Appel à l’énergie cinétique

L’énergie cinétique est l’énergie que possède un corps du fait de son mouvement.
L’énergie cinétique d’un corps est égale au travail nécessaire pour faire passer le dit corps du repos à son mouvement.
On peut déduire de cela, dans le cadre de la physique newtonienne, qu’une variation d’énergie cinétique d’un corps pendant une certaine durée est égale au travail des forces externes exercées sur ce corps. C’est le théorème de l’énergie cinétique.
Le terme même d’énergie cinétique semble remonter au physicien William Thomson, plus connu sous le nom de Lord Kelvin. Il dérive en fait du mot grec kinesis signifiant mouvement. Toutefois, le concept est plus ancien puisqu’il provient des réflexions sur la mécanique de Gottfried Leibniz et Johann Bernoulli, qui décrivaient l’énergie cinétique comme une vis viva, en latin, c’est-à-dire la force vivante responsable du mouvement des corps. Leibniz se fit l’avocat d’une définition mathématique de la vis viva, qu’il introduisit comme le produit de la masse d’un objet par le carré de sa vitesse (mv2), pendant les années 1676–1689, par opposition à la quantité de mouvements-mvde Descartes et Newton censée jouer un rôle similaire.
C’est en effet un postulat qui donne raison aux pouvoirs nippons de contrecarrer la pénurie d’électricité d’origine nucléaire ,suite à la catastrophe de Fukushima qui semble booster les innovations japonaises en matière d’énergie renouvelable.
Après l’annonce d’un projet de création d’un grand parc éolien offshore au large de Fukushima, c’est en effet l’entreprise Sound-Power Corp qui prévoit de développer des applications capables de produire de l’électricité à partir de l’énergie cinétique : dalles de sol exploitant la pression des pas ou télécommandes utilisant la pression des doigts (l’avantage de cette dernière technologie est que l’électricité est produite et consommée directement sur place). L’inconvénient est que la quantité produite reste assez limitée.
Dans la même idée, des chercheurs japonais ont récemment annoncé l’invention d’un prototype de tissu constitué de fils photovoltaïques. La réception et l’exploitation de l’énergie solaire pourrait ainsi passer non seulement par de grands panneaux photovoltaïques mais aussi par les vêtements. Ceci n’est encore qu’un prototype donc le chemin est encore long avant une éventuelle commercialisation et on ne connaît pas encore tout le potentiel énergétique de cette nouvelle technologie.
D’autres travaux veulent exploiter un potentiel d’énergie renouvelable a priori plus étonnant : celui issu des micro-organismes des rizières. Oui vous avez bien lu : exploiter de l’énergie issue de la culture du riz. La croissance des plants de riz amène en effet par photosynthèse le rejet de certains éléments dans le sol et l’eau.
Cette nourriture est régulièrement absorbée par des micro organismes et c’est autant d’énergie produite sur laquelle des chercheurs travaillent pour pouvoir la transformer en électricité.

«Nafoura»

Fausse note des «prédateurs»

La fontaine lumineuse de Casablanca est aujourd’hui en passe de disparaître, et à jamais. C’est plutôt le Conseil de la ville qui s’en charge. Quelle audace!

Est-il question encore de fantasmer sur des projets mirobolant et se soustraire au machiavélisme culturel? Soit. Le théâtre est une bonne initiative, mais qu’en est-il de l’étude et le trop parler dans les années quatre- vingts sur sa reconstruction dans la place Verdun?

C’est désormais le revers d’une gestuelle d’attrape-nigaud qui s’engouffre pour bâtir l’illogique sur le logique et faire pic sur la place Mohammed V. Du bétonnage fourre-tout dirait-on.

