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L’Agence de l’Oriental, moteur du développement

L’approche créatrice de richesses

L’Initiative Royale constitue un formidable levier pour passer d’une vision traditionnelle du développement économique et social de la Région, associé trop longtemps à l’ouverture des frontières avec l’Algérie et qui a montré ses limites par l’ampleur des retards enregistrés, à une vision nouvelle du développement de l’Oriental, ambitieuse, permettant d’asseoir les bases d’une économie régionale moderne, ouverte et compétitive. Le discours du 18 mars 2003 énoncé par S.M le Roi à Oujda, tout en réaffirmant la vocation maghrébine de la Région, a posé les bases d’une nouvelle lecture géographique et territoriale fondée sur une vision élargie, à la fois euro-méditerranéenne et saharienne, feuille de route du programme lancé à travers l’Initiative Royale pour le Développement de l’Oriental. Cette nouvelle approche correspond à la nouvelle lecture de l’avenir de ce territoire, à même de valoriser la diversité et la richesse de son potentiel socio-économique et culturel.

Avec une façade maritime méditerranéenne de 200 km et une superficie de plus de 82 000 km2 (l’équivalent de l’Autriche ou de la Corée du Sud), la Région de l’Oriental (11% du territoire national), partage une frontière de 550 km avec l’Algérie voisine. Sa population est estimée à 2 millions d’habitants (un peu plus de 6% du total national). Ce positionnement géostratégique conduisait à associer le développement régional au potentiel des relations Maroc-Algérie et, par extension, avec les pays du Maghreb.
Mais la frontière algérienne est fermée depuis plusieurs décennies. L’Initiative Royale, au vu des dysfonctionnements et du déclin économique liés à cette situation, a su affirmer la nécessité de dépasser cette approche traditionnelle et réductrice.

La force de l’Initiative Royale
Le nouveau contexte issu de l’Initiative Royale est caractérisé par les réalisations structurantes qui mettent la Région au diapason de l’espace euro-méditerranéen, par la création de pôles de développement et de compétitivité, l’amélioration de l’infrastructure économique et financière, l’attractivité territoriale, la qualité du cadre de vie, la solidarité, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Stratégiquement, l’Initiative Royale souligne aussi l’importance de l’Oriental comme nouveau portail du Royaume sur l’espace euro-méditerranéen, complétant le pôle Tanger-Med. Ainsi disait S.M le Roi Mohammed VI dans le discours d’Oujda le 18 Mars 2003 dont ci-après extrait : « Soucieux de manifester concrètement Notre haute sollicitude pour cette région qui recèle d’importantes potentialités et des ressources humaines industrieuses et fortement motivées, Nous avons décidé de lancer une Initiative Royale pour le Développement de la Région de l’Oriental.
S’articulant autour de quatre axes, elle vise à stimuler l’investissement et à favoriser la création de petites et moyennes entreprises par les jeunes.
Elle se propose également de doter la Région des équipements de base nécessaires et d’encourager les grands projets économiques à titre prioritaire. L’initiative a pour but, en outre, de promouvoir l’éducation et la formation et de faire jouer pleinement les principes de solidarité. Pour en assurer la mise en oeuvre effective, Nous avons prévu des mécanismes précis de financement, de suivi et d’évaluation. »
Cette ouverture présente plusieurs avantages majeurs : ne plus dépendre d’un marché unique ; stimuler les exportations par l’innovation et le transfert de technologies; valoriser les productions spécifiques de la Région ; capitaliser l’apport de nos concitoyens MRE… Elle a aussi tracé, pour chaque territoire de la Région, un projet de développement fondé sur ses spécificités et ses potentialités. Cette approche, qui croise territoires et développement sectoriel, favorise la création de pôles de compétitivité en mesure de diffuser la croissance économique dans toute la Région. Ainsi, les projets touristiques du Plan Azur, comme la station balnéraire Méditerrania Saïdia et bientôt les 7 Cités de MarChica, constituent des opportunités pour le tourisme intérieur à la Région (tourisme de désert à Bouarfa et Figuig, tourisme de montagne et d’archéologie à Taforalt et Zegzel, tourisme rural à Jerada et Taourirt, etc.). Même approche pour l’agro-industrie à Berkane, la Technopole d’Oujda, les transports aériens, etc. Ces synergies génèrent des activités, des emplois, des créations d’entreprises, l’investissement national et international… Elles traduisent un partenariat public-privé réussi, moteur du développement économique tant attendu dans la Région.
Les projets structurants issus de l’Initiative Royale, telles l’autoroute Fès-Oujda ou la voie ferrée Nador-Taourirt, améliorent fortement la compétitivité de la Région en facilitant les flux de personnes et de marchandises.
L’attractivité territoriale exige également la disponibilité des services requis par la croissance, notamment les qualifications, les capitaux ainsi que les services d’appui et tout un ensemble de facteurs dits immatériels, déterminants pour la productivité, seule source durable de croissance économique. Ainsi, des actions d’amélioration du cadre de vie sont engagées. Elles contribuent à retenir les compétences.
Les projets environnementaux présentent des synergies territoriales avec les projets sectoriels et visent la préservation des ressources et des paysages.
La Région dispose aussi de ressources humaines bien formées. L’Université Mohammed Ier d’Oujda crée de nouvelles filières adaptées aux besoins de la Région (énergies propres, tourisme, NTIC, commerces, management, etc.). La Région travaille également à stimuler l’investissement sur place des fonds transférés par la diaspora régionale. La pauvreté s’avère corrélée avec les autres distorsions économiques de la Région, de sorte qu’à long terme elle devrait se réduire par la croissance durable. A courte échéance, il est indispensable de cibler directement les poches de pauvreté par des actions immédiates, qui réduisent la place de l’informel. Inclusion sociale et efficacité économique se rejoignent. Ces objectifs sont portés par les projets de l’INDH. L’Agence y contribue de manière significative dans toute la Région et soutient la création d’activités génératrices de revenus auprès des populations les plus défavorisées.

