L’agriculture dans la région de l’Oriental

L’irrigation au service du développement

L’Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya (ORMVAM) est un établissement public doté de personnalité civile et d’autonomie financière. La zone connaît depuis de longues années un déficit hydraulique et une sécheresse chronique. Pour remédier à cette situation, les responsables ont mis une stratégie d’économie et d’utilisation rationnelle de l’eau. C’est grâce à la mesure incitatrice de subventions de l’État, entre 30 et 40%, que le secteur maintient le cap.

La promotion et la valorisation des ressources en eau d’irrigation, sont le souci majeur de l’Office, qui agit dans le cadre du Programme national d’économie d’eau d’irrigation (PNEEI).
Explique M. El Hassan El Bouzidi, ingénieur agronome, chef de service de vulgarisation et d’organisation professionnelle de l’Office. Ajoutant que ce programme d’une superficie de 550.000 ha à l’horizon 2022, dont 51.000 Ha rien qu’en basse Moulouya, et une superficie équipée en infrastructures
d’irrigation dans la région estimée à plus de 13.000 Ha sera portée à 24.000 Ha en 2015. L’objectif c’est d’atténuer le déficit enregistré en matière de ressources hydriques et ressources en eau disponibles, le point est mis sur la grande irrigation qui est pratiquée sur 65.398 ha au niveau du périmètre irrigué de la basse Moulouya, estimant que la petite et moyenne irrigation couvre 10.700 ha. Le responsable de l’Office, a fait savoir également que le volume total des stocks d’eau dans les barrages Mohammed V, Oued Za, Hassan II, et Mechraa Hamadi atteint aujourd’hui, 696 millions m3, contre 763.00.000 m3 l’année dernière. Le programme d’irrigation cette année couvre la superficie totale qui s’élève à 47.216 ha, dont 15.365 ha d’agrumes, 6.000 ha de betteraves à sucre et 5.212 ha d’oliviers; dit-il.
La BAD vise la reconversion collective de l’irrigation par aspersion ou par gravité en irrigation localisée, en appel Plan Maroc Vert. La première tranche du projet lancé pour un coût global de 142 MDH, porte sur une superficie de 6.000 ha. Dans le même fil, l’importance du projet d’appui au PNEEI, concernant le financement des travaux de modernisation et de mise à niveau des réseaux d’irrigation dans les périmètres de grande hydraulique puisse rendre plus accessible l’adoption collective des techniques d’irrigation modernes et valorisantes.
Les eaux souterraines constituées essentiellement de nappes phréatiques sont évaluées de 20 à 25 millions de m3/an, qui mobilise 70 millions de m3/an, cette quantité d’eau est réinjectée dans le canal principal de la rive droite pour renforcer le système de mobilisation des eaux dans le périmètre, ainsi que 12 stations de pompage dominant une superficie de 20.986 Ha, dont l’objectif est de vulgariser la mission de l’Office dans l’encadrement des agriculteurs et améliorer les techniques de production végétale et animale et d’intégrer la femme rurale dans le processus de développement rurale.
L’Office contribue aux principales actions de développement par la recherche appliquée, l’avertissement anti-parasitaires, les analyses de laboratoire et l’amélioration génétique du cheptel.
La station d’expérimentation «Slimania» a permis des résultats intéressants notamment par l’introduction de nouvelles espèces et variétés dans la région et sauvegarder le patrimoine animal par l’application et le renforcement des efforts par des mesures de prophylaxie sanitaire et médicale.
L’Office dispose de tout les atouts pourobtenir des résultats, afin d’encadrer les agriculteurs, de phytiatrie, de choix des cultures, de la qualité de l’eau d’irrigation ainsi que pour le suivi de l’évolution des sols irrigués.
A.N.

Fiche technique
Crée par décret Royal n. 832-66 du 22 octobre 1966. L’Office contribue à l’aménagement hydro-agricole des terres irrigables et des terres bour, la gestion des équipements hydro-agricoles et des ressources en eau à usage agricole, l’intensification de la mise en valeur agricole, l’organisation et l’encadrement des agriculteurs. La zone d’action s’étend sur 572.700 Ha. Située à l’extrémité nord-ouest du Royaume. Limitée par la Méditerranée au nord, par l’Oued Kiss sur la frontière algéro-marocaine), les massifs de Béni Snassen et les commune rurales de Ain Lahjar et Tancherfi à l’est (province de Taourirt), au sud par les Communes rurales de Sidi Lahcen et Sidi Ali Belkacem, à l’ouest par la Provice de Taza et les massifs de gourougrou, Béni Bouyefrour et Kerker (Provice de Nador) qui lui donne un atout magnifique réuni 26 communes rurales appartenant à 3 provinces avec un climat semi-aride au nord sur les chaine de Béni Snassen et aride au sud de Taourirt.