Erratique, cette mesure se fige inconsciemment dans un relent qui laisse patois plus d’un irascibles. Et les Casablancais ne cessent par ces temps d’attirer la sonnette une telle gabegie. Croyant en la réaction de la société civile, cette mauvaise initiative si elle aboutirait, finira certes devant la justice(… ) Ce gâchis, donc, laisse prédire que la ville se fige dans des bedons intentionnés, qui ne cessent par les gestes trépidants de ralentir, sinon faire marche arrière, à même les dalles des points nodaux de la ville. Une façon de dire que «tous les arts ont donné leurs merveilles, à l’exception de l’art de gouverner» paraphrasant Louis Antoine de Saint-Just.

Casablanca, cité blanche, est aujourd’hui emprise entre les mains de gens, à l’esprit bigleux et margoulin, investissant dans le cortège. Un cortège qui menace ce pigeonnier de fontaine âgé aujourd’hui de plus de cinquante ans. Ce lieu de prédilection où tous les Marocains se reconnaissent et pas seulement les Casablancais. Hélas! Ville noble, Casablanca outragée dit stop aux mauvaises consciences, qui par myopie intellectuelle, rabrouent tous les esprits éveillés qui disent non à la destruction de la mémoire casablancaise . Non encore à ceux qui cherchent à assouvir leur lubie et en finir avec tout ce qu’il y a de repères pour les générations montantes, singeant par le geste les précédentes agressions portées aux édifices civilisationnels de la ville.

Et pas seulement. La fontaine c’est aussi un lieu d’attraction touristique bien connue. On vous propose d’ailleurs de vous prendre en photo dans la nuée de pigeons pour quelques dirhams. Des femmes assises autour de la fontaine offrent aussi de vous orner les mains ou les pieds avec du henné. Des vendeurs d’eau vêtus de leur costume traditionnel cherchent également à abreuver le visiteur assoiffé, on est sollicité de toute part ! Les week-ends, à la nuit tombée, la fontaine s’anime de jeux de lumière qui évoluent sur fond de musique orientale.

Par M.Oulberj

Le pétrole

menace-t-il le développement ?

Si des astronomes annonçaient qu’un astéroïde géant se dirigeait vers la Terre et devait s’écraser avant, disons, 2015, cela ferait la une des journaux. On en parlerait tous les jours, l’assemblée générale de l’ONU serait convoquée et toute la société ferait des plans pour survivre. Si, par contre, on tente d’expliquer que le pétrole va bientôt manquer, personne ne réagit… Vous trouvez ça logique?

Tout le monde dit qu’il y a encore assez de réserves pétrolières, pour les 40 ou 50 ans à venir. Qu’en estil en réalité?
La réponse à cette question dépend en fait de la personne à laquelle on la pose…
Pour de nombreux économistes, il n’y a pas vraiment de problème fondamental. Bien sûr, des prix élevés sont mauvais pour l’économie, mais ils permettront d’exploiter des gisements qui ne sont pas rentables pour l’instant et ils stimuleront la recherche dans des sources d’énergie alternative.
Certains pensent même que les ressources sont virtuellement illimitées, et que la recherche et la loi du marché sont capables de faire croître les réserves plus rapidement que les dépenses.
Ces économistes sont si nombreux qu’on leur a même donné un nom : on les appelle les «économistes de la Terre plate». Pour ces personnes, la loi du marché est une vraie loi, au même niveau que les lois de la physique, et elle est capable de résoudre à elle seule tous les problèmes que peut rencontrer la société. Ils pensent que l’énergie a la même valeur que les matières premières. Alors qu’elle est, en fait, la condition nécessaire à l’obtention d’autres ressources; y compris l’énergie elle même…
Les «économistes de la Terre plate» pensent que l’économie «crée des richesses», alors qu’elle ne fait que transformer les matières premières et que, sans énergie, il n’y a tout simplement plus d’économie.
Quand ces économistes discourent à la télé, et qu’entre deux sujets (le chômage, le prix des matières premières, etc), ils évoquent les difficultés que font peser sur l’économie les prix du pétrole, ils ont tout faux. Le pétrole n’est pas un problème. Le pétrole est le problème.
Et puis… Il y a les autres. Il y a les géologues, bien sûr, mais également les techniciens qui exploitent les champs pétrolifères, les mains dans le cambouis. Ils ont une vision très différente de la vision rose bonbon (…)

