De l’électricité solaire vers la France

Le plan solaire marocain fait des ailes

Le Maroc exportera à la France de l’électricité solaire dès l’automne 2011, une première expérimentation de transport de cette énergie du sud vers le nord de la Méditerranée, a annoncé M. Eric Besson ministre français chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique. Placé sous le thème «Efficacité énergétique : identifier des approches plus intelligentes», le 2ème Forum euroméditerranéen de l’efficacité énergétique a été organisé, les 10 et 11 mai à Monaco, à l’initiative de la Fondation Prince Albert II, de Johnson Controls Inc et de The Climate Groups.

La France et le Maroc lanceront dès l’automne 2011 la première expérimentation d’électricité solaire du sud vers le nord de la Méditerranée». Soulignant que la demande d’électricité augmentera de +6% par an d’ici 2025 au sud et à l’est de la Méditerranée, il a appelé l’Union pour la Méditerranée (Upm) à conduire la «révolution» de l’économie pour assurer une croissance durable dans
ces pays.
En vue d’y parvenir, M. Eric Besson a proposé la conclusion d’un «pacte énergétique euro-méditerranéen». Selon lui, ce projet passe par l’accélération du financement du Plan solaire méditerranéen pour installe 20 gigawatts de capacités électriques nouvelles, en mobilisant les institutions multilatérales, les importations électriques des Etats de la rive nord et les investisseurs privés.
C’est la première expérimentation menée par la France et le Maroc pour le transport de l’électricité solaire du sud vers le nord de la Méditerranée qui s’inscrit dans cette finalité, invitant d’autres pays à faire de même. De ce fait, la France travaille activement à la création d’un centre financier international des énergies renouvelables. Objectif de créer en cette année en cours une plateforme publique-privée chargée d’identifier les projets, de les analyser en fonction des critères de risques financiers et de les proposer aux banques et aux fonds d’investissement .
Le parachèvement de la boucle électrique méditerranéenne ,en réalisant les interconnexions nord-sud et sud-sud , permettront de coupler les marchés. A cet égard,Il faut rappeler que le consortium Medgrid pour un réseau trans-méditerranéen est en passe de réunir plus de 20 industriels et autorités de régulation:espagnole, égyptienne, italienne, marocaine, allemande, syrienne, française et jordanienne depuis sa création en décembre 2010. Des partenaires tunisiens, turcs et algériens pourraient prochainement le rejoindre Notant que Medgrid conclura, un accord de coopération avec Desertec, un mégaprojet qui vise la mise en place d’un vaste réseau d’installations éoliennes et solaires en Afrique du nord et au Moyen-Orient, devant produire à terme jusqu’à 15 % de l’électricité consommée en Europe.
Ce partenariat entre le consortium des interconnexions méditerranéennes et celui des producteurs d’installations solaires va créer une nouvelle dynamique qui bénéficie du soutien de la France, de l’Allemagne et de la Commission européenne. Le responsable français a également plaidé pour l’établissement de coopérations technologiques pour créer un véritable tissu industriel euro-méditerranéen des énergies renouvelables et des réseaux électriques Rappelons que le Forum a pour mission d’étudier les approches intégrées propices à l’amélioration de l’efficacité énergétique dans les industries, les bâtiments et les villes d’Europe et du bassin méditerranéen. Les débats ont porté principalement sur la nécessité d’adopter une approche qui intègre à la fois la politique, le financement, la technologie, l’intérêt des entreprises et la communication, en vue d’atteindre les objectifs climatiques et énergétiques européens, notamment la réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre et l’augmentation de 20 % des économies d’énergie d’ici 2020.

L’agriculture dans la région de l’Oriental

L’irrigation au service du développement

L’Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya (ORMVAM) est un établissement public doté de personnalité civile et d’autonomie financière. La zone connaît depuis de longues années un déficit hydraulique et une sécheresse chronique. Pour remédier à cette situation, les responsables ont mis une stratégie d’économie et d’utilisation rationnelle de l’eau. C’est grâce à la mesure incitatrice de subventions de l’État, entre 30 et 40%, que le secteur maintient le cap.