Amensouss, techniques d’irrigation à Sebt El Guerdane

L’exploitation d’eau au beau fixe

Le projet d’adduction d’eau d’irrigation de Sebt El Guerdane reste un exemple type, de surcroît réussi, il est communément appelé les partenariats public, privé (PPP). Cette démarche est le plus souvent utilisée pour la réalisation de grands ouvrages
d’infrastructures, se basant sur un mécanisme de concession exploitation appelé Build-operate-transfer (BOT). C’est à la fin des années 90 que les exploitants du périmètre d’El Guerdane ont commencé à sonner l’alarme sur la baisse inquiétante de la nappe phréatique qui permettait d’irriguer quelque 10.000 ha d’agrumes auparavant dans cette zone. En ce temps là, certains opérateurs privés, dont des étrangers comme le groupe Suez, avaient suggéré aux pouvoirs publics la solution qui consistait à construire une gigantesque conduite pour acheminer l’eau du barrage d’Aoulouz situé à 90 km de la région en pénurie… Et pour atteindre le but, il a fallu depuis 2004 qu’un groupement fut désigné, suite à un appel d’offres pour la réalisation de l’ouvrage dont les premiers travaux allaient débuter fin 2006. En octobre 2009, le projet est officiellement inauguré. Le périmètre El Guerdane est situé au sud-ouest du Royaume, dans la plaine du Souss, à une cinquantaine de kilomètres de la ville d’Agadir.

La concession au privé du projet d’irrigation «El Guerdane» constitue une première mondiale. Lors de l’appel d’offres, des groupements 100% marocains se sont fait concurrence pour un projet d’une telle envergure, aussi bien sur le plan financier que sur le plan technologique.
Le projet de Partenariat public-privé (PPP) d’El Guerdane consolide la politique tracée par Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, dans le cadre du « Plan Maroc Vert » relative au développement de projets PPP (terres agricoles, projets d’irrigation).
Le périmètre d’El Guerdane qui couvre 14.000 ha environ, est situé dans la plaine du Souss, entre la ville de Taroudant à l’Est et le centre Ouled Teima à l’Ouest. Une superficie de 10.000 ha de ce périmètre est plantée en agrumes.
Cette plaine a connu un développement agricole prodigieux, orienté principalement vers les cultures d’exportation (agrumes, maraîchage) grâce aux conditions climatiques favorables de la zone et au dynamisme du secteur privé.
Le secteur agrumicole du Souss produit 50 à 60 % de la production nationale agrumicole et intervient pour plus de 50% des exportations
d’agrumes du Maroc.
Le développement agricole dans la région du Souss-Massa s’est fait en grande partie par l’extension d’exploitations modernes irriguées par pompages individuels dans la nappe (70% des superficies irriguées de la région sont alimentées par des eaux souterraines).
C’est ainsi que depuis une vingtaine d’années déjà, les prélèvements en eau d’irrigation dépassent de loin les possibilités de renouvellement de la nappe du Souss.
Cette situation, devenue alarmante, s’est traduite par un rabattement de la nappe de l’ordre de 2 à 3 m par an, ce qui a conduit au dessèchement et contraint de nombreux agriculteurs à abandonner leurs exploitations (1.066 ha) ou à dessoucher leurs plantations d’agrumes (1.913 ha), n’étant plus en mesure de faire face aux coûts de surcreusement des puits et/ou de creusement de nouveaux forages et aux charges d’exploitation.
Le projet de sauvegarde de la zone agricole d’El Guerdane, qui consiste en fait, en un transfert d’eau, et qui n’a pu être réalisé ni dans le cadre du montage classique, tel que défini par le dahir 1-69-25 formant Code des Investissements Agricoles, faute de ressources budgétaires suffisantes, ni avec les agriculteurs organisés au sein de l’association des usagers des eaux agricoles
(AUEA) «Al Mostaqbal» pour cause d’insolvabilité d’un certain nombre d’agriculteurs qui ne pouvaient accéder au crédit pour le financement de leur contribution au projet, a finalement trouvé concrétisation dans le cadre du Partenariat Public-Privé avec la Société Amensouss grâce à l’intervention du Fonds Hassan II pour le développement économique et social qui a pris en charge le financement de la contribution publique à ce projet.

RESSOURCES EN EAU
Le complexe hydraulique Aoulouz-Mohamed Mokhtar Soussi qui permet de régulariser annuellement près de 180 millions de m3 permettra d’allouer une dotation annuelle de 45 millions de m3 d’eau à la zone d’El Guerdane selon les conditions du plan directeur de l’aménagement intégré des ressources en eau (PDAIRE) du Souss Massa. L’utilisation de cette dotation par les agriculteurs du périmètre nécessite la réalisation d’importantes infrastructures d’irrigation dont le coût est de 987 millions de dirhams: un adducteur principal de 90 km et un réseau de distribution de l’eau d’irrigation à l’intérieur du périmètre de 300 km environ.

MONTAGE FINANCIER DU PROJET
La réalisation du projet est prévue pour un total de 987 Mdh selon la répartition suivante : subvention de l’Etat de 237,5 MDh à travers le Fonds Hassan II, 432 Mdh de fonds propres par un partenaire privé, 237,5 Mdh d’Amensouss sous forme de prêt concessionnel du Fonds Hassan II à 1% d’intérêt, remboursable sur 10 ans avec un différé de 20 ans, 80 MDh des agriculteurs (droits de souscription et de raccordement : 8.000 Dh/ha)

CHOIX DU PARTENAIRE PRIVE
Le délégataire a été désigné en juillet 2004 par voie d’appel d’offres international lancé en janvier 2004. Le groupement retenu a présenté l’offre la plus avantageuse correspondant à un prix de l’eau aux usagers de 1,48 Dh/m3 hors TVA. Ce groupement a crée une société de projet dénommée « Amensouss S.A » qui a la charge de réaliser et de gérer les infrastructures d’irrigation du périmètre pendant une période de 30 ans.

