SOLAIRE EXPO MAROC 2015

SOLAIRE EXPO MAROC est le Salon International de l’Energie Solaire et de l’Efficacité Energétique qui répond aux enjeux et aux défis énergétiques présents et à venir du Maroc et en Afrique!

Solaire Expo 2015

SOLAIRE EXPO MAROC est le premier salon international au Maroc dédié exclusivement à l’énergie solaire et à l’efficacité énergétique où les acteurs de ce domaine, nationaux et internationaux, publics et privés se donnent rendez-vous pour mettre en lumière leurs  solutions, offres de produits et services, et leurs expériences.

Accueillant en 2014 plus de 70 exposants et près de 4000 visiteurs professionnels de différents secteurs et issus de plusieurs pays du monde entier, SOLAIRE EXPO MAROC est devenu un véritable hub régional, et s’est donné comme promesse de faire du Maroc le centre névralgique de l’énergie solaire et de l’efficacité énergétique dans les pays du sud, tout en  apportant une forte valeur ajoutée pour les sociétés marocaines et étrangères intéressées  par le marché Marocain et africain.

SOLAIRE EXPO MAROC est devenu un rendez-vous annuel incontournable B to B par excellence pour les acteurs (fournisseurs, distributeurs, décideurs et consommateurs) engagés dans la voie des alternances énergétiques. Sur un espace d’exposition de plus de 4000 m², le salon accueillerait près d’une centaine d’exposants et plus 6000 visiteurs venus des quatre coins du monde. Vitrine de toutes les filières de l’énergie solaire et de l’efficacité énergétique, SOLAIRE EXPO MAROC met en exergue les potentialités incommensurables du Maroc et de l’Afrique leur permettant d’échanger et de renforcer leur coopération dans le secteur avec le reste du monde.

SOLAIRE EXPO MAROC, une plateforme d’échanges au service de la recherche et  de l’innovation

SOLAIRE EXPO MAROC se démarque également par son caractère scientifique, eu égard à son engagement dans la réflexion pour le développement du secteur. Cet engagement se matérialise par la tenue d’une série de conférences, workshops et tables rondes durant le salon, lesquelles réuniraient nationaux et internationaux, privés et publics, permettraient ainsi d’approfondir la réflexion sur l’énergie solaire et l’efficacité énergétique et de partager des expériences réussies. 

A travers ces conférences et workshops, les acteurs et les décideurs nationaux et internationaux débattront sur les potentialités du Maroc en tant que porte-étendard du continent africain, les opportunités en Afrique, les aspects techniques et environnementaux, le cadre juridique…

Ainsi, dans le cadre de sa stratégie visant à contribuer au développement de l’énergie solaire et de l’efficacité énergétique au Maroc, Solaire Expo Maroc lance pour la seconde fois le «Concours Universitaire de la Recherche et l’Innovation (CURI)» en énergie solaire et en efficacité énergétique. Le prix vise à mettre en valeur et récompenser des projets d’excellence innovants développés au Maroc…

« Nous espérons à travers le salon Solaire Expo franchir un pas supplémentaire,  contribuer au développement du secteur des énergies renouvelables au Maroc, mais, également proposer des moyens d’emprunter pour les pays africains des raccourcis pour cette ambition gigantesque, mais, vitale qui est celle de l’alternance des sources et de l’autonomie d’énergie», souligne Rachid BOUGUERN, Initiateur et Directeur du Salon. 

Pour plus d’informations, consultez le site www.solaireexpomaroc.com

Contact organisateur Solaire Expo :
AICOM EVENTS
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www.solaireexpomaroc.com

Gestion de l’éclairage par Wifi, une première au Maroc

En deux temps trois mouvements, vous pourrez changer l’intensité et la couleur de la lumière. C’est nouveau et vendu par une entreprise marocaine.

Le marocain Conceptual Lighting Company (CLC) vient de lancer «iLight», première ampoule LED Wifi intelligente au Maroc et en Afrique. Selon le fabricant, le concept est simple et efficace : iLight permet de contrôler librement l’éclairage grâce à la technologie Wifi (via télécommande ou smartphone).

Deux gammes d’ampoules LED design ont été développées pour répondre aux différents besoins. D’abord la iLight «Variation de blancs»qui permet de gérer toutes les ampoules de la maison par zones bien distinctes (Salon, chambre, Hall, cuisine …) en jouant de manière individuelle ou groupée avec l’éclairage.