Révolution verte
Bien que des agronomes occidentaux et indiens soulignent que la révolution verte en Inde fut un échec total. Le pétrole sert à fabriquer les engrais et les insecticides indispensables à l’agriculture moderne et polluante. Sans lui, les rendements s’effondrent pour le grand dam des bénéfices des grandes sociétés agroalimentaires.
L’agriculture moderne a un rendement énergétique quasi négatif (Hypothèse si l’on veut garder le même type d’agriculture: une grande part des terres agricoles devra être utilisée pour produire de l’agrocarburant pour… les tracteurs agricoles. ) La population actuelle, qui est entre 6 et 7 milliards, ne pourra plus être nourrie en entier. Il est fort possible que plusieurs milliards d’humains meurent de faim dans un futur proche…
Les calculs sont à faire en tenant compte de la part de terres dévolues au bétail. Cependant le cas de l’île de Cuba ayant lui aussi perdu les aides pétrolière de l’URSS sans subir de famine, permet de voir qu’un pays fertile peut s’adapter à long terme à une agriculture ne dépendant pas des produits pétroliers. Bien sûr cela passe par un changement alimentaire réduisant drastiquement la proportion de viande dans l’alimentation quotidienne. …!

Synthèse/Etude

Du gaz dans le vent

Les éoliennes produisent de l’électricité suivant un procédé qui remonte à l’invention de la dynamo: la force du vent fait tourner les pales, qui entraînent un alternateur, lequel met en mouvement des électrons. Mais dans quelques mois, elles produiront aussi… du gaz !

De l’autre côté du Rhin, ce sera bientôt une réalité. Début décembre, un consortium d’entreprises a posé, près de l’aéroport de Berlin, la première pierre d’une centrale qui convertira en hydrogène le courant excédentaire d’une ferme éolienne voisine. Objectif : ne perdre aucun mégawatt de cette source d’énergie intermittente que l’on ne sait pas stocker sous forme électrique. Car, en Allemagne, le parc éolien s’est- développé massivement, et les réseaux électriques n’ont pas suivi. Résultat, certains jours de vent fort, les éoliennes produisent trop d’électricité au regard de ce que les câbles peuvent acheminer. Ou alors, elles en produisent aux heures où on n’en a pas beaucoup besoin.

Il faut donc les brider. Un comble ! Pour l’exploitant, ces jours de vent fort signifient paradoxalement une perte sèche…

Caprices. Lassés de chercher l’adéquation parfaite mais impossible entre production et consommation d’électricité, certains opérateurs ont donc eu cette drôle d’idée : pourquoi ne pas utiliser l’énergie éolienne excédentaire pour d’autres usages, en la convertissant en gaz ? Sous cette forme, plus besoin de céder aux caprices de la demande : le gaz se stocke, et il ne suit pas les mêmes pics de consommation l’électricité. Le procédé indispensable à cette transformation se nomme électrolyse.

On l’apprend en cours de chimie au lycée. Ou comment décomposer l’eau en oxygène et en hydrogène par l’électricité en utilisant des catalyseurs. Cet hydrogène intéresse de près les énergéticiens allemands. Car il peut être injecté dans le réseau de gaz naturel, à hauteur de 20%, et constituer un bon combustible d’appoint. Ou alors, il peut être utilisé pour faire rouler des véhicules équipés d’une pile à combustible transformant l’hydrogène en puissance électrique. «L’avantage de l’hydrogène pour stocker l’électricité c’est qu’on peut passer du monde de l’énergie à celui des transports, donc décorréler offre et demande instantanée de courant», explique Gerd Spenk, directeur France d’Enerttrag, l’énergéticien chef de file du projet.