CADRE INSTITUTIONNEL ET CONTRACTUEL
La convention de financement de la contribution publique à ce projet a été signée le 04 février 2005 à Zagora sous la présidence effective de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, entre le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritimes (autorité délégante), le Fonds Hassan II pour le développement économique et social et la société Amensouss S.A. (délégataire).
La réalisation des travaux relatifs au projet a nécessité deux ans et demi (février 2007 à juin 2009). Les travaux ont démarré dès que le seuil de 80% de souscription au projet, exigé par la convention de la gestion déléguée, a été atteint. Les demandes de souscription au projet dépassent actuellement la superficie totale du projet. En conséquence, Amensouss a établi une liste d’attente. Elle comprend à ce jour plus de 240 producteurs, soit plus de 3.500 ha.
La souscription est conditionnée par l’équipement de l’exploitation en irrigation localisée, conforment aux termes de la convention de la gestion déléguée.

CONCLUSION
La démarche du projet PPP El Guerdane confirme plusieurs avantages : pour l’Etat, elle permet d’économiser des ressources financières (qui peuvent être orientées vers d’autres activités); pour l’économie nationale, elle permet de bénéficier des retombées des investissements tant nationaux qu’internationaux (avec leur impact positif sur l’emploi et l’amélioration de la productivité); pour l’usager, elle permet l’accès à un service de meilleure qualité et s’inscrit dans la durabilité.

Abou Achraf

Débat sur la charte de l’environnement et la qualité de l’eau

ANAFIDE, 40 ans au service de la gestion de Table Ronde sur l’eau, de la gestion des ressources naturelles et du développement durable.

anafide

Sous le parrainage du Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement,l’Association Nationale des Améliorations Foncières, de l’Irrigation ,du Drainage et de l’Environnement (ANAFIDE) organise un débat sur la Charte Nationale de l’Environnement et du Développement Durable et une table ronde sur la Qualité de l’Eau et Développement Rural,le Vendredi 26 Mars 2010 à la salle des conférences de l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II,Madinat al Irfane,Rabat.

Programme :

– 9h :Accueil et inscription
– 9h30 :Allocutions d’ouverture
– Secrétariat d’Etat Chargé de l’Eau et de l’Environnement
– Président de l’ANAFIDE
– Directeur de l’IAV Hasssan II
– Présentation d’un film documentaire sur la problématique de l’environnement au Maroc (Département de l’Environnement)
– 10h15 : Pause Café : Présentation du projet de la charte de l’environnement et du développement durable (Département de l’Environnement)

Session 1 : Contribution au débat sur la charte nationale de l’environnement et du développement durable :

– 11h00 : Exemple d’intégration de l’environnement dans un projet de développement : cas du projet Arboriculture Fruitière du MCA (UGES/MAPM)
– 11h30 : Débat, discussion et recommandations
– 12h00 : Déjeuner

Session 2 : Table ronde sur la qualité de l’eau et développement rural

– 15h00 : Allocutions d’ouverture
– 15h15 : Qualité de l’eau au Maroc (Makhoukh M’ammed, SEEE)
– 15h30 : Problématique de l’AEP et l’assainissement liquide en milieu rural en liaison avec la qualité de l’eau (ONEP)
– 15h45 : Qualité de l’eau et agriculture irriguée : cas du Gharb et de Tadla (Bellouti Aziz, ORMVAG)
– 16h00 : Problématique de la qualité de l’eau au Maghreb et en Afrique de l’Ouest : synthèse de la conférence électronique ANAFIDE/ FAO (Keddal Hassan, ANAFIDE)
– 16h15 : Discussion et recommandations
– 17h30 : Réception et clôture

Vie associative

L’eau fait débat

L’Amicale des Ingénieurs du Génie Rural du Maroc (AIGR) et l’association «Echanges
Méditerranéens» (Paris), ont organisé récemment à Tanger un séminaire international sur «Le Dessalement des Eaux, une opportunité pour les régions en pénurie d’eau ?».
Ressource des plus précieuses, l’eau devient une denrée rare ou tout au moins limitée.
La région Méditerranéenne connaît d’ores et déjà des pénuries qui deviendront de plus
en plus fréquentes et de plus en plus importantes.
Face aux difficultés grandissantes à mobiliser l’eau pour les besoins des populations, les
deux associations ont organisé ce séminaire dans le but d’étudier l’état de l’art actuel et le
benchmarking (étude comparative des situations) international dans le domaine du
dessalement des eaux. Le but affiché est également de sensibiliser les responsables
dans les différents pays méditerranéens, du sud en particulier.
C’est dès aujourd’hui qu’il faut recourir aux ressources non conventionnelles. Ces rencontres méditerranéennes mettront notamment en exergue les progrès technologiques et la baisse des coûts des techniques de dessalement des eaux (de mer et saumâtres), et démontreront la possibilité d’une plus grande utilisation des eaux dessalées pour différents usages.
D’éminents spécialistes espagnols, français, algériens, marocains et autres présenteront des études économiques, financières et techniques, se rapportant au dessalement des eaux et aux problèmes d’environnement liés à ce dessalement.
Une vingtaine de communications onté été ainsi présentées lors de ce séminaire.

