Caisse de compensation

Pour un meilleur ciblage de la population

la mouvance de la réflexion actuelle sur le recentrage des ressources publiques destinées
à lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité à l’appauvrissement, le présent article s’évertue d’apporter
des éléments d’éclairage sur la façon dont ces ressources sont distribuées, sur leurs effets
redistributifs, leur efficacité de ciblage des populations nécessiteuses et leurs impacts sur la réduction
de la pauvreté absolue dans ses différentes formes. L’objectif global consiste
à contribuer à l’effort d’évaluation des impacts de la politique de compensation et du régime de
la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur la pauvreté, l’inégalité et la répartition du revenu au
Maroc. En outre, les caractères pro-pauvres de ces politiques feront également l’objet d’une attention
particulière. Et c’est l’objectif de l’actuel gouvernement qui a pris sur sa charge la réduction de la
précarité et le relancement des objectifs spécifiques assignés à cette prise de position, il s’agit en
effet d’analyser la progressivité de la distribution des subventions de la Caisse de compensation
et de la politique fiscale à travers la différenciation des taux de la TVA, et ce en distinguant entre
l’équité verticale et l’équité horizontale. Et puis l’appréhension des changements dans l’effort
distributif de ces politiques en distinguant entre les différents produits subventionnés et les
différents taux de la TVA. Ce qui inclut aussi l’analyse du caractère pro-pauvre de la compensation
et de son impact sur la pauvreté et l’inégalité dans la perspective d’un meilleur
ciblage de la population en situation de pauvreté. L’exploration des pistes de réformes
possibles du régime de TVA et de la compensation, dans un cadre du transfert indirect
où le gouvernement envisage de modifier la structure de TVA pour soutenir l’effort de
compensation afin de réduire la pauvreté, se limite en premier aux seuls domaines
d’une consommation de marge .Il y va des produits de haut standing comme les
voiture 4×4; le tabac et les boissons alcooliques …
Chaque politique sociale, en l’occurrence la compensation, l’équité de la TVA
et sa capacité redistributive, les transferts publics, tout comme les dépenses
publiques de l’éducation et de la santé, entraîne une distribution selon
le niveau de vie qui affecte le bien-être tant individuel que collectif. Soldée
par des gagnants et des perdants, une telle répartition demeure
au Maroc une source de distorsion d’allocation des ressources publiques
et crée des conflits sociaux et des manques à gagner pour
les pouvoirs publics et l’effort de lutte contre la pauvreté et l’inégalité.
Cependant, dans la mesure où le niveau de vie des ménages
dépend fortement des interventions publiques, qu’elles relèvent
de la fiscalité ou des transferts, il serait pertinent et
primordial de considérer l’incidence de l’ensemble des
dépenses publiques et des impôts sur la pauvreté,
l’inégalité et le bien-être social des ménages. Procéder
similairement a le mérite d’avoir une appréciation
globale de l’impact des interventions publiques
sur le niveau de vie de la population.
Apropos
Pour un meilleur ciblage
de la population
D
M.Moudarir

Le Groupe Managem fait-il le poids de l’OCP ?

SOCIAL

Le Groupe Managem est un groupe minier et hydrométallurgique marocain. Filiale du Groupe ONA,ce groupe produit et commercialise les métaux de base et les dérivés métalliques, une aubaine.

Par hasard ce groupe se distingue par des capacités énormes dans la mise à profit d’un certain nombre de gisements qui lui sont assignés par l’ ONHYM. C’est un monopole qui datait depuis des années et qui trouvait chaque fois refuge chez son prestataire de service susvisé.«Nous vivons à l’âge de pierre».

Depuis un certain temps, le groupe sentit qu’il fallait investir là où il pioche et faire participer la population avoisinante des gisements au fruit de cette terre, qui fournissait de quoi remplir les comptes dudit groupe.

C’est dans la région de Ouarzazate où le scénario se joue. Celui-ci n’est pas lié aux studios du cinéma, mais plutôt à celui de familles : hommes, femmes et enfants qui protestaient depuis des mois contre une société qui exploite, près de leur village, l’une des plus grandes mines d’argent d’Afrique, dont ils veulent partager les bienfaits matériels.

A deux kilomètres d’Imiter, la Société métallurgique (SMI), filiale du groupe Managem, exploite ce gisement depuis 1969 et produit chaque année plus de 240 tonnes d’argent. Les habitants ne profitent pas de cette mine. Il n’y a pas un seul hôpital dans toute la région. Le plus proche est à Ouarzazate, à 200 km d’Imiter.

La SMI a généré en 2010 un chiffre d’affaires de 74 millions d’euros, et un document interne indique que la mine d’Imiter place le Maroc au premier rang des producteurs d’argent en Afrique.

De l’autre côté, c’est dans la province de Zagora que la mine de Bou Azzer, appartenant aussi au Groupe Managem que la concentration du cobalt donne de l’appétit à la société. C’est l’unique mine au monde qui fait du cobalt son minerai principal. Cette exploitation se fait dans 12 chantiers dispersés sur plus de 60 Km. Dans une étude environnementale faite sur le site, on n’exclue pas les rejets de déchets qui sortent des travaux et qui dégénèrent des scories qui filtraient dans la nappe phréatique de la région. C’est le son de cloche qui retentit et fait entendre les protestations de villageois qui disent souffrir de l’assèchement de la nappe phréatique à cause de l’utilisation massive de l’eau pour le traitement du minerai. Les débits en eau dans cette région ont connu une baisse importante avec des régressions, dans certains cas. Et si Managem ne manifeste pas son désir de venir en aide aux habitants de la région, qui pourrait le faire à sa place ?

