Gestion macroéconomique et corruption

TOUS les pays offrant des ressources naturelles importantes n’offrent pas nécessairement un cadre attirant pour les investissements directs étrangers pour profiter des possibilités de création de revenu fiscal; non plus, les compagnies minières, en particulier lorsqu’elles sont nationalisées, ne sont pas toujours gérées avec l’efficacité financière et industrielle correcte. Les économies dépendant sur leurs ressources minérales ont plus souvent des problèmes de gouvernement et de corruption que les économies non minières.

De plus, les conséquences négatives d’une mauvaise gestion macro-économique peuvent se faire sentir plus durement dans le cadre d’une économie minière que non minière. La présence d’une mine va gonfler les salaires et maintenir un taux de change élevé ce qui empêchera d’autres secteurs d’être compétitifs internationalement et de participer à la croissance à l’exportation. Le coût d’une mauvaise gestion macro-économique est élevé lorsqu’on considère l’apport fiscal important de la mine et en particulier si on pense que les ressources minières ne sont pas renouvelables.

Impact Socioculturel : les activités minières peuvent avoir un impact négatif sur le mode de vie des habitants, avec des conflits socioculturels au moment du développement de la mine dans des zones rurales ou « sauvages ».

Développement économique : les salaires plus importants des mineurs peuvent provoquer une augmentation des prix locaux — avec le pauvre à la traîne ; et de plus, le pauvre et la population des non mineurs peuvent n’avoir qu’un accès limité aux services fournis par la mine.

Obstacles à la restructuration économique et fermeture de mine : les pertes énormes des mines nationalisées, spécialement le charbon, ont été un obstacle important à la restructuration économique et au redressement surtout dans l’Europe de l’est et l’ex Union Soviétique. La fermeture de mines non rentables a ajouté à la pauvreté spécialement dans les communautés à économie unique et régions minières. Outre les pertes de travail pour la population locale, les services essentiels originalement assurés par la mine — transport, énergie et eau par exemple cessent, avec un effet particulier sur le pauvre et les groupes vulnérables. Les fermetures de mines ont également affecté d’autres pays comme la Zambie, la Bolivie, la Namibie et les Philippines.

Que peuvent faire les pays pour maximiser les bénéfices de la mine pour réduire la pauvreté ? Ils peuvent passer par six étapes pour retirer le bénéfice maximum de la mine en vue de réduire la pauvreté.

-Récolte des données sur l’industrie minière et ses conséquences fiscales, économiques, sociales et environnementales. Ceci comprend la récolte et le classement de données précises pour une industrie minière à l’échelle commerciale et petite ou artisanale. Ces données peuvent comprendre la dimension des mines, leur emplacement, la production, les chiffres d’affaire, les investissements, la main d’oeuvre, les exportations, les importations, les ressources locales en matériel et les résultats financiers. Veuillez noter que l’absence de données géologiques peut freiner les investissements privés dans le secteur minier d’un pays négligeant ainsi l’utilisation de ressources existantes pour le développement économique. De même, les pays doivent surveiller les impacts sociaux et environnementaux dans les communautés et les régions affectées par les mines, et en particulier par la fermeture des mines.

-Établir un système sain de réglementations minières et d’octroi de licences pour les mines importantes. Ceci signifie un accord équitable avec accès facile et dégagement responsable, une politique fiscale saine et l’élimination des mines nationalisées subsidiées (MNS), ou, si elles existent, leur privatisation.

-Garantir des politiques macro-économiques saines de manière que les pays riches en ressources minérales profitent de l’impact que leur développement peut avoir sans bloquer les secteurs non miniers et perdre des opportunités.

-Attirer les investissements du secteur privé et encourager les développements privés par le biais de lois et réglementations appropriées. Les questions de propriété, utilisation des terres et de l’eau, les normes socio-environnementales, et les responsabilités doivent être clairement définies et correctement appliquées et surveillées. Dans un cadre réglementaire fiable, il y a un potentiel important de développements en aval, et d’activités économiques parallèles avec les fournisseurs et raffineurs, en particulier pour les entreprises petites et moyennes, qui à leur tour peuvent créer des possibilités d’emploi pour les non mineurs des zones avoisinantes.