« Penser globalement, agir localement »

Conférences internationales sur la protection de l’environnement

L’environnement naturel est composé d’éléments biotiques (faune et flore) et des éléments abiotiques (eau, air et sol). Ces composantes essentielles de l’environnement sont étroitement liées dans l’écosystème où nous vivons. Elles constituent des ressources qui, avec l’énergie, permettent aux être vivants de répondre à leurs besoins.
Mais les pollutions diverses et variées accélèrent la dégradation du sol, de l’eau et de l’air et finissent par porter atteinte aux écosystèmes et au cadre de vie d’un grand nombre d’espèces vivantes.
Pour pallier à ces menaces, les états et les organisations internationales ont organisé de nombreux sommets aboutissant à des déclarations comportant des recommandations, des principes et des plans d’action en matière de protection et de gestion de l’environnement pour un meilleur développement durable. Nous rappelons dans ce qui suit les principaux sommets internationaux ayant pour objectif la protection de l’environnement:
-Création de l’union internationale de protection de la nature en 1948 
-Sommet de Stockholm en 1972, première conférence internationale sur l’environnement

La Conférence des Nations Unies sur l’environnement humain, qui s’est tenue en 1972 à Stockholm (Suède), a placé pour la première fois les questions écologiques au rang de préoccupations internationales. Elle a adopté une déclaration de 26 principes et un plan d’action de 10 recommandations pour lutter contre la pollution.
Sans être exhaustif, la déclaration de la Conférence
des Nations Unies sur l’environnement de Stockholm indique par exemple, dans le Principe 2, queThe natural resources of the earth, including the air, water, land, flora and fauna and especially representative samples of natural ecosystems, must be safeguarded for the benefit of present and future generations through careful planning or management, as appropriate. les ressources naturelles de la terre, y compris l’air, l’eau, la terre, la flore et la faune, doivent être préservées pour le bénéfice des générations présentes et futures grâce à une planification ou de gestion, le cas échéant.
Afin de parvenir à une gestion plus rationnelle des ressources et donc à améliorer l’environnement, la déclaration invite les États, dans le principe 13, à adopter une approche intégrée et coordonnée de leur planification du développement, afin d’assurer que le développement est compatible avec la nécessité de protéger et d’améliorer l’environnement pour le bénéfice de leur population.
Le principe 14 indique que la planification rationnelle constitue un outil essentiel pour concilier les conflits entre les besoins de développement et la nécessité de protéger et d’améliorer l’environnement.
Le principe 18 considère que la Science et la technologie, dans le cadre de leurs contributions au développement économique et social, doivent être appliquées à l’identification, la prévention et la maîtrise des risques environnementaux et la solution des problèmes de l’environnement pour le bien commun de l’humanité.
Le principe 19 montre que l’éducation en matière d’environnement, pour la jeune génération ainsi que les adultes, en tenant dûment compte des défavorisés, est essentiel afin d’élargir la base d’une opinion éclairée et responsable par des particuliers, des entreprises et des communautés dans la protection et l’amélioration de l’environnement dans son pleine dimension humaine. It is also essential that mass media of communications avoid contributing to the deterioration of the environment, but, on the contrary, disseminates information of an educational nature on the need to project and improve the environment in order to enable mal to develop in every respect. Il est également essentiel que les médias de la communication contribuent à éviter la détérioration de l’environnement, mais, au contraire, diffuse des informations de caractère éducatif sur la nécessité de protéger et d’améliorer l’environnement.
Le principe 20 encourage la recherche scientifique et le développement dans le contexte des problèmes environnementaux, à la fois nationales et multinationales.In this connection, the free flow of up-to-date scientific information and transfer of experience must be supported and assisted, to facilitate the solution of environmental problems; environmental technologies should be made available to developing countries on terms which would encourage their wide dissemination without constituting an economic burden on the developing countries. À cet égard, la libre circulation de mise à jour des informations scientifiques et de transfert d’expérience doit être soutenue et aidée, afin de faciliter la solution des problèmes environnementaux ; les technologies de l’environnement devraient être mises à la disposition des pays en développement à des conditions qui encouragent une large diffusion sans constituer un fardeau économique sur les pays en développement.
Le principe 26 considère que l’homme et son environnement doit être épargné par les effets des armes nucléaires et tous les autres moyens de destruction massive. States must strive to reach prompt agreement, in the relevant international organs, on the elimination and complete destruction of such weapons. Les États doivent s’efforcer de parvenir à un accord rapide, dans les organes internationaux compétents, sur l’élimination et la destruction complète de telles armes.
Signalons enfin que ce sommet a donné naissance au Programme des Nations Unies pour
l’Environnement (PNUE) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
-Sommet « planète Terre » de Rio de Janeiro en 1992
La Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (connue sous le nom de Sommet « planète Terre » de Rio de Janeiro, 1992) a adopté la « Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement » comportant un texte de 27 principes. Cette déclaration a fait progresser les droits et les responsabilités des pays dans le domaine de l’environnement.
La Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement témoigne de deux grandes préoccupations marquant l’intervalle de 20 années séparant le sommet de Rio en 1992 du sommet de Stockholm en 1972 ; il s’agit de la dégradation de l’environnement et l’interdépendance entre le progrès économique et la nécessité de la protection de l’environnement.
Dans son principe 4, la déclaration de Rio précise que pour parvenir à un développement durable, la protection de l’environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considérée isolément.
En matière de réglementation, le principe 11 de la déclaration, considère que les Etats doivent promulguer des mesures législatives efficaces en matière d’environnement. Les normes écologiques et les objectifs et priorités pour la gestion de l’environnement devraient être adaptés à la situation en matière d’environnement et de développement à laquelle ils s’appliquent. Les normes appliquées par certains pays peuvent ne pas convenir à d’autres pays, en particulier à des pays en développement, et leur imposer un coût économique et social injustifié.
A propos de la participation de la population, la déclaration de Rio sur l’environnement et le développement estime, dans le principe 10, que la meilleure façon de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens concernés. Au niveau national, chaque individu doit avoir dûment accès aux informations relatives à l’environnement que détiennent les autorités publiques, y compris aux informations relatives aux substances et activités dangereuses dans leurs collectivités, et avoir la possibilité de participer aux processus de prise de décision. Les Etats doivent faciliter et encourager la sensibilisation et la participation du public en mettant les informations à la disposition de celui-ci.
Dans le principe 16, la déclaration recommande les autorités nationales de s’efforcer de promouvoir l’internalisation des coûts de protection de l’environnement et l’utilisation d’instruments économiques, en vertu du principe selon lequel c’est le pollueur qui doit, en principe, assumer le coût de la pollution, dans le souci de l’intérêt public et sans fausser le jeu du commerce international et de l’investissement.
Le principe 17 de la déclaration exige une étude d’impact sur l’environnement, en tant qu’instrument national, et qui doit être entreprise dans le cas des activités envisagées qui risquent d’avoir des effets nocifs importants sur l’environnement et dépendent de la décision d’une autorité nationale compétente.
La Conférence a adopté également un programme d’action pour le 21 ème siècle, appelé Agenda 21, dont les 2500 recommandations portent sur la mise en œuvre concrète des principes de la déclaration. Il prend en compte les problématiques liées à la santé, au logement, à la pollution de l’air, à la gestion des mers, des forêts et des montagnes, à la désertification, à la gestion des ressources en eau et de l’assainissement, à la gestion des déchets et de l’agriculture. Aujourd’hui encore, le programme de l’Agenda 21 reste une référence pour la mise en œuvre du développement durable au niveau des territoires.

