Energie électrique d’origine hydraulique

Deux nouvelles stations à l’appel

La production de l’énergie électrique d’origine hydraulique fait des remous après une bonne prestation pondérée à la consommation énergétique nationale l’année précédente, elle fléchit en creux de main pour afficher une nette baisse cette année.

Après une hausse de 14,2% au cours de la même période de l’année dernière, marquée par la disponibilité des ressources hydriques et les sept premiers mois de l’année 2011, la production de l’énergie électrique d’origine hydraulique accuse un déficit de 41,4%. Mais, ce facteur n’est pas le seul déterminant dans cette situation. La forte volatilité de l’apport de l’hydroélectricité est due, dans une large mesure, à la dextérité de la production hydroélectrique et celle de l’irrigation, rapporte le département de tutelle . D’où la nécessité d’endiguer une séparation entre les deux, en vue de mettre à contribution la production hydroélectrique. D’ailleurs, un projet serait en cours dans ce sens au niveau du département de l’Energie.
Ce qui pourrait confirmer l’énergie hydraulique comme l’une des composantes de la stratégie énergétique nationale. En fait, le Maroc prévoit d’importants investissements dans ce secteur. Les futurs projets hydrauliques se chiffreront à 4,5 milliards Dh entre 2012 et 2020. Ce programme prévoit notamment la construction de deux centrales hydrauliques : le complexe El Menzel-Mdez et la station de transfert d’énergie par pompage (STEP) Abdelmoumen totalisant 550 MW de puissance.
On prévoit également de mettre à contribution la petite hydraulique qui dispose d’un important potentiel. Il s’agirait de plus de 200 sites exploitables pour les microcentrales hydrauliques.
Un programme qui fait partie du Plan national des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dont l’objectif est de porter la part des ces énergies à 10 % dans le bilan énergétique et à 20 % dans la production d’électricité à l’horizon 2012, voire 42% à l’horizon 2020.
Il est à noter que le Maroc dispose d’importantes sources d’énergie renouvelable (éolienne, solaire, biomasse-énergie, hydraulique) qui contribuent à hauteur de 4 % au bilan énergétique national (hors biomasse) et 10 % à la production d’électricité.
La production de l’énergie électrique d’origine hydraulique repose sur l’association d’usines hydroélectriques à de nombreux barrages. La plus importante est la STEP d’Afourer. Celle-ci peut produire 460 mégawatts (MW), soit l’équivalent d’une centrale à charbon.
L’avantage des STEP est qu’elles peuvent être déclenchées très rapidement, en quelques minutes. Et contrairement à l’hydroélectricité classique, où l’eau n’est pas récupérée, elles sont relativement protégées des risques de sécheresse, même si l’apparition de boues, due à l’assèchement des cours d’eau qui approvisionnent le bassin, peut parfois poser problème.
Les usines hydroélectriques ont été réalisées dans l’objectif d’une production énergétique moyenne de 3 200 millions de KWh par an. Cependant, la production moyenne réalisée au cours des vingt dernières années a varié de 450 à 1 500 millions de KWh, soit près de 50% seulement de la production escomptée.
La principale entrave au développement pérenne de cette source d’énergie est la sécheresse. Ce qui a amené le Maroc à s’orienter progressivement vers la production énergétique d’origine thermique et ce depuis l’année 1970. Ainsi, la part de l’hydro-électricité dans le bilan énergétique électrique est passée de 90% en 1955 à 5,6% en 2010.
A fin juillet 2011, les ventes d’électricité se sont accrues de 8,2%, alors qu’elles n’ont progressé que de 5,5% un an auparavant. Cette évolution est due essentiellement à la hausse de la consommation de l’énergie de très haute, haute et moyenne tensions de 8%, particulièrement au niveau des autres abonnés dont la consommation a grimpé de 11,9%. Celle relative à la basse tension a augmenté de 9,2%. En lien avec cette performance, l’énergie électrique appelée nette, a maintenu une tendance haussière, augmentant de 8,8% en glissement annuel après une progression de 5,6% à fin juillet 2010.

