Gestion macroéconomique et corruption

TOUS les pays offrant des ressources naturelles importantes n’offrent pas nécessairement un cadre attirant pour les investissements directs étrangers pour profiter des possibilités de création de revenu fiscal; non plus, les compagnies minières, en particulier lorsqu’elles sont nationalisées, ne sont pas toujours gérées avec l’efficacité financière et industrielle correcte. Les économies dépendant sur leurs ressources minérales ont plus souvent des problèmes de gouvernement et de corruption que les économies non minières.

De plus, les conséquences négatives d’une mauvaise gestion macro-économique peuvent se faire sentir plus durement dans le cadre d’une économie minière que non minière. La présence d’une mine va gonfler les salaires et maintenir un taux de change élevé ce qui empêchera d’autres secteurs d’être compétitifs internationalement et de participer à la croissance à l’exportation. Le coût d’une mauvaise gestion macro-économique est élevé lorsqu’on considère l’apport fiscal important de la mine et en particulier si on pense que les ressources minières ne sont pas renouvelables.

Impact Socioculturel : les activités minières peuvent avoir un impact négatif sur le mode de vie des habitants, avec des conflits socioculturels au moment du développement de la mine dans des zones rurales ou « sauvages ».

Développement économique : les salaires plus importants des mineurs peuvent provoquer une augmentation des prix locaux — avec le pauvre à la traîne ; et de plus, le pauvre et la population des non mineurs peuvent n’avoir qu’un accès limité aux services fournis par la mine.

Obstacles à la restructuration économique et fermeture de mine : les pertes énormes des mines nationalisées, spécialement le charbon, ont été un obstacle important à la restructuration économique et au redressement surtout dans l’Europe de l’est et l’ex Union Soviétique. La fermeture de mines non rentables a ajouté à la pauvreté spécialement dans les communautés à économie unique et régions minières. Outre les pertes de travail pour la population locale, les services essentiels originalement assurés par la mine — transport, énergie et eau par exemple cessent, avec un effet particulier sur le pauvre et les groupes vulnérables. Les fermetures de mines ont également affecté d’autres pays comme la Zambie, la Bolivie, la Namibie et les Philippines.

Que peuvent faire les pays pour maximiser les bénéfices de la mine pour réduire la pauvreté ? Ils peuvent passer par six étapes pour retirer le bénéfice maximum de la mine en vue de réduire la pauvreté.

-Récolte des données sur l’industrie minière et ses conséquences fiscales, économiques, sociales et environnementales. Ceci comprend la récolte et le classement de données précises pour une industrie minière à l’échelle commerciale et petite ou artisanale. Ces données peuvent comprendre la dimension des mines, leur emplacement, la production, les chiffres d’affaire, les investissements, la main d’oeuvre, les exportations, les importations, les ressources locales en matériel et les résultats financiers. Veuillez noter que l’absence de données géologiques peut freiner les investissements privés dans le secteur minier d’un pays négligeant ainsi l’utilisation de ressources existantes pour le développement économique. De même, les pays doivent surveiller les impacts sociaux et environnementaux dans les communautés et les régions affectées par les mines, et en particulier par la fermeture des mines.

-Établir un système sain de réglementations minières et d’octroi de licences pour les mines importantes. Ceci signifie un accord équitable avec accès facile et dégagement responsable, une politique fiscale saine et l’élimination des mines nationalisées subsidiées (MNS), ou, si elles existent, leur privatisation.

-Garantir des politiques macro-économiques saines de manière que les pays riches en ressources minérales profitent de l’impact que leur développement peut avoir sans bloquer les secteurs non miniers et perdre des opportunités.

-Attirer les investissements du secteur privé et encourager les développements privés par le biais de lois et réglementations appropriées. Les questions de propriété, utilisation des terres et de l’eau, les normes socio-environnementales, et les responsabilités doivent être clairement définies et correctement appliquées et surveillées. Dans un cadre réglementaire fiable, il y a un potentiel important de développements en aval, et d’activités économiques parallèles avec les fournisseurs et raffineurs, en particulier pour les entreprises petites et moyennes, qui à leur tour peuvent créer des possibilités d’emploi pour les non mineurs des zones avoisinantes.