La promotion et la valorisation des ressources en eau d’irrigation, sont le souci majeur de l’Office, qui agit dans le cadre du Programme national d’économie d’eau d’irrigation (PNEEI).
Explique M. El Hassan El Bouzidi, ingénieur agronome, chef de service de vulgarisation et d’organisation professionnelle de l’Office. Ajoutant que ce programme d’une superficie de 550.000 ha à l’horizon 2022, dont 51.000 Ha rien qu’en basse Moulouya, et une superficie équipée en infrastructures
d’irrigation dans la région estimée à plus de 13.000 Ha sera portée à 24.000 Ha en 2015. L’objectif c’est d’atténuer le déficit enregistré en matière de ressources hydriques et ressources en eau disponibles, le point est mis sur la grande irrigation qui est pratiquée sur 65.398 ha au niveau du périmètre irrigué de la basse Moulouya, estimant que la petite et moyenne irrigation couvre 10.700 ha. Le responsable de l’Office, a fait savoir également que le volume total des stocks d’eau dans les barrages Mohammed V, Oued Za, Hassan II, et Mechraa Hamadi atteint aujourd’hui, 696 millions m3, contre 763.00.000 m3 l’année dernière. Le programme d’irrigation cette année couvre la superficie totale qui s’élève à 47.216 ha, dont 15.365 ha d’agrumes, 6.000 ha de betteraves à sucre et 5.212 ha d’oliviers; dit-il.
La BAD vise la reconversion collective de l’irrigation par aspersion ou par gravité en irrigation localisée, en appel Plan Maroc Vert. La première tranche du projet lancé pour un coût global de 142 MDH, porte sur une superficie de 6.000 ha. Dans le même fil, l’importance du projet d’appui au PNEEI, concernant le financement des travaux de modernisation et de mise à niveau des réseaux d’irrigation dans les périmètres de grande hydraulique puisse rendre plus accessible l’adoption collective des techniques d’irrigation modernes et valorisantes.
Les eaux souterraines constituées essentiellement de nappes phréatiques sont évaluées de 20 à 25 millions de m3/an, qui mobilise 70 millions de m3/an, cette quantité d’eau est réinjectée dans le canal principal de la rive droite pour renforcer le système de mobilisation des eaux dans le périmètre, ainsi que 12 stations de pompage dominant une superficie de 20.986 Ha, dont l’objectif est de vulgariser la mission de l’Office dans l’encadrement des agriculteurs et améliorer les techniques de production végétale et animale et d’intégrer la femme rurale dans le processus de développement rurale.
L’Office contribue aux principales actions de développement par la recherche appliquée, l’avertissement anti-parasitaires, les analyses de laboratoire et l’amélioration génétique du cheptel.
La station d’expérimentation «Slimania» a permis des résultats intéressants notamment par l’introduction de nouvelles espèces et variétés dans la région et sauvegarder le patrimoine animal par l’application et le renforcement des efforts par des mesures de prophylaxie sanitaire et médicale.
L’Office dispose de tout les atouts pourobtenir des résultats, afin d’encadrer les agriculteurs, de phytiatrie, de choix des cultures, de la qualité de l’eau d’irrigation ainsi que pour le suivi de l’évolution des sols irrigués.
A.N.

Fiche technique
Crée par décret Royal n. 832-66 du 22 octobre 1966. L’Office contribue à l’aménagement hydro-agricole des terres irrigables et des terres bour, la gestion des équipements hydro-agricoles et des ressources en eau à usage agricole, l’intensification de la mise en valeur agricole, l’organisation et l’encadrement des agriculteurs. La zone d’action s’étend sur 572.700 Ha. Située à l’extrémité nord-ouest du Royaume. Limitée par la Méditerranée au nord, par l’Oued Kiss sur la frontière algéro-marocaine), les massifs de Béni Snassen et les commune rurales de Ain Lahjar et Tancherfi à l’est (province de Taourirt), au sud par les Communes rurales de Sidi Lahcen et Sidi Ali Belkacem, à l’ouest par la Provice de Taza et les massifs de gourougrou, Béni Bouyefrour et Kerker (Provice de Nador) qui lui donne un atout magnifique réuni 26 communes rurales appartenant à 3 provinces avec un climat semi-aride au nord sur les chaine de Béni Snassen et aride au sud de Taourirt.

Holcim Maroc

Ciment et environnement

La cimenterie Holcim est un grand opérateur qui se confirme dans la région, il joue un rôle important dans la création de la richesse (développement des PME, redevance et taxes pour les communes, emploi directe et indirecte, participation à l’encadrement et formation des lauréats des écoles dans la région). Pour se faire elle est aussi engagée dans une démarche de développement durable et recherche de l’équilibre entre 3 axes (économique, environnemental et social), l’environnement reste toutefois une priorité de l’entreprise. Les émissions de la cimenterie répondent aux exigences et normes nationales et internationales.
Chaque année la cimenterie réalise des investissements pour moderniser les installations et améliorer
les conditions de travail.
Avec 470 collaboratrices et collaborateurs, Holcim Maroc produit des matériaux de construction pour les usagers les plus variés.
La formation et la sensibilisation du personnel propre à l’entreprise profite en matière de santé et sécurité au travail, de grands avantages. L’organisation de workshop Dupont, inspire un changement de comportement et souscrit le recrutement et la formation à des animateurs en sécurité, pour veiller au respect des consignes. L’organisation de «Journée sécurité» au profit des chauffeurs, des clients, de challenge sécurité et formation audiovisuelle en interne et externe sur les 5 règles cardinales par des consultants, d’audit et mise en place de plan d’action pour lever les inconformités.
A ces produits s’ajoutent les supports techniques et logistiques adaptés aux besoins du client.
La vision du professionnalisme des filières BTP et du développement durable au Maroc, implique le rôle de la cimenterie dans la région suivant un programme de développement régional.

