jour. Une production qui pourrait augmenter éventuellement grâce aux nouvelles découvertes.

Rappelons qu’en aout dernier, le Maroc a accordé une concession de production à Sound Energy sur 133,5 km2, qui s’est engagé sur 5 nouveaux puits, ainsi que la reconstitution des puits existants TE-6 et TE-7. Cette entreprise concède à faire construire une station de compression, et un pipeline de 120 km, reliant cette station au gazoduc Maghreb-Europe, avec pour objectif d’exporter une partie de la production qui commencera en 2021, avec un objectif de 1,7 million de mètres cubes/jour, sur une période minimale de 10 ans.

En conclusion les partenaires de l’ONHYM, ayant bénéficié de concessions, devraient engager 2,4 milliards DH de dépenses d’exploration au cours du triennal 2019-2021. Des campagnes sismiques 2D et 3D sont prévues, ainsi que le forage d’une vingtaine de puits. Les campagnes d’exploration actuelles, concernent les bassins onshore de Haha, Sidi Mokhtar et Foum Ognit, ainsi que les bassins offshore de Tarfaya, Mohammédia et Kénitra. Au final, certaines régions du Maroc recèlent des caractéristiques géologiques d’une grande similitude avec celles d’autres pays pétroliers. Une découverte majeure est possible. Mais elle se fait attendre.

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