Ensuite, il y’a la iLight «Variation de couleurs» qui, elle, permet de choisir une couleur parmi 640000 nuances. Et de réglez ensuite
l’intensité de lumière souhaitée.

Selon CLC,ces ampoules offrent une panoplie d’avantages: gestion de l’éclairage par Wifi avec une portée de 30 mètres, variateur de lumière intégré, plus de 50.000 heures de durée de vie, ou encore facilité d’installation.

Le prix à l’unité est de 400 DH. Le fabricant promet toutefois que ce montant sera amorti dans la facture annuelle d’électricité «dans le cadre d’un usage quotidien normal».

Conceptual Lighting Company, est une entreprise née au Maroc en mars 2012. Elle se veut «pionnière et avant-gardiste» sur les différentes
technologies d’éclairage et de lumières décoratives.

Une puissance électrique appelée de 5.410 MW

Le Maroc a enregistré, en juillet, un record de la puissance électrique appelée dans tout le pays, avec une pointe de 5.410 MW (mégawatts), a annoncé l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Cette pointe a été atteinte en raison notamment de la période de forte chaleur qui traverse actuellement l’ensemble des régions du Royaume . Cette puissance appelée de 5.410 MW est ainsi en hausse de 2,5% par rapport à la pointe maximale enregistrée en 2012. Celle-ci avait, en effet, atteint, le 17 juillet de l’année dernière, 5.280 MW à 21h45 en GMT+1, rappelle l’ONEE.

Le parc solaire de Ouarzazate leader de croissance verte

Conformément à la stratégie énergétique tracée par SM le Roi , les travaux de construction du parc solaire d’Ouarzazate ont démarré dans la commune rurale Ghessate.

La future centrale thermo-solaire, première phase du projet de parc solaire à Ouarzazate baptisé «Noor», la première et la plus grande du genre au monde en termes de capacité de production de 160 MW, sera opérationnelle dans un délai de 28 mois et permettra la promotion de l’industrie locale, l’acquisition d’une expertise de haut niveau en la matière, le développement intégré de la région d’implantation, la création d’emplois ainsi que la production d’une énergie électrique propre et renouvelable.

Cette centrale thermo-solaire s’étend sur une superficie de 3000 hectares et devrait atteindre à terme une capacité de production globale de 500 MW. La réalisation du complexe solaire intégré d’Ouarzazate «Noor» confirme bien la ferme volonté du Souverain à répondre aux besoins futurs d’électricité du Maroc dans le cadre d’une vision intégrée de développement durable, à optimiser l’exploitation des ressources naturelles du Maroc, à préserver son environnement, à pérenniser son développement économique et social et à assurer l’avenir des générations futures.

A rappeler que ce projet structurant, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique du Maroc tracée vise notamment la mise en place, à l’horizon 2020, d’une capacité de 2.000 MW à partir de cinq sites identifiés, à savoir les sites d’Ouarzazate, Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah, soit 42% de ses besoins en énergie. Une stratégie qui permettra au Royaume, grâce à la mise en valeur de son potentiel solaire, la réduction de sa dépendance énergétique, la préservation de son environnement, la limitation des émissions des gaz à effet de serre et la lutte contre les changements climatiques. A terme, il permettra au Maroc d’économiser annuellement en combustibles 1 million de tonnes équivalent pétrole (TEP) et d’éviter l’émission de 5,3 millions de tonnes de CO2.

Enfin, avec le lancement des travaux de construction du parc solaire de Ouarzazate, un projet d’une importance socio-économique capitale, le Maroc se positionne comme une place forte en matière de production d’énergies renouvelables à l’horizon 2020 et comme leader de la «croissance verte en Afrique».

Ainsi, la volonté du Maroc d’ériger les énergies renouvelables en axe majeur de sa politique économique durable, se matérialise notamment à travers le plan ambitieux de l’énergie solaire qui vise à faire du Royaume un leader mondial en la matière afin de répondre adéquatement à une demande nationale en énergie électrique de plus en plus croissante en optant pour des programmes intégrés en énergies renouvelables, solaire et éolienne.

Les stations-service ont la grogne

Les gérants des stations-service n’en peuvent plus. Après avoir multiplié démarches et mises en garde, ils ont fait grève pour soutenir leur thèse. Serait-ce suffisant pour rappeler le ministère de l’Energie et des Mines à son devoir de les protéger contre les abus des sociétés des hydrocarbures ?

