L’ENIM DANS LE TEMPS

40 ans de Rayonnement

Depuis sa création en 1972, l’Ecole Nationale de l’Industrie Minérale n’a cessé d’évoluer pour répondre aux besoins du marché national en ingénieurs polyvalents de haute qualité, aptes à exercer leurs fonctions dans un environnement marqué par la mondialisation.
Initialement, la mission principale de l’ENIM a été de former des ingénieurs pour le secteur minier et l’industrie minérale. Ainsi entre 1975 et 1983, 447 ingénieurs ont été formés dans les domaines de la Géologie, des Mines et traitement des Minerais et 61 ingénieurs dans le domaine de la métallurgie comme le montre la figure 1. Cette dernière spécialité a été créée en 1977 pour accompagner les efforts du pays dans le domaine de la sidérurgie et du développement de l’Industrie métallurgique lancée à l’époque. La majeure partie des ingénieurs formés entre 1972 et 1983 ont effectivement fait carrière dans les secteurs ayant trait à la mine, l’industrie minérale et métallurgique (OCP, ONA, ONCF, ONAREP, ONHYM dite aussi à l’époque BRPM, et le Ministère de l’Energie et des Mines…). Le cursus de formation de ces ingénieurs a été étalé sur 4 ans répartis en deux cycles En 1983, l’ENIM a vu la création de deux nouveaux départements, à savoir l’Electromécanique et le Génie Chimique Energétique, afin de répondre aux besoins nationaux dans ces domaines. En effet au début des années 80, l’industrie nationale, de même que le secteur minier, a connu un développement et modernisation dans les outils de production nécessitant l’intervention d’un nouveau profil d’ingénieur : Electromécanique. Et aussi la création du département Génie Chimique Energétique.
A la même période Le département Métallurgie a été transformé en Génie des matériaux, le département Géologie en Sciences de la Terre et les départements Exploitation des Mines et Valorisation des minerais ont été fusionnés en un seul département : Département Mines, assurant une formation polyvalente en Génie
Minier.
La 1ère promotion d’ingénieurs d’Etat comportant 71 ingénieurs est sortie en 1986. Le cursus de formation a été étalé sur six ans après le baccalauréat. Pendant la dernières année, une ouverture sur le monde industriel et de recherche technologique est assurée par l’intermédiaire de cours à caractère pratique traitant de problèmes concrets industriels, et par l’introduction de modules abordant les derniers développements technologiques dans les domaines intéressant le développement industriels du pays.
Les spécialités offertes à l’ENIM, se présentent comme suit : Les sciences de la terre : le caractère polyvalent de cette formation permet à l’ingénieur ENIM d’intervenir efficacement notamment en géologie minière, en géologie pétrostructurale, en hydrogéologie et en géotechnique
-le Génie Minier : réunissant les aspects exploitation des Mines proprement dite et la traitement des minerais.
– les sciences des matériaux : orientée sur la transformation des matières minérales en métaux, la fabrication d’alliages et matériaux non métalliques, la mise en forme des matériaux, la protection contre la corrosion des matériaux et l’entretien des installations industrielles.
-le génie chimique énergétique : assure une formation solide en génie des procédés tout en intégrant une ouverture sur l’énergétique industrielle.
-l’électromécanique : assure une formation d’ingénieur généraliste possédant de très solides bases en mécanique et en électricité.
Les spécialités existantes à l’ENIM ont conduit l’établissement à se structurer en six départements d’enseignements généraux et recherche :

Le département des enseignements généraux et techniques
Le département sciences de la terre
Le département Mines
Le département Sciences des Matériaux
Le département Génie Chimique
Le département Electromécanique