-Insister sur un plan de fermeture de mine le plus tôt possible — de préférence avant le début de l’extraction, en aidant à la création du cadre local de gestion et d’administration et en créant et mettant en application les règlements appropriés et la supervision de la fermeture de la mine.

-Alléger les risques socioculturels, sanitaires et environnementaux pour la population de la mine par l’information et l’éducation, de même que par des accords avec la compagnie minière pour qu’elle assure des conditions de travail acceptables en aidant à l’établissement d’une infrastructure de communauté, de santé et d’éducation correcte et accessible. La clé à l’allégement de ces risques est l’instauration et la surveillance de normes appropriées. Il est important toutefois de ne pas demander à la compagnie d’investir dans des services qui sont typiquement de la responsabilité du gouvernement tels que par exemple santé et éducation, mais plutôt de trouver un accord de partenariat public / privé qui fait bon usage de la capacité d’investissement de la compagnie sans qu’elle ne prenne le contrôle du rôle de l’Etat.

Rédaction

La lagune bleue de Marchica

Une commission de travail composée de représentants de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, du Conservatoire du littoral, de l’Agence de l’eau, Rhône, Méditerranée, Corse et de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), a été accueillie à Nador, dans le cadre du projet d’appui à la dépollution et à la protection de la lagune de Marchica, initié par la Fondation.

«Cette rencontre de concertation et d’échanges a pour but la validation du plan global de gestion environnementale du bassin versant de la lagune de Marchica, des outils de fonctionnement de l’Observatoire local et des indicateurs de suivi en faveur de la gestion durable du site, notamment les zones à hautes valeurs bioécologiques», indique un communiqué de la Fondation. Ce plan de gestion vise à réduire les sources de pollution directes impactant la lagune et à promouvoir un aménagement et une utilisation des ressources durables autour de celle-ci et dans l’arrière-pays.

«Ce plan a pour objectif également de favoriser le partage des connaissances sur la lagune et assurer un suivi par la production d’indicateurs caractérisant l’évolution de la situation par rapport aux objectifs retenus et promouvoir un changement des comportements grâce à l’éducation à l’environnement et à la sensibilisation», ajoute le communiqué.

La Fondation en partenariat avec le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et en concertation avec l’Agence française de développement (AFD) a lancé le projet d’appui à la dépollution et à la protection de la lagune de Marchica en novembre 2008. Depuis cette date, plusieurs actions de sensibilisation ont été réalisées : opérationnalisation de l’Observatoire de la lagune, renforcement des capacités et du dialogue des acteurs locaux et opération d’épandage des boues de la station d’épuration du Grand Nador en octobre 2012, conformément aux normes internationales.

Gestion de l’éclairage par Wifi, une première au Maroc

En deux temps trois mouvements, vous pourrez changer l’intensité et la couleur de la lumière. C’est nouveau et vendu par une entreprise marocaine.

Le marocain Conceptual Lighting Company (CLC) vient de lancer «iLight», première ampoule LED Wifi intelligente au Maroc et en Afrique. Selon le fabricant, le concept est simple et efficace : iLight permet de contrôler librement l’éclairage grâce à la technologie Wifi (via télécommande ou smartphone).

Deux gammes d’ampoules LED design ont été développées pour répondre aux différents besoins. D’abord la iLight «Variation de blancs»qui permet de gérer toutes les ampoules de la maison par zones bien distinctes (Salon, chambre, Hall, cuisine …) en jouant de manière individuelle ou groupée avec l’éclairage.

Ensuite, il y’a la iLight «Variation de couleurs» qui, elle, permet de choisir une couleur parmi 640000 nuances. Et de réglez ensuite
l’intensité de lumière souhaitée.

Selon CLC,ces ampoules offrent une panoplie d’avantages: gestion de l’éclairage par Wifi avec une portée de 30 mètres, variateur de lumière intégré, plus de 50.000 heures de durée de vie, ou encore facilité d’installation.

Le prix à l’unité est de 400 DH. Le fabricant promet toutefois que ce montant sera amorti dans la facture annuelle d’électricité «dans le cadre d’un usage quotidien normal».

Conceptual Lighting Company, est une entreprise née au Maroc en mars 2012. Elle se veut «pionnière et avant-gardiste» sur les différentes
technologies d’éclairage et de lumières décoratives.