– Sommet mondial pour le développement durable, Johannesburg (Afrique du Sud), 2002
Le sommet adopte une déclaration politique et un plan de mise en œuvre de dispositions qui portent, entre autres, sur l’eau, l’énergie, la santé, l’agriculture et la diversité biologique afin d’aboutir à un développement qui tient compte du respect de l’environnement.
« …les progrès ont été plus lents que prévu. L’équilibre de l’environnement mondial demeure fragile. Les mesures de conservation sont loin d’être satisfaisantes. Lors des débats sur les finances et l’économie mondiales, l’environnement est toujours le parent pauvre…… Les pays développés, qui s’étaient modernisés par le gaspillage et des pratiques dangereuses, aideraient les pays en développement à lutter contre la pauvreté et à éviter de s’engager sur la même voie polluante…. ».
C’est là un extrait de la première grande déclaration politique, du Secrétaire général des Nations Unies Monsieur Kofi Annan, intitulée «Pour un avenir viable » sur les attentes du Sommet sur le développement durable. Le Secrétaire général a identifié l’eau et l’assainissement, l’énergie, la productivité agricole, la biodiversité et la gestion des écosystèmes et la santé comme les cinq domaines particuliers où des résultats concrets sont aussi essentiels que réalisables.
Conventions internationales pour la prévention des risques

Les catastrophes naturelles comme par exemple les séismes, les volcans et les inondations provoquent des pertes de vies humaines, des biens matériels ainsi que de graves dommages.
Consciente de l’importance de la coopération, de la solidarité et des partenariats internationaux, ainsi que de la bonne gouvernance, la communauté internationale a été déterminée à réduire, partout dans le monde, les pertes en vies humaines, les pertes socioéconomiques et les atteintes à l’environnement causées par les catastrophes.
Dans ce sens, la communauté internationale a organisé un certain nombre de rencontres dont l’objectif est de réduire de manière substantielle les pertes en vies humaines et les dommages subis par les pays sur les plans social, économique et environnemental à cause des catastrophes. Dans ce qui suit, nous rappelons les principaux sommets internationaux en matière de prévention des risques :
-Déclaration de Rio de 1992 sur l’environnement et le développement
Le principe 18 de la conférence des nations unies sur l’environnement et le développement organisée à Rio en 1992 précise que les Etats doivent notifier immédiatement aux autres Etats toute catastrophe naturelle ou toute autre situation d’urgence qui risque d’avoir des effets néfastes soudains sur l’environnement de ces derniers. La communauté internationale doit faire tout son possible pour aider les Etats sinistrés.
-Stratégie mondiale de Yokohama pour un monde plus sûr.La Stratégie de Yokohama, adoptée en 1994, donne des orientations fondamentales pour réduire les risques de catastrophes et atténuer leurs conséquences ;
– Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes de Kobe (Hyogo, Japon), 18-22 janvier 2005,qui a adopté le Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015: Pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes.
« …devant le risque, nous sommes loin d’être impuissants et nous pouvons nous préparer à faire face aux catastrophes et à en atténuer l’impact. Nous pouvons et nous devons atténuer les préjudices causés par les divers aléas en faisant en sorte que nos sociétés soient moins vulnérables. Nous pouvons et nous devons renforcer la résilience des nations et des collectivités face aux catastrophes grâce à des systèmes d’alerte rapide centrés sur les populations, à l’évaluation des risques, à l’éducation et à d’autres démarches et activités multisectorielles intégrées visant à anticiper tous les aléas possibles au cours du cycle de prévention des catastrophes, qui comprend la prévention proprement dite, la préparation et l’intervention en cas d’urgence, ainsi que le relèvement et la remise en état. Les risques de catastrophe, les aléas et leur impact représentent une menace, mais la stratégie appropriée pour y faire face peut et devrait conduire à l’adoption de mesures visant à réduire les risques et les facteurs de vulnérabilité dans l’avenir ». Extrait du Rapport de la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes de Kobe (2005).
Le cadre d’action de Hyogo s’articule autour des grands axes prioritaires suivants :
*Gouvernance: cadre institutionnel, cadre législatif et cadre de politique générale;
*Mise en évidence, évaluation et surveillance des risques et alerte rapide;
*Gestion des connaissances et éducation;
*Réduction des facteurs de risques;
*Préparation de plans d’intervention efficaces.
CONCLUSION 
Les plus grands sommets des états et des organisations internationales en matière de gestion de l’environnement et des risques naturels n’aboutissaient jusqu’à présent qu’à des déclarations et des chartes incluant des recommandations, des principes et des plans d’action, sans pour autant mettre en œuvre le droit international. L’idée c’était toujours de fixer des objectifs au niveau international et ce sont les états qui choisissent les moyens pour les atteindre. De là nait le fameux dicton « Penser globalement, agir localement ».
Les politiques de gestion de l’environnement et des risques naturels doivent être prises en compte dans les plans d’aménagement et dans les planifications à l’échelon national, régional et local. La planification rationnelle est celle qui permet de concilier les besoins de développement et la nécessité de protéger et d’améliorer l’environnement et de prévenir contre les risques naturels.
Zahour Ghalem* & Ghalloudi jalila**
*Laboratoire de Géochimie, Géologie Appliquée et Environnement, Fac. Sciences Ben M’Sik, Casablanca
** Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches: Apprentissage, Didactique, Évaluation & Technologies de l’Information pour l’Education (LIRADE-TIE), Fac. Sciences Ben M’Sik, Casablanca