En 1990, une réforme des études a eu lieu pour s’adapter à la suppression des cycles des années préparatoires dans les écoles d’ingénieurs et la création des centres de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) à l’échelle nationale. Ainsi la formation à l’école est passée de six à trois ans, et les programmes de certaines spécialités ont été revus et adaptés à ce nouveau système aux nouveaux besoins : le département Génie Chimique Energétique a été transformé en Génie des Procédés Industriels, avec une ouverture sur l’industrie de transformation d’une manière générale et la création en son sein de deux options de formation : Procédés et Energie.
En 1990 le département informatique a vu le jour, malgré les réticences d’un certain nombre de partenaires de l’école. Mais vu le retard d’informatisation enregistré aujourd’hui par l’économie et la société marocaine, d’une manière générale, il est clair que l’ENIM a bien su anticiper les choses. Et ce département a bien contribué et contribue encore aux efforts d’informatisation et du développement de l’utilisation des technologies de l’information dans l’industrie nationale.
En 1996 a été initiée une autre réforme des études visant à créer de nouvelles spécialités et à former des ingénieurs polyvalents et pluridisciplinaires pouvant répondre aux nouvelles exigences du marché du travail. Suite à cette réforme, initiée en 1996 et complétée en 1999, une douzaine d’options ont été créées dans les six départements de l’école couvrant pratiquement toutes les disciplines de l’ingénieur. Certaines de ces options sont nouvelles (Maintenance Industrielle, Systèmes de Production, Matériaux et Contrôle Qualité) d’autres ont été restructurées (Génie Géologique, Aménagement, Exploitation et Protection du Sol et Sous-Sol, Ingénierie des Procédés etc..).
Dans le cadre de la nouvelle architecture pédagogique nationale (Système LMD), 11 filières présentées par l’ENIM ont été accréditées par Commission Nationale d’Accréditation de l’Enseignement Supérieur (CNACES) :

• Génie Informatique
• Systèmes de Production
• Electromécanique avec 2 options Electromécanique et Maintenance Industrielle
• Génie Energétique
• Ingénierie des Procédés
• Management Industriel
• Environnement et Sécurité Industriels
• Matériaux et Contrôle Qualité
• Mines avec l’option Aménagement, Exploitation et Protection du Sol et sous Sol
• Génie Hydro-Géotechnique
• Génie Mécanique et Développement

Dans le cadre des mesures d’accompagnement à la stratégie énergétique nationale, notamment dans le domaine des énergies renouvelables et suite aux différentes discussions et réunions avec les responsables de l’ENIM, le Ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement a décidé (lettre du 31/05/2010) de procéder à une orientation complémentaire dans la formation du cycle d’ingénieur d’Etat au sein de l’ENIM.
Ainsi, dès la rentrée universitaire 2010-2011, une nouvelle option intitulé « Energies Renouvelable » a été mise en place pour les élèves ingénieurs les plus méritants des filières Electromécanique.
Un projet de création d’une filière Energies renouvelables et développement durable, retraçant les différents modules suivant un cahier de charges bien défini a été élaboré à cet effet et remis au Ministère. Des travaux sont en cours pour affiner les programmes et présenter la filière pour accréditation auprès de la Commission Nationale d’Accréditation de l’Enseignement Supérieur Durant les 40 dernières années, l’ENIM a formés prés de 4000 ingénieurs qui opèrent dans tous les domaines d’activité économique et qui occupent des postes de responsabilité de choix. L’ENIM d’aujourd’hui c’est 12 Filières et Options.

Atlas Véhicules Industriels (AVI)