Dernièrement la société Managem a voulu faire montre de ses intentions humanitaires, elle en avait convié pour ce geste la presse à une rencontre organisée avec la société civile en activité dans la région. Mais en vain. Le problème soulevé par les habitants dans la région reste catégorique et milite pour que l’argent et les
bénéfices retirés du sous sol doivent faire bénéfice au développement social et lutter contre la précarité et l’exclusion dans cette partie du Royaume.

Rappelons que la question de l’eau dans cette région dépend de l’eau souterraine qui irrigue leurs petits «feddanes». Ces parcelles de terres qui les faisaient vivre.
En soulevant la question devant les responsables de la société, ils avancent que l’utilisation de l’eau polluée servait au traitement du minerai et que rien n’est laissé à l’état. Mais dans l’esprit de la population, le stockage de cette eau après son utilisation n’obéit pas aux normes de sécurité. Elle est catégorique sur cette affaire.

Conférence sur les énergies renouvelables (MENAREC 5)

L’énergie éolienne à 6.000 Mw en 2020

Le développement des énergies renouvelables au Maroc devrait fortement réduire dans les années à venir et à l’horizon 2020 sa dépendance visà-vis du pétrole. «80% de nos besoins en énergie sont importés et il est crucial de diminuer cette dépendance», a fait savoir M.Diouri, ministre de l’Energie, en marge de la conférence sur les énergies renouvelables au Moyen-Orient et en Afrique du nord (MENAREC 5) qui s’est tenue dernièrement à Marrakech.

Le Maroc s’est lancé il y a une dizaine d’années dans un ambitieux programme de promotion des énergies renouvelables, visant à porter à l’horizon 2020 la puissance installée à 4.000 MW, à parts égales entre éolien et solaire. De ce fait, la contribution des énergies renouvelables dans la production de l’électricité sera portée à 42% contre environ 25% actuellement.
Les domaines de l’éolien et du solaire ont vu le jour depuis. Dans le seul éolien cinq projets de 720 MW sont en chantier pour une mise en service en cette année, pour un coût de 12 milliards de dirhams (1,09 md d’euros). Avec 3.500 km de côtes, le Maroc possède un important gisement d’énergie éolienne, soit un potentiel de 6.000 MW environ. Ce qui laisse prédire que l’importance de l’intégration des marchés et des réseaux électriques au niveau des pays du Maghreb et avec les pays européens est un but devenu incontournable. Il existe déjà des interconnexions avec des pays comme l’Algérie et l’Espagne (…) mais il faut aller plus loin.
En effet, la réussite de la transition énergétique vers les énergies renouvelables requiert la mise en oeuvre de véritables partenariats, impliquant un engagement encore plus fort et du secteur privé et de l’ensemble des acteurs concernés. Ce qui n’a pas été de bon goût ces derniers temps, du fait de l’annonce en faillite de l’entreprise allemande Solar Millenium, et donc son retrait du projet solaire de Ouarzazate. Ce qui correspond aux multiples vagues de récession économique que traverse l’Europe actuellement. Il faut dire que depuis le déclenchement de la crise de la dette et l’avènement de l’austérité dans les sphères bancaires européennes surtout, plusieurs voix se sont élevées pour manifester leurs craintes quant aux possibilités de financement du projet. Rappelons que la Banque Mondiale, la Banque africaine de développement, la Banque Européenne d’investissement, la banque allemande « Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW) », l’Agence française pour le développement et MASEN se sont engagés pour un montant total d’environ 1,4 milliard d’US dollars pour le projet. Vers la fin 2010, MASEN a lancé un appel d’offres international et plusieurs actionnaires de Desertec Industrie Initiative (Dii) ont été présélectionnes pour la centrale prévue à Ouarzazate. La décision quant à l’appel d’offres est entendue en cette année et la mise en service de la centrale est prévue pour 2014-15.
Di quant à elle déploie tout son talent, arguments à l’appui, pour convaincre les plus sceptiques. Ce qui laisse au cabinet français de business Consulting, Bearing Point la possibilité d’enfourcher son destrier, pour activer et faire porter autour du plateau un taux de 15% de rentabilité du projet au profit des entreprises qui intégreront le tour de table. Cependant, concernant le respect du calendrier de réalisation de ce projet géant de production d’énergie solaire, qui intéresse plusieurs pays maghrébins, dont le Maroc, Dii annonçait sa viabilité de lancement à partir de 2012 du premier projet pilote initié, portant sur une capacité de 500 MW, prévu sur le sol national. Le conglomérat allemand
aurait ainsi été amené à revoir tout le calendrier de réalisation de son méga projet, en «reportant de quelques mois le lancement de ce projet pilote», qui devrait nécessiter un investissement de quelque
600 millions d’euros.
Cependant, selon un autre cabinet d’étude, britannique cette fois, Bloomberg New Energy Finance, les craintes et supputations sur la faisabilité de ce projet risquent d’être davantage renforcées, au vu des bouleversements récents intervenus dans la région. C’est sur la question du financement des projets de taille, comme les énergies renouvelables et l’énergie solaire plus particulièrement , que la question du calendrier pourrait être prise à défaut et constituer un handicap aux avancements des travaux.