Troisième utilisation possible de l’hydrogène éolien : sous forme d’additif au gaz naturel pour véhicule (GNV). Le mélange prend alors le nom d’hythane, carburant que GDF Suez fournit déjà aux bus de Dunkerque. Le groupe vient d’ailleurs de recevoir la bénédiction de l’Ademe pour mener à bien un projet au nom barbare : «GRHYD». Il s’agit de transformer en hydrogène l’électricité renouvelable produite en dehors des périodes de consommation. Pour deux usages : en combustible d’appoint dans le réseau de gaz chauffant un quartier de 200 logements, et en injection dans du gaz naturel pour véhicule.

Des petits malins ont poussé le raisonnement plus loin. L’hydrogène peut devenir luimême du gaz naturel (du méthane), au terme d’un procédé appelé méthanation. Direction, là aussi, les gazoducs et les pompes de GNV.

Cerise sur le gâteau, cette alchimie consomme un déchet dont la planète regorge : le CO2. En France, le programme ElectroHgena, conduit par Areva, se propose de comparer cette filière méthane à celle de l’hydrogène «pur» en termes de coût et de rendement. Question coût, le gagnant est pour l’instant l’hydrogène, qui pourra s’en sortir à 2 euros le kilo, contre 3 euros aujourd’hui. Record. Mais, question rendement, le chemin est encore long : converti en hydrogène, et a fortiori retransformé en électricité ensuite ou réincarné en méthane, le courant vert en excès perd beaucoup d’énergie en cours de route. Avec les techniques actuelles, un cycle complet ne permet de sauver que 30% de l’énergie de départ. Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) propose de doubler ce bilan avec des électrolyseurs à haute température.

Foutaises, dans un pays où les énergies renouvelables sont loin d’avoir la même force de frappe qu’en Allemagne ? Pas forcément, car, en France, l’éolien progresse doucement. Le 27 décembre, il a battu un record de production, avec 5 982 MW de puissance instantanée, de quoi couvrir 7% de la consommation nationale d’électricité. Par chance, ce jour-là, il y avait de la demande. Mais il y aura bientôt de l’éolien offshore sur les côtes françaises et, pour rentabiliser leurs parcs, les opérateurs seront sans doute tentés de stocker le surplus d’électricité les nuits de tempête…

Par Guillaume Maincent
Journal Libération.fr

Identification fiable des faiblesses

Le secteur minier représente l’une des composantes essentielles de l’économie nationale grâce à une richesse géologique favorable. Avantage qui permet, selon le ministère de l’Energie et des Mines, le développement d’une activité minière dans de nombreuses régions du pays.
Ce qui est visible à travers sa contribution dans le Produit intérieur brut par 6%, si on y inclut l’industrie de transformation des produits miniers.

Le Maroc est un pays à vocation minière. Il est doté d’un potentiel géologique favorable aussi bien au niveau des phosphates, des métaux précieux, des métaux de base que des roches et minéraux industriels.

Aujourd’hui, le dynamisme du secteur est largement tiré par les phosphates. Hors phosphates, le développement du secteur reste relativement limité comparativement au potentiel géologique du pays. Le secteur minier hors phosphates contribue à moins d’1 % du PIB national avec une production minière de 2,2 millions de tonnes à fin 2011 contre 28 millions de tonnes pour les phosphates.

Un diagnostic précis a été élaboré permettant d’identifier les faiblesses actuelles et les axes de développement qui vont permettre au secteur d’effectuer un saut significatif et de contribuer davantage à l’économie nationale, au développement régional et à l’augmentation de l’offre exportatrice et à la réduction du déficit de la balance commerciale. Cette stratégie est aujourd’hui en phase de finalisation opérationnelle afin d’optimiser l’implémentation de ce programme stratégique et structurant pour l’avenir du secteur.