-Insister sur un plan de fermeture de mine le plus tôt possible — de préférence avant le début de l’extraction, en aidant à la création du cadre local de gestion et d’administration et en créant et mettant en application les règlements appropriés et la supervision de la fermeture de la mine.

-Alléger les risques socioculturels, sanitaires et environnementaux pour la population de la mine par l’information et l’éducation, de même que par des accords avec la compagnie minière pour qu’elle assure des conditions de travail acceptables en aidant à l’établissement d’une infrastructure de communauté, de santé et d’éducation correcte et accessible. La clé à l’allégement de ces risques est l’instauration et la surveillance de normes appropriées. Il est important toutefois de ne pas demander à la compagnie d’investir dans des services qui sont typiquement de la responsabilité du gouvernement tels que par exemple santé et éducation, mais plutôt de trouver un accord de partenariat public / privé qui fait bon usage de la capacité d’investissement de la compagnie sans qu’elle ne prenne le contrôle du rôle de l’Etat.

Rédaction

Industrie minière et développement humain

L’industrie minière est une industrie unique de par l’impact complexe qu’elle peut avoir sur le développement économique local, sur l’environnement, sur les profils socioculturels souvent typiques des vastes zones minières d’un pays ou d’une région particulière.

Ce chapitre aborde les quatre aspects de la pauvreté -opportunité économique, possibilités, sécurité et transfert de pouvoir-dans le contexte de deux formes différentes de mines : d’abord mines à grande échelle et puis mines à échelle réduite ou artisanale. Les deux présentent un contexte très différent d’opportunités et de risques associés à l’exploitation des ressources naturelles sur les différents niveaux de pauvreté. Suivant le problème soulevé – par exemple l’eau, l’environnement, la santé, les transports, le développement du secteur privé et la gestion macroéconomique, nous suggérons de consulter les chapitres spécialisés de l’ouvrage de référence.

Qui doit utiliser ce chapitre ?
Ce chapitre est conçu comme une aide aux législateurs des pays où la mine a la possibilité d’influencer sensiblement les profils de pauvreté régionaux et nationaux — soit en aidant à réduire le niveau de pauvreté, soit, si elle n’est pas correctement gérée, en créant des risques auxquels les pauvres seraient particulièrement exposés. La liste de ces pays figure en annexe 1 à ce chapitre. Le secteur minier d’un pays aura une influence sur la stratégie de réduction de la pauvreté si une ou plusieurs des situations suivantes se présentent : La contribution du secteur minier dans l’ensemble de l’économie du pays est suffisamment importante pour justifier une attention spéciale : Car elle peut assurer au gouvernement des ressources budgétaires pour les programmes de réduction de la pauvreté et a la possibilité d’agir comme un catalyseur puissant dans le développement du secteur privé de la région. Car par la suite d’une restructuration de la mine ou d’une fermeture, les conséquences sociales et environnementales doivent être mitigées sous risque de frapper sensiblement le pauvre ou d’augmenter les profils régionaux de pauvreté.

Dans ce contexte, « Important » signifie que la part approximative du secteur minier est une des suivantes :

-10 % du revenu fiscal ;
-15-25 % des revenus
à l’exportation
-3-5 % du produit national brut (PNB) ou
-10-15 % de la main- d’oeuvre

Un pays n’a pas encore d’industrie minière ; toutefois, le développement de ses ressources naturelles semble être la seule option, ou une option clé, pour son développement. Un exemple est le Mali qui en 1990 n’avait pas de mine en exploitation ; dix ans plus tard, il y en a deux avec une troisième en cours de développement, et l’exportation de minerais est devenue l’article d’exportation le plus important, ce qui contribue sensiblement au revenu fiscal et aux résultats économiques du Mali. Les indices d’une telle situation doivent être les données géologiques qui devraient démontrer la possibilité pour un secteur minier de tenir un rôle important dans l’économie du pays.