L’accord signé en 1997 avec le Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) stipulait, par ailleurs, qu’il ne peut être mis fin au contrat liant les deux parties qu’après l’adoption d’une alternative juridique à même d’assurer les gérants.

Dans un communiqué rendu public, les gérants dénoncent les problèmes jugés graves menaçant réellement l’avenir même de la profession. Ils s’estiment «victimes d’une politique d’oppression de la part des sociétés des hydrocarbures qui sont parvenues à induire en erreur la justice».

Les gérants ne cessent d’accuser les propriétaires de ces sociétés « de vouloir mettre la main sur ces stations-service en vue de bénéficier des terrains sur lesquels elles se trouvent. Ils dénoncent également leur volonté de chasser les gérants et de les priver de leurs droits», indique ledit communiqué. Il y a lieu donc de rappeler que les gérants de ces stations n’ont cessé, depuis fort longtemps, de réclamer justice, un dialogue sérieux puisqu’il engage le respect des conventions établies par les parties concernées au sujet des impôts et du renouvellement des contrats que veulent imposer les groupes pétroliers de distribution au Maroc.

Se faisant, ils demandent l’application de la convention de 1997 (que les pétroliers feindent ne pas respecter et contre laquelle ils tentent de se désengager), et condamnent l’attitude des compagnies de distribution au sujet des contrats qu’elles veulent imposer pour tout renouvellement. La Fédération met sur la table également un problème resté sans solution depuis des années; à savoir celui des stations reprises par les ayants droit.

Dans cette incandescence des stations-service, l’usine de production des lubrifiants Shell Maroc, située au quartier Roches noires à Casablanca, couve dans une polémique d’investisseur en augure de son temps et trouve pertinent de se lancer dans la production des lubrifiants .Elle compte devenir la plus grande unité Shell d’Afrique, et l’une des trois plus importantes dans le continent. Les travaux de modernisation et d’extension dureront entre 18 et 24 mois, ce qui laisse s’infiltrer que ce projet de modernisation de l’usine aura un impact positif sur l’économie marocaine… Soulignant ainsi que la production sera triplée et générera un flux en fret maritime de l’ordre de 5.400 conteneurs par an depuis les ports de Casablanca ou de Tanger Med. Ils soutiennent également que ce projet aura un impact positif sur le marché du travail puisque une part de 70% des nouvelles infrastructures sera réalisée par des sociétés nationales, ce qui générera la création de quelque 250 emplois directs et indirects.

Réalisée dans le total respect de l’environnement et des normes HSSE (Hygiène, Santé, Sécurité, Environnement) les plus strictes, la nouvelle usine produira les toutes nouvelles catégories des lubrifiants Shell.

Lafarge met cap sur l’éolien

Lafarge Maroc et Ciments du Maroc se mettent progressivement à l’éolien pour réduire la facture de l’électricité, qui pèse au moins dans les deux tiers de leur coût de production. En dix ans, ils ont pu réduire de 35%.

C’est le français Lafarge Ciment qui a le premier investi dans le nouveau filon des énergies renouvelables, l’éolien. A Tétouan, dans le nord du Maroc, tout près du détroit de Gibraltar et dans une région venteuse, Lafarge a installé ses éoliennes en 2005 qui lui permettent de produire 32 MW. Près de Casablanca, le cimentier français a choisi une autre alternative pour ses usines : des contrats clé en main d’énergie éolienne, contournant la voie de la construction de parcs éoliens. Le premier producteur de ciment au Maroc a signé des contrats de fourniture d’électricité avec la Holding Nareva pour alimenter son usine de Bouskoura, tout près de l’aéroport international Mohammed V. L’usine de Lafarge de Bouskoura avait en mars dernier commencé à recevoir ses premiers KW et recevra toute la puissance contractuelle en septembre prochain, annonce Lafarge. Avec ses installations et l’accord d’achat d’énergie éolienne, Lafarge devrait satisfaire à court terme 50% de ses besoins en électricité.

Holcim, Cimar, l’éolien en ligne de mire
Quant à Ciment du Maroc, la Cimar, elle devrait mettre en service début 2014 un parc d’une capacité de 10 MW dans la ville de Safi, au sud de Casablanca, sur l’Océan, selon l’hebdomadaire «La VieEco». Et, comme l’énergie éolienne est dans l’air du temps, la filiale de l’italien Italcementi, examine les possibilités pour installer un site supplémentaire. De son côté, Holcim Maroc a également choisi d’acheter son énergie renouvelable en éolien avec des contrats. A l’horizon 2014, Holcim Maroc compte satisfaire jusqu’à 30% de ses besoins énergétiques grâce à l’éolien et devrait arriver à 70% de consommation d’énergie éolienne sur les dix prochaines années. Depuis 2003, la consommation électrique par tonne de ciment a baissé de 35%, passant de 120 à 78 KWh/t de ciment. Suffisant pour encourager les cimentiers au Maroc à développer les sources d’énergies alternatives et réduire leur coût de production.