La restructuration du secteur minier présente un cycle long et qui impose une certaine mise en oeuvre progressive. En effet il faut compter de 7 à 10 ans. C’est à la lumière de cette latence qu’il est désormais impératif de s’inscrire dans une dynamique à vision stratégique, dont les premières mesures seraient de réorganiser le secteur.

Une première mesure structurante constituant un pré requis au développement du secteur a été lancée fin septembre 2012 et consiste en la mise à niveau du patrimoine minier afin de rendre disponible à la recherche et à l’exploitation un certain nombre de surfaces qui sont aujourd’hui « gelées » ou sur lesquels les travaux ne sont pas effectués à un rythme régulier et soutenu. La première phase de cette opération est menée durant le quatrième trimestre 2012 et le premier semestre 2013.

Nouvelle loi
De plus une mise à niveau du code minier actuel datant de 1951 est conduite afin de doter le secteur d’un cadre législatif moderne, adapté aux besoins actuels en matière de développement du secteur minier dans le respect des normes environnementales et de nouvelles dispositions visant le développement de l’exploration minière en permettant aux opérateurs de disposer de surfaces nettement plus importantes afin de se conformer aux techniques actuelles d’exploration minière type levés aéroportés et héliportés. Il sera possible avec le nouveau texte de disposer d’une superficie pouvant aller jusqu’à un maximum de 2400 km2 au lieu d’un maximum de près de 250km2 actuellement correspondant au cumul de superficies d’environ 15 permis miniers pouvant être accordés à un même opérateur.

Une deuxième avancée majeure au niveau du projet de loi sur les Mines, concerne l’intégration de dispositions renforçant la protection des travailleurs, le respect des normes environnementales et la gestion de l’après mines notamment via la fourniture par l’opérateur au démarrage de son activité d’exploitation d’un plan d’abandon d’activité afin d’anticiper sur les travaux qu’il aura l’obligation d’effectuer pour réhabiliter le site une fois le gisement épuisé. D’autres dispositions importantes sont prévues au niveau de ce projet de loi sur l’exploitation des hardes et terrils, l’extension du champ d’application de la législation minière à de nouvelles substances minérales, l’introduction d’une disposition sur les gîtes géothermiques et bien d’autres dispositions en faveur du développement du secteur. Enfin une étude du repositionnement stratégique de l’ONHYM sur la chaine de valeur de l’activité minière est menée actuellement en adéquation avec les travaux de la stratégie minière afin que l’office puisse servir de manière optimale le développement du secteur minier national.

Le granulat comme solution basique du béton

En 1935, R.j Holden est le premier qui a observé l’existence des réactions chimiques dans le béton entre le ciment et certains granulats. Ensuite Krammer et Carlson ont constaté l’existence de désordres mais c’est l’Américain Stanton qui a précisé le premier, en 1940, la nature des réactions causant les perturbations observées : ces réactions se produisent entre les alcalins du ciment et certains types de granulats, d’où le nom «Réaction alcalisgranulats» (RAG). En France, l’alcali-réaction était constatée, pour la première fois, vers la fin des années 70 au niveau de quelques ponts dans la région du nord.

Le Maroc n’a commencé à s’intéresser à ce phénomène que dans les années 90, en adoptant une démarche de qualification des granulats utilisés dans la construction des barrages. L’alcali-réaction est une réaction entre certaines formes de silice et de silicate pouvant être présentes dans les granulats du béton, et les alcalins de la solution interstitielle. Elle correspond à une attaque du granulat par la solution basique du béton et provoque la formation d’un gel de réaction (silicate alcalin), l’expansion engendre, sous certaines conditions, un ensemble de désordres.

Il existe trois grands types d’alcali-réaction : les réactions alcali-carbonate (dolomitisation), alcali-silice et alcali-silicate. La réaction alcalisilic est la plus fréquente.

Trois conditions doivent être simultanément remplies pour que ces réactions puissent avoir lieu. Il faut que le granulat soit potentiellement , que l’humidité relative excède 80 à 85% et que la concentration en alcalins dépasse un seuil critique.