Un pays a des noyaux de mines à échelle réduite, avec une population essentiellement itinérante. Si ces noyaux constituent ensemble une population de 50 000 individus ou plus, un gouvernement pourrait envisager de consolider ces efforts car les conséquences sociales et environnementales de même que les conflits culturels et politiques pourraient être explosifs.

Impact fiscal et revenu en devises étrangères

Une industrie minière commerciale peut représenter une source importante de revenu en devises pour un gouvernement de même que de recette fiscale. Lorsqu’elles sont bien gérées, les rentrées en devises et les taxes produites par la mine peuvent être utilisées par les gouvernements pour la croissance économique générale et comme source de financement pour supporter les budgets nationaux dans le secteur social et des programmes de réduction de la pauvreté. L’impact fiscal important de la mine se retrouve dans des pays tels que le Chili, le Mexique, Botswana, le Ghana, l’Afrique.

La mine à échelle réduite fournit de l’emploi à environ 13 millions de travailleurs et à leur famille de par le monde, en particulier dans des pays tels que la Bolivie, le Brésil, Burkina Faso, la Chine, la Colombie, le Congo, le Ghana, l’Équateur, l’Inde, l’Indonésie, Madagascar, la Tanzanie et la Thaïlande. L’industrie minière commerciale assure de l’emploi et de la formation aux travailleurs et peut représenter une source importante de services sociaux aux populations lointaines. Toute forme d’industrie minière peut être accompagnée d’une croissance de l’activité de petites et microentreprises, qui assurent les fournitures et services aux compagnies minières, aux mineurs et à leur famille créant ainsi des revenus supplémentaires importants.

Pierres des fées

Nom donné par défaut à des roches sédimentaires trouvées dans une ancienne carrière de phosphate: Youssoufia au nord de Marrakech.

Composition:
Si (silicium) 43,4% soit SiO2 (dioxyde de silicium) 93% Traces de phosphate, phosphore 0,27% (peut-etre causées par l’enduit blanc présent sur la pierre, trouvée dans les phosphates) densité: 2,6

Les pierres des fées sont proches du silex. Les pierres des fées du Maroc seraient de l’Yprésien (étage le plus ancien de l’EOCENE durant l’Ere Tertiaire) 55 – 49 millions d’années.

Les pierres des fées ont des formes courbes, bombées laissant libre cours à l’imaginaire, on peut y voir des enlacements, des personnages, des madones…

Mes pierres de fées sont nettoyées manuellement pour enlever le phosphate qui les couvre, pas de bains dans des produits corrosifs afin de préserver la pigmentation naturelle (couleur «rouille» ou parfois rose résultant de l’oxydation).

En lithothérapie:
Pour les femmes qui ne se reconnaissent pas dans les stéréotypes sociaux et qui pourraient se sentir dévalorisées, blessées. Permettrait de reprendre contact avec la féminité intérieure, de redonner confiance en soi. Chance, porte bonheur, protection, fécondité (abondance).

Mines :

les États-Unis visent le Cameroun

Le secrétaire général de la présidence de la République camerounaise, Ferdinang Ngoh Ngoh, a reçu en audience mardi, 2 juillet 2013, l’ancien secrétaire d’Etat adjoint américain, John Negroponte pour parler essentiellement affaires. Concrètement, les Américains sont intéressés par le développement des infrastructures et surtout du secteur minier qui, selon John Negroponte, « gagnerait à être davantage exploité au service du développement du pays et du bien-être des populations ».

Seulement, aucun détail n’a été donné sur les infrastructures à développer, ainsi que les projets miniers à explorer.

Nommé secrétaire d’Etat adjoint en 2007 par le président George W. Bush, John Negroponte, a été ambassadeur des Etats-Unis à l’Onu, en Irak, au Mexique, au Honduras et au Nicaragua.