Source/Energie et mines

Province de Zagora

Le Modèle Régional

La province de Zagora reste géographiquement liée à oued Draâ, c’est la plus grande vallée du Maroc, qui par la réunion des Oueds Ouarzazate et Dadès dans l’Antiquité se retrouve aujourd’hui dans l’appellation Draâ. Ses eaux sont mêlées de ces deux Oueds, qui descendent du Haut Atlas et permettront, dans le seul sillage, de voir d’incroyables paysages tout au long de la vallée. C’est une vue bordée de palmeraies qui s’étend sur une longueur de 200 Km, fortifiée de super Ksour bâtis en pisé. Le fleuve continue dans un mince filet d’eau arrosant au passage une vraie Oasis ininterrompue mais étroite, présentant une verdure étrange en ce milieu pré-saharien, et il se perd dans les sables après le village de M’Hamid. Lors des grandes crues, comme se fut le cas récemment, le fleuve retrouve alors son ancien cours et ses eaux traversent le désert jusqu’à l’Atlantique pour rejoindre les environs de Tan Tan avant d’aller se jeter dans l’océan.
La province de Zagora , en dehors de sa vallée , renferme aussi une culture populaire riche qui s’étend à un certain nombre de domaines , allant de l’art culinaire à la poterie locale. Celle-ci laisse apparaître l’empreinte d’un artisanat constitué essentiellement de l’argile et du bois. C’est dans la localité de Tamegroute que s’entrecroisent des pratiques artisanales qui ne son pas des moindres. Tout cela est à l’appoint de l’administration locale qui se donne pour souci la valorisation de cette richesse. Elle en tient nommément compte du développement humain à travers une multitude de coopératives et ONG qui regroupent les différents acteurs potentiels de développement socioéconomique dans la région. Le tout se concrétise par la contribution de tout un chacun à la construction du futur. Il suffit donc d’avoir une vision et une discipline de s’organiser pour en arriver à la réalisation d’un modèle régional; et c’est dans ce cadre que notre dossier essaie de finaliser modestement par le présent dossier.

Télévision

Du voile à la vente aux camelots

Un peu partout dans les administrations , dans les boulevards et même dans les quartiers d’affluence commerciale ou surtout à travers les écrans de télévisions de certaines chaînes arabes, la montée du star-type harpant le hijab sexy est à la mode de nos jours .Et grâce au phénomène des vendeurs ambulants, qui colportent les nouveaux modèles jusque dans les grands boulevards casablancais , la ville est prioritairement convoitée et partant, envahie. Jonchant le parterre du devant des boutiques, les ferrachas occupent dans un désordre fracassant la chaussée, pourtant réservée aux automobilistes. La vente du n’importe quoi donne donc lieu au titre de commerçant , ce qui fait que tout le monde s’adonne à une telle occupation tant qu’aucune charge fiscale ne peut venir s’en prévaloir. Une exemption notoirement décrétée dira-t-on!.
Mais le plus attrayant est que ce genre de commerce fait bonne audience chez les femmes, et ce par mesure de faire économiser quelque peu le budget domestique . La mode des voiles et foulards a dans ce sens pris du vol et se répand à une vitesse incroyable depuis que la question des « moutabarrijates », celles qui sont convoitées par la mode occidentale , fournit le prétexte à toute femme désirante échapper aux regards malveillants de l’autre de s’en faire une cause . Et se mettre aussi à l’abri des salafistes qui portent mal dans leur coeur l’égalité et la liberté de la femme .
En tout cela la responsable en est pour une bonne part à la télévision. Ne cessant de jouer sur l’amalgame entre modernisme béat et tradition calfeutrée,portant une tradition locale au niveau national, se faisant l’étouffeuse de la diversité culturelle. Créatrice d’opinion certes, elle se laisse faire par la diffusion de téléfilms, quand ils ne sont pas pseudo-religieux, à se porter sur ceux plus sexy . Quel paradoxe? Puis la mode descend sur le parterre de palaces en terme de création stylistique, faisant tapage de la sortie, des ateliers de modélistes, de grands modèles pour telle ou telle saison . Une séduction qui en finisse à bras le corps dans le marché de gros pour gagner aussitôt les villages les plus reculés. Le modèle est ensuite copié et fabriqué à des milliers d’exemplaires.
Ces marchands itinérants, qui gagnent chaque jour du terrain, jouent un rôle très important dans l’industrie nationale du prêt-à-porter. Ils sont les véritables diffuseurs de la mode dans tous les coins du pays, jusque dans les bleds les plus perdus. Ne vous étonnez pas de voir les paysannes travaillant sur les plantations porter la toute dernière création à la mode fabriquée dans les centres commerciaux de Casablanca ou d’autres grandes villes du Royaume . Il ne serait que simple témoignage que la progression de l’habit se porte très bien dans notre pays .
L’industrie du prêt-à-porter populaire doit son succès à la persévérance de ces camelots qui ne cessent de se développer dans des quartiers périphériques. Vendre des vêtements à la classe moyenne et aux couches les plus pauvres de la société, n ‘est autre que la gloire d’une économie de rente qui ne cesse de se développer et qui se fait des vedettes . Aujourd’hui la tendance est aux apparences et l’illusion d’appartenir à telle ou telle classe fait des emplettes.