M.M

Fuel

Le duel Samir, distributeurs

Le torchon brûle entre le Groupement des pétroliers (GPM) et la raffinerie de Mohammedia. Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond entre Samir et les distributeurs d’hydrocarbures? Selon les pétroliers, depuis plusieurs semaines, l’approvisionnement en carburant connaît des perturbations, surtout dans le fuel industriel.

Les distributeurs dénoncent des perturbations dans l’approvisionnement. Ils réclament une rallonge des délais de paiement à 60 jours. Le raffineur y voit une attaque commerciale déguisée et avance comme argument la mise en service d’urgence du terminal pétrolier de Tanger Med pour la réception du fuel. C’est une situation qui a trop durée par sa nature qui cache de nombreux enjeux et intérêts; touchant aux avantages de la compensation, aux attaques commerciales et au stock stratégique dépendant d’une certaine politique de libéralisation.
Cependant de nombreux distributeurs ne voient pas de bon oeil le produit raffiné et remettent en cause la qualité des produits. Est-ce là encore un malaise d’une autre facture qui laisse prédire les approvisionnés que Samir tourne autour de trois à quatre mélanges pour pouvoir atténuer la conformité? Ce questionnement peut traduire la longévité du temps d’attente qui pèse considérablement sur les délais d’approvisionnement.
Selon l’entreprise de raffinage, les distributeurs se motivent pour une autre alternative. Ils veulent s’instituer comme importateurs et par conséquent casser le monopole exercé à nos jours par la Samir Les volumes importés directement ont dépassé 2,3 millions de tonnes l’an dernier. Si on croit à une certaine hypothèse avancée par la direction de cette dernière ;il ne s’agit là que d’un subterfuge avancé par les distributeurs. C’est qu’ils cherchent un prétexte disent-ils.
En effet, cette question de mise en cause de la qualité du raffinage ne peut être qu’une avancée des professionnels, façon de diluer leur mécontentement en prévalant une rallonge des délais de paiement à
60 jours contre les 20 jours exigés par la Samir actuellement. Notons que le gouvernement de Abbas Al Fassi avait décrété à propos de paiement de factures sur une période ne dépassant 60 jours .Donc du point de vue droit le rallongement des délais de paiement est censé alléger la pression sur les opérateurs et répondre aux termes du texte entré en vigueur depuis février 2012. Valeur d’aujourd’hui, les arriérés de la compensation avoisinent 19 milliards DH, tandis que les charges financières liées aux arriérés de paiement qui pèsent aux environs d’1 milliard DH chaque année. Sur ce point précis, le raffineur se veut catégorique. Un certain équilibre dans les relations commerciales entre le raffineur et ses clients est souhaité comme alternative. On ne peut avancer dans l’hypothétique et animer l’amalgame.
Dans ce bras de fer entre les distributeurs et la raffinerie laissent dégager des difficultés d’approvisionnement en fuel en ruptures de stock qui indexe l’arrêt momentané de nombreuses activités industrielles. Certains industriels se rabattent déjà sur le marché noir. Là encore, les distributeurs font porter le chapeau au raffineur, sous prétexte qu’il produit et importe la totalité des besoins du marché en fuel.

Rédaction /Agence

Demande des produits pétroliers

Attraction des compagnies pétrolières au Maroc

Personne n’ignore l’importance des ressources énergétiques dans le développement économique et social. Le Maroc, n’étant pas encore producteur, opte pour une politique pétrolière qui prêche l’ouverture et la rationalisation, afin de transiter vers un système énergétique plus sûr et à des tarifs compétitifs.