Fonds d’investissement de la région de l’Oriental (FIRO)

Un pilier de croissance régionale

Suite à l’initiative Royale et en présence de Sa Majesté, un protocole d’accord a été signé à Rabat le 6 avril 2005 entre la Région de l’Oriental, le Fonds Hassan II, l’Agence de l’Oriental, la BCP, Attijariwafa bank, BMCE Bank, la Caisse de Dépôt et de Gestion, le Crédit Agricole et Holmarcom donnant lieu à la création du Fonds d’Investissement dans la Région de l’Oriental pour une enveloppe de 300 millions de dirhams.

Le Fonds d’investissement de la région de l’Oriental (FIRO), organisme placé sous tutelle du ministère
des Finances, s’appuie sur la stratégie d’un directoire institutionnel et un tour de table consolidant les données d’un actionnariat, et une mise en place d’une gouvernance standardisée, fait savoir M. Abdelkrim Mehdi, Directeur général du Fonds.
En conformité avec l’agencement, l’accompagnement directeur dans l’élaboration d’une stratégie de développement, d’apports d’opportunités et de projets de croissance externe, s’accentue par une contribution identificatrice des forces et faiblesses de l’entreprise. Opportunités et projets de développement forment donc un parallèle pour l’amélioration de l’assise financière de celle-ci, il va aussi de ses ratios financiers, de la mobilisation des ressources humaines, en vue de créer une dynamique de croissance en son sein, et la mise en équation de supports (tableau de bord, systèmes d’information, reporting…) précise le D.G.
Plusieurs mois après l’annonce initiale de sa création, le Firo a officiellement été lancé le 11 juin 2007 à Oujda et régions. Il fut alimenté au préalable à hauteur de 300 MDH dont la mobilité de la moitié.
A. Mehdi, en sa qualité de Directeur général enchaine que le tour de table est constitué du Fonds Hassan II (17%), de la région de l’Oriental (20%) et de l’Agence de l’Oriental (20%). Le reste est partagé à parts égales (7,17%) entre la BPR (Banque populaire régionale) en place à Oujda, le groupe Holmarcom, Attijariwafa bank, BMCE Bank, la CDG (Caisse de dépôt et de gestion) et le Crédit agricole. Précisant de surcroît que les projets recevables auprès du Fonds ne se limitent pas seulement à la préfecture d’Oujda mais concernent également toute la région et ses cinq provinces (Nador, Jerada, Berkane, Figuig et Taourirt), dont la superficie est près de 83 000 km2 et une population comptant près de 2 millions d’habitants. Reste à finaliser que la région de l’oriental, avec l’ouverture instantanément de l’autoroute Fès-Oujda, verra prochainement le désenclavement et facilitera l’accès à la région à moindre frais.
Le Firo s’inscrit comme deuxième initiative du genre au Maroc, après celui de la région du Souss-Massa-Drâa. Ceci dit que c’est un instrument dont la vocation est de dynamiser l’investissement dans cette partie du Maroc. Pouvant prendre jusqu’à 30% du capital des sociétés anonymes existantes ou en création, opérant dans la région et dans tous les domaines. «Tout investissement productif est donc créateur d’emplois», concluent les décideurs publics et privés qui ont assisté au lancement, sauf l’agriculture, le commerce de détail, la promotion immobilière (hors projets touristiques) et les services financiers.
ParAbdellah Najim

Nomination
Le directeur du Firo, M. Abdelkrim Mehdi, a été nommé le 14 avril 2011 nouveau président de la CGEM, en remplacent M. Mohamed M’rabet élu ainsi vice-président.
M. Abdelkrim Mehdi, lauréat du cycle normal de l’ISCAE, cumulant une expérience de 19 ans dans le domaine de la gestion, de l’audit, au conseil et de l’ingénierie financière au profit des PME marocaines, du secteur public et de grands groupes privés nationaux et internationaux. Après une expérience de 7 années; en tant que manager d’audit au cabinet Masnaoui & Mazars, il avait intégré la banque d’affaires de la BMCIBNP Paribas en 1999 en tant que directeur ingénierie financière. Il assure actuellement la direction générale du Fonds d’investissement de la Région de l’Oriental et ce, depuis son lancement en juin 2007.

Profil
Le Fonds de l’Oriental fonctionne selon des règles identiques à celles des investissements similaires. Outre le plafonnement du niveau de participation, la présence dans le capital est limitée dans le temps. Il est ainsi prévu qu’on se retire au bout d’une période qui se situe entre la sixième et la dixième année, soit en cédant ses parts à l’actionnaire de référence, soit en les vendant en Bourse . L’objectif, bien entendu, est de réaliser les plus-values qui seront en principe réinvesties pour une bonne part. Le fonds n’exige nullement d’être aux commandes des projets, mais il est disposé à mettre à la disposition des partenaires potentiels le savoir-faire et les compétences de ses différents actionnaires, financiers et industriels aguerris.
Pour les besoins de sa gestion, il a été créé une société anonyme à conseil d’administration et au capital de 2 MDH, partagé à parts égales entre les différents souscripteurs, à l’exception de la région de l’Oriental.
La présidence du conseil d’administration de cette société, dénommée Firogest, est assurée pendant deux ans par chacun des partenaires. Pour le démarrage, elle est confiée au Groupe Banque populaire. Une équipe constituée d’un directeur général et deux chargés d’affaires est déjà en place.
A.N