Avec une facture annuelle de plus de 50 milliards de dirhams (500 millions d’euros) pour ses achats de produits d’hydrocarbures, dont le fioul, pour faire marcher ses centrales électriques, le Maroc veut s’affranchir de cette dépendance. Les autorités ont donc mis en place un vaste programme de production d’énergies renouvelables, dont l’éolien. Le programme marocain intégré à l’énergie éolienne prévoit, avec un investissement total de 31,5 milliards de DH, soit quelque 3,5 milliards dollars, la construction de cinq grands parcs éoliens à l’horizon 2020. Cinq sites de production d’énergie électrique à partir de l’éolien, implantés notamment à Tanger, Tétouan ou Taza, atteindront une puissance installée de 1.000 MW, soit 19% de la puissance électrique installée du pays. Ils produiront surtout près de 3.305 GWh/an d’électricité. Et, vers 2020, la production d’énergie électrique provenant de l’éolien devrait ainsi atteindre 2.000 MW.

Agence / Rédaction

Appui aux réformes de l’énergie primaire

Au Maroc, à l’instar de tous les pays, l’énergie constitue le moteur principal du développement économique et social. Pour satisfaire les besoins énergétiques grandissants de son économie et de sa population croissante, notre pays importe actuellement plus de 97% de ses approvisionnements en énergie en raison de la modicité de ses propres ressources.

Cette forte dépendance de l’extérieur combinée à la tendance haussière des cours des produits énergétiques, notamment du pétrole qui représente prés de 60% de notre consommation énergétique totale, grève lourdement les finances de notre pays. Notre facture énergétique s’est chiffrée à plusieurs milliards . La part du pétrole absorbe plus de nos efforts provenant de secteurs confondus. Pour atténuer l’impact de l’escalade des prix sur les consommateurs et les secteurs productifs, le soutien du budget de l’Etat aux produits pétroliers s’est alourdi et touche désormais aux autres secteurs comme celui de l’agriculture où les pouvoirs publics s’en dégourdisent pour maintenir le cap de la compensation à son point nodal.

La consommation de l’énergie primaire au Maroc s’est donc établie d’une croissance qui va crescendo depuis longtemps. Rien que pour la période 2006 – 2012 l’augmentation de la consommation électrique est passé de 7,1 à 14,3%. Et rien ne peut contraindre la fébrilité des cours dans ce secteur exposé aux conjonctures. Durant les six dernières années, la demande électrique a cru de 8% par an, en raison de la quasi-généralisation de l’accès à l’électricité et de l’expansion économique, produisant une tension sur l’offre, faute d’investissements à temps dans les installations de production. Le déficit ainsi créé a entraîné en particulier une dépendance structurelle de l’interconnexion avec l’Espagne pour le combler.

A l’horizon 2030, la demande en énergie primaire se situerait entre 35 et 40 millions TEP en l’absence de politique d’efficacité énergétique rigoureuse. Elle tomberait dans une fourchette de 27-32 millions TEP si toutes les mesures d’économie d’énergie sont appliquées. Parallèlement, La consommation électrique qui est de 22 TWH en 2007 passerait à 85 TWH dans le premier cas et à 65 TWH dans le second cas, exigeant pour la satisfaire 58% de l’énergie primaire au lieu de 41% aujourd’hui.

Nouvelles stratégie

Pour relever ces multiples défis et maîtriser notre avenir énergétique afin d’assurer le développement durable du Maroc, une nouvelle stratégie énergétique a été élaborée sur la base d’options technologiques et économiques réalistes dans le cadre d’une vision prospective claire. Elle se traduit en plans d’actions concrets et réalisables à court, moyen et long termes, accompagnés de mesures organisationnelles et réglementaires permettant de donner la visibilité nécessaire aux opérateurs.

Conformément aux Hautes Orientations Royales, le ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement a opéré le choix des options stratégiques en y associant des experts nationaux et internationaux ainsi que l’ensemble des acteurs du secteur dans un esprit de concertation et d’adhésion consensuelle. Dans ce cadre, le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social a consacré une enveloppe budgétaire pour financer l’étude d’un programme d’appui aux réformes structurelles prioritaires.