La commercialisation de l’énergie pétrolière au Maroc relevait auparavant de la compétence d’un opérateur en situation de monopole : la Société anonyme marocaine de l’industrie du Raffinage (Samir), qui desservait ainsi presque 90% du territoire national, le reste étant desservi par des entreprises locales de distribution. Cependant un évènement majeur a démontré aux pouvoirs publics la nécessité de diversifier les sources d’importation et d’approvisionnement en produis pétroliers.
Le secteur énergétique marocain s’est ainsi orienté vers une stratégie d’ouverture pour son développement. Cette stratégie d’ouverture avait déjà commencé par la politique de privatisation qui s’était traduite par la cession de 67% du capital de la Samir au groupe saoudien Corral Petroleum, en 1997. Les détracteurs de la privatisation de la Samir estimaient que cette mesure avait causé à court terme la suppression d’emplois et avait amplifié le dumping social, mais certains responsables de la Samir déclarent, que la privatisation a permis de sauver l’outil de raffinage et a eu des effets positifs.
La Samir, réputée spécialisée dans le raffinage, stockage et la distribution des produits pétroliers, fait, en terme de compétitivité, état de sa situation à travers son bilan financier de ses activités en 2010-2011. Elle indique avoir été impactée par les tensions observées sur le marché pétrolier, qui marque une baisse significative de la marge de raffinage, amplifiée par la dépréciation du dollar. Plusieurs actions ont été mises en place pour soutenir l’adaptation d’une nouvelle stratégie opérationnelle favorisant la fabrication de produits à forte valeur ajoutée. Elle compte également réduire les coûts d’amélioration de l’efficacité énergétique, et orienter une partie de la production vers l’export, en raison des importations excessives dépassant le déficit structurel.
Les résultats financiers disponibles à ce jour dévoilent une situation commerciale en contraste avec
les performances économiques. Au cours du premier semestre 2011, le raffineur a réalisé un chiffre d’affaires de 22,8 milliards Dh, en hausse de 32% par rapport à l’exercice précédent sur la même période. Cette amélioration notable résulte, d’une part, de l’augmentation des ventes globales de la société, en hausse de 6%, à 3,4 millions tonnes, par rapport au premier semestre 2010, plus particulièrement celles des biens et services (25%) d’une part, et l’orientation stratégique de la production vers des produits à forte valeur ajoutée d’autre part. L’EBITDA, ressort ainsi en hausse de 30 %, passant de 645 millions Dh à fin juin 2010 à 841 millions DH à fin juin 2011. Si la performance commerciale est au rendez-vous, il en va tout autrement des performances économiques et industrielles de la société. Alors qu’ils avaient été arrêtés, à fin juin 2010, à respectivement 740 millions DH et 429 millions DH, le résultat d’exploitation et le résultat net terminent le premier semestre 2011 en net recul, accusant des baisses respectives de 36 et 44%, à 472 millions Dh et 241 millions DH. Le top management de Samir regrette en fait un environnement économique fortement marqué par les tensions manifestes du marché pétrolier, lesquels se répercutent négativement sur le niveau des marges de raffinage.
Le résultat financier ressort à quelque 172 millions Dh, en amélioration de 35% ( 268 millions Dh au premier semestre 2010), sous l’effet conjugué de la bonne maîtrise des charges financières et d’une meilleure couverture des risques. L’articulation entre bons résultats commerciaux et faible performance
économique a été lors du premier semestre 2011, défavorable à la profitabilité du raffineur marocain. L’augmentation du chiffre d’affaires, aussi substantielle qu’elle soit, semble ne pas pouvoir résorber la baisse des résultats économiques et financiers constatés. Malgré tout, ces contreperformances économiques n’affectent en rien le rythme d’avancement des investissements de la société. La modernisation des unités productives du raffineur est accomplie en ce qui concerne le projet de construction de la nouvelle unité de production de bitume et avance à un rythme satisfaisant dans le cadre du projet de construction de l’unité de distillation (85% de réalisation). Rappelons
que l’année 2010 a été marquée aussi par le démarrage de l’unité Hydrocraking, avec une production de 36.000 barils par jour, l’exploitation intégrée et la synergie du nouveau complexe avec les installations existantes, permettant ainsi une amélioration notable de la productivité.
Enfin, les négociations sur les conditions de mise en oeuvre du programme de restructuration des dettes de la Samir arrivent à terme. Il pourrait à la lumière de cette nouvelle donne améliorer sa situation financière, et par voie de conséquence, aborder les futurs soubresauts du marché pétrolier avec plus de sérénité et moins de contraint. En effet, la politique d’ouverture du marché pétrolier semble être un facteur d’attractivité du Maroc pour d’autres compagnies pétrolières. L’ouverture du marché énergétique constitue donc un changement sans précédent dans un secteur dominé depuis longtemps par le monopole de la Samir. L’investissement direct étranger dans le secteur énergétique aura des effets positifs pour le consommateur marocain à travers la réduction des prix de consommation, en bénéficiant d’un rapport qualité-prix et d’un approvisionnement plus sûr.

Mohamed Mehdi

Bouteilles de gaz

Le non-respect des normes fait usage

De vieilles bouteilles de gaz font étalage devant les épiceries et donnent l’image d’un commerce qui se fait en isolement de tout critère sécuritaire. Un lot de vieilles bouteilles de gaz en fin de carrière importées de pays voisins appelées à reprendre du service au Maroc. En effet, l’Europe exige maintenant le remplacement des anciennes bouteilles en métal par celles en composite.