Centre Régional d’Investissement d’Oujda

Soutien sans réserve aux investisseurs

La Région de l’Oriental s’active depuis le lancement des grands projets structurants à travers l’Initiative Royale de développement, c’est l’une des Régions qui draine un taux élevé d’investissements avec 32% de chiffre d’affaires. Cet effort d’investissement public génère des capitaux publics-privés et constitue un levier pour attirer les PME dans les secteurs du tourisme, des services, de l’offshoring, des produits du terroir, de la formation et des nouvelles technologies… De nouvelles filières émergent également ou se renforcent, comme les matériaux de construction, l’agroindustrie, l’élevage et produits dérivés, artisanat, logistique, transport, énergie, mines, et pêche aquaculture, etc.

Le Centre Régional d’Investissement d’Oujda (CRI-Oujda) dispose, pour être à l’appel des investisseurs,
d’une antenne à Nador, et du concours du Fonds d’Investissement Régional de l’Oriental.
Ce dernier, créé dans le cadre de l’initiative Royale, a pour objectif de soutenir les porteurs de projets d’investissement innovants, dans tous les secteurs, excepté l’immobilier et le commerce.
L’Agence de l’Oriental a, en outre, des projets en cours de réalisation qui viendront renforcer les capacités institutionnelles de la Région en matière d’appui aux investisseurs (système d’information
en ligne, document de marketing territorial pour communiquer sur l’offre territoriale, etc.). Ces projets seront mis en ligne dans le site dès leur finalisation.
Driss My Rchid, directeur général du Centre Régional d’Investissement (CRI) fait état de la Région de l’Oriental, cet organisme public, chargé d’accompagner les investisseurs nationaux et étrangers en leur facilitant les tâches de création de leur entreprise reste une structure idoine pour le développement. Il s’implique également comme relai aux installations, aux expansions et à l’accès aux administrations locales et aussi auprès des propriétaires fonciers.
Il est présent en aiguilleur au côté de l’investisseur l’appuyant auprès des établissements de services publics (eau, électricité, routes, formation, etc.).
Dans cet esprit,le CRI travaille en étroite collaboration avec l’Agence marocaine de développement des investissements, (ex-Direction des investissements extérieurs) en poste à Rabat, pour appuyer toute démarche d’investissement vis-à-vis de l’administration centrale (projets d’investissement de plus de 20 millions €).
En tant qu’organisme de promotion et de développement économique dans la région, il est investi de faire renseigner sur la situation économique régionale, mettant à la disposition des investisseurs potentiels, des supports de communication utiles en leur fournissant tous les renseignements dont ils ont besoin sur la région. Tenant ainsi compte de leur secteur d’activité et de la nature de leur projet.
Le personnel du CRI est habilité à établir les contacts nécessaires, et apporter son aide pour identifier un terrain, un entrepôt ou un local, et expédier les actes administratifs requis pour assurer le démarrage de leur activité dans de brefs délais: (moins de 24 heures selon les autorités).
Précise le D.G. En outre, le CRI établit des contacts nécessaires avec les opérateurs économiques privés et publics, pour localiser et obtenir les terrains à des prix compétitifs et dans de meilleurs conditions. Identifier les locaux, usines, entrepôts, étude de projets, contrats de faisabilité et autres, entrent sciemment dans les compétences du centre, surtout quand il s’agit de dossiers d’investissement dépassant les 20 millions €. Ce sont là en quelque sorte des projets de conventions qui restent à conclure avec l’État, de manière à ce que l’investisseur puisse bénéficier de tous les avantages offerts par l’État marocain. La région de l’Oriental dispose pour tout compte fait, d’une main-d’oeuvre diversifiée, qualifiée et peu coûteuse. On compte dans la Région 120.318 chercheurs d’emplois. Le salaire brut mensuel moyen d’un technicien supérieur oscille entre 250 et 480 €, et les charges salariales de l’employeur représentent 17% du salaire brut des ouvriers et cadres compris.