Consécration de Radeema par ALM Ecology Trophy

Avec sa station d’épuration des eaux usées de Marrakech, Radeema a donné la preuve concrète qu’elle inscrit son action dans la durabilité mettant en place un dispositif de protection de l’environnement prenant ainsi une initiative louable dans le domaine écologique

Une action qui fait que désormais, les eaux usées de la ville ocre, deviennent des eaux vives, aussi vivante et bienfaisantes que le travail assidu de Radeema qui a été couronné par le trophée ALM Ecology Trophy, dans la catégorie Environnement, décerné dernièrement à Casablanca, aux représentants de la Régie de Marrakech pour l’ensemble de son action et pour la station d’épuration des eaux usées qui est, en fait une réalisation dont les bienfaits et les avantages seront connus au fil du temps à Marrakech et sa région.
Cette première tranche qui offrira une réserve importante en eaux d’irrigation est déjà opérationnelle alors que les travaux de la deuxième tranche sont déjà lancés. Le fait est que, mue par une action environnementale et écologique inscrit dans la durabilité, Radeema ne compte pas s’arrêter à cette réalisation mais entreprend d’autres projets dans le cadre de sa mission axée surtout sur l’environnement et le bien-être de ses clients directs à savoir ses abonnés et consommateurs directs auxquels sont voués tous ses services.
Aujourd’hui, Radeema dépasse sa tache de simple Régie de distribution, pour se lancer dans des processus de développement durable, d’économie d’énergie et d’exploitation des ressources naturelles Le souci de l’environnement et le respect scrupuleux des nécessités écologiques sont désormais opposables à tout processus d’organisation, de production ou de transformation. Il n’est ainsi plus concevable, désormais, d’imaginer ou de réaliser des projets économiques ou sociaux sans cette dimension vitale et c’est dans cet élan que s’inscrit l’action de Radeema.
Action qui ne fait que commencer puisque « mue par une réactivité et une sensibilité à l’ensemble de ses questions la RADEEMA entreprend son action écologique et s’est lancé dans un processus de sauvegarde de l’environnement à travers des réalisations adéquates, en l’occurrence la station d’épuration des eaux usées de Marrakech. Bien entendu, notre activité est centrée sur l’une des plus importantes richesses naturelles à savoir l’eau, une eau aujourd’hui menacée et dont le manque est fatal à toute vie quelle qu’en soit la nature. », soulignait son Directeur général lors de la cérémonie de remise des trophées.

Eaux usées : Pour une maîtrise notoire du recyclage

Le traitement des eaux se décompose en deux étapes bien distinctes avant d’arriver au robinet. L’eau est traitée dans 40 stations de traitement de part le Maroc. Une des plus grandes est le complexe Bou Regreg à Akrach, proche de Rabat, qui est alimentée par le barrage Sidi Mohamed Ben Abdallah, situé 6km à vol d’oiseau.