M.Mehdi

Fertilisants

Le Maroc Vert fait référence

L’Office chérifien des phosphates (OCP) prévoit d’investir 22 milliards de dirhams (3 milliards de dollars) d’ici à 2012 dans son développement, dont 6,5 milliards dès cette année. Les efforts portent désormais sur la mise à niveau des sites de Khouribga, Gantour et Boucraâ et sur l’extension des complexes de production de Safi et Jorf Lasfar. Le groupe a lancé une étude pour l’ouverture d’une mine et la mise en place de nouveaux équipements de traitement à Khouribga.

A Safi, l’OCP rénove les structures de production et la centrale thermoélectrique de Maroc Chimie est au coeur de la stratégie de développement.
Installé en 1986, il dispose d’une plate-forme chimique intégrée dotée d’importantes infrastructures et d’un port pouvant accueillir des bateaux d’une capacité d’environ 100 000 tonnes. Actuellement, le brésilien Bunge, le belge Prayon, l’allemand SFB, le pakistanais Fauji et les indiens Tata et Birla y exploitent déjà la roche marocaine dans le cadre de co-entreprises avec l’OCP. Quelque 8 millions de tonnes de minerais y sont transformés chaque année pour une production de 2,3 millions de tonnes d’acide phosphorique et de 3 millions de tonnes d’engrais.
En juillet 2008, Bunge Maroc Phosphore lance deux unités de production, l’une pour l’acide phosphorique, et l’autre pour les engrais. Par ailleurs, un protocole d’accord a été signé avec un consortium d’entreprises indonésiennes pour la mise en place d’unités de production également, ainsi que pour le développement des filières ammoniac et souffre en Indonésie. Au Maroc, le plan Maroc Vert, lancé en 2008, a placé l’utilisation des intrants agricoles, et à leur tête les engrais et les semences certifiées, au coeur de la bataille pour le développement de l’agriculture. Il n’est pas le seul Aujourd’hui l’Office chérifien parle de « révolution verte», par référence à ses projets en matière de protection de l’environnement. Mais qu’en est-il désormais de la production des fertilisants qui sont nécessaires pour le secteur agricole? Hormis l’usine Fertima, qui autrefois faisait référence depuis la ville de traitement Safi. Créer en 1972, son rôle de leader était perçu dans le secteur de la commercialisation des engrais au Maroc, léguant aujourd’hui son titre de référence à un holding casablancais .Celui-ci pour favoriser et accompagner le développement de l’utilisation des engrais au Maroc il continue à assurer le rôle de leader dans le secteur de la commercialisation des engrais et ce depuis que le Conseil d’administration de Charaf Corporation Holding, en date du 22 mai 2008, a pris acte d’achat obligatoire sur les actions Fertima .Détenues par cette dernière, depuis lors, la participation s’élèvait au seuil de quelque 40% dans le capital et les droits de vote. La société Charaf a depuis autorité d’importer, conditionner et distribuer auprès du monde agricole les engrais nécessaires à la production. Un rouage essentiel dans un pays comme le Maroc.
Depuis la reprise en 2008 de Fertima, cette ancienne filiale de l’OCP est passé pour environ 30millions d’euros, le groupe est devenu le numéro un du secteur, avec une part de marché de plus de 50%. A côté de société concurrentes comme «Agrifertil» qui dispose de deux unités, la première est spécialisé dans la fabrication des fertilisants liquides et est dotée d’un laboratoire permettant de garantir une qualité continue tout au long de la chaine, et la seconde est consacré à la fabrication du compost « Biofertil », ce dernier est issu d’un long processus de compostage naturel de marc de café et de fumier, respectant ainsi toutes les normes environnementales.
Pour se justifier comme leader dans le domaine, le holding Charaf travaille pour les grands comptes, avec une offre sur mesure, mais cela lui fait créer des difficultés de trésorerie que les recours aux banques devient une normalité dans la gestion.

Emploi

Le secteur minier se démarque

Le secteur secondaire confirme son évolution. Un constat positif qui intervient après deux mois successifs de baisse. Une reprise du secteur que Bank Al- Maghrib (BAM) met en relief dans sa revue mensuelle de conjoncture économique, monétaire et financière. Selon l’institut d’émissions, le taux d’utilisation des capacités de production s’est situé à 72%. Ce taux est en hausse de deux points de pourcentage et les perspectives d’évolution de l’activité pour les trois prochains mois ont été jugées favorables par les chefs d’entreprises en général. Une tendance qui se confirme dans le secteur minier.