Une puissance électrique appelée de 5.410 MW

Le Maroc a enregistré, en juillet, un record de la puissance électrique appelée dans tout le pays, avec une pointe de 5.410 MW (mégawatts), a annoncé l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Cette pointe a été atteinte en raison notamment de la période de forte chaleur qui traverse actuellement l’ensemble des régions du Royaume . Cette puissance appelée de 5.410 MW est ainsi en hausse de 2,5% par rapport à la pointe maximale enregistrée en 2012. Celle-ci avait, en effet, atteint, le 17 juillet de l’année dernière, 5.280 MW à 21h45 en GMT+1, rappelle l’ONEE.

Soutien du FEM aux changements climatiques

C’est en juin dernier que le conseil d’administration du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a fait crédit de quelque 11,3 millions de dollars dédiés à des actions d’adaptation climatique dans le continent africain. Un don engagé par la Banque africaine de développement (BAD), au profit du Cameroun et la Corne de l’Afrique (Djibouti, Kenya).

Dans la région de la Corne de l’Afrique, le Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA) et le Fonds spécial pour le changement climatique (FSCC) financeront le projet d’adaptation des modes de vie au changement climatique. Dans le cadre de cette première phase, complémentaire de l’Initiative contre la sécheresse dans la zone menée par la BAD, le Kenya et Djibouti recevront, respectivement, 2,5 millions de dollars et 5,7 millions de dollars . Ce programme vise à accroître la résilience des populations pastorales aux effets du changement climatique, grâce à l’amélioration durable de leurs modes de vie.

Au Cameroun, le Fonds spécial pour le climat (FSPC) doit financer un projet destiné à améliorer la résilience des communautés urbaines déshéritées face aux inondations à Yaoundé, avec un don de 4,03 millions de dollars. Ce projet permettra de renforcer la capacité institutionnelle nécessaire à l’amélioration de la résilience face au risque d’inondations ; à améliorer l’état de préparation et la capacité d’adaptation des communautés ; et contribuera au transfert de technologies spécifiques au contrôle des inondations (activités communautaires, installation de zones tampon le long des canaux et des réservoirs).

Le conseil d’administration du FEM a également approuvé, au cours du deuxième trimestre de 2013, le financement de deux projets en Angola et à Madagascar, par le FSPC.

En Angola, la BAD mettra en oeuvre un projet visant à intégrer les changements climatiques dans la gestion des sols et de l’environnement, grâce à un don de 4,41 millions de dollars. Ce projet aidera à la diffusion des techniques de gestion durable des terres, ainsi que des pratiques d’adaptation au changement climatique dans l’agro-foresterie et l’écologie des sols, auprès de 350 communautés.

À Madagascar, un don de 6,27 millions de dollars facilitera aussi la résilience au changement climatique du secteur de l’agriculture dans la région Sud-Ouest du pays. Ce projet renforcera la résilience des infrastructures d’alimentation en eau de 10 200 hectares de terres agricoles dans la région du Bas Mangoky.

De nouvelle mesures suscitant la colère des professionnels

LES INVESTISSEMENTS dans les carrières de marbre reculent avec intensité et mettent à la grogne les professionnels qui jugent que la réglementation du secteur est très contraignante. Ils sont inquiets. Quant à l’accès à la matière première qui devient de plus en plus difficile, mettant en péril leur activité. L’ouverture de nouvelles carrières se fait au compte-gouttes et celles qui sont existantes ne peuvent continuer à être exploitées en l’absence d’une signature de cahiers des charges contraignants imposés par la nouvelle réglementation. Il s’agit de la circulaire promulguée par le Premier ministre en juin 2010, M. Abbas Al Fassi en l’occurrence, pour combler le vide juridique qui existait en matière d’exploitation des carrières. Les conditions fixées par la loi 08/01 sont effectivement restées sans effet, faute de texte d’application.

Le texte est venu régir les modalités de gestion de ces sites, mais sans aucune distinction entre les produits extraits. Les blocs de marbre sont logés à la même enseigne que le sable, les granulats et autres matières prélevées dans les carrières, suscitant ainsi la colère des professionnels de ce secteur. D’abord, parce que selon la circulaire, l’ouverture de carrières de marbre est conditionnée par le respect de la loi 12-03 relative aux études d’impact sur l’environnement. Or, comme le soulignent des responsables de l’Association marocaine des marbriers (AMM), la liste des projets qui doivent se soumettre à cette exigence, selon l’article 2 de ladite loi, ne comprend pas le marbre. En effet, le chapitre 3.1 de cet article ne mentionne pas «l’industrie extractive : mines, carrières de sable et gravier, cimenteries, industries de plâtre et transformation du liège», et à aucun moment ce produit n’y est évoqué.