Selon le quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune, il est venu au Cameroun avec plusieurs hommes d’affaires américains.

Zeïda:

Quelle réhabilitation?

L’activité minière a été de longue date l’un des piliers fondamentaux de l’économie marocaine, et le secteur des métaux a connu lui aussi un développement substantiel depuis 1919 jusqu’en 1982. Dans ce cadre la production marocaine en matière de plomb avait dépassé en 1980 les 170.000 t de concentré, représentant 3,5 % de la production mondiale.

Les mines de la Haute Moulouya (districts Aouli – Mibladen – Zeïda) ont largement contribué à la production nationale en matière de plomb extrait dans cette région. Aujourd’hui dans l’abandon.

Situé sur les berges de l’oued Moulouya, le district minier de Zeïda , d’une superficie de plus de 600 km2, a été de 1972 à 1985 le siège d’une exploitation intense à ciel ouvert de minerai de plomb.

La mine de Zeïda, qui fait naître dans son giron une densité humaine cantonnée dans un faubourg où transitent humains et de marchandises venant de régions de Khénifra et de Meknes .C’est une agglomération regroupant une densité humaine importante, et qui fait pendant de la mine située dans une vaste plaine de 1300 m d’altitude.

La région, à climat aride froid, de nature montagnarde (précipitations moyennes annuelles de 300 mm), est caractérisée par de fortes pluies pendant les mois d’avril et de mai. L’oued Moulouya, qui traverse Zeïda, est caractérisé par un débit moyen annuel de 5,5 m3/s, et draine des terrains de pente faible (0,7%) .

Comme toute industrie extractive, l’exploitation des ressources minérales (extraction et valorisation) dans la région de Zeïda, a probablement généré à tous les stades un certain nombre d’impacts environnementaux et a porté atteinte aux différents éléments de l’environnement par ses effets directs et indirects.

Pour un développement des ressources minières
En effet, la protection de l’environnement n’était pas une préoccupation prioritaire au cours de l’activité de la mine, et même après l’arrêt du centre minier, le district minier a été abandonné sans être réhabilité. D’ailleurs, dans le code minier marocain, il n’y a pas de dispositions obligeant tout titulaire d’actes miniers de prendre des mesures nécessaires pour parer aux conséquences pouvant découler de son activité.

La contamination des eaux de surface, des sédiments, des sols et des plantes par l’activité minière passée ne surprend presque personne dans le voisinage du centre minier d’Aouli, abandonné et laissé à l’état tel qu’il a été en activité continue aujourd’hui à occuper une main d’oeuvre d’esprit artisanal.

L’incidence donc du centre minier abandonné de Zeïda sur l’environnement a porté, d’une part, sur le diagnostic de l’état actuel de l’environnement réalisé à proximité du district minier de Zeïda, abandonné sans réhabilitation dans la Haute Moulouya. La contamination des eaux de surface, des sédiments et des résidus miniers par les éléments traces métalliques laisse paraître dans des échantillons d’eau et de sédiments prélevés le long de l’oued Moulouya des degrés élevés de pollution par Pb et As avec des valeurs maximales respectives de 5547 g/t et 192,2 g/t pour les résidus miniers, 2277,4 mg/kg et 34,01 mg/kg pour les sédiments, et 130 ?g/l et 199,6 ?g/l pour les eaux de surface.

Les concentrations dans les eaux dépassent largement dans certaines stations les normes de potabilité (norme de l’OMS, norme marocaine), alors que dans les sédiments, les teneurs en Pb dépassent celle considérée comme naturelle, et les teneurs en As dépassent la moyenne mondiale des sédiments des rivières. Les résultats montrent la dégradation de l’environnement au voisinage du centre minier abandonné. Les résidus de traitement constituent dans ce sens la principale source de pollution et les sédiments constituent une réserve potentielle de polluants.