Compte tenu de levée du bouclier à peine sortie d’une conjoncture difficile, la production marchande de phosphate s’est accrue de 13,8%, une augmentation due à la demande des unités locales de transformation représentant ainsi 66% de la production. Les quantités exportées d’engrais phosphatés ont augmenté de 32% à fin juin. Les exportations d’acide phosphorique et de phosphate brut ont, quant à elles, reculé respectivement de 15 et de 2%. Au final, le chiffre d’affaires à l’export de l’Office chérifien des phosphates (OCP) s’établit à 22,8 milliards de dirhams, soit une hausse de 44%. Au niveau énergétique, le premier semestre 2011 a progressé de 7,8%. Cette évolution est expliquée par la demande d’électricité du mois de juin qui a enregistré le second plus fort niveau historique de demande après celui de septembre 2010. Une augmentation due aussi bien à la demande en haute tension (8,8%) qu’à la demande en basse tension (11,6%). Parallèlement la production locale d’électricité a accusé une nette décélération de sa production hydroélectrique, soit un repli de 44,7%, tandis que la production thermique des centrales de l’Office national de l’électricité (ONE) a enregistré une amélioration de 57%. Par conséquent, l’importation de l’électricité a augmenté de 41%. De son côté, le secteur du raffinage a fortement progressé: la demande s’est accrue de 6% pour les produits blancs, 18% pour le fioul et 4% pour le butane. L’activité de production a augmenté de 9,5%, un chiffre qui englobe les augmentations du gasoil (15%) et du fuel (115%). Par ailleurs, le secteur du bâtiment et travaux publics laisse indiquer la poursuite de la dynamique concernant l’activité BTP notamment grâce à la consommation du ciment à fin juillet qui s’est accrue de 7,3% et l’encours des crédits à l’immobilier en hausse de 9% à fin juin par rapport à l’année précédente. Enfin, le secteur des services se démarque. Il a, en effet, enregistré une création nette de 125.000 postes d’emploi contrairement aux secteurs de l’agriculture, de l’industrie et de l’artisanat ainsi que le BTP qui ont observé des pertes nettes d’emplois, pour un total de 214.000 postes.
Un bilan monétaire mitigé à fin juillet 2011 Entre juin et juillet 2011, les facteurs autonomes de liquidité ont exercé sur les trésoreries bancaires un impact restrictif de 7 milliards de dirhams. C’est ce qui ressort de la revue mensuelle de conjoncture économique, monétaire et financière de Bank Al Maghrib (BAM). En effet, la BAM attribue ce résultat à l’effet conjugué de l’élargissement de la circulation fiduciaire, de la contraction des avoirs extérieurs nets de la BAM et de l’amélioration de la position nette du Trésor auprès de la Banque. A fin juillet 2011, le besoin de liquidité des banques s’est élevé à 28,3 milliards dirhams contre 22,2 milliards un mois auparavant. De même, Bank Al-Maghrib a augmenté le volume de ses injections par le biais des avances à 7 jours sur appels d’offre, le portant à 30 milliards de dirhams au lieu de 24 milliards en juin. Ainsi, le taux interbancaire a connu un accroissement à fin juillet 2011. Ce taux établi à 3,31% en moyenne est en hausse de 2 points de base par rapport au mois précédent. Parallèlement, les taux des bons du Trésor à 13 semaines, émis sur le marché primaire, sont restés globalement inchangés à 3,30, 3,85% et 4,34% respectivement. En revanche, le taux assortissant les bons à 2 ans a accusé une baisse de 2 points de base, revenant à 3,61%. S’agissant des taux créditeurs, Bank Al-Maghrib affirme que le taux moyen pondéré des dépôts s’est accru de 19 points de base pour atteindre 3,68% en juin, reflétant une progression de 8 points de base du taux sur les dépôts à 6 mois et de 23 points de base de celui appliqué aux dépôts à un an.