Les objectifs stratégiques fixés visent à assurer notre sécurité d’approvisionnement énergétique, à garantir la disponibilité et l’accessibilité de l’énergie au meilleur coût ainsi qu’à réduire notre dépendance énergétique en diversifiant les sources d’énergie, en développant les potentialités énergétiques nationales, en promouvant l’efficacité énergétique dans toutes les activités économiques et sociales.

Desertec le revers

Le vaste projet de production d’énergies renouvelables en Afrique du Nord et au Moyen-Orient «Desertec» connaît un revers : suite à la mésentente entre différents partenaires privés, la fondation responsable a choisi de se séparer du consortium industriel DII.

Pour autant, le projet ne serait pas arrêté, mais il est à la recherche de nouvelles collaborations. Au moment où certaines parties se sont retirées, d’autres ont rejoint l’initiative. Lorsque les Européens auront décidé d’atteindre leurs objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, il n’y aura pas beaucoup de solutions à moins qu’ils ne décident de relancer le nucléaire, ce qui, après l’accident de Fukushima et son coût (plus de 100 milliards de dollars versés aux victimes, 2,7 milliards consacrés en 2012 à la décontamination), n’est pas à l’ordre du jour. L’énergie solaire et éolienne du désert est une des solutions qui à terme sera la moins couteuse. Desertec a pour objectif de fournir 15% de l’énergie européenne en 2050. Lors du lancement de la construction de la première centrale d’un volume de 160MW du complexe solaire d’Ouarzazate, la Dii s’était félicitée avec le groupe ACWA Power que cet événement marque une étape importante pour le développement du plan solaire marocain mais également pour la concrétisation d’installation des unités de production à grande échelle dans la région MENA.

L’utopie verte commence à se concrétiser. Dès son lancement, Desertec a été considéré par certains observateurs comme mort-né du fait de ses difficultés techniques et d’un montage financier colossal. Pourtant, il présentait des potentialités importantes, notamment pour résoudre la question de la dépendance aux énergies fossiles.

Desertec a été bouleversé par le Printemps arabe. L’instabilité en Tunisie et en Egypte a restreint le champ des pays réceptifs au Maroc. Les bailleurs de fonds se sont d’ailleurs largement intéressés au Royaume puisque la Banque mondiale soutient activement les plans solaire et éolien marocains en 2010.

Ces derniers visent l’installation de 4 GW de capacités de production électrique d’ici à 2020, réparties de façon égale entre les technologies éolienne et solaire, pour un investissement total de plus de 100 Mds de DH.

Ne disposant que de ressources limitées, le Maroc dépend à 97% de l’extérieur pour ses besoins en énergie. Doté d’une ressource solaire importante, avec un niveau d’ensoleillement d’une moyenne de 300 jours par an, le pays a également des zones désertiques propices aux Centrales solaires à concentration (CSP, technologie d’avenir).

La stratégie solaire marocaine devrait permettre au pays de réduire sa facture énergétique importée et aussi de vendre une bonne partie à l’Europe qui sera son unique client.

L’effet crise…
Instabilité régionale, crise économique européenne, difficultés de la filière, Desertec cumule les handicaps.

Créé en 2009 par la fondation éponyme, le consortium européen, Desertec Industrial Initiative (DII), regroupe 57 entreprises et institutions. Son objectif majeur est d’installer 2 GW de centrales solaires et éoliennes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient d’ici à 2050, dont une partie doit être exportée afin de couvrir 15 % des besoins énergétiques européens. Séduisant sur le papier, ce projet pharaonique à horizon lointain se heurte cependant aujourd’hui à de nombreux obstacles sur le terrain. A commencer par le contrecoup de la crise économique en Europe.

En effet, certains pays partenaires, comme l’Espagne et l’Allemagne, affichent désormais d’autres priorités. En plein marasme, Madrid a ainsi dû ajourner, en novembre 2012, sa participation au premier projet de centrale thermosolaire de 150 MW au Maroc, le faisant du coup échouer. Evalué à 600 millions d’euros sur un total de 400 milliards d’euros pour les ambitions de Desertec, ce programme n’a pas survécu aux discussions complexes sur le partage des coûts entre les différents pays.