L’uranium nigérian fait bonne mine

C’est parti ! La ville reine, Toronto, est aujourd’hui une adresse où la mine africaine fait exposer sa matrice nourricière. C’est à la foire internationale de l’industrie minière, organisée par la Prospectors and Developers Association of Canada (PDAC) que le produit africain fait parler de lui. Il s’agit d’un regroupement représentant les intérêts des compagnies minières canadiennes.

La PDAC, créée en 1932, est un poids lourd dans l’industrie minière au pays de la feuille d’érable. Elle pèse sur l’ensemble du territoire canadien plus de 9.000 membres individuels et 1.254 membres corporatifs. Cette association doit sans doute une partie de sa réputation à sa capacité de réunir lors de cet événement, un nombre impressionnant d’acteurs de ce secteur minier dans la ville où précisément s’effectue au niveau mondial, une transaction sur trois.

Lors de la dernière édition, 63 gouvernements étaient présents (y compris provinciaux comme Québec et Ontario pour le Canada), 125 pays représentés et 668 stands réservés. Mentionnons à toutes fins utiles que le Canada détient une réputation solide dans le secteur minier. L’on trouve dans ce pays trois-quarts des sièges sociaux des entreprises minières dans le monde.

États cherchent investisseurs
La grande attraction est incontestablement l’espace d’exposition – appelé ici le Trade Show. Tel que nous le mentionnions plus haut, différents acteurs de l’industrie sont là, aussi bien des entreprises louant des avions ou vendant des équipements de télécommunication que des institutions universitaires à l’image de l’Université Lorraine en France. « Nous sommes ici pour promouvoir nos formations et trouver des stages et emplois pour les étudiants que nous avons formés», nous confiait Yann Gunzburger, maître de conférences à l’Ecole des mines de Nancy. Intéressant !

Mais ce qui nous a le plus marqué, c’est l’effort fourni tant au niveau du personnel que de l’animation par les différents États lors de cette rencontre. Ces États venus de tous les continents poursuivent le même objectif : signifier que leur pays, leur territoire offre de superbes opportunités dans le domaine minier. Tous ces représentants étatiques chantent à l’unisson : nos mines valent de l’or ! Du côté de l’Amérique du Nord, le principal représentant s’appelle Canada. Le pays est largement représenté aussi bien par le gouvernement fédéral que par les différents gouvernements provinciaux notamment la Saskatchewan, l’Ontario, la Colombie Britannique et le Québec. Avec le Plan Nord, vaste projet de développement du Nord de la province canadienne, il nous semblait évident que la présence du Québec visait d’abord à promouvoir ce plan. Mme Andrée Marguerite Latour explique qu’en réalité, leur objectif est avant tout de faire la promotion du Québec minier. Le Québec présent à cet évènement depuis plusieurs années, est particulièrement intéressé par « les gens qui cherchent à investir ici en particulier les Chinois et les Sud-américains », comme le souligne Mme Latour avant d’ajouter : « Beaucoup d’étrangers qui cherchent à faire du benchmarking viennent également nous voir ».

En tout cas pour Andy Barnicoat, fonctionnaire australien, c’est clair : « Nous sommes ici pour attirer les investisseurs en Australie ». Cette dernière a été en 2012 le pays où ont été effectués les plus importants investissements miniers, d’après une étude préparée pour cette rencontre. Le montant s’élève à 105 milliards de dollars.

L’Asie, pour sa part, est parfaitement représentée par les deux pays les plus populeux, l’Inde et la Chine. Là encore, on est présent pour « se faire voir ». Au niveau du kiosque du gouvernement chinois, l’on vous suggère de prendre part à la China Mining Congress & Expo 2013 à Tianjin du 2 au 5 novembre.
… Et nous le savons (?)