Au Maroc la construction des bouteilles de gaz, en dehors de celles importées de l’extérieur et qui portent le label de sociétés reconnues pour leur efficacité dans le secteur, les fabricants nationaux se contentent de refaire celles déjà en circulation au pays et rarement fabriquées localement . Dans ce sens notre pays restera, comme pour le cas des voitures, le cimetière de luxe de ces vieux contenants atteints par la limite d’âge ? Nous ne savons pas sous quel motif se façonnent aujourd’hui ces bouteilles. Selon le code des Douanes, toute marchandise importée dans le cadre du régime suspensif doit être impérativement réexportée. Mais si un importateur veut contourner la loi et vendre ses articles, il doit effectuer une demande dans ce sens et fournir les documents exigés dans ce genre de situation. Le ministère de l’Energie et des Mines est interpellé dans ce cas. Ce dernier délivre par le biais de la Direction du contrôle et de la prévention des risques une autorisation qui permet l’exploitation de cette matière combustible et dangereuse .Il dispose de 70% de parts de marché et un parterre d’agents de contrôle dans tous les centres d’emplissage à travers le pays. A noter que quand il s’agit de bouteilles importées de l’extérieur et après leur réception, c’est toute une démarche qui s’ensuit, du teste des bouteilles et de leur conformité aux dispositions légales en vigueur au Maroc sur les bouteilles de 12 kg. Il est de nature que la bouteille ne doit dépasser au pesage plus de 12 Kg
pour finir dans les 24 Kg à la sortie du centre d’emplissage. Mais généralement cette règle ne fait pas place à la normité.
L’utilisation du gaz naturel comprimé (GNC) comme carburant se répand rapidement, tant pour des raisons économiques que pour réduire la pollution de l’air. La croissance du marché des véhicules au GNC présente à l’industrie des bouteilles à gaz haute pression un nouveau défi: comment fabriquer des bouteilles plus légères, moins chères et plus sûres que les modèles destinés à l’industrie.
L’ISO/TC 58, Bouteilles à gaz, a mis en chantier l’ISO 11439:2000, norme fondée sur 20 ans d’expérience qui ont permis des progrès significatifs dans la qualité des matériaux et des systèmes de production, y compris la fabrication informatisée et les techniques des essais non destructifs.
L’ISO 9809 et l’ISO 7866 traitent de la conception, de la construction et des essais de bouteilles en acier et en aluminium, respectivement, pour le stockage et le transport sûrs de gaz à haute pression. Selon une estimation prudente, le nombre de ces bouteilles en usage dans le monde dépasse les 130 millions. Principalement utilisées dans l’industrie, elles ont d’autres applications, diverses et importantes, dans des domaines comme la médecine, la lutte contre l’incendie, les opérations d’urgence, les sports et la distribution des boissons, toutes activités qui mettent les bouteilles à gaz en contact direct avec le public. Dans la plupart des pays, il existe des règlements nationaux dans ce domaine, mais, du fait de phénomènes de regroupement dans l’industrie des gaz comprimés, les Normes internationales apparaissent opportunes. Outre les avantages techniques que procure l’existence de
normes communes dans le monde, les documents ISO auront un rôle important à jouer dans l’élimination
des obstacles au commerce en donnant aux organismes réglementaires l’assurance que les bouteilles à gaz fabriquées conformément à des normes ISO sont sûres et fiables.

A.Safaa

Difficultés de paiement aux pétroliers

Mauvaise part au déficit budgetaire

Élaboré sur la base d’une croissance du PIB de 4,2%, d’un taux d’inflation de 2,5%, d’un cours moyen de pétrole de 100 dollars le baril et d’un cours moyen du gaz liquide de 780 dollars la tonne, le projet de loi vise une croissance moyenne de 5,5% du PIB et de 6% du PIB non agricole sur la période 2012-2016.

Le projet de loi aurait prévu au début un montant total des ressources de 314, 51 MMDH en hausse de 19% par rapport à 2011 contre des charges de 346,76 MMDH en augmentation de 25% par rapport à l’exercice précédent. Il en est ressorti théoriquement un excédent des charges sur les ressources de 32,25 MMDH. Il faut dire que le gouvernement Benkirane n’aura pas la partie facile. Et depuis qu’un certain jeu d’ascenseur fit curseur entre les deux Chambres, une révision à la baisse du taux de croissance pour 2012 a pesé de tout son poids. L’aggravation du déficit budgétaire 2011 et la hausse des cours des matières premières, ajoutées aux retombées de la crise qui frappe les pays de l’Union européenne, une conjoncture mondiale pas favorable à de tels pronostics, le projet de loi de Finances pour l’année 2012 a fait toilette. Une conséquence du revirement mondial allait impacter directement le taux de croissance au Maroc durant l’année 2012, lequel ne dépassera pas 4,2% contre les 5,5% prévus, et la courbe pourrait enregistrer d’autres dépourvus.
Le projet de loi prévoit également un budget de 2 milliards DH pour le Fonds de solidarité sociale, financé par l’État et les grandes entreprises à hauteur de 1,2 milliard DH. Pour rappel, ce projet avait été retiré de la première mouture de la loi de Finances 2012 par l’ancien gouvernement au vu des difficultés enregistrées dans la situation économique du pays. Mais l’actuel gouvernement a réintroduit cette mesure dans le budget au titre de l’exercice 2012. Ce Fonds sera avant tout destiné à financer les soins médicaux pour les personnes en grande difficulté financière et à favoriser l’éducation des enfants des familles démunies. Dans le même sillage, le projet de loi de Finances prévoit de renforcer les programmes sociaux en réservant notamment 51 milliards DH au secteur de l’enseignement, 12 milliards à la santé et 3 milliards à l’habitat.
À cela, s’ajoutent 2,6 milliards DH dédiés au désenclavement du monde rural, 1 milliard DH pour le financement du Fonds de développement rural et 2,3 milliards pour le programme de l’INDH (Initiative nationale pour le développement humain). Par ailleurs, l’emploi étant le plus gros souci du pays, le gouvernement a alloué une enveloppe de 1 milliard DH à la formation des diplômés chômeurs avec pour finalité de promouvoir l’emploi dans le secteur privé. Il faut souligner enfin que la loi de Finances prévoit la création de 26.000 postes de travail dans le secteur public dont 45% iront aux secteurs sociaux. Oui, décidément, une forte tonalité sociale marque cette mouture finale de la loi de Finances.
Mais pour ce qui est des reliquats enregistrés par les professionnels de l’hydrocarbure rien ne laisse prévoir une levée de boucliers des pétroliers, brandissant la menace de grever. Et pour cause! Les arriérés de paiement dus aux pétroliers.
L’ardoise qu’hérite la nouvelle équipe gouvernementale (au titre de la compensation) s’élève à 23,7 milliards DH. Ceci, à raison de 15 milliards pour le seul exercice 2011 et 8,7 milliards l’exercice précédent. Au total, c’est près de huit mois d’arriérés, en comptabilisant les deux derniers mois de chaque exercice que la Caisse de compensation reporte à celui suivant. Estimations faites sur la base des montants versés à ce jour: 33,6 milliards DH et le reliquat au titre de 2011, la cagnotte totale de la subvention atteindrait quelque 48 milliards DH. A défaut de la réforme promise de la Caisse de compensation, il va falloir trancher la question de la compensation.
Les statistiques font ressortir un gros impact des produits pétroliers sur la balance commerciale. A elle seule, la facture énergétique s’est élevée à 81,5 milliards DH, soit une hausse de 34%, en glissement annuel. Les dernières statistiques publiées par l’Office des changes, font état d’une nouvelle détérioration du solde de la balance commerciale avec un déficit de 166,5 milliards DH. Ceci dit que la demande des ménages en biens de consommation durable, faite la part belle aux importations incompressibles.
Les cas les plus édifiants restent les produits pétroliers et les céréales. Une fois de plus, ce sont les achats de gasoil et fuel, dont la valeur a augmenté de 60,7% à 29 milliards DH, qui corsent la note. De même, sous le double effet de la hausse du volume, de 25,3%, et du prix de la tonne de pétrole importée, qui s’est apprécié de 28,3%, la situation ne s’arrange pas. D’autant plus que la baisse relativement importante du volume du pétrole brut importé de 4,9% n’est pas forcément synonyme
d’économie sur facture. Bien au contraire. Du fait du renchérissement du prix du baril, il a fallu débourser 5,6 milliards DH en plus. En conséquence, la facture pour l’acquisition des produits énergétiques (gasoil, fuel et gaz de pétrole) a atteint 41,6 milliards DH sur les onze mois de l’année, soit plus de 88% du budget de la compensation estimé à 48 milliards DH. On est bien loin des 17 milliards budgétisés dans la loi de Finances 2011.