Une entreprise inégalable dans les véhicules industriels

Atlas Véhicules Industriels, est une société qui opère dans le secteur des transports depuis 2005, plus particulièrement dans les véhicules industriels. Elle a la charge de représenter exclusivement la société mère Iveco. Cette entreprise est venue combler un vide de distributeur au Maroc. Elle est toutefois dirigée par un directoire en la personne des frères Madhloum, dont M. Haider Madhloum assume la responsabilité du Président Directeur Général assisté par son frère Abdelamir Dahloum en qualité de directeur Général. C’est une entreprise qui va crescendo et s’est distinguée par l’élargissement de son esprit d’investir dans le secteur. En mai 2011 par exemple, elle a fait preuve de ses bonnes actions en inaugurant la succursale de Meknès. Et ce n’est pas des moindres, parce que son activité s’est approuvée par la mise en fonction de son savoir faire. Occupant une superficie de 4.000 m2 dans la région centrale du pays inscrivant ainsi une extension du réseau Iveco au Maroc. C’est une succursale qui se situe sur la route menant vers Fès et Taza d’une part et de l’autre celle qui mène vers Azrou et Rissani et à l’ouest vers Sidi Kacem, Khemisset et Rabat .Avi est donc au centre avec son siège principal à Casablanca. C’est une structure qui se caractérise par par la mise au point de succursale à Tanger ,doté de magasin et d’usine de production équipés d’instruments de diagnostic modernes pour assister sur place et dépanner rapidement les clients dans la région.
Rappelons que AVI compte progresser dans la mise sur pied d’un ensemble de succursale à travers le pays et que l’esprit d’extension va élargir celle-ci vers d’autres régions comme Agadir, Marrakech et Oujda.
Depuis 2005 donc, date où la carte d’Iveco a pris effet, en remettant le contrat d’exclusivité concessionnaire à la famille Madhloum par le biais de la société AVI. Celle-ci s’en prend donc à assumer sa fonction dans l’option commercialisation et assemblage d’une vaste gamme de véhicules Iveco. Concession qui d’ores et déjà fait ses preuves dans une croissance constante du business Iveco, en augmentant les ventes et en gagnant une bonne part du marché des véhicules dans le secteur de la distribution grâce aux « Daily et Eurocargo » et dans le secteur de la construction avec le « Trakker » qui est leader dans la place En outre, dans le cadre de la stratégie AVI, celle-ci prévoit également une concentration verticale et ce par le développement du groupe en développant le projet « Eurobennes », unité de carrosserie au Maroc qui s’étale sur une surface de 35.000m2 près de l’autouroute Casablanca-Rabat.
C’est donc par cet esprit que la société AVI avait fait des prouesses en 2010 en enregistrant une croissance remarquable de 25% dans le secteur du transport routier et des chantiers. Donnant à l’image Iveco des moyens nécessaires pour relever le défi de la compétitivité régionale et de s’imposer dans le marché aussi bien national qu’africain comme adresse incontournable.

Fiche technique de IVECO
Société du Groupe Fiat Industrial, Iveco crée, produit et commercialise une large gamme de véhicules utilitaires lègers, moyens et lourds, de camions tout terrain, d’autobus et d’autocars ainsi que de véhicules spéciaux pour des applications comme lutte contre l’incendie, les missions tout terrain, la défense et la protection civile.
Iveco emploie plus de 25 000 personnes et exploite dans 11 pays du monde 24 usines qui utilisent d’excellentes technologies développées dans six centres de recherche. Outre l’Europe, la société est présente en Chine, en Russie, en Australie, en Argentine, en Brésil et en Afrique du Sud. Presque 5000 agences et points d’assistance dans plus de 160 pays garantissant une assistance technique en tous points du globe où un véhicule est à l’oeuvre.