L’Afrique n’est naturellement pas en reste. Regroupés par l’organisation Mine Africa Inc., quatre pays africains sont présents via leur ministère des mines (Burkina Faso, Cameroun, Niger et Sénégal). Le Niger est actuellement le 4e producteur mondial d’uranium au monde, mais le pays aspire à l’horizon 2016 devenir le 2e voire le 1er au monde. Ceci grâce à la mine d’Imouraren qui produira 5.000 tonnes par an . L’État Nigérien va aller à hauteur de 33 % dans l’acquisition des parts du capital de l’entreprise . C’est un projet qui nécessitera 2 milliards de dollars d’investissements et qui sera fait en partenariat avec Areva.

Même son de cloche du côté de la Namibie dont le gouvernement encourage des joints- ventures (coentreprises). Il est évident que cela fait trop longtemps que les Africains sont marginalisés dans l’exploitation de ressources naturelles qui sont pourtant dans leurs sols et sous-sols. Il est temps que les pays africains, à l’aube d’un véritable décollage de l’industrie minière, s’organisent pour qu’il en soit autrement.

A.E/Rédaction

Comment développer un secteur minier

Lors de la création d’une section sur l’industrie minière pour un Rapport sur la stratégie de réduction de la pauvreté (RSRP), le législateur doit concentrer son attention sur: récolte des données importantes pour comprendre l’impact actuel et potentiel, les risques, les opportunités de ce secteur dans son pays et discuter les résultats et identifier les priorités d’interventions dans le processus de consultation. Suivant la société civile du pays, ceci comprend les organisations environnementales non-gouvernementales (ONG), les syndicats, les associations industrielles, et autres parties impliquées. Dans la plupart des cas, il serait très utile que ce processus soit dirigé par le ministère des Mines ou le département des Mines. En général, ces départements ont acquis une expérience de cette industrie et seront prêts à participer à l’établissement d’une politique de réduction de la pauvreté.

Presque toujours une coopération constructive peut se créer entre le secteur privé des mines à grande ou petite échelle de manière que les données et l’expérience disponibles puissent être utilisés pour créer des possibilités réalistes de développement d’un secteur minier dynamique.

L’industrie minière peut aider à réduire la pauvreté de diverses manières, essentiellement par la génération de revenu et par la création d’opportunités de développement d’industries latérales ou secondaires :

Développement de l’économie locale
On peut dire que les grandes mines investissent beaucoup dans le développement de l’économie locale en assurant la formation, des services publics tels que l’éducation et les services de santé et des biens publics tels que l’eau propre, transports, énergie et infrastructure. Dans les pays avec larges ressources en charbon, tels que l’Afrique du sud, la Chine, et l’Inde, le charbon est une source d’énergie importante qui contribue au développement économique. Dans les pays aux hivers rigoureux tels que la Russie, Ukraine, Mongolie et Kazakhstan, le charbon est essentiel au chauffage.

Conséquences négatives possibles sur le pauvre
La mine, de même que la fermeture d’une mine lorsqu’elle n’est plus viable, peut également créer la pauvreté et affecter dans le mauvais sens les conditions de vie du pauvre et des autres groupes vulnérables. Des dommages à l’environnement sont possibles par la petite et la grande exploitation minière. La pollution et la restriction de l’eau, la gestion de la fermeture, le bruit, la poussière, et la perturbation du paysage sont des questions qui peuvent affecter la santé et la vie du pauvre et des groupes vulnérables qui sont peu mobiles et sans moyen de combattre les impacts négatifs.

Les conditions de vie très souvent dures des mineurs dans les petites et les grandes mines, en parallèle avec un manque d’information et d’éducation sur la prévention peuvent contribuer à une prolifération du sida et autres maladies contagieuses parmi les mineurs et leur famille. De même, les accidents du travail et les risques de maladies — cancer du poumon par exemple — réduit l’espérance de vie du mineur et souvent met les familles dans des situations précaires.

Mauvaise conjoncture pour les cimentiers

Les prémices du ralentissement du secteur cimentier ressenti depuis 2009 se sont confirmées en 2012 puis accentuées en 2013, suite au repli des mises en chantier. Les secteurs de l’immobilier et du bâtiment et travaux publics (BTP), qui évoluent sur une courbe descendante depuis le début de 2009, semblent s’installer dans la crise.