Un investissement de 5 à 10 MDH
Les professionnels se disent d’autant plus pénalisés que leur secteur exploite un matériau écologique. «La pierre qui est à la base de notre métier est un produit naturel non polluant et vivant, qui répond aux nouvelles idées du développement durable, contrairement aux matériaux synthétiques qui s’altèrent avec le temps», précise un responsable de l’association.

Les marbriers contestent ensuite l’obligation pour tout exploitant de se doter d’un pont bascule et de clôturer toute la carrière. Selon l’association, cette disposition entraîne une dépense supplémentaire de près d’un million de DH, sachant que l’investissement global dans une carrière de marbre de taille moyenne varie entre 5 et 10 MDH.

Toutes ces contraintes incitent les exploitants actuels à ne plus renouveler leurs contrats conformément au nouveau cahier des charges et n’encourage pas les investisseurs à s’intéresser au secteur. Résultat, et si on se fie aux déclarations de cette organisation, «à peine 4 ou 5 sites ont ouvert depuis la promulgation de cette circulaire».

Pour poursuivre leurs activités, plusieurs professionnels recourent au marché étranger pour s’approvisionner en matière première, «alors qu’il existe une multitude de sites qui regorgent de blocs de marbre riches en quantité, en qualité et en diversité», signale-t-on du côté de cette association.

D’autres sont en train d’entamer carrément une reconversion dans l’importation du produit fini. «Plutôt que de produire avec toutes les charges que cela suppose en matière d’emplois et de tracasseries administratives, je préfère introduire le marbre prêt à l’usage et le commercialiser localement à moindre frais», confie un marbrier de Casablanca. Cette option est d’autant plus alléchante que la matière première et le produit fini sont frappés du même droit de douane.

Les conséquences sont déjà visibles. L’approvisionnement du marché local dépend de plus en plus de l’étranger. Alors que les importations représentaient à peine 30% de la consommation du pays en marbre au début des années 2000, la tendance s’est pratiquement inversée. Aujourd’hui, la production nationale répond seulement à 40% des besoins d’un marché évalué à 800 000 tonnes par an, contre 60% pour le marbre importé. Et pour ne rien arranger, les exportations de ce produit ont nettement reculé, passant de 70 000 tonnes en 2008 à 40 000 tonnes en 2010. Et les professionnels s’attendent à une baisse plus accentuée dans les années à venir, bien que le marbre marocain rencontre un franc succès sur les marchés étrangers. Pourtant, les producteurs de ce matériau de construction sont convaincus que si le problème de l’accès à la matière première est réglé, le secteur pourra contribuer considérablement à la hausse des exportations du pays. On estime ainsi le potentiel de ventes à l’étranger à 4 millions de tonnes par an, ce qui représentera 5 milliards de DH de chiffres d’affaires en devises. Ces prévisions optimistes se basent essentiellement sur la forte demande exprimée à l’échelle internationale pour la variété du marbre marocain. On rappelle à ce propos que la Turquie exporte 10 millions de tonnes par an, l’Egypte 6 millions et la Tunisie 1 million.

Il y a une centaine de carrières pour l’extraction de blocs de marbre au Maroc. Les variétés les plus connues viennent de Sefrou, Oued Zem, Tiflet et Khénifra. La région de Sefrou, précisément à Tazouta, fournit le travertin, un type de marbre souvent de couleur beige très utilisé dans le domaine de la construction. Une autre variété non moins célèbre est le gris de Tiflet, extrait des carrières situées dans les environs de cette petite ville. Elle est très utilisée dans les façades et les intérieurs de maisons ainsi que dans les bâtiments administratifs et commerciaux. A Bejaâd, les producteurs de marbre fournissent au marché le jaune portant le nom de cette bourgade de la province de Oued Zem. Les carrières de Khénifra permettent, elles, d’approvisionner le marché en marbre différent dont la couleur est noire et grise. A Erfoud, on extrait tous types de marbre fossilisé dont la variété dite Onyx, et dans les environs de Taroudant, on produit un marbre de couleur rouge et gris.