Elle assure l’approvisionnement en eau de la région de Rabat, allant de Salé à Casablanca. 6 millions de personnes vivent ainsi et consomment quotidiennement près de 700.000m3. La station avec ses 3 bassins traite actuellement 7m3 par seconde. Un 4ème bassin est en préparation pour 2015. Il permettra d’augmenter une capacité de 4m3/sec supplémentaires. Les eaux usées sont rejetées dans les égouts, pour vaquer enfin dans la nature.
L’eau potable sous surveillance
L’eau du robinet provient en fait des rivières ou des nappes souterraines, elle est traitée dans des stations dont le type de traitement varie considérablement selon la source.
Certaines nappes sont presque pures, et on pourrait boire de l’eau en l’état. Mais une contamination lors de l’acheminement reste possible, c’est pourquoi on est obligé de la fa ire passer au chlore. Le chlore qui donne un goût désagréable à l’eau, mais qui reste pour l’instant incontournable. L’ozone ou les ultraviolets ont aussi un puissant impact désinfectant, mais leur effet, à la différence du chlore, n’est pas persistant tout au long du trajet de l’eau potable dans les canalisations.
Si l’eau est pompée en rivière ou dans des nappes, peu profondes, le traitement est généralement plus élaboré. Elle doit d’abord être débarrassée des germes fécaux, et des matières organiques (nitrates, pesticides…). Les pesticides sont éliminés soit en faisant passer l’eau sur un lit de charbon actif, soit en injectant du charbon en poudre puis en la filtrant à travers du sable. Les nitrates sont éliminés soit par des résines, capables d’absorber les ions nitrate, soit par voie biologique (bactéries qui transforment les nitrates en azote). Grâce aux membranes, de plus en plus, perfectionnées, on utilise de moins en moins de produits chimiques.
Des égouts au robinet
Pas loin du Maroc en Espagne, à Barcelone, par exemple, une usine de traitement tertiaire recycle des eaux usées municipales. Les eaux recyclées servent à la fois à l’irrigation et à éviter les intrusions d’eau de mer dans les nappes : 2500 mètres cubes d’eau douce sont ainsi réinjectées chaque jour dans l’aquifère.
Mais si 72% des Marocains sont en faveur du recyclage des eaux pour l’irrigation ou l’arrosage, il reste une barrière psychologique pour l’eau domestique. Imaginer que l’on boit l’eau des toilettes, ça peut faire peur… Et pourtant, l’eau issue des usines d’assainissement est parfois plus propre que celle des rivières.

Déversement des eaux: Se prémenir contre les mauvais affluents

Le projet, dont le planning s’étend de 2009 à 2013, prévoit la réhabilitation des berges de trois cours d’eau qui se sont transformés, avec le temps, en réceptacles pour eaux usées, causant de nombreuses sources dégâts, creusant des poches de nuisances et des risques d’inondation lors des fortes précipitations.

Le cours d’un quatrième oued sera dévié pour protéger une zone à risques avec la construction d’un petit barrage en amont. Le plus important chantier de ce volet concerne oued Souani (117 MDH). La consistance des travaux, dans une première phase, concerne la construction d’un canal ouvert pour contenir les affluents de l’oued, long de 2,5 km. La deuxième étape porte sur la construction d’un canal couvert au niveau d’une zone d’habitation. Le dimensionnement du canal prendra en compte le pic du débit de l’oued en cas de fortes précipitations. Sur Oued Lihoudi, les travaux s’orientant sur la construction d’un canal ouvert sur environ 7 km pour un investissement de 35 MDH. Le canal servira également à isoler les affluents naturels de l’oued des rejets des eaux usées.
Quant à Oued Mghogha, 40 MDH sont affectés à plusieurs travaux le long de son cours. En amont de l’oued, il sera procédé à la construction d’un mur en béton armé au niveau du pont de la route nationale N. 2 en vue de prévenir le déversement sur des zones d’habitations en périodes de crues. Au niveau de la zone industrielle Mghogha, les travaux consisteront en l’élargissement du lit de l’oued à 30 m avec l’approfondissement du canal à 4,7 m. A rappeler que lors des dernières inondations d’octobre dernier, Oued Mghogha a submergé deux zones industrielles occasionnant d’énormes dégâts matériels à des dizaines d’usines.
En aval de l’oued, il sera procédé à l’élargissement et au renforcement du canal avec l’aménagement d’une aire de promenade piétonne au niveau de l’embouchure. Pour Oued Mellah, le projet prévoit la construction d’un petit barrage pour récupérer les affluents et la construction d’un canal de déviation des eaux pour protéger une zone comptant des projets touristiques contres ces risques des inondations.

mobilisation des ressources en eau

faire émerger une culture rationnelle

L’eau, élément vital, sa potabilité et son écoulement jusqu’au consommateur nécessitent des investissements colossaux pour la collectivité, dont le citoyen reste le principal bénéficiaire. Cependant, l’exercice de l’eau potable donne plus de 50% des usages domestiques et, en arrive souvent à 100% dans d’autres industriels, toilettes, arrosages de jardins, lavage de véhicules, lessive etc… Devant cette évidence et dans un contexte où l’eau devient un bien si cher, pourquoi ne pas récupérer l’eau de la pluie ?