Bio express : Driss My Rchid
Né le 20 novembre 1968 à Casablanca, le directeur du Centre régional d’investissement de l’Oriental est ingénieur système et réseaux. Nommé par S.M. le Roi à la tête du CRI-Oujda en mai 2010. il a la charge des principales missions et réalisations dans cette institution. Le guichet unique est sa raison d’attache pour le positionner en acteur majeur dans la création d’entreprise et de richesse dans la région. Accompagner les investisseurs et leur communiquer les opportunités d’investissements au niveau de la Région est son devoir. Avant de rejoindre le poste actuel, Driss My Rchid a été directeur du pôle programme à la wilaya du Grand Casablanca de 2008 à 2010 dont il a eu la charge de plusieurs postes importants.
Et conseiller auprès du wali de la région du Grand Casablanca, il a eu plusieurs missions et suivi de projets structurants à son actif, dont la participation à l’élaboration du nouveau découpage administratif, du plan de développement des structures administratives, et la mise en place du schéma régional de lutte contre la précarité dans le cadre de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH)/
Nommé en poste de consultant sénior dont les principales missions d’audit auprès de plusieurs entreprises sont à son actif exerçant dans la Zone Océan Indien (Afrique du Sud, Ile de la Réunion, Singapour, Thaïlande et la Malaisie…), et ce dans les années 1994-2007.
De juillet 1992 à mars 1994 au Crédit Coopératif-Paris occupant le poste de chef de projet pour la réalisation et la mise en place d’une plate-forme multiprotocoles pour la consultation téléphonique des soldes, installation d’application EDI interagence via le réseau Transpac en protocole Etebac. Formation : École des techniques avancées de Paris.
«Systèmes et Réseaux» (1989-1992).
Classes préparatoires – Lycée
Pierre Corneille – Rouen- France (1987-1989).
Baccalauréat mathématiques-Académie de Rouen – France en 1987.
Driss Moulay Rchid est actuellement le directeur du CRI de l’Oriental et père de deux enfants.

L’OCP décline son plan social

Création de milliers d’emplois

Socle de l’avenir économique du Maroc, le phosphate est une ressource hautement stratégique sur laquelle veillent jalousement les autorités. C’est une poudre blanche, qui longtemps n’a servi qu’à fabriquer des engrais et s’est échangée à un prix dérisoire (35 dollars la tonne). La plupart des Marocains ignorent tout de ses usages. Pourtant, avec un pic à 400 dollars la tonne en 2008 et une demande mondiale qui croît au rythme de l’économie chinoise, le phosphate est au Maroc ce que le pétrole est à l’Arabie Saoudite : le socle de son avenir économique et stratégique.

Alors que les réserves sont partout en déclin, le Royaume disposera, à l’horizon 2020, de 80 % des réserves mondiales. Troisième producteur (derrière la Chine et les États-Unis) avec 24 millions de tonnes par an, le Maroc est le premier exportateur mondial de ce minerai, qui sert principalement à la fabrication de fertilisants, de détergents ou de batteries lithium-ion, utilisées dans les véhicules électriques ou les téléphones portables.
L’OCP a fait peau neuve sous le règne de Mohammed VI et la direction de Mustapha Terrab, son patron depuis 2006. Plus transparent, il s’est mis en conformité avec les normes internationales et ne cache plus ses ambitions. À l’horizon 2013-2015, la capacité d’extraction minière devrait passer de 30 à 50 millions de tonnes par an, et quatre nouvelles usines devraient opérer à Jorf Lasfar (au sud d’El-Jadida). Une stratégie très agressive qui nécessitera plus de 4 milliards de dollars d’investissements d’ici à 2012. Objectifs : rester compétitif et asseoir son leadership sur le marché mondial. C’est aussi une vision qui permettra à l’ Office de mettre en oeuvre un plan d’envergure pour l’emploi qui porte sur la création de 5.800 nouveaux postes pour les besoins industriels et de service au niveau des sites OCP, dans tous les métiers et tous les niveaux. Il entreprendra également des actions spécifiques auprès des populations riveraines et des retraités OCP en situation précaire.
En complément de ce dispositif, le Groupe OCP compte réexaminer sa politique de sous-traitance pour plus d’efficacité, tout en s’assurant régulièrement du respect des exigences de ses standards en termes de formation, de sécurité et des conditions de travail.
Des moyens de suivi humains, matériels et contractuels seront systématiquement déployés pour relever le niveau et sécuriser ce dispositif. Les recrues seront retenues en toute transparence selon des critères rigoureux. Parmi les nouvelles recrues, une attention particulière sera accordée aux candidats ayant une proximité avec l’OCP, soit en leur qualité de fils de retraités, soit en tant que résidents dans les zones riveraines de ses installations . Ce programme a pour objectif le renforcement de l’employabilité dans les régions où opère l’OCP.
Il s’agit de la mise en place, en partenariat avec différentes institutions publiques et privées, de plans de formation de qualité visant à faire ressortir les vocations les plus porteuses chez chacun et à le rendre employable dans les meilleures conditions.
Ciblant pas moins de 15.000 personnes, ce plan se décline selon les parcours et les profils des bénéficiaires en formations sur mesure ou formations sanctionnées par des diplômes, conçues spécifiquement par de prestigieuses institutions et grandes écoles nationales. Des accords seront également signés avec des partenaires internationaux pour assurer des compléments de formation.
Afin d’assurer les meilleures conditions de déroulement de ce programme, l’OCP s’engage à prendre en charge les frais financiers de ces formations et allouera des bourses d’un montant adapté aux besoins pouvant atteindre 2000 Dh par mois pour les fils de retraités et de riverains, et ce, selon des règles conditionnées notamment par le niveau d’implication et d’engagement des bénéficiaires.
Le troisième axe de cette stratégie concerne, quant à lui, les porteurs de projets créateurs d’emplois qui se verront fournir l’appui financier et l’accompagnement technique nécessaires pour la réalisation de leurs projets.
D’ici le 30 juin 2011, les actions concrètes de mise en oeuvre effective de ces mesures seront annoncées au fur et à mesure, et les listes des différents bénéficiaires seront dévoilées. Tout en soulignant que ces nouvelles mesures sont alignées et adossées à la croissance et à la dynamique du Groupe et s’inscrivent pleinement dans sa stratégie de rigueur, de performance et de professionnalisme. Ces mesures représentent une parade adéquate pour sécuriser le positionnement international de l’Office, pérenniser sa performance et dynamiser de manière robuste une politique de développement durable.
Et pour répondre largement aux besoins d’une ville de la taille de Khouribga, capitale mondiale des phosphates, habitée de quelque 170 000 habitants et sans infrastructures touristiques, il s’impose aujourd’hui de planifier sérieusement pour une région réputée pourvoyeuse de candidats à l’émigration clandestine. Les familles qui y vivent dans cette région, presque toutes sont issues de la mine . Un projet baptisé la « Mine verte », soutenu directement par S.M le Roi, devrait modifier radicalement le visage de la cité minière. La ville nouvelle, qui devrait coûter près de 700 millions d’euros, abritera un musée, des hôtels de luxe, un théâtre, une cité des sciences, un parc d’attractions, un lac artificiel, un téléphérique et même une piste de ski… Une mine abandonnée sera aménagée en jardin botanique, et des maisons seront construites pour les employés de l’OCP .
Entièrement écologique, la nouvelle Khou¬ribga devrait avoir des allures de mini-Dubaï. Bien sûr que tout est possible , mais il faudrait attendre l’approbation des autorités de tutelle. Et montrer que les fruits du phosphate sont redistribués et que l’on rend enfin aux Marocains ce que leur terre leur a donné.