Le projet de l’espoir
Il est à rappeler que la première phase de la centrale solaire d’Ouarzazate, sera la plus importante réalisée au monde avec une capacité de production de 160 MW. Elle s’intègre au sein d’un complexe solaire qui s’étend sur 3.000 ha et qui disposera d’ici 2016-2017 d’une capacité de production globale de 500 MW. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) accompagne le projet par le raccordement de la centrale au réseau électrique national, ainsi que par l’approvisionnement du complexe en eau industrielle et potable. Ce projet, mené par MASEN (Moroccan Agency for Solar Energy), est le point d’orgue de la stratégie énergétique du Royaume, lancée en 2009 et visant à porter à 42% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique du Maroc à l’horizon 2020. Le Maroc veut que le projet ait des effets d’entraînement sur les autres activités, notamment l’industrie locale et le transfert de savoir-faire.

Le pays a franchi plusieurs étapes pour la concrétisation du programme. Il est prévu la participation de 200 entreprises dans le projet afin d’étudier les configurations technologiques, d’élaborer les schémas institutionnels et de financement et d’enclencher le processus de pré-qualification des développeurs pour la conception, la construction, l’exploitation, la maintenance et le financement des centrales. Ainsi 19 groupes internationaux ont été pré-qualifiés pour la réalisation de la centrale d’Ouarzazate.

Rédaction

L’énergie du désert pour remplacer le fossile

Le projet Desertec, qui vise le transfert vers l’Europe des énergies renouvelables produites dans le Sahara, ne serait pas compromis par le récent retrait de la Fondation Desertec de cette joint-venture. Le 9 juillet, les actionnaires ont réaffirmé leur volonté de dynamiser DII, dévoilé une nouvelle stratégie de l’entreprise et annoncé la restructuration de l’organisation sous la direction de Paul van Son.

Lors d’une assemblée générale, ils auraient clairement exprimé leur foi en l’orientation stratégique du consortium et leur détermination à mener ce projet. Il s’agit, pour eux, de travailler à la création d’un marché de l’électricité verte entre l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe (EUMENA). «DII a accumulé et développé ces trois dernières années et demie une expertise sur tous les aspects de l’électricité des déserts. Son plan d’action complet «Desert Power : Getting Started’», publié en juin 2013, constitue la base des activités futures », ont rappelé les actionnaires, selon Maghreb Emergent.

L’ambitieux projet DII est estimé à 400 milliards d’euros et prévoit d’installer 100 GW d’énergie renouvelable au Maghreb et au Moyen-Orient pour répondre à 15% de la demande d’électricité de l’Europe d’ici 2050. Les énergies renouvelables pourraient représenter 55% du mix électrique de l’Europe, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient d’ici 2030, alors que, d’ici 2050, les combustibles fossiles ne joueraient qu’un rôle de réserve. Les énergies renouvelables constitueraient le pilier de l’approvisionnement électrique à hauteur de 90%.

Le 1er juillet, la Fondation Desertec annonçait son retrait de Desertec Industrial initiative (Dii). Ce qui a poussé les observateurs à s’interroger sur l’avenir de Desertec, le projet d’infrastructure d’énergie solaire et éolienne à mettre en place dans la région MENA et dont la production est destinée à être exportée en partie vers les pays européens. La réponse de Dii, le consortium d’industriels et financiers qui soutiennent ce projet, n’a pas tardé. Celle-ci n’a pas d’impact ni sur les objectifs, ni sur la stratégie ou sur les activités de Dii. «Nous allons continuer de nous concentrer sur notre mission qui est de stimuler la création d’un marché de l’électricité issue des énergies renouvelables en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient», indique le top management de Dii.

Les actionnaires de l’initiative, dont les allemands ÉON et RWE, Deutsche Bank, le français Saint-Gobain, les italiens Enel et Terra, le spécialiste marocain des métiers de l’énergie Nareva, ont décidé le 9 juillet de redynamiser Dii en restructurant notamment son organisation sous la direction de Paul van Son, PDG de l’organisme depuis 2009. Ce dernier est un spécialiste en énergie, ancien de Siemens, d’Essen Énergie Tradin et ex-président de la Fédération européenne des traders en énergie (EFET). «Les actionnaires de Dii lors d’une assemblée générale ont clairement exprimé leur consensus quant à l’orientation stratégique de Dii. Sa mission reste inchangée, l’initiative continuant de travailler à la création d’un marché de l’électricité verte en EUMENA», réaffirment les responsables du consortium dans un communiqué. Ces derniers soutiennent que l’électricité d’origine éolienne et solaire produite dans les déserts permettra de couvrir une part importante des besoins croissants de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Le volume des ressources disponibles est tel qu’il pourrait permettre aux pays producteurs d’exporter, dans les décennies à venir, une part toujours plus importante d’électricité propre et peu coûteuse vers l’Europe. d’ici 2040. À l’horizon 2050, les combustibles fossiles ne joueraient plus qu’un rôle de réserve, les énergies renouvelables constituant alors le pilier de l’approvisionnement électrique à hauteur de 90%. «Une volonté politique européenne forte sera décisive pour la mise en place de coopérations transfrontalières et pour l’extension des réseaux.