Les surfaces de nos habitations, de nos bureaux, de nos ateliers, un moyen simple pour récupérer l’eau pluvialel, par des gouttières reliées à un collecteur capable de récupérer 80 à 90 pour cent d’une averse, et alimenter une cuve de stockage. L’histoire de notre pays reste riche d’exemples qui témoignent du savoir-faire des populations en matière de mobilisation des ressources en eau appelée «Khatarates » au sud et « Moutfias », dans l’ensemble du pays.
Le stockage des eaux est désormais répandue dans certains pays plus nantis que le Maroc en ressources d’eaux à titre d’exemple la Suède, l’Allemagne et la France. Dans ces pays, la récupération des eaux pluviales est apparus, dans le bâtiment à usage collectif et dans l’industrie.
Au Maroc, il est à noter que la loi sur l’eau autorise l’exploitation de pluie qui tombent sur les propriétés, le tissu professionnel pourrait propulser cette pratique qui reste à ce jour très faible (entreprise spécialisée, revendeurs, techniciens etc… La promulgation des textes qui réglementent ce domaine aiderait le développement de ce créneau qui, potentiellement, représente une activité économique créatrice de valeur ajoutée et d’emplois.
Les techniques de ramassage des eaux pluviales repose principalement sur un procédé simple. Donc, dans ce sens la Direction de la Communication et de la Coopération du Développement de l’Environnement, en partenariat avec l’association TARGA-Aide a élaboré un guide, qui vise dans un premier lieu la vulgarisation aux (publics et privés) à s’approprier cette technique en vue de faire émerger une culture rationnelle des ressources en eau. La consommation mondiale en matière d’eau se chiffre à +5.500 km3 par an, alors que le volume total de captage est de 3.300 km3. Une grande partie des besoins en eau est donc couverte par les précipitations.
Au début du 20ème siècle, la qualité d’eau douce prélevée a été multipliée par six en raison que la population mondiale n’a cessé d’augmenter multipliant aussi l’usage de l’eau en agriculture, industrie, domestique, loisirs, navigation et autres…
Dans nombreux pays de la planète l’eau se rarefie, l’exemple de l’Afrique du Nord, l’Inde, Moyen-Orient, les pays du Golfe, la Perse, etc…
En dépit des efforts de mobilisation des ressources en eau, déployés par les responsables l’action reste très limitées voir difficile à mobiliser économiquement.
Si l’État reste le principal acteur en matière de gestion des ressources en eau, la situation devient critique.
La récupération des eaux de la pluie lorsqu’elle ruisselle, sert également, à résoudre les problèmes posés, par le stockage dans les citernes, et prendre toutes les mesures qu’elle n’aille inonder la chaussée voisine ou encore encombrer le réseau d’assainissemen.
Utiliser l’eau de pluie, c’est épargner et faire soi-même des économies…. En effet, l’eau potable coûte énormément chère, ce qui invoque à tout le monde de payer une facture forte, comportant l’eau potable, celui des toilettes, d’arrosage, ou celui des lessives et lavage de voitures.
Dans l’Histoire du Maroc, on trouve des témoignages de populations pratiquant le captage et le stockage des eaux de pluie associés à une gestion économe des ressource en eau, dans nos jours, on trouve de moins en moins surtout en milieu urbain ces pratiques. Les réseaux d’eau potable dans les villes et dans les grandes agglomérations rurales deviennet nécessaires. En conséquence, on est loin, très loin encore d’entendre ces deux protagonistes se poser autours d’une table, une question telle que : «pourquoi traiter toute cette eau pour la rendre potable alors qu’une partie est utilisée pour la boisson», en effet, la proportion des qualités d’eau à usage domestique ne requièrent pas une potabilité de l’eau souvent supérieures à 50% des besoins à la consommations.

Eau potable L’ONEP optimise le rendement

L’Office prévoit le renforcement de l’approvisionnement de la ville de Béni Mellal en eau potable à partir du Barrage Bin El Ouidane. Un montant de 200 millions DH sera alloué à cette opération.

L’exploitation des ressources en eau, exclusivement souterraines, particulièrement la source Ain Asserdoune et le champ captant de Sidi Jaber, contribueront à l’alimentation en eau potable de la ville de Béni Mellal. La capacité globale de production en période normale est de 405 l/s. Les besoins de pointe en eau potable pour l’année 2008 de la ville de Béni Mellal sont estimés à 369 l/s. La RADEET assure la distribution d’eau potable pour environ 200.000 habitants.
Les fortes précipitations que la région de Béni Mellal a connu dernièrement, ont provoqué l’augmentation de la turbidité de la source de Aïn Asserdoune. La teneur en matières est en suspension.
Le (MES) a atteint 9,68 g/l le 2 octobre 2008 (la station a une capacité de traitement de 2 g/l de MES). Ce phénomène, observé pour la première fois en 1978 et qui s’est reproduit les 23 et 24 octobre 2007, s’explique par le fait que l’eau de pluie se trouve chargée de particules fines avant son infiltration dans le réseau karstique de la source. L’eau devient immédiatement turbide et le débit diminue. Mais, après quelques jours, la situation se rétablit. Suite à cet incident, l’ONEP a aussitôt arrêté totalement la production d’eau potable à partir de la station de traitement le 2 octobre 2007. Ainsi, durant cette période d’arrêt de la station de traitement ONEP, la production a été maintenue, à partir du champ captant de Sidi Jaber, pour un débit de 124 l/s avec un déficit global de production d’environ 40%. En outre, afin de faire face à cet incident, des équipes conjointes spécialisées de permanence (ONEP-RADEET) ont été chargées d’assurer le suivi de l’évolution de la situation d’alimentation en eau potable de la ville.
Par ailleurs, le laboratoire provincial de l’ONEP, sis à la station de traitement, a procédé à un suivi rigoureux de l’évolution de la qualité des eaux et à la réalisation des essais pour optimiser le traitement.
Il est à signaler que l’ONEP prévoit le renforcement de l’approvisionnement en eau potable de Béni Mellal à partir du barrage Bin El Ouidane pour un débit de 380 l/s. Ceci à travers la mise en service, vers le mois en mai 2009, d’un grand projet dont les travaux sont en cours de réalisation pour un montant de 200 millions de DH.