C’est ce qui ressort des statistiques concernant la consommation du ciment, principal baromètre de ces secteurs, pour le compte du premier semestre de l’exercice en cours, et qui font état d’une régression de l’ordre de 12,6%. A l’origine de cette contre-performance, le recul des grands chantiers d’infrastructures et des projets immobiliers. Un recul auquel seules deux régions sur les seize répertoriées ont pu échapper, à savoir Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et Doukkala-Abda qui ont enregistré des augmentations de la consommation respectivement de 18,3 et 9,4% par rapport à la même période de 2012.

D’un autre côté, ce sont les régions de Guelmim-Smara et Tadla-Azilal qui ont été les plus touchées par les fortes baisses avec respectivement -48 et -26,2%. En ce qui concerne le Grand Casablanca, région qui s’accapare la part du lion de la consommation nationale de ce matériau, et détient le record des ventes avec 1,229 million de tonnes au premier semestre 2013, a enregistré un recul de 15,5%. En effet, le chiffre d’affaires des cimentiers étant étroitement lié au marché de l’immobilier et du BTP, a été impacté par la stagnation de l’activité. En outre, ce qui complique de plus en plus la tâche pour les acteurs de ce secteur, c’est que cette année la période «sèche», qui connaît les plus importantes mises en chantier, très attendue par les promoteurs, coïncide avec le mois du Ramadan et les fêtes religieuses, ce qui ne manquera pas d’accentuer la tendance baissière de l’activité.

Après avoir enregistré une croissance à deux chiffres entre 2006 et 2008, le secteur du ciment affiche un tassement depuis 2009. La consommation nationale de ciment évolue, en effet, selon un taux de croissance annuelle moyen de 10,8% depuis 2006 pour s’établir à 14 MT en 2008. En revanche, à compter de 2009, la demande a affiché des signes de ralentissement. Cette situation s’est accentuée en 2012 suite au repli des mises en chantiers qui coïncidait avec la montée en régime du nouvel entrant, à savoir Ciment de l’Atlas. Outre l’arrivée d’un nouveau concurrent, les cimentiers et l’ensemble des acteurs du secteur ont subi les répercussions de la décision de l’Etat d’opter pour des coupes drastiques dans les budgets d’investissement de la majorité des ministères, mais aussi du durcissement des conditions d’octroi des autorisations de construction et de la lutte contre le logement informel.

L’institution depuis janvier 2013 de taxes sur le sable et sur le rond à béton, venues en sus de l’augmentation de la taxe spéciale sur le ciment appliquée par la loi de Finances 2012, devrait avoir un rôle important sur le ralentissement des ventes de ciment.

Les carrières dans leurs multiples dimensions

Une carrière est un endroit d’où sont extraits des matériaux de construction: pierres, sable ou différents minéraux non métalliques ou carbonifères. Le chantier se fait à ciel ouvert, soit «à flanc de coteau» ou «en fosse» (jusqu’à une centaine de mètres de profondeur parfois).

Les carrières peuvent être souterraines ou sous-marines. Elles exploitent des roches meubles (éboulis, alluvionnaires)ou massives (roches consolidées sédimentaire (calcaires et grès), éruptive ou métamorphique ‘granite,porphyres,gneiss,amphibolites,quartzites,schistes,basaltes)

Le terme «carrière» désigne également une installation industrielle complète comprenant : un lieu dextraction et les machines servant à traiter la roche extraite (le matériau en «tout-venant», c’est-à-dire non trié), des hangars, des ateliers où sont coupés et taillés les blocs de roches. La distinction entre mine et carrière tient à la nature du matériau extrait (stratégique ou précieux pour la mine, de moindre valeur pour la carrière). Le mot vient du bas latin quadrus, «carré» (sous-entendu: quadrus lapis, «pierre carrée» pour la pierre de taille).