Les énergies de l’Oriental
A partir de l’exploitation du charbon, surtout autour de Jerada, la Région était devenue pourvoyeuse d’électricité thermique bien au delà de ses propres besoins. Après l’arrêt de l’activité charbonnière, le relais énergétique a été pris avec l’inauguration dès 2009 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI de la centrale thermo-solaire de Aïn Beni Mathar (20% solaire, 80% à partir du gaz). L’infrastructure existante (les « autoroutes de l’électricité ») sera encore mieux valorisée avec la future centrale solaire (500 MW) dont les appels d’offres viennent d’être lancés. Deuxième réalisation de cette nature, elle représentera à elle seule le quart de l’objectif du Plan Solaire marocain et sera également implantée non loin de Jerada.
La spécialisation de la Région sur les énergies renouvelables possède aussi un volet R&D en sus des industries et services pour lesquels il sera un important facteur d’attractivité : le CleanTech, coeur de la Technopole d’Oujda, actuellement en cours de réalisation. Sur 40 hectares, le CleanTech, sera le fleuron de la Technopole. Classé en zone franche d’exportation, il traduira dans l’Oriental l’installation du Royaume parmi les pays concepteurs et producteurs de technologies nouvelles, propres et renouvelables.

IDENTITÉ
L’Agence de l’Oriental, créée en mai 2006, est un établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, dont l’action couvre toute la Région Orientale du Royaume. Placée sous la tutelle du Premier Ministre, l’Agence de l’Oriental bénéficie de l’acquis communautaire et de capacités accrues suite au Jumelage institutionnel conclu avec l’Agence Andalouse de Coopération Internationale dans le cadre de l’Accord d’Association Maroc-UE.
POSITIONNEMENT
Porter les ambitions de l’Initiative Royale pour le Développement de l’Oriental.
PHILOSOPHIE
Progrès, qualité, compétitivité, proximité : les valeurs d’un service public rénové.
MISSIONS :
– Inscrire la Région dans une dynamique de développement économique et social ;
– Concevoir un ambitieux programme de développement, le piloter selon une stratégie globale, mobilisatrice, coordonnée avec tous les acteurs concernés.
ACTIVITÉS
– Favoriser un développement humain durable, notamment autour de l’INDH, promouvoir l’initiative privée et améliorer le cadre de vie ;
– Assister les collectivités locales et suivre les programmes de développement intégrés;
– Développer la création de richesses, d’emplois, ainsi que l’attractivité régionale ;
– Mobiliser les financements et l’expertise des partenaires, y compris à l’international.
CHFFRES CLÉS
– 90 milliards de Dh d’investissements générés par l’Initiative Royale ;
– 150 projets dans le Plan d’Action 2008-2010 de l’Agence ;
– 532 créations d’Activités Génératrices de Revenus en 2010, avec le soutien de l’Agence;
– 262 millions de Dh investis dans le requalification urbaine des villes de l’Oriental.
STRATÉGIES
Le Plan d’Action de l’Agence pour 2011-2013 s’appuie sur 2 piliers :
• le développement territorial ;
• le développement humain et social.

M.M. avec l’Agence de l’Oriental

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