Société Al Omrane Oujda

Une dynamique au service de l’habitat

Depuis sa création en 2007, la société Al Omrane Oujda n’a cessé de développer ses capacités d’intervention en tant qu’opérateur public de mise en oeuvre de la politique gouvernementale en matière d’Habitat, notamment autour des missions ci-après :
– Éradication de l’Habitat insalubre à travers la dynamisation des programmes villes sans bidonvilles de la région à ce jour, 80% des baraques enregistrées dans la région (plus de 6500 baraques) ont été démolies et les ménages concernés recasés en totalité, 5 centres et 2 villes déclarés sans bidonvilles en 2008 et 1a ville déclarée sans bidonvilles en 2009.
– L’Amélioration des conditions de vie des citoyens, la multiplication des actions de restructuration des quartiers sous équipés, le traitement des tissus anciens et des habitations menaçant ruine, la requalification et le renouvellement urbain, etc…
Après avoir achevé sa restructuration interne, Al Omrane Oujda a engagé l’intensification de l’offre et son adaptation à la demande des ménages ciblés par chaque programme :
– lancement de plusieurs programmes de réalisation de villas économiques ;
– lancement du premier programme de réalisation des logements faible VIT (moins de 140.000 dh) ;
– lancement des projets d’envergure pour le développement de nouveaux espaces vie au profit des citoyens à l’instar du pôle urbain Al Aroui sur une superficie totale de 30 Ha.
Par ailleurs, s’appuyant sur l’expertise et le savoir faire de ses ressources humaines, Al Omrane Oujda a réussi à développer considérablement son activité aux cours des dernières années à travers la mise en chantier de12 483 unités en 2008, des investissements respectifs de 394 Mdh en 2008 et 896 Mdh en 2009.
Ainsi, Al Omrane Oujda possède aujourd’hui les ressources et moyens nécessaires pour l’amélioration de son activité, notamment les opportunités foncières mobilisées dans le cadre de la convention relative à la 3ème tranche du foncier domanial, signé devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI en février 2008, qui consacre 958 Ha à Al Omrane Oujda, et l’atteinte des objectifs fixés par son plan d’action et grâce à la synergie du groupe Al Omrane auquel la SAO Oujda est fière d’appartenir.
« Al Omrane Oujda développeur aménageur de référence de la région de l’Orienta »
En dépit d’une conjoncture économique difficile, la société Al Omrane Oujda, développeur aménageur de référence de la région de l’Oriental, a maintenu une croissance positive de son activité au titre de l’année 2009, comme en témoigne notamment les mises en chantier initiées par la société qui s ’ é l è v e n t à fin 2009 à 19.894 unités, soit 99% des prévisions de l’année 2009 et une v a r i a t i o n positive de + 60% par rapport à la même p é r i o d e de l’année 2008.
Ces mises en chantier se déclinent comme suit :
• 14.426 unités de restructuration et requalification urbaine,
• 149 lots de villas,
• 1292 lots d’habitat,
• 10 îlots en partenariat avec le secteur privé,
• 33 lots d’activités,
• 23 lots socio-administratifs,
• 1200 logements à faible VIT,
• 485 villas économiques,
• 580 locaux de commerce,
• 621 lots de recasement,
• 800 lots de restructuration des bidonvilles.