Source FMC

Céramique et marbre Ces laissés- pour-compte

La situation géographique particulière du Maroc à l’extrémité lui confère une géologie riche et variée. Plusieurs types de roches y existent et sont en grande partie exploitées comme pierres de construction. Les premières traces de l’exploitation des pierres marocaines pour la construction remontent à l’époque romaine et se trouvent au voisinage des cités antiques de Volubilis, Lixus, Chellah… D’anciennes extractions massives datent de l’époque des Almohades (XII-XIIIème siècles) et portent, notamment, sur les calcarénites et les calcaires consolidés et métamorphisés qui ont servi pour l’édification de leurs principaux monuments historiques, par exemple la Tour Hassan, la Casbah des Oudayas à (Rabat) ou la Mosquée de la Koutoubia à (Marrakech).

L’exploitation industrielle de la pierre au Maroc remonte au début du XXème siècle avec l’installation de grandes marbreries européennes, ce qui a contribué à une expansion rapide de la production des marbres de la région du Maroc central. Cette production a atteint 19 000 tonnes en 1959. Depuis cette date, le secteur marbrier a évolué d’une manière lente et discrète avec une activité et une production très fluctuantes, malgré l’énorme potentialité du Maroc en pierres de construction. La production annuelle oscille entre 250 000 et 500.000 tonnes, ce qui reste infime par rapport à la production mondiale et plus particulièrement de la Tunisie avec 1million de tonnes/an et l’Egypte avec 6 millions de tonnes/ an.

Selon des études faites sur cette approche d’activité dans le secteur au Maroc, l’un des principaux problèmes qui entravent le développement de ce secteur réside en la rareté des études techniques sur les pierres dimensionnelles.

D’autre part, le secteur de la céramique lui aussi n’est pas à l’abri des contingences .La crise mondiale n’a pas épargné l’industrie marocaine de la céramique fortement liée au secteur de l’immobilier. Le secteur, qui a enregistré un taux de croissance de 11% ces cinq dernières années, commence à souffrir d’un manque de structuration que traverse le secteur et de l’acharnement d’une concurrence beau marché externe. Les prix ont baissé d’environ 5% depuis le début de l’année, et plusieurs unités ont arrêté la production. Les prochains mois s’annoncent difficiles.

Le présent dossier vient en réponse aux recommandations d’un certain nombre d’indicateurs et vise plus particulièrement les pouvoirs publics du renforcement de la recherche appliquée sur les pierres de construction du Maroc en vue de les caractériser et de les promouvoir auprès des investisseurs nationaux et étrangers, ce qui pourrait contribuer forcément à la dynamisation du secteur de l’exploitation des pierres au Maroc, et du secteur de la céramique aussi qui jouent un rôle fondamental dans le développement socio-économique national.

Le parc solaire de Ouarzazate leader de croissance verte

Conformément à la stratégie énergétique tracée par SM le Roi , les travaux de construction du parc solaire d’Ouarzazate ont démarré dans la commune rurale Ghessate.

La future centrale thermo-solaire, première phase du projet de parc solaire à Ouarzazate baptisé «Noor», la première et la plus grande du genre au monde en termes de capacité de production de 160 MW, sera opérationnelle dans un délai de 28 mois et permettra la promotion de l’industrie locale, l’acquisition d’une expertise de haut niveau en la matière, le développement intégré de la région d’implantation, la création d’emplois ainsi que la production d’une énergie électrique propre et renouvelable.

Cette centrale thermo-solaire s’étend sur une superficie de 3000 hectares et devrait atteindre à terme une capacité de production globale de 500 MW. La réalisation du complexe solaire intégré d’Ouarzazate «Noor» confirme bien la ferme volonté du Souverain à répondre aux besoins futurs d’électricité du Maroc dans le cadre d’une vision intégrée de développement durable, à optimiser l’exploitation des ressources naturelles du Maroc, à préserver son environnement, à pérenniser son développement économique et social et à assurer l’avenir des générations futures.