A.S

Maximaliser un réalisme pratique axé sur la probité

En inscrivant la protection du climat parmi les objectifs prioritaires des années à venir, le Maroc affiche des ambitions élevées à l’échelle nationale pour réduire les émissions de CO2, et doubler les efforts pour la productivité énergétique à l’horizon 2020. Il lui reste nommément à clarifier ses options technologiques et mettre à l’oeuvre une charte pour la protection de l’environnement comme loi cadre. Titubant encore, cette loi ne peut voir le jour dans l’immédiat, tant que l’option urgence catastrophe naturelle imposante oblige ne s’inscrive pas dans l’agenda de la décision politique. Cette appréhension, qui fait des émules dans la théorie, croit en substance que la question de l’écologie est secondaire et qu’il suffit du peu de vulgarisation pour la maîtriser. C’est une hypothèse qui n’arrive pas à maximaliser un réalisme pratique et faire sien le cheminement vers de réseaux de recherche impliquant pouvoir public, scientifiques et secteur privé. Approche qui contribuerait certes à faire axer la recherche fondamentale sur l’application.
À cet égard, les alliances stratégiques entre milieux scientifiques, secteur privé et pouvoirs publics constitueront un outil adéquat. En augmentant ses dépenses en faveur de la recherche énergétique, le ministère de l’Energie et des Mines compte entraîner le renforcement des fonds en provenance du secteur privé.
Et dans ce sens il accorde une priorité particulière aux recherches susceptibles de contribuer à une haute efficacité de la production, de la transformation et du stockage énergétiques, de même qu’à une optimisation de l’utilisation de l’énergie finale et à une réduction des pertes de transport dont l’Office national de l’électricité assure la liaison. D’importants travaux de développement dans le secteur des énergies renouvelables et plus particulièrement celui de la production d’électricité Photovoltaïque /solaire ont pris le dessus de la transformation de l’énergie, tout en visant la réduction des coûts et les efforts de production. L’énergie thermique pourrait pour sa part prendre part au jeu et utiliser la force de la vapeur dégagée, en brûlant des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel). Les énergies non renouvelables permettent de produire une quantité importante d’électricité, cependant elles restent épuisables et leur aspect polluant nuit à l’environnement.
Le choix du charbon comme combustible de base repose sur des critères techniques, économiques et environnementaux. En effet, ce combustible combine performance et efficacité énergétique, il permet un bon rendement énergétique et sa disponibilité sur le marché national assure à terme son utilité.
Dans ce sens, certains problèmes de pollution liés au charbon peuvent être résolus, tout en traitant les fumées de combustion. Cette technologie appelée « charbon propre «, est utilisée notamment en Italie, en Espagne, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Dans cette optique le charbon continuera, dans les décennies à venir, de jouer un rôle clé pour maintenir la flexibilité et la diversité de notre approvisionnement énergétique. Le développement des technologies de capture et de stockage du CO2, surtout dans le cas de la centrale à charbon de Jerada, occupe une place essentielle. À côté de l’approvisionnement du pays en énergie électrique, la protection du climat est de mise. Il s’agira d’examiner, de développer et de poursuivre toutes les options technologiques existantes.
Il est également nécessaire d’aborder les systèmes énergétiques dans leur ensemble et définir de nouvelles approches pour leur mise en oeuvre. De ce fait, il est de nature d’accorder une importance particulière aux recherches privilégiant une approche systémique (y compris socio-économiques touchant au domaine de l’énergie) ainsi que l’élaboration de modèles complets d’optimisation. Une place importante doit donc être accordée au transfert des résultats de la recherche dans le secteur privé, ainsi qu’à l’accueil des nouvelles technologies et au comportement des consommateurs industriels qui sont appelés à coordonner avec l’environnement.

Energie & mines

Terres rares ou les 17 minéraux

Chasse au gaspillage

Les prix flambent pour les métaux rares essentiels à la construction de produits technologiques. De fait, les fabricants expérimentent de nouveaux procédés de fabrication pour réduire le recours à ces éléments.