Par Mohammed Derdouri (*)

Wilaya de la région de l’Oriental

Sur la voie du décollage

Le développement d’un pays repose sur la prospérité de ses citoyens. A l’Oriental, comme dans tout le territoire national, chaque Marocain doit se sentir fier de sa marocanité et apporter une pierre à l’édifice national économique et social. Le wali de la région de l’Oriental et gouverneur de la ville d’Oujda-Angad, M. Abdelfattah El Houmam, veille sur le devenir de cette région pour lui donner sa stature de pôle d’attraction touristique et économique, en tenant compte de l’ensemble des pôles de croissance notamment, le plan Azur de Saidia.

La réhabilitation de la ville a connu depuis un certain temps une certaine dynamisme et une progression remarquables dans plusieurs secteurs. L’effort consenti pour sa mise à niveau a été tel que la transformation de la ville a engrangé le concours de plusieurs efforts et enregistré un tournant à 180° allant de la voirie, des espaces verts, de l’éclairage public à la mise à niveau des secteurs vitaux économiques et du sociaux.
La Technopole d’Oujda dont les constructions ont commencé en 2010 pour que soit livrée la première tranche au début 2013, est un grand projet qui s’inscrit dans le cadre de la déclinaison régionale du plan «Émergence» Med-Est prévoyant un parc industriel pour les PME/PMI, un CleanTech réservé aux énergies renouvelables, un Offshore Park et finalement un Retail Park pour le activités commerciales.
Oujda Urba Pôle est le futur centre résidentiel, de shopping et d’affaires qui va métamorphoser le centre ville d’Oujda. Ce projet d’envergure est prévu sur quatre phases qui abriteront une nouvelle gare adossée à un grand mall, des quartiers résidentiels haut standing, deux ponts sur la rive du Oued Nachef, deux hôtels 5 et 4 étoiles ainsi que d’autres équipements prévus pour un coût total de 2,5 Milliards de dirhams (soit à peu près 221 millions d’euros).
Dès sa nomination sur la Région le wali a mis la main également sur plusieurs dossiers critiques, entre autres celui de la cité El Qods qui est l’une des grandes banlieues de la ville, qui souffrait le calvaire sans précédent, en l’absence d’infrastructures sociales: hôpital, arrondissement de police, marché local, terrains de sport, ce qui laisse le vide à l’aliénation et à la montée d’une jeunesse désoeuvrée.
Sur le plan touristique la ville de Saidia offre une ouverture fiable au drainage des capitaux et à la montée d’une industrie capable de concurrencer celles placées sur la rive de la Méditerranée. Elle est située à l’extrême nord-est du pays sur l’oued-Kiss qui sur un tronçon d’une vingtaine de kilomètres fait fonction de frontière naturelle entre le Maroc et l’Algérie. La plage de saidia s’étend entre les deux embouchures de Kiss et de la Moulouya sur une distance de 14 Km, d’une profondeur variant entre 30 et 50 mètres. Les habitans de Saidia appartenaient aux différents douars des Ouled Mansour, Ouled Sidi Abdelmoumen, Ouled Ramdane, Cherarba…, Qui sont originaires des tribus de Triffa. A ceux là, il faudrait ajouter ceux d’origine algérienne qui sont installés dans la ville pendant la guerre d’Algérie et les coopérants français qui exerçaient à Berkane et Ahfir, particulièrement avant la marocanisation de la fonction publique.
La station balnéaire de Saidia, dénommée «la perle bleue de l’Oriental», est le plus beau site touristique de la région. Le premier noyau de la ville de Saidia date de 1883 et fut l’oeuvre du Sultan Hassan 1er qui bâtit une Casbah, d’une superficie de 15.600 m2, sur la rive gauche de l’embouchure de l’Oued Kiss pour servir de porte de surveillance et de borne frontalière face à l’Algérie. La station balnéaire de «Saidiadu-Kiss» a été créée en 1927. En 1936, on y dénombrait 210 habitants alors qu’actuellement, elle compte plus de 2563 habitants et reçoit des millions de visiteurs.
Cela est dû grâce à la volonté de Sa Majesté le Roi Mohammed VI concrétisée par le discours historique du 18 mars 2003. Cela est dû aussi au rêve longtemps caressé et à l’immense désir de la population de cette Région de voir sa ville rayonnante, propre et prospère. Si la plupart des infrastructures urbaines ont été réalisées déjà il y a plusieurs années, depuis le début de l’ère de Sa Majesté Mohammed VI, certains quartiers souffraient de l’absence de structures vitales dans les quartiers périphériques de la ville.. Il faut comprendre qu’il y a certainement des contraintes qui empêchent de maintenir le rythme souhaité pour impacter et impulser l’effort de réhabilitation de la ville.