Moïse Katumbi Chapwe, l’homme prodige du Katanga

Moïse Katumbi Chapwe, né le 28 décembre 1964 aux environs du lac Moero au sein de l’ethnie Bemba ,d’une mère congolaise et d’un père juif séfarade, Nissim Soriano, qui avait fui entre les deux guerres mondiales l’île de Rhodes ,alors contrôlée par l’Italie fasciste, pour s’établir au Katanga. Son fils Moïse Katumbi qui allait devenir gouverneur de Katanga, avait fait ses études primaires au lycée Kiwele de Lubumbashi et secondaires à la mission de Kapolowe, pour y obtenir un diplôme d’Etat, option «Pédagogie». Il devient ensuite gérant des établissements de son frère aîné, Raphael Katebe Katoto, un homme d’affaires actif dans la politique qui n’allait pas être pris comme référence pour Moïse.
Membre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti dont l’initiateur est le chef de l’État Joseph Cabila Kabange, Moïse Katumbi a été élu en janvier 2007 gouverneur de la province du Katanga, par une majorité écrasante de 94 voix sur 102, après avoir travaillé à l’Assemblée nationale de la République du Congo et à l’Assemblée provinciale du Katanga. En tant que gouverneur, Moïse Katumbi s’est distingué par son opposition à l’expulsion des creuseurs artisanaux qui travaillent sur les terres allouées à des compagnies minières.« Parmi les 100.000 creuseurs artisanaux se retrouvent des intellectuels au chômage, des enfants en mal d’école, mais aussi de nombreux militaires démobilisés. Ces derniers, s’ils étaient privés de leur gagne-pain, pourraient être tentés par l’aventurisme ou par le banditisme pur et simple». Rapporte le journal congolais «La conscience».C’est ce mobile qui l’a poussé à prendre une telle mesure. Il tente depuis à favoriser l’agriculture, qui témoigne d’un retard structurel, et faire promouvoir une autosuffisance alimentaire de sa province en imposant l´école publique gratuite, noyau de développement de toute politique sociale. Il ne cesse dans ce sens de lutter contre les détournements des fonds et la dilapidation des deniers publics.
En tant qu’homme d’affaires, ayant prospéré dans les pêcheries et le transport, il s’y connaît dans le monde des transactions commerciales. Et pas des moindres. Le sport aussi l’intéresse .Il s’est même illustré comme président du club de football Mazembe à Lubumbashi. Club avec lequel il a remporté deux fois consécutives la Ligue des champions Africaine (2009, 2010) et atteint la finale de la Coupe du Monde des Clubs à Abu Dhabi en 2010. C’est l’un des rares présidents de clubs de foot dans le monde qui paie un salaire de près des 50.000 dollars US à ses joueurs. Et cela ne l’a pas empêché d’exercer ses talents dans le domaine de la politique .Ils furent remarqués lors de ses soutiens financiers alloués à Joseph Cabila lors de la campagne électorale 2006. Des gestes qui lui témoignent de sa capacité de gestionnaire et d’opérateur fin politique.
Gouverneur alors, Moïse Katumbi se concentra au premier sur des activités d’ordre social, et fourni notamment l’option de soutien aux cantines populaires à Lubumbashi, mises au service des démunis de la ville. Généreux, il distribue de l’argent aux nécessiteux, sans oublier de faire asphalter plusieurs routes, encourageant de même les agriculteurs ,en mettant à leur disposition une mécanisation agricole apte de leur apporter un plus en leur faisant distribuer des tracteurs pour y parvenir à améliorer le rendement de leurs terres.
Magnanime, le gouverneur du Katanga, élégant dans ses parures, s’en prend à bras le corps à des investisseurs étrangers, en particulier les nord-américains, les persuadant de l’intérêt qu’il y a à venir prendre pied au Katanga. C’est un visionnaire qui sait à qui s’en prendre pour développer sa région. Et c’est avec la réinstauration de la démocratie dans le pays que les affaires ont commencé à reprendre. Entre autres les nouveaux codes miniers qui a libéralisé le secteur minier et qui est aujourd’hui en vigueur dans cette province. C’est ce qui fut remarqué par des investisseurs investissant dans le minier dans cette région du monde.
Désormais, le secteur privé est le plus important au Katanga. Les sociétés Gécamines et Sodimico l’ont couronné par la signature d’accords avec des exploitants miniers qui opèrent sur différents sites en concessions au Katanga. Aujourd’hui la personne de Moïse Katumbi jouit d’une grande popularité auprès des agriculteurs comme celle des artisans creuseurs et des cadres de l’industrie minière. Il est partout et rien ne lui échappe ; il sanctionne, explique, distribue, achète de ses propres deniers des livres d’enseignement des techniques d’agriculture qu’il fait distribuer dans les écoles de la province. A peine élu, il utilise les redevances minières pour équiper des centres de santé et acheter des ambulances, jusqu’à ce que Kinshasa le rappelle à l’ordre pour qu’il renvoie à la gourmande capitale les recettes de la province du cuivre… Sa réputation dépasse les frontières du Katanga, elle s’étend jusqu’au Kivu, au Kasaï et même jusqu’à Kisangani .Et le film de Thierry Michel (Katanga Business), dont il est l’une des figures marquantes, lui donne une envolée jusqu’au Maroc .Une dimension qui risque de lui donner une aura internationale.
Cette notoriété pourrait être dangereuse pour cet homme qui, lors des élections 2006, a été le champion national des voix de préférence, mais qui a aussi échappé à de mystérieux accidents, dont celui où le train d’atterrissage de son avion s’est retrouvé bloqué à l’atterrissage à l’aéroport de Kinshasa…
Revenu au Katanga, après un long exil, Moïse Katumbi crée la société MCK (Mining Company Katanga) qui participe à la privatisation de la Gecamines en obtenant trois gisements miniers importants, à Kinsevere, Tshifufia et Nambulwa, au nord-est de Lubumbashi. Le modèle de partenariat est un classique du genre : la Gecamines garde 20 % des parts, et MCK en obtient 80%. Le gouverneur entend par ces mesures de redynamiser tous les secteurs de l’économie par celui de la mineraie. Cela est possible par la volonté politique. Et cette volonté, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe ne cesse de la manifester par des actes concrets.
M.Moudarir