L’énergie produite dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient rendra l’électricité abordable pour tous. L’Europe ne doit pas priver ses citoyens de ces avantages», souligne Paul van Son. Selon lui, l’idée de produire de l’électricité dans les déserts se concrétise. Les programmes nationaux des pays de la région MENA prévoient l’installation de 50 GW d’ici 2020, pour lesquels Dii a proposé des sites de production concrets. Pour le Maroc, Dii a indiqué depuis quelques semaines que le business plan était déjà élaboré et que les premiers financements étaient prêts.

Des discussions sont toujours en cours entre Dii et Masen pour lancer un projet qui prévoit, selon Dii, une capacité globale de 500 mégawatts dont une première phase devra porter sur 150 MW de solaire à concentration et 100 MW de photovoltaïques et d’éolien. Au niveau général, le management de Dii indique que ses recommandations concrètes touchant à des aspects tels que les conditions cadres politiques, les sites adéquats, le développement du marché de l’électricité, les lignes de transport et les impacts socio-économiques seront le point de départ de discussions menées par l’initiative avec des représentants politiques, industriels et de la société civile en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. La 4e édition de la conférence Dii sur l’énergie du désert prévue à Rabat les 30 et 31 octobre prochain devra donner plus de visibilité sur les prochaines mesures à prendre pour la création d’un marché des énergies renouvelables en EUMENA.

L’industrie de la céramique et l’éthique énergétique

LES INDUSTRIELS du secteur céramique marocains croient rester à la lisière d’une stratégie de développement sectoriel. N’ayant bénéficié d’aucune marge de soutien de l’Etat, contrairement à d’autres secteurs, ils ne cachent pas l’apport de leur secteur à l’économie du pays, malgré l’étroitesse de leur champ de manoeuvre, et croient avoir investi plus de 2,5 milliards de Dirhams contribuant ainsi à l’industrialisation du pays en développant un secteur vital à l’économie nationale, qui emploie directement et indirectement 10.000 postes et qui font économiser à l’Etat plus de 1,5 milliard de dirhams en devises. En scandant que le secteur céramique a réalisé des investissements en technologie très moderne, qui n’a rien à envier à celle des pays industrialisés, pour produire une panoplie de produits céramiques diversifiés répondant aux standards européens et à tous les besoins du marché national marocain (haute et moyenne gammes). En plus, pour sa mise à niveau, il s’est engagé dans l’application des méthodes et des référentiels reconnus à l’échelle internationale pour en citer quelques exemples: certification ISO 9001/V 2000, application des statistiques de procédés MSP, techniques de contrôle NQA, AMDEC, GPAO, suivi de traçabilité du produit depuis la carrière jusqu’au produit fini.

Il ne faut pas oublier que la céramique marocaine fait languir certains investisseurs étrangers en bâtiment sur sa bonne qualité ,ce qui les avait pousser à utiliser les produits céramiques marocains dans leurs projets, à titre d’exemple (logements et hôtels réalisés par le groupe Fadésa et par Bouygues). Malgré les efforts déployés par le secteur, il reste toujours handicapé par le coût élevé de l’énergie comme l’a démontré l’étude faite par des experts de l’Union européenne concernant l’industrie céramique marocaine et celles des pays du pourtour méditerranéen.

Cette étude a approuvé que le Maroc est le seul pays qui utilise le propane au moment où le gaz naturel est source d’énergie .En terme équivalent, l’énergie calorifique au Maroc coûte 4 fois plus cher qu’en Europe et 40 fois plus cher qu’en Egypte.