M.M

Solutions énergétiques futures

Le gaz liquéfié une énergie alternative

Le pôle Gaz de Pétrole Liquéfiés (GPL) couvre l’ensemble de la chaîne de valeurs gazière, depuis la fabrication des bouteilles jusqu’à la distribution sa distribution en passant par l’emplissage et la fabrication de bouteilles et d’accessoires.

Atravers sa filiale Afriquia Gaz, le Pôle dispose de la plus grande capacité de stockage des sociétés
gazières du pays. Par ailleurs, il détient plus de 46 % de parts de marché dans la distribution des
GPL. C’est une présence dans le secteur renforcé qui lui permet de se faire distinguer comme monopolistique dans le domaine.
Les marques de cette filiale d’Akxa Group qui comprend une gamme de distributeurs comme (Afriquia Gaz, Tissir Gaz, National Gaz, Ultra Gaz, et Campingaz) ont su pénétrer des millions de foyers marocains pour les usages domestiques à travers le gaz conditionné, il n’en demeure pas moins que le Pôle offre une source d’énergie privilégiée pour l’industrie, l’agriculture ou d’autres secteurs comme l’hôtellerie et la restauration.
Séduit par les perspectives offertes par le Gaz Naturel Liquéfié (GNL) en tant qu’énergie alternative propre, Akwa Group ambitionne de développer des infrastructures de stockage. Et partant il s’est lancé depuis Jorf Ai Asfar à se lancer dans des projets structurant portant sur la réalisation d’un terminal de GNL dans le Royaume. C’est une alternative pour faire bénéficier les secteurs de la production électrique et de l’industrie des avantages qu’offre le gaz naturel en comparaison avec le charbon et le fuel et diversifier progressivement l’approvisionnement énergétique du pays.
Cette structure dispose d’un terminal destiné à accueillir les navires méthaniers, d’infrastructures
de stockage, d’installations de regazéification, ainsi que d’un gazoduc et du réseau de distribution. Un ambitieux projet destiné à exploiter cette source d’énergie qui représente 25% de la consommation énergétique mondiale et seulement 4 % au Maroc. En effet, l’accroissement de l’usage de cette énergie propre en lieu et place des énergies fossiles comme le pétrole et le charbon est susceptible de diminuer significativement le coût environnemental de l’approvisionnement énergétique du pays.
S’inscrivant dans la nouvelle politique énergétique nationale, le Pôle a inauguré la première phase de son nouveau terminal de stockage de gaz à Jorf Lasfar en 2010. Cette phase porte sur deux sphères de
stockage de gaz propane dont la capacité s’élève à 2780 m3 chacune. La deuxième phase du projet concerne quant à elle quatre sphères de butane de 7000 m3 chacune. Elle est aujourd’hui en fonction. Ce type de stockage centralisé est quasiment invisible et vient remplacer une multitude de réservoirs individuels procurant de ce fait un gain d’espace considérable. Plus sûr, sans souci d’approvisionnement et avec une facturation au compteur, la distribution en réseau permet plus de confort et de simplicité au quotidien, indique un communiqué du groupe.
Faisant appel à une technologie avancée, le réseau d’alimentation sous-terrain est en PEHD (Polyéthylène haute densité). Dans le cadre du concept de gaz en réseau, Afriquia Gaz intervient tout au long de la chaîne, de l’installation physique des citernes de gaz, la fourniture, la pose et le raccordement des compteurs, le suivi sécuritaire de l’installation et les livraisons de gaz.
Pour un accompagnement de tous les jours, Afriquia Gaz dispose aussi d’un service après-vente efficace et réactif. Elle introduit ainsi un concept innovant et avant-gardiste au Maroc.