Défenseur improntu de cause sociales
Moïse Katumbi avait pris position pour les ouvriers en oeuvre dans les mines existantes dans sa province contre l’expulsion catégorique des creuseurs artisanaux qui travaillent sur les terres allouées à des compagnies minières. Ce qui lui en avait fait les louanges de ces derniers : «Parmi les 100.000 creuseurs artisanaux se retrouvent des intellectuels au chômage, des enfants en mal d’école, mais aussi de nombreux militaires démobilisés. Ces derniers, s’ils étaient privés de leur gagne-pain, pourraient être tentés par l’aventurisme ou par le banditisme pur et simple » .

Portrait : Ahmed Benjilany: Un manager discret qui relève des défis

Si Ahmed est l’un de nos géologues nationaux qui a dédié sa carrière au travail pur et dur. Son humanisme et son sens développé du relationnel ont fait qu’il a été l’un des premiers responsables à avoir cru à l’humain et aux ressources humaines comme base de tout développement. C’est ainsi de ce précieux minerai que l’homme va extraire à même son sens du contact et forgera un comportement qui fait de lui, aujourd’hui l’incontestable décideur aux dimensions humaine et responsable.
Benjilany
Alors qu’en 73 il sortait d’un des prestigieux lycées de Rabat, un bac Science Ex. dans la poche, il va vers ce qui deviendra plus tard sa destinée et sa profession voire son quotidien. Et tout débutera à l’ENIM dont il sortira encore, en 78 ingénieur pour prendre son envol et aller conquérir les fins fonds de la sciences à l’ENSG de Nancy (France) où il décrochera un diplôme d’ingénieur géologue en 83 puis de Docteur ingénieur en 85.
De retour au pays, il est ingénieur attaché de direction (Direction Mines), au ministère de l’Energie et des Mines (85 – 87). De 87 à 92, Si Ahmed sera Directeur Technique à la CADETAF dont il deviendra directeur général de 92 à 95. A partir de 95 le parcours de M. Benjilany allait connaître un réel détour qui opérera une conversion qui marquera à jamais la carrière et l’homme. De 1995 à 2002, il est Chef de la Division des Ressources Humaines au MEM. C’est là où il s’éloignera sensiblement de sa vraie spécialité, s’éloignant de son premier amour, la géologie, pour prospecter et puiser dans des Mines de compétences de management et de comportement managerial. C’est là où il opérera une brillante entrée à l’AGEF qu’il connaît déjà depuis 95 comme membre puis il en assurera la présidence entre 1999 et 2003, avec au passage, une adhésion, en 2000 à l’Observatoire Marocain de l’Administration Publique (OMAP). Sportif régulier et homme d’une grande culture, Si Ahmed est nommé Directeur des Ressources Humaines du BRPM et de l’ONAREP à compter d’avril 2002 et il assurera au même poste à l’ONHYM en 2006. En novembre de la même année, M. Benjilany va renouer avec sa passion première. Il est ainsi nommé Directeur Général de la Société Anonyme Chérifienne des Etudes Minières (SACEM). La société, alors en souffrance, connaîtra ainsi une relance remarquable et repartira sur de nouvelles bases. Cette reprise d’activité réussie couronnera ainsi les efforts de l’homme qui, chaque fois se retrouvait là où ça ne marchait pas. N’est-il pas réputé pour être le cerveau du redressement économique des entreprises minières comme en témoigne les cas de CADETAF en 1986 et SACEM en 2006, sa contribution à la réussite de la fusion ONAREP / BRPM ou encore toutes ses actions, solutions et stratégies organisationnelles au département des Ressources Humaines et ce n’est pas fini. Parole d’un vieux routier…
A. Dades