Des téléphones portables aux moteurs à réaction, la fabrication de produits technologiques repose sur un approvisionnement ininterrompu de métaux parfois rares. Alors que la demande et les prix de certains métaux s’envolent et que les interruptions de livraison menacent de ralentir la production, plusieurs entreprises s’efforcent de réduire leur consommation. Ces métaux peuvent être effectivement très rares – comme le rhénium – ou plus abondants mais d’extraction difficile – comme les terres rares, nom donné aux 17 minéraux utilisés dans la fabrication de produits comme l’iPhone, les aspirateurs ou les ampoules à basse consommation. La Chine contrôle plus de 90 % de la production mondiale de terres rares et la réduction brutale des quotas d’exportation – décidée l’année dernière par Pékin pour renforcer son contrôle sur le secteur – a porté un coup dur à l’ensemble du marché qui a vu le prix de ces métaux monter en flèche. Résultat, certaines entreprises comme General Electric (GE) et Toyota essaient à présent de réduire leurs besoins pour ces métaux.
La stratégie de GE consiste essentiellement à limiter les gaspillages : faire plus avec moins, recycler et mettre au point des substituts. L’idée est de rééditer avec les terres rares ce que GE a fait avec le rhénium contenu dans les superalliages utilisés pour la fabrication de ses moteurs à réaction et ses turbines à gaz. Sous-produit d’un sous-produit du cuivre, le rhénium est l’un des éléments chimiques les plus rares. Il a notamment pour particularité d’augmenter la résistance de l’acier soumis à des forces ou des températures extrêmes. Lorsque la demande a commencé à dépasser l’offre et que les prix ont été multipliés par dix – atteignant plus de 6000 dollars, les 450 grammes il y a cinq ans –, GE a décidé de lancer un programme de recherche afin de réduire sa consommation. En utilisant dans de plus grandes proportions des agents aux propriétés similaires mais moins chers ou plus abondants, comme le nickel ou le molybdène. GE a réussi à réduire ses besoins en rhénium de 6% à 3% pour sa production de moteurs à réaction.
La société a également découvert qu’elle pouvait réduire le nombre de composants à base d’alliages de rhénium sans diminuer la performance de ses produits. Tout en diminuant sa consommation de rhénium de deux tiers, GE a mis en place un partenariat international de recyclage entre fabricants de moteurs à réaction afin de limiter leurs besoins de nouveaux métaux.
Forte de ce succès, la société américaine espère trouver des substituts à d’autres métaux rares. GE cherche notamment à réduire ses besoins en néodyme, composant essentiel entrant dans la fabrication des puissants aimants utilisés dans les éoliennes.
Le prix de ce métal est passé de 19,45 dollars le kilo début 2009 à 455 dollars le kilo aujourd’hui. Un scientifique aurait trouvé une solution permettant à GE de diminuer sa consommation de néodyme. Celui-ci a utilisé le savoir-faire de la société en matière de nanotechnologies pour fabriquer de nouveaux matériaux magnétiques et réduire de manière significative les quantités de néodyme précisément utilisé pour ses propriétés [magnétiques].
D’autres entreprises cherchent même à se passer entièrement des technologies nécessitant des terres rares. Toyota, qui utilise des aimants à néodyme pour le moteur de la Prius, sa voiture hybride électrique, a indiqué travailler sur un projet de moteur électrique plus efficace et n’utilisant pas de terres rares. Le constructeur japonais a également un projet de coentreprise pour lancer l’année prochaine sa première voiture fonctionnant sans aimant permanent. C’est la société californienne, Tesla Motors de Palo Alto, qui fournira le moteur et la batterie de la voiture électrique RAV4. Les systèmes d’éclairage représentent le domaine où les chercheurs peinent le plus à trouver des substituts aux terres rares.
Tous les produits allant des ampoules à basse consommation aux écrans d’ordinateurs en passant par les iPhones, nécessitent l’utilisation d’europium pour créer une lumière rouge et de terbium pour une lumière verte. “Il n’existe qu’une centaine d’éléments chimiques connus et nous savons quelle couleur produit chacun d’entre eux. Ces deux-là sont les seuls à produire ces deux couleurs”, explique le directeur d’Amex Laboratory, un centre de recherche sur les terres rares.

Synthèse E et M / C.I

Managem

Le contrôle oligopolistique

L’augmentation du prix du cuivre incite à l’ouverture de nouvelles mines. Toutefois, la durée entre la découverte et l’exploitation d’une mine est assez longue. Il existe aujourd’hui un véritable déficit d’investissements dans les infrastructures minières causé par les faibles prix de 2001.