A rappeler que ce projet structurant, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique du Maroc tracée vise notamment la mise en place, à l’horizon 2020, d’une capacité de 2.000 MW à partir de cinq sites identifiés, à savoir les sites d’Ouarzazate, Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah, soit 42% de ses besoins en énergie. Une stratégie qui permettra au Royaume, grâce à la mise en valeur de son potentiel solaire, la réduction de sa dépendance énergétique, la préservation de son environnement, la limitation des émissions des gaz à effet de serre et la lutte contre les changements climatiques. A terme, il permettra au Maroc d’économiser annuellement en combustibles 1 million de tonnes équivalent pétrole (TEP) et d’éviter l’émission de 5,3 millions de tonnes de CO2.

Enfin, avec le lancement des travaux de construction du parc solaire de Ouarzazate, un projet d’une importance socio-économique capitale, le Maroc se positionne comme une place forte en matière de production d’énergies renouvelables à l’horizon 2020 et comme leader de la «croissance verte en Afrique».

Ainsi, la volonté du Maroc d’ériger les énergies renouvelables en axe majeur de sa politique économique durable, se matérialise notamment à travers le plan ambitieux de l’énergie solaire qui vise à faire du Royaume un leader mondial en la matière afin de répondre adéquatement à une demande nationale en énergie électrique de plus en plus croissante en optant pour des programmes intégrés en énergies renouvelables, solaire et éolienne.

Industrie minière et développement humain

L’industrie minière est une industrie unique de par l’impact complexe qu’elle peut avoir sur le développement économique local, sur l’environnement, sur les profils socioculturels souvent typiques des vastes zones minières d’un pays ou d’une région particulière.

Ce chapitre aborde les quatre aspects de la pauvreté -opportunité économique, possibilités, sécurité et transfert de pouvoir-dans le contexte de deux formes différentes de mines : d’abord mines à grande échelle et puis mines à échelle réduite ou artisanale. Les deux présentent un contexte très différent d’opportunités et de risques associés à l’exploitation des ressources naturelles sur les différents niveaux de pauvreté. Suivant le problème soulevé – par exemple l’eau, l’environnement, la santé, les transports, le développement du secteur privé et la gestion macroéconomique, nous suggérons de consulter les chapitres spécialisés de l’ouvrage de référence.

Qui doit utiliser ce chapitre ?
Ce chapitre est conçu comme une aide aux législateurs des pays où la mine a la possibilité d’influencer sensiblement les profils de pauvreté régionaux et nationaux — soit en aidant à réduire le niveau de pauvreté, soit, si elle n’est pas correctement gérée, en créant des risques auxquels les pauvres seraient particulièrement exposés. La liste de ces pays figure en annexe 1 à ce chapitre. Le secteur minier d’un pays aura une influence sur la stratégie de réduction de la pauvreté si une ou plusieurs des situations suivantes se présentent : La contribution du secteur minier dans l’ensemble de l’économie du pays est suffisamment importante pour justifier une attention spéciale : Car elle peut assurer au gouvernement des ressources budgétaires pour les programmes de réduction de la pauvreté et a la possibilité d’agir comme un catalyseur puissant dans le développement du secteur privé de la région. Car par la suite d’une restructuration de la mine ou d’une fermeture, les conséquences sociales et environnementales doivent être mitigées sous risque de frapper sensiblement le pauvre ou d’augmenter les profils régionaux de pauvreté.

Dans ce contexte, « Important » signifie que la part approximative du secteur minier est une des suivantes :

-10 % du revenu fiscal ;
-15-25 % des revenus
à l’exportation
-3-5 % du produit national brut (PNB) ou
-10-15 % de la main- d’oeuvre

Un pays n’a pas encore d’industrie minière ; toutefois, le développement de ses ressources naturelles semble être la seule option, ou une option clé, pour son développement. Un exemple est le Mali qui en 1990 n’avait pas de mine en exploitation ; dix ans plus tard, il y en a deux avec une troisième en cours de développement, et l’exportation de minerais est devenue l’article d’exportation le plus important, ce qui contribue sensiblement au revenu fiscal et aux résultats économiques du Mali. Les indices d’une telle situation doivent être les données géologiques qui devraient démontrer la possibilité pour un secteur minier de tenir un rôle important dans l’économie du pays.