Ces alcalins proviennent d’une part du ciment, et d’autre part, des autres constituants du béton granulats, eau de gâchage, adjuvants,..). Initialement, sont présents à l’état diffus dans phases anhydres, et ils se dissolvent à l’état basique (K+OH-, Na+OH-) lors de l’hydratation. Toutefois les matières premières servant à la fabrication des matériaux de construction dont les sables et graviers sont abondantes.

Géographiquement, elles sont bien réparties à la surface du globe. Le territoire national en est bien pourvu.

Compte tenu de la spécificité des plans d’aménagements, qui généralement répondent peu aux besoins réels de la population , l’accès à ces matières premières devient de plus en plus difficile : l’urbanisation, la sensibilité des riverains, la volonté de protéger l’environnement sont des limites qui s’imposent à leur exploitation, elle-même indispensable à l’aménagement et au développement économique du pays.

La recherche de ressources pour faire face à la demande croissante en granulats et l’exploitation de ces ressources, sans porter préjudice à l’environnement, posent de plus en plus de problèmes notamment dans les régions actives en matière de construction.

Arbitrage
L’État, en étant garant de l’intérêt général, recherche l’équilibre adéquat entre les impératifs légitimes qui peuvent s’exprimer de manière forte et contradictoire sur le terrain. Le cas échéant, il lui revient d’imposer un arbitrage.

Pour ce faire, la gestion des carrières doit disposer d’un cadre juridique applicable et tenir compte des standards internationaux et du développement durable.

La problématique des granulats dépend des considérations socio-économiques, organisationnelles, techniques, environnementales, juridiques et fiscales, ce qui lui revêt un caractère politique nécessitant l’élaboration d’une stratégie appropriée. Cette stratégie doit s’inscrire dans le cadre du développement durable et intégrer la recherche et la validation de solutions alternatives les plus appropriées.

La construction de l’habitat et l’aménagement de l’environnement font appel à trois grands secteurs d’activité, qui sont les industries de carrières et matériaux de construction, le bâtiment et les travaux publics. Tous les travaux liés à ces secteurs d’activité utilisent des matières premières sous forme de morceaux de roches, soit naturels (sables et graviers), soit obtenus artificiellement par concassage de roches naturelles : les granulats.

La taille des granulats est comprise entre 0 et 125 mm. Leur nature et leur forme varient en fonction des gisements et des techniques de production. Ils sont destinés à être mis en oeuvre soit directement, sans liant pour les solidariser (ballast des voies de chemin de fer, couche de fondation des routes, remblais…), soit en les solidarisant avec un liant ( ciment pour le béton, bitume pour les enrobés). Les granulats sont obtenus, soit en exploitant directement les alluvions détritiques non consolidées ( sables et graviers des rivières); soit en concassant des roches massives (granites, diorites, basaltes, calcaires, quartzites).

Lutte contre la désertification forestière

Sonner le ton du reboisement

Le Maroc perd l’équivalent de 31.000ha de forêt chaque année. Devant un tel chiffre, sensibiliser à la préservation des forêts est primordial.

Il est donc nécessaire de reboiser annuellement 50.000 ha contre 30.000 ha actuellement. Dans cette optique les forêts marocaines connaissent une surexploitation qui diminue leur capacité productive (bois d’oeuvre, bois de feu, ressources fourragères, autres produits non ligneux).

Une surexploitation qui affecte leur rôle primordial de protection des bassins versants et de régulation du régime des eaux, et menace leur patrimoine de biodiversité particulièrement riche. Dans la province d’Ifrane (moyen Atlas), qui abrite la seule cédraie importante du pays, en même temps que la plus importante population mondiale de singes magots, la forêt est soumise à des pressions humaines croissantes et incontrôlées (prélèvements en bois de feu, pâturage des troupeaux ovins) qui sont une menace directe pour le renouvellement des ressources et pour les équilibres écologiques.