Le prix du cuivre a triplé en deux ans, il est passé à plus de 10.000 dollars la tonne. Cette hausse est largement liée à la forte demande surtout asiatique. Le cuivre,l’aluminium, le zinc, l’étain, le plomb ou l’acier affichent chaque soir à l’heure du thé, un rehaussement considérable de leur prix. Le «métal du diable» qui reste fortement ciblé, a été propulsé sur fond de flambée du pétrole, à un record de 10.000 dollars. Indispensable dans le bâtiment et les câbles, la star des métaux de base est portée par les économies émergentes, Chine en tête. Elle en consomme 40%, soit 45 milliards de dollars par an.
Si l’aluminium ou l’étain remportent aussi un beau succès, le cuivre, retombant dans la spéculation est assortie d’un déficit mondial de 400.000 tonnes en 2011, explique la flambée du métal. Ces dernières années ont vu l’industrie des hautes technologies se développer, les investissements ne sont plus allés vers l’industrie minière, considérée comme une vieille industrie, d’où le déséquilibre entre l’offre et la demande, a permis aux spéculateurs d’accroitre leurs positions acheteuses sur le métal rouge, pariant sur une hausse des prix. Il faut dire que ces derniers par leur marge de manoeuvre détiennent 40.000 contrats, un seuil sans précédent. Par ailleurs, plusieurs banques ont acheté d’importantes quantités de cuivre, pour lancer, sous peu, sans doute aux États-Unis, des produits d’investissement financier adossés à du cuivre physique, histoire de répliquer son envolée.
Cette aubaine qui se montre accessible à l’entreprise minière marocaine, ne laisse à l’indifférence une entreprise comme Managem. Celle-ci a dores et déjà fait exécuté un plan d’investissement dans la pospection et l’exploitation de certains métaux en dehors du Maroc . C’est dans ce contexte qu’est venue s’inscrire l’augmentation du capital auquel la SNI a pris part et s’en définit avec une détention de plus de 3/4 de son capital. Cette action jalonne parfaitement la nouvelle stratégie qui se déploie dans le secteur des métaux, surtout précieux.
En effet, il existe trois types de sociétés dans le portefeuille du holding unifié : les sociétés matures qui ont atteint leur vitesse de croisière depuis déjà quelques années, dont le contrôle est sensé être cédé sur le marché à court terme, les sociétés en croissance dont le contrôle est sensé être cédé à moyen terme et les sociétés ou projets en incubation, pour lesquels le désengagement ne peut intervenir qu’à plus long terme.
Dans la première catégorie, on peut ranger Cosumar, Lesieur et Centrale Laitière. Dans la troisième catégorie, on compte des sociétés comme Wana et Nareva. Managem appartient plutôt à la catégorie intermédiaire. C’est une société mature par son savoir-faire, son expérience et son organisation.
Mais c’est une société qui a besoin du soutien stratégique et financier de ses actionnaires majoritaires pour atteindre la taille critique dans son marché, qui ambitionne par une présence dans le marché mondial. Elle devient de plus en plus oligopolistique avec une concentration de plus en plus importante des acteurs.
La cession en Bourse du contrôle de Managem n’est donc pas prévue tout de suite, mais elle est envisagée à moyen terme, dès lors que Managem commencera à récolter les fruits de son ambitieux et colossal programme d’investissement.

A.Hanaf

Mine de Bou Azzer

Du cobalt qui recèle de l’or

La province de Zagora, découverte bien tardivement en 1997 dans le cadre du rapprochement de l’administration du citoyen, recèle des richesses souterraines qui redonnent à la région un visage autre que pastorale. Outre cette vision, qui fait montrer la présence de plusieurs gisements miniers dans la région, la mine de Bou Azzer, connue pour son gisement de Cobalt, en est une de ces stations minières réputées dans la province, elle remonte à l’année 1928 et continue de nos jours à s’inscrire dans l’actif du sous sol national.