Un pays a des noyaux de mines à échelle réduite, avec une population essentiellement itinérante. Si ces noyaux constituent ensemble une population de 50 000 individus ou plus, un gouvernement pourrait envisager de consolider ces efforts car les conséquences sociales et environnementales de même que les conflits culturels et politiques pourraient être explosifs.

Le marbre, une carrière à haute tension

UN SILENCE total entoure le secteur du marbre. Pourtant, beaucoup d’observateurs constatent, sans prendre la peine de fouiner, que les marbriers se font une fortune en peu de temps. C’est l’Etat qui perd des sommes d’argent astronomiques tant sur l’exploitation que sur l’importation des matériaux de travail sur cette roche noble.

Le marbre est une roche métamorphique dérivée du calcaire, existant dans une grande diversité de coloris, pouvant présenter des veines, ou marbrures (Veines et coloris sont dus à des inclusions d’oxydes métalliques, le plus souvent.).

Certains types de marbres portent des noms particuliers, par exemple le cipolinou la griotte. Le mot vient du latin «marmor», d’où l’adjectif marmoréen, «de marbre». La sensation de froid que l’on a en touchant du marbre, bien qu’étant à la température ambiante, est uà sa forte effusivité thermique. Il se prête bien à la taille et est très utilisé en construction, en décoration ou en sculpture. On peut s’en servir pour la salle de bains, mais n’est pas recommandé comme surface de travail pour la cuisine. Le marbre est très poreux (voir les minéraux qui le composent) ce qui, en contact avec certaines substances alimentaires, provoque sa détérioration.

L’utilisation du marbre comme matériel décoratif a été vue pour la première fois dans la construction intérieure des églises, en Occident.

En Afrique du Nord, on sait qu’il a servi, dès le milieu du deuxième siècle av. J. -C, à la construction et la décoration d’un sanctuaire monumental commandité par le roi numide Micipsa (148 à 118 av. J. -C.). Le marbre est aussi massivement utilisé pour la fabrication du dentifrice.

Il va de soi que lorsque toute cette richesse va à la caisse personnelle et dans les comptes des membres de la famille, les caisses de la Trésorerie générale ne peuvent que souffrir de ce manque à gagner.

D’abord, jouir d’un agrément ou une autorisation d’exploitation d’une marbrière représente un privilège. Car il n’est pas donné à tout le monde d’extraire le marbre et de le commercialiser. Son traitement après extraction nécessite également du matériel et des frais. Cependant, le secteur ne manque pas de magouilles qui sont à l’origine de richesses inimaginables alors que c’est l’Etat qui devait tirer profit de ces gisements naturels. Selon des observateurs proches du domaine, la majorité écrasante des bénéficiaires de l’exploitation marbrière ne respecte aucune norme. Sur les blocs extraits, c’est le 1/10 qui est déclaré. Les quotas d’extractions ne sont non plus nullement respectés. C’est ce qui fait qu’une carrière qui devrait vivre un certain temps, voit son âge atteint par la morosité dans la mesure où les marbriers forcent la vitesse et la cadence des extractions.

Ce qui porte atteinte aussi à l’environnement du fait que les couches de sédimentation reçoivent des chocs successifs à l’explosif, pourtant interdit, mais utilisé en petites quantités et en cachette dans certaines carrières. Si ces marbriers ne déclarent qu’une partie misérable des blocs extraits, où va le reste ? Les autres blocs sont écoulés au noir, sans facture ni trace bancaire.

Ceux qui les achètent les écoulent à leur tour au noir à des artisans ou à de petites unités de marbrerie qui procèdent au découpage et polissage des plaquettes avec un matériel acheté au noir aussi. Un spécialiste en matière de disques et de lames diamantées servant à découper le marbre a constaté que les prix des outils ont chuté de 100%. La cause en est une petite mafia qui s’est constituée, profitant des nombreuses failles du secteur de la marbrerie, depuis l’extraction jusqu’à la pose, pour importer frauduleusement disques et lames tous diamètres confondus pour les écouler, au noir aussi.

Exemple: un disque diamanté de 350 mm de diamètre, répondant aux normes européennes, importé en bonne et due forme avec taxes douanières et T.V.A coûte normalement 2.000 DH. Le marché noir propose cet outil de travail à moins de 1.000 DH. Ce sont ceux-là mêmes qui se procurent des plaquettes de marbre au noir qui achètent les outils aussi en contrebande. La plupart des plaquettes découpées sont utilisées à petites échelles dans les cuisines, les salles de bain ou les escaliers. Ainsi, le circuit du noir passe inaperçu alors que les sommes d’argent récoltées sont énormes et échappent à tout contrôle.