A. Najim

Hausse des exportations des phosphates

OCP, moteur de croissance économique

Les exportations marocaines des phosphates et dérivés ont atteint plus de 10,20 milliards de dirhams (MMDH) à fin mars dernier contre 6,56 MMDH une année auparavant, affichant une hausse de 55,6 %, selon l’Office des changes.

Les exportations d’engrais naturels et chimiques ont augmenté de 2,52 MMDH, pour atteindre 4,63 MMDH contre 2,1 MMDH à fin mars 2010, pour un volume également en progression de 41,4 %, précise l’office qui vient de publier les indicateurs mensuels des échanges extérieurs.
Le prix moyen à l’exportation des engrais a atteint 4.692 DH/T contre 3.018DH/T à fin mars 2010, de l’année écoulée, ajoute le rapport mensuel de l’Office des Changes.
De leur côté, les exportations d’acide phosphorique ont évolué de 2,1 %, se chiffrant à 2,93 MMDH contre 2,87 MMDH durant la même période de l’année 2010, pour un volume en recul de 26,6 %, apprend-on de la même source, ajoutant que le prix moyen à l’exportation a atteint 6.696 DH/T contre 4.814DH/T à fin mars 2010 (+39,1 %). Que ce soit les produits finis de consommation, les produits bruts d’origine animale et végétale, ou encore métallique comme l’or, tous ces biens ont fait l’objet d’une forte demande à l’extérieur du pays.
Le Maroc concrétise donc sa place de leader mondial en matière d’exportation grâce à l’industrie des phosphates. Il doit sa position à la nouvelle performance que fait sien l’Office chérifien des phosphates (OCP).
La grande porte s’est une fois ouverte pour le Maroc, loin des dramatiques années quatre-vingt, lorsque les pronostics ont faussé le chemin. Aujourd’hui une nouvelle donne montre qu’il n’y a plus place aux dumpings avant-coureurs et que, économistes et scientifiques, s’évertuent à identifier une éventuelle pénurie phosphatée à venir aux Etats-Unis. Ce pays, qui était encore en 2005 premiers producteurs des phosphates, doit faire quelques économies sur ses gisements. Car le tarissement de ses gisements étant prévu dans 50 ans, et ce qui fait que ce pays s’est tourné vers l’exportateur et le producteur « leaders » à savoir, le Maroc et plus encore la Chine.
Une autre prouesse des exportations est celle des engrais naturels et chimiques. Ce sont là les évolutions les plus marquantes en matière d’exportations de biens. Et c’est aussi dans cet objectif que le transfert de l’expertise vers le Maroc est nécessaire pour pouvoir capturer des technologies n’existant pas au niveau local. D’ oû le lancement du (Symphos).
Cependant, l’exportation marocaine de produits alimentaires a pris de revers une diminution qui s’agrège sur la balance des paiements. Les commanditaires étrangers auraient revu à la baisse leurs demandes de primeurs, particulièrement les tomates fraiches. Poisson et crustacés ont aussi subi le même sort. Quant aux importations de biens, ceux-ci ont inscrit à la hausse une progression de manière considérable, notamment celui des produits énergétiques dont, l’huile brute de pétrole, le gaz de pétrole et les autres hydrocarbures. Par contre les produits finis d’équipement sont restés quasiment stables.
Cependant nous constatons que l’augmentation de nos exportations, sans les phosphates, n’ont pas occasionné un changement à la balance commerciale, car au demeurant celle-ci reste déficitaire.
D’après le rapport de l’Office des changes, le déficit a augmenté de 0,2% en 2010, soit 312 400 000 DH. L’enjeu pour le Maroc consiste aujourd’hui à davantage booster ses exportations et stabiliser ses importations, pour arriver à une balance commerciale nulle, voire même excédentaire.

M.M

Le phosphate dans l’accroissement de la production agricole

Les enjeux de l’innovation

Le secteur des phosphates est un secteur d’avenir de par son rôle en tant que vecteur de développement, ont affirmé les participants au 1-er Symposium international dédié aux innovations technologiques dans les phosphates (Symphos). Et c’est pour capitaliser un savoir-faire dans le domaine que l’OCP s’est fait initier cette rencontre pour se concerter avec plusieurs experts et chercheurs venus des cinq continents faisant de l’industrie des phosphates le pivot autour duquel un ensemble de thèmes dont celui de l’industrie agroalimentaire.

Cet événement scientifique international, a été l’occasion pour les intervenants de relever que les phosphates et leurs dérivés, dont le phosphore, s’imposent désormais comme une solution salutaire aux problématiques liées notamment à l’accroissement de la population mondiale et à la dégradation des terres. L’intérêt des phosphates, dont plus de 80% de la production mondiale est utilisée par l’agriculture, tient au fait que toutes les plantes, cultivées où non, ont un besoin incontournable de phosphore pour leur croissance et leur existence. Comme il n’y a aucun produit de substitution, les phosphates se révèlent être indispensables à la vie du monde végétal. Si qualitativement le phosphore doit être présent dans le sol pour assurer la vie des végétaux, son abondance favorise le développement quantitatif de ceux-ci et donc permet l’accroissement de la