Sidérurgie

La convoitise de l’acier fait bulle

Si on se confie à une étude lancée récemment par l’OCDE qui affirmait qu’en 2010 «le gros de l’accroissement des capacités de production en Afrique aurait fait de l’Afrique du nord la région africaine où la demande d’acier et les capacités de production ont augmenté en raison de l’évolution favorable de la situation dans certains secteurs, en particulier celui de la construction.

Se basant sur une telle étude le secteur sidérurgique marocain qui souffre depuis quelques années, en référence à sa capacité structurelle, les observateurs et experts dans le domaine ont émis leur réflexion sur la surcapacité de production et à un niveau élevé de stocks. Les effets négatifs de cette situation peuvent être aisément constatés à l’examen des résultats financiers des sociétés intervenants dans le secteur, sur les trois dernières années. Dans ce sens c’est toute l’organisation du secteur, dans ses différentes filières, qui devrait être revue, dans une perspective d’élargissement à de nouveaux marchés qui ne demandent qu’à être soutenus. C’est le cas de la filière métallique et métallurgique, qui peine à émerger, dans un marché pourtant porteur en ces temps de floraison.
Partout sur le territoire national, nous constatons de nouvelles constructions surtout dans la mise en place de charpentes envisagées du moins pour le secteur de la logistique de tous genres. Cette analyse
est d’ailleurs partagée par les ambitions du marché qui font défaut. Une situation qui dénote avec la croissance de la consommation nationale d’acier qui, à titre d’illustration, a réalisé une performance de +108% de croissance entre 1980 et 2010.
Quand on sait que la consommation nationale d’acier s’est établie en 2008, à près de 2,4 millions de tonnes, soit 74 kg par habitant et par an, alors qu’elle ressort à plus de 103 kg en Egypte et autour de 190 kg en Algérie, le Maroc pourrait faire office, aux yeux des sidérurgistes mondiaux, de «petite économie» ou de «petit marché sidérurgiste». Chiffres à l’appui, c’est cette dernière thèse qui semble la plus plausible. En effet, le secteur sidérurgique reste fortement dépendant du secteur des BTP et de
l’automobile, alors que le marché regorge d’opportunités d’investissement encore inexploitées. La filière métallique en est l’exemple le plus illustre puisque, dans la plupart des économies mâtures en matière d’industrie sidérurgique, la construction métallique constitue une filière d’excellence, en termes de productivité, d’innovation technologique, mais aussi de soutien à l’économie. Ce secteur demeure malheureusement non organisé totalement, partant de l’investisseur à l’ouvrier, qui traite directement le métal. Pourtant, elle comporte un certain nombre de marchés relais intéressants, outre le Bâtiment et l’Automobile. Les autoroutes et ports, projets d’assainissement, stations de transport urbain, commerces de bureaux, bâtiments logistiques … etc, sont autant de débouchés réels qui offrent des perspectives de développement indéniables. Par conséquent, si le potentiel de la filière métallique est sous-exploité depuis des années, alors qu’en parallèle, le Maroc a fait du développement de ses infrastructures de base une priorité socio-économique, l’existence de blocages culturels sont manifestes. Si les grandes firmes du marché y veillent déjà depuis quelques années, à l’instar des plus importantes d’entre elles, Sonasid, Maghreb Steel, Moroccan Iron Steel, Ynna Steel, c’est aux autres intervenants de s’y mettre aussi, pour enfin raccorder le développement du secteur à celui de l’économie nationale dans son ensemble. En se fondant sur des exigences de qualité de produit, de capacité d’innovation technologique, de démarches écologiques et, surtout, de forte réactivité aux mécanismes en mouvement à travers le monde, ces acteurs du métier sont, finalement, les plus à même d’amorcer la mutation nécessaire du secteur sidérurgique, dans ses différentes filières et composantes.
Le retard de développement de la filière métallique constitue, à plusieurs titres, un véritable frein économique au développement. La faible utilisation de ce matériau, dans un ensemble de travaux orientés vers les constructions domestiques, rend l’investissement industriel difficile et prive le pays de possibilités d’exportation et d’enrichissement référentiel.

Selon Yahya Madani, S.G de l’Association des distributeurs de gaz

Dépositaires et distributeurs de gaz sur le qui-vive

La Chambre de commerce, d’industrie et de services de la wilaya de Tanger (CCIST) a abrité dernièrement une rencontre consacrée à la présentation du diagnostic environnemental de la zone industrielle de Gzenaya, réalisé à la demande du ministère de l’Industrie et celui de l’Environnement dans le cadre d’une étude environnementale concernant un groupe de cinq zones industrielles incluses dans le projet «Chaeco II».