Il va de soi que lorsque toute cette richesse va à la caisse personnelle et dans les comptes des membres de la famille, les caisses de la Trésorerie générale ne peuvent que souffrir de ce manque à gagner. Le Maroc regorge de gisements de marbre. Du Nord au Sud, différentes couleurs de marbre se présentent: Volubilis, Luxus, Agadir, Bejâad, dans les provinces sahariennes, Tiflet, Khénifra, Zayan, Taza, Al Hoceïma, Azilal, Taroudant, Smâala, Timahdit, Azrou, Azemmour…

M.A

La technologie est-elle capable de refroidir la planète ?

L’une des idées consiste à envoyer dans l’atmosphère des aérosols qui peuvent agir comme une sorte de parasol et éviter qu’une partie des rayonnements solaires atteigne la Terre. «Les éruptions volcaniques sont un très bon exemple», a rappelé Olivier Boucher chercheur au laboratoire de météorologie dynamique de l’université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris .

C’est ainsi que l’explosion du Pinatubo aux Philippines en 1991 en rejetant une énorme quantité de poussières dans l’atmosphère a provoqué un refroidissement général de quelques dixièmes de degré durant deux à trois ans.

«Une autre idée est de pulvériser de l’eau de mer», explique encore le chercheur, le sel étant un moyen d’accélérer la condensation. Le but est d’aider à la formation des nuages et ainsi de freiner les rayons. Le problème est que ces expériences, qui jusqu’à présent n’ont été que modélisées, montrent des effets collatéraux très importants et notamment «dès que l’on arrête un rattrapage climatique très fort».

Fertilisation des océans
Une autre hypothèse est avancée: «Les océans absorbent environ 2,5 milliards de tonnes de carbone,soit le quart des émissions», précise Stéphane Blain de l’Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). En ajoutant du phosphore ou du fer dans les océans, on pourrait également accroître le mécanisme d’absorption du CO2.

Mais ce procédé outre l’incertitude sur son efficacité, présente des effets secondaires: risque de croissance de micro-algues produisant des toxines, risque d’anoxie (diminution de l’oxygène dans le milieu), voire production de N2O. Or, le protoxyde d’azote étant un puissant gaz à effet de serre, cela annulerait une très grande partie des bénéfices. «Il y a des risques multiples», rappelle le chercheur, sachant qu’ils ne sont pas tous identifiés et encore moins sécurisés.

D’autres pensent que la solution passe par la plantation d’arbres, les forêts jeunes étan des puits de carbone. «Mais là encore, il y a beaucoup de questions en termes d’effets induits», assure Philippe Ciais, du laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CEA-CNRS) qui cite l’exemple d’une forêt dans le désert du Néguev.

«On y a planté des arbres, mais tout en stockant du carbone, cette forêt réchauffe localement l’atmosphère. La raison? La forêt absorbe plus de rayonnement solaire que le désert qui l’entoure et restitue cette énergie sous forme de chaleur» .

Quant au stockage de CO2 dans le sous-sol, même si les recherches sont relativement avancées, elles provoquent un fort rejet. «Même après explications, les populations restent très opposées à cette technique», commente Olivier Vincke, spécialiste de ce sujet à l’Institut français du pétrole.

Les techniques de géo-ingénierie fascinent tout en provoquant des inquiétudes. «J’adhère à ces craintes, souligne le climatologue et membre de l’académie Hervé Le Treut. Crainte surtout du mythe que l’on peut trouver des solutions simples» . Les scientifiques sont ainsi persuadés que la fertilisation des océans malgré les grandes incertitudes sera mise en avant dans les années qui viennent pour une seule et unique raison: c’est la plus aisée et la moins chère.

«Il est très important de ne pas refaire la même erreur avec la géo-ingénierie que celle commise avec le CO2», a ainsi souligné Jean-Claude Duplessy, membre de l’Académie et spécialiste du fonctionnement des océans. «La communauté scientifique a beau dire que le CO2 représente un risque pour le climat et pour l’acidification des océans, les émissions ne cessent de croître», a-t-il rappelé.