Carrière de pierres à ciel ouvert située L’homme a commencé à creuser le sol avec des outils rudimentaires, en bois, corne ou os pour les sols meubles, en silex, pour les roches. Pour façonner les roches tendres, il a donc eu recours à des outils de roches dures. Mais pour façonner les roches dures, il a du attendre l’avènement des métaux, des abrasifs puissants comme le diamant, puis celui des explosifs .

Les premières exploitations se sont faites naturellement, il y a plus de 5000 ans, par ramassage des pierres à la surface du sol. Des pierres prélevées à l’état brut sont utilisée dans la construction des mur en pierre sèche. Les cailloux arrondis des rivières sont un matériau de choix mais sont difficile à mettre en oeuvre sans mortier, on les cimente donc au moyen de mortiers d’argile, prélevée sur place quand cela est possible . La recherche de pierres de plus en plus en profondeur conduit à l’établissement des carrières à ciel ouvert ou souterraines. Ainsi au néolithique déjà, dans les minières néolithiques de silex de Spiennes(Hainaut), des hommes contemporains des dolmens creusent des puits et des galeries pour se procurer le silex de la craie plus facile à mettre en oeuvre que les cailloux roulés inclus dans les limons .

Dans le monde antique, s’impose progressivement la nécessité de trouver des pierres les plus aptes à leur destination. Le travail d’extraction et de débitage des pierres se fait en plusieurs étapes: après le travail de «dé-couverture» des bancs de pierre propre à produire les pierres, dures ou tendres, compatibles avec leur destination, démarre le travail d’extraction lui-même. Afin de détacher les blocs que l’on pourra façonner, le carrier fait dans des cas très rares, appel à des strates et fissures naturelles, plus souvent il doit creuser des rainures, au pic, délimitant le volume et la forme des pierres telles qu’elle devront être réalisée D’après Eugène Viollet-le-Duc, les Romains sont les plus intelligents explorateurs de carrières qui aient jamais existé. «Les constructions de pierre qu’ils ont laissées sont élevées toujours avec les meilleurs matériaux que l’on pouvait se procurer dans le voisinage de leurs monuments. Il n’existe pas d’édifice romain dont les pierres soient de médiocre qualité; lorsque celles-ci faisaient absolument défaut dans un rayon étendu, ils employaient le caillou ou la brique, plutôt que de mettre en oeuvre de la pierre à bâtir d’une qualité inférieure; et si l’on veut avoir de bonnes pierres de taille dans une contrée où les Romains ont élevé des monuments, il ne s’agit que de rechercher les carrières romaines».

Les outils du carriers romains consistaient en pics,coins,leviers pour l’extraction, scies pour le débitage des blocs, ciseaux et marteaux,masses ou maillets .

La Rome antique, le Moyen âge,la Renaissance, jusqu’au XIXe siècle font un usage massif de la pierre naturelle dans des architectures prestigieuses.

Aux techniques traditionnelles d’abattage, par saignée au pic, au coin, à la masse réalisées à bras d’homme, succède le travail mécanique et «aveugle» des machines: la frappe mécanique du marteau piqueur, la scie à chaîne (haveuse), la perforatrice rotative (de la tarière au rotary), le marteau perforateur, le jet d’eau sous pression voir le laser de puissance .

La pierre cesse d’occuper la place prépondérante multiséculaire qu’elle a occupé dans la construction avec l’invention du béton (la pierre artificielle), plus facile à mettre en oeuvre.

Les pierres de construction (ardoises, pierres taillées dites dimensionnelles, pierres tombales et ornementales) ne représentent qu’une infime, mais lucrative part de la production de roches. Au Maroc si l’on considère l’ensemble des roches abattues, les carrières dépassent en tonnage la production des mines. On extrait chaque année plus de 200 millions de tonnes de matière minérale rocheuse (en excluant les alluvions, moraines et autres emprunts de terrain meuble, qui représentent encore davantage) – la pierre à ciment et gypses, les granulats de béton, routes, ballast, les blocs pour enrochement (digues à lamer, ravaux portuaires etc.