S’articulant autour de la valorisation et l’application des résultats du projet initial italien Chaeco, tout en prenant acte en territoire marocain, avec une assistance technique pour l’introduction de technologies environnementales dans les entreprises de certaines zones industrielles polluées. C’est ce processus qui vient stimuler l’association des distributeurs de gaz liquéfié. Celle-ci comprend outre l’organisation du métier de dépositaire, celui de distributeur. Elle couvre un espace environnemental intégrant toutes les régions de Tanger.
Réunis en partenaires exerçant sur le même socle professionnel, ce parterre de 14 membres agissant tous dans le domaine s’engagent à défendre les intérêts afférents à ce secteur. Créée en 2005, la dernière assemblée du 6 avril 2012 vient marquer leur engouement pour le métier tout en reconduisant au poste de secrétaire général M. Yahia Madani. Lors d’un entretien éclair avec ce dernier, il en ressort que les difficultés qu’encourent les distributeurs du gaz sont énormes. Il s’agit au premier de l’emplacement des dépôts, qui ne peuvent aujourd’hui s’ouvrir au nombre de distributeurs qui s’en font usage, et dont la capacité de déchargement est dépassée de loin. C’est dans ce contexte que M.Yahia Madani a essayé de nous éclaircir sur le fait que les autorités locales , et pour subvenir à établir une règle de conduite aux dépositaires qu’elles ont mis à leur disposition un terrain de quelque 54000m2 ,un peu à l’extérieur de la ville. «Après sept ans d’efforts ardus, nous avons pu avoir l’accord des autorités pour équiper un terrain de 54000m2 en vue d’un dépôt communautaire, situé à 15 km de Tanger » explique M.Madani.
Compte tenu donc de la distribution des bouteilles de gaz et leur acheminement vers le consommateur, la perturbation du circuit peut engendrer un certain nombre de problèmes. C’est dans ce contexte qu’il a été mis le dépôt communautaire qui est géré en coopération. Chaque exploitant dispose d’une surface pour stocker ses produits. Onze membres de l’association profiteront de ce projet, qui est à hauteur de 1500m2 pour chaque dépositaire.
« Nous comptons débuter les travaux en ce mois de juin. C’est une haleine qui demande une infrastructure sécuritaire dotée de moyens capables de rendre le travail facile. Un équipement en mesure de répondre aux normes de l’environnement et à l’écologie. Cette plate-forme contribuera à faire employer plus de cent personnes entre ouvriers et administratifs, et disposer d’une semaine de stock pour prévenir les grèves des transporteurs le cas échéant », disait-il.«C’est la première initiative du genre dans le Royaume, elle bénéfice du soutien moral des autorités de tutelle dont le ministre de l’Energie et des Mines ». Un autre handicap fait prédire aussi que les professionnels souffrent de leur ‘éloignement des centre emplisseurs, et celui des dépôts également en centres urbains dans la région. D’où le souhait de pouvoir profiter ultérieurement du système de zones, formulé de surcroît dans la réglementation du secteur mais reste inappliqué. En plus, on n’a jamais pris en considération les professionnels du transport des gaz dans la codification routière .C’est une activité à risques qui reste liée à la sécurité du transport des matières dangereuses. C’est encore un autre revers de médaille, plus contraignant celui-ci, il s’agit du coût supporté par les professionnels en matière des charges d’assurance restant très onéreuses.
« Par rapport à notre statut d’ intervenant dans ce secteur, nous n’avons eu bénéfice de reconnaissance par le gouvernement que tardivement,ce qui nous incite à éclaircir davantage nos liens avec les sociétés de distribution qui continuent à détenir les droits sur les marques de bouteilles distribuées », laisse savoir le s ecrétaire général.
Avec l’augmentation des matières premières, en l’occurrence le fer, et la présence d’une concurrence rude dans ce secteur, le prix de la consignation de la bonbonne est passé de 210 DH à 60 DH, voir-même 40 DH dans certaines régions. Ce qui se confond avec des usines de chocolaterie, biscuiterie, auxquelles s’ajoutent les puits d’irrigation qui profitent de la compensation du gaz à la place du gasoil. Ils gagnent dece fait 200%, profitant du bas prix du gaz butane subventionné.
Reprend encore M.Madani « les sociétés de distributions quant à elles, nous poussent entre dépositaires à livrer une concurrence sauvage en vue de grignoter les parts de marchés des concurrents. Ce métier nécessite beaucoup de patience, et nous fournissons beaucoup d’effort mais avec des marges de bénéfices maigres. Nous sommes donc confrontés aux problèmes quotidiens, face aux épiciers et citoyens».
Le système fiscal est aussi un handicape pour le développement de ce secteur, c’est parmi les principales revendications des professionnels. Ils relèvent que des allégements fiscaux s’en mêlent au niveau de la direction générale des impôts. Et les faire bénéficier des rabattements basés sur de- sérieuses révisions. «Les taxes pèsent lourdement sur nos bilans, sans pouvoir justifier toutes les charges et dépenses que nous engageons » laisse entendre un intervenant dans le secteur.
«Lors des emplissages de bonbonnes les quantités de gaz restantes dans les bouteilles ne nous sont pas restituées, ce qui constitue une perte énorme que nous adossons, sans pour autant les justifier vis-a-vis du Fisc et dont le seul bénéficiaire reste le centre d’emplissage. C’est un manque à gagner qui profite à l’un et fait taxer l’autre. C’est la loi du plus fort. Pour ce qui est du propane, c’est une autre manche de scie ». Le propane embouteillé dans des bonbonnes spéciales est toujours considéré comme un produit de luxe. Il est utilisé par les hôteliers, restaurateurs et villas. Une bouteille de propane équivaut à 3 bouteilles de butane de 12 kg dans le volume du produit, mais coûte 430 DH, soit 10 fois plus chère que la normale. C’est une aubaine.

Mohamed Moudarir