Le début de l’exploitation de la mine a bel et bien commencé l’été 1930, date où timidement fut lancé le traitement par une activité artisanale sous forme de scheidage (laverie pneumatique) simultanément dans trois chantiers (Ightem, Aghbar et filon 7/5). La première modernisation de l’activité a vu pratiquement le jour en 1958 par la mise en activité d’une usine à voie hydrique.
Depuis, l’activité principale de la mine de Bou Azzer ne cesse de se concentrer sur l’exploitation du gisement de Cobalt situé sur cette boutonnière : production des arséniures de Cobalt. C’est l’unique mine d’ailleurs au monde qui fait du Cobalt son minerai principal.
En effet la production des arséniures de Cobalt passe par deux étapes principales retenues sur site et une autre étape à Guemassa (région de Marrakech). La première étape consiste à faire l’extraction du TV à partir du fond, la méthode d’exploitation utilisée est la TMR (Tranches montantes remblayés) classique. La deuxième étape de production est la concentration de ce produit dans l’usine de traitement laverie, cette transformation se fait par gravimétrie puis par flottation ; l’objectif est d’améliorer sa teneur de concentration et de la rendre vendable. La production moyenne mensuelle est de 142T métal.
Actuellement, l’exploitation se fait dans plus de 12 chantiers dispersés sur plus de 60Km, d’autres chantiers sont en phase de développement dont le démarrage est prévu pour fin 2011. La longue vie de cette mine, peu éternelle, enregistre une densité qui pourrait assurer à peu près plus de 83 ans de production.
La politique de développement consentie par la société d’exploitation Managem est orientée sur le développement durable de la région, en soutenant ses activités par la diversification des produits, ce qui a donné lieu à de nouvelles usines de valorisation et de sous produits.
A commencer par l’usine de production des hydroxydes de Cobalt, dont l’activité a démarré en 1994. Cette usine valorise les rejets (stériles) de la laverie. L’équipe du centre de recherche de Managem a développé un procédé pour récupérer plus de 70% du métal contenu dans ces digues et gagnant par la suite dans deux domaines différents à savoir la production cathode de Cobalt et surtout le gain en protégeant l’environnement davantage. La production métale mensuelle est de 40T métal.
Dans ces dernières années, et toujours dans la même politique de valorisation de toutes les ressources dans la zone de Bou-Azzer, deux nouveaux projets ont vu le jour. Le premier est orienté dans le retraitement des anciens stériles de la laverie, pour une production escomptée de 15T métal par mois, ce projet vient de démarrer en fin 2010.
Le deuxième est la valorisation des stériles de la digue des haldes de l’usine des hydroxydes : cette digue contient des réserves importantes en Or. Le démarrage de cette nouvelle unité est lancé le mois d’août 2011 et on souscrit des prévisions de production estimées à quelque 13,65Kg d’Or par mois.
L’ambition de la direction générale ne s’arrête pas là, elle objective de créer un vrai centre minier tout au long de l’axe Bou-Azzer/Bleida. Dans ce cadre, une usine de traitement d’Or a été créée en octobre 2009 au site de Bleida, ayant pour fonction le traitement d’un minerai de carrière se trouvant dans la même région. La production métal de cette unité est de 8Kg d’Or par mois. Dont il faudrait ajouter le grand projet de Jbel Laassel qui vient d’être validé. C’est un projet mobilisant un investissement de plus de 170Mdh orientés pour la construction de l’usine, la préparation de la carrière de Jbel Laassel, l’aménagement du site de Bleida, l’étude environnementale et le développement durable de la zone. Les prévisions de productions de ce projet annoncent leur démarrage en juillet 2012.
Le site de Bou-Azzer emploie à ce jour plus de 1665 personnes toute catégorie confondue entre employés de la société mère ou ceux des sous traitants et prestataires. Ce chiffre peut facilement dépasser les 2000 personnes une fois les projets d’extensions démarreront.

Economie régionale

Zagora, une zone à grand potentiel minier

La région du Souss-Massa-Draâ connaît aussi dans le secteur minier une importante relève, favorisée par la présence d’une structure géologique très variée. Elle est réputée pour la concentration de nombreuses substances minérales exploitées dans presque toutes les zones montagneuses de la région.

La diversité des structures géologiques des provinces de Ouarzazate et Zagora, en particulier les différentes roches volcaniques, plutoniques, volcanosédimentaires et l’importance des substances minérales qui y sont exploitées, font de ces provinces une zone à grand potentiel minier. Il s’agit à l’évidence d’un formidable réservoir pour la découverte de nouveaux gisements de métaux de base et métaux précieux. Des roches qui offrent des opportunités importantes pour de nouveaux investisseurs à titre privé ou en association avec des entreprises marocaines qui opèrent déjà dans la zone. Ce secteur constitue l’un des piliers du développement économique, touristique et social de la région. Il joue un rôle important dans l’économie régionale, voire même nationale, vu son ampleur sur l’emploi et les exportations en sus des infrastructures socio-économiques de base et le développement rural et urbain de la province.
L’activité minière dans la région Souss- Massa-Draâ porte essentiellement sur la recherche et l’exploitation des métaux précieux (or et argent) dans le socle précambrien de l’anti-Atlas et le massif ancien du haut-Atlas, l’exploration des métaux de base notamment le cuivre, le plomb et le zinc dans les formations précambriennes et paléozoïques, s’incarnent dans la recherche et l’exploitation des substances industrielles telles que la barytine, l’oligiste et le Talc…
La mine de Bou-Azzer en constitue une entité pour l’exploitation du cobalt. Exploitée par la compagnie de Tifnoute Tighanimine (C.T.T), filiale de l’ONA, elle ouvre d’importantes possibilités économiques à travers de nombreuses attractions économiques, en particulier minières en raison de ses routes menant vers d’autres destinées comme la ville de Taroudant et Taznakht,et aboutir finalement sur d’autres petites mines de plomb, barytine, fer oligiste, sel gemme, zinc, mica et feldspath, détenues soit par des particuliers, soit par des petites et moyennes entreprises.