Dans le cadre du Plan forestier national du Maroc une large place aux usagers et aux collectivités locales, encourage une approche participative basée sur la réalisation de plans d’aménagement intégrés prenant en compte les diverses composantes de l’exploitation forestière. Le projet d’aménagement et de protection des massifs forestiers de la province d’Ifrane s’inscrit dans cette démarche et constitue un des projets pilotes pour la mise en oeuvre du Plan Forestier National.

Les forêts sont connues pour être des puits de stockage des émissions de gaz à effet de serre. Pour promouvoir le rôle de la forêt dans la lutte contre le changement climatique, il y a eu création du mécanisme de réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation (REDD). Le Maroc qui s’inscrit dans cette politique internationale, puisqu’il a intégré depuis novembre dernier le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone des Nations Unies (UN-REDD) qui regroupe aujourd’hui 46 pays.

Les pays du Nord se sont engagés lors de la Conférence de Cancun pour mobiliser annuellement 100 milliards de dollars d’ici 2020. Il y a donc financement et le Maroc peut intégrer ce dispositif. Ce qui fait qu’il s’en prend activement à ce dispositif par la mise au point de projets pilotes,comme la forêt «Maamora» et celle d’Ifrane grâce au financement du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).

Pour le Maroc, la mise en place du REDD+ pourrait procurer de très importants bénéfices environnementaux (au-delà de la seule séquestration du carbone) et éviter en partie la dégradation des forêts et sols marocains, qui coûtent de nos jours 1,6 milliard de DH soit plus de 29 milliards de DH entre 2013 et 2020 .

C’est dans cette politique que le Maroc intègre le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone des Nations unies (UN-REDD) via la gestion durable des forêts. Et lutter dans ce sens contre le phénomène de la désertification, il est nécessaire désormais de réduire les prélèvements via l’efficacité énergétique, telle que prévue dans le scénario «maîtrise de l’énergie» comme cela est indiqué dans l’analyse prospective énergétique 2030 que s’est fixée le Maroc afin de maintenir un rythme apparent de déforestation et se lancer dans le reboisement. Il est toutefois nécessaire de reboiser annuellement quelque 50.000 ha contre 30.000 ha.

Solaire expo :

Un salon en quête de notoriété

L’’énergie joue un rôle essentiel dans notre société, quel que soit le secteur économique concerné. Elle dépend actuellement à plus de 93% de combustibles fossiles : pétrole, gaz naturel et charbon. Ces ressources sont en passe de finir, ce qui entraîne un risque de pénurie à terme, susceptible de provoquer une crise économique majeure, et en tout cas, conduisant à une hausse durable des prix. L’utilisation de l’énergie a un impact sur l’environnement qui ne cesse de grandir, notamment avec un risque pour certaines sources, d’induire un changement climatique ayant des conséquences fâcheuses pour l’humanité.
Les évolutions en matière d’énergie demandent du temps et nous en avons peu pour infléchir la manière dont on consomme celle-ci. Face à une montée rapide des périls, la nécessité de concilier énergie et développement durable apparaît plus que jamais comme un besoin essentiel. Et c’est ce qu’il faut retenir lors de la tenue prochaine du «Solaire Expo», premier Salon de son genre dans l’Afrique et le monde arabe. Il compte jouer pleinement sa partition dans le projet de faire du Maroc le centre névralgique de la production de l’énergie solaire dans les pays du Sud.
C’est en perspective sous l’étiquette thématique «Une nécessité de renforcer l’engagement au solaire» que va se tenir cette première édition
du salon qui aura lieu du 9 au 12 février prochain à Marrakech.
Ce Salon qui verra la participation d’une brochette d’exposants en provenance de nombreux pays, entre autres, la Turquie, l’Espagne, la France et le Maroc, se veut une plate forme destinée à promouvoir l’exploitation de l’énergie solaire dans un pays comme le Maroc résolument engagé dans un ambitieux programme énergétique.
C’est un Salon qui cible en premier les sociétés de production, les fabricants d’équipements, les installateurs, les bureaux d’études, les architectes, les institutions de l’énergie et de développement durable, les développeurs et les distributeurs, entre autres.
En vue de promouvoir la dynamique du secteur, le Salon se propose de prendre à la création d’une synergie entre les opérateurs du secteur, et de faciliter l’établissement de partenariats locaux et internationaux, qui de valoriser l’offre marocaine et de sensibiliser les opérateurs et les consommateurs concernant l’économie d’énergie, la protection de l’environnement, la sécurité et le développement durable.

