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L’abattage des arbres du cèdre s’amplifie dans le moyen Atlas

Les braconniers et la mafia du bois accélèrent la cadence

Quand l’administration des Eaux et forêts s’engouffre dans la confusion pour laisser place aux braconniers et aux mafieux  forestiers s’emparer des lieux. Question de compétence ou de centralisation, peu importe. Mais, en ce temps mort et d’absence administrative, une marge de manoeuvre est laissée aux trafiquants de bois. Une accélération dans l’abattage du cédraie, qui sous d’autres cieux fait emblème de souveraineté, chez nous c’est une affaire de compétence. Il faut dire que le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et la Lutte Contre la Désertification suit mal la prolifération de braconniers dans la région du Moyen Atlas depuis qu’il est rattaché au ministère de l’Agriculture dont il se croit lésé. Découragé par cette nouvelle reconfiguration, le Haut commissariat s’enclin au repliement sur soi, laissant sur le terrain l’ombre d’une présence sentinelle et un relâchement de gardiennage sensible. Plusieurs refrains polarisent nos agents forestiers, qui ne se sentent plus appuyés et protégés pour faire leur travail, surtout quand il s’agit de s’attaquer à des braconniers qui ne dorment jamais, et qui veillent à faire abattre le maximum d’arbres de cèdres à l’insu de sentinelles. Un massacre qui se ressent pour toute personne qui se donne la peine d’aller se balader dans nos forets, surtout celles d’Azrou ,de Midelte et de Khénifra  qui relient les zones d’Itzer (Tanourdi, Ait oufella) de Tounfite (Tikajouine, Sidi Yahya Ouyoussef, Timzizite), Khenifra (Ini-Iouraghen, Aghbalou Ikhouen, Ajdir), Ifrane (Senoual, Dada Moussa, Aghbalou’l’arbi, Bakrit). Ce sont là des dizaines de cèdres multi centenaires qui se font abattre clandestinement et illégalement par des ravageurs ne cherchant que se faire plein les poches, faisant fi de toute logique environnementale. Ce qui incrimine également certains services qui tournent le dos à ces malfrats les laissant jubiler dans leur manoeuvre draconienne et décadente . 

Ce sont là des crimes contre la nature qui, au fil du temps, se propagent, témoignant de la détresse des agents forestiers, qui, inlassablement commencent à faire échos, via les réseaux sociaux,  interpelant pour ainsi dire le ministère de tutelle dont ils le responsabilise de mauvaise gestion des ressources humaines, l’accablant d’inémotif, détruisant ainsi le peu de confiance dans laquelle les forestiers y croient foncièrement. Or, pendant ce temps, l’abattage clandestin et sauvage des cèdres fait bouger les morts dans leur tombe qui, de leur vivant, ont vécu dans ces endroits jadis paradisiaques.  

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