En plus, certains importateurs opportunistes importent de Chine et d’Espagne des carreaux non commercialisables sur le marché européen et américain, où des normes sont obligatoires. Ils importent des carreaux composés de petits lots ou de fin de série et des carreaux de 2e et 3e choix, dont la qualité est défaillante (défaillance démontrée par des analyses faites par des laboratoires nationaux indépendants : taux de porosité élevé, tachabilité du carreau, résistance faible à la flexion, carreaux nuancés, etc.). Les prix déclarés par ces importateurs sont de moins d’un euro, ce qui ne représente même pas le coût de la matière première, et un poids de 3 Kg/M2, sachant qu’un carreau dans le monde ne peut avoir un tel poids, étant donné que le poids reconnu par les experts du secteur est de 13 Kg/M2; ce qui ne laisse aucun doute sur les fausses déclarations de certains de nos importateurs. Ces pratiques de la sous-facturation et les déclarations frauduleuses nuisent à l’intérêt national: pertes de recettes fiscales (droits de douane, TVA …) et portent préjudice au consommateur marocain en mettant en danger la sécurité du citoyen et des constructions et dégradent l’environnement national. Face à ce mal et pour protéger le consommateur marocain, les autorités compétentes ont entrepris depuis l’an 2000, en concertation avec les industriels, les laboratoires nationaux en céramique, l’instauration des normes marocaines pour les carreaux D Normes ISO 13006. Elles sont devenues obligatoires depuis le 19 novembre 2004 (arrêté n° 426-04 du 16.04.2004 publié au Bulletin Officiel n° 5240 du 19 août 2004), aussi bien pour les industriels marocains que pour les importateurs.

A.B

La centrale thérmo-solaire de Ouarzazate fait le compte

Le Maroc a officiellement lancé les travaux de construction de son parc solaire de Ouarzazate, point de départ d’un ambitieux programme qui doit permettre au Royaume de s’imposer comme une place forte en matière de production d’énergies renouvelables à l’horizon 2020.

La Centrale thermo-solaire, première phase du projet de parc solaire à Ouarzazate, «est la plus grande du genre au monde», a déclaré le directeur général de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen), Mustapha Bakkoury, lors de la cérémonie officielle présidée par S.M Mohammed VI.

Sa construction vient «conforter la volonté (…) d’optimiser l’exploitation des ressources naturelles de notre pays, de préserver son environnement» et de «pérenniser son développement», a-t-il ajouté.

D’un coût de 7 milliards de dirhams (environ 650 millions dollars), cette première centrale, dont la construction a été confiée à un consortium majoritairement saoudien, entrera en fonction d’ici fin 2015 et disposera d’une capacité de production de 160 mégawatts.

Une seconde phase, pour laquelle un appel d’offres est en cours. Elle permettra du coup de porter la capacité du parc de Ouarzazate à 500 MW, soit l’équivalent de l’alimentation en électricité d’une ville d’un million et demi d’habitants.

A l’horizon 2020, le Maroc, dépourvu d’importantes réserves en hydrocarbures, prévoit la construction de cinq parcs solaires au total, pour une capacité de production estimée à 2000 MW.

Ce plan, couplé à un développement comparable dans l’éolien, permettra au Royaume de couvrir 42% de ses besoins grâce aux énergies renouvelables.

A lui seul, le coût du programme de développement de l’énergie solaire a été estimé à près de neuf milliards de dollars.

M. Mohamed Abdullah Abunayyan, président du conseil d’administration d’Acwa Power le groupe saoudien lauréat du premier appel d’offres, présent à la cérémonie, a jugé que ce projet inaugural constituait «une preuve supplémentaire de la capacité du Maroc et de l’Arabie Saoudite à relever des défis technologiques d’envergure dans le domaine des énergies renouvelables».

S’agissant de l’appel d’offres pour la réalisation de la seconde phase du parc de Ouarzazate, l’ensemble des dossiers de candidatures devait avoir été déposé à mi-avril. Le lauréat sera connu «dans un an ou un an et demi», avait indiqué Mustapha Bakkoury.

Premier partenaire économique du Maroc, la France a publiquement marqué son intérêt pour la construction de cette seconde phase. Paris a remporté en début d’année un contrat dans l’éolien, le Groupe GDF Suez annonçant qu’il allait bâtir et gérer à Tarfaya (sud-ouest) le plus grand parc d’Afrique, en partenariat avec la société locale Nareva Holding. D’un coût d’environ un demi-milliard d’euros et d’une puissance de 300 mégawatts, il s’agit du plus grand projet jamais entrepris par GDF Suez dans l’éolien. Son entrée en service est prévue fin 2014.

E.M/Agence