Conclusions principales

En conclusion, l’ensemble des conférences données portaient un plus à l’assistance qui a retenu que les richesses provenant des ressources minérales pouvaient contribuer au développement .Ils ont même fait mention que la transparence dans la gestion et l’exploitation du produit minier pourrait améliorer le rendement et apporter l’ascension sociale.
Il s’agit encore du renforcement des capacités administratives des gouvernements et des parlements dans les négociations contractuelles qui constituent, tant au niveau des paiements que des contrats, des éléments clés qui permettront d’améliorer la gouvernance. Ce processus doit nécessairement impliquer la société civile et le secteur privé.
En termes d’investissements et d’infrastructures, certains participants aux conférences ont souligné que l’Europe pouvait aider l’Afrique à améliorer son potentiel d’investissement des corridors de développement minier et à renforcer le cadre politique et règlementaire portant sur les questions liées, par exemple, aux effets de l’exploitation minière sur l’environnement.
L’Europe jouit également d’une très grande expérience dans le domaine de la responsabilité sociale des entreprises, […] le transfert de telles approches aux sociétés minières d’État pourrait constituer un domaine de coopération adéquat. Et de surcroît permettre aux petites et moyennes entreprises une mise à profit afin d’accroître le contenu local et diversifier les chaînes d’approvisionnement du secteur minier. Concernant les connaissances et compétences géologiques, les participants ont reconnu la nécessité pour l’UE et l’Union Africaine de faciliter l’exploration des ressources minérales en Afrique en favorisant la coopération entre les services géologiques africains et européens.

Rapport Afrique-pays industrialisés

L’approvisionnement des matières premières est un sujet de premier plan, étant donné qu’il peut fournir une contribution clé dans divers domaines allant du développement à la compétitivité industrielle. C’est de ce fait que les pays industrialisés, même ceux aujourd’hui en voie d’industrialisation courent derrière. Mais dans les relations des pays fournisseurs de la matière première à ceux importateurs une bonne gouvernance s’impose . Et c’est lors des thèmes abordés lors des Conférences tenues en marge du salon qu’on a décelé combien il est désormais impératif aux pays exportateurs de la matière minière de relativiser le partenariat Afrique-UE sur des approches, d’ investissements, infrastructures et savoir faire.
La conférence intitulée (Pour des richesses minérales au service du développement réel de l’Afrique) a rassemblé des participants issus de différents gouvernements, de la société civile et de l’industrie. Des représentants de plusieurs pays africains y ont assisté. C’étaient des thèmes qui ont pu définir un vaste éventail de questions, y compris celle des matières premières. Telle est la vision que le salon s’est défini et tracé, et ce pour parvenir à secouer les capacités africaines au niveau national, sousrégional ou continental adéquat sur les possibilités de croissance incontournable pour réaliser un développement durable.
Il s’agit de la première rencontre au niveau d’un salon dédié au développement et à l’exploitation minière. Une occasion aussi pour partager les expériences et les points de vue sur la manière d’utiliser la richesse minérale afin de favoriser une croissance générale, et notamment en Afrique, où la disponibilité des ressources n’a pas toujours conduit à une croissance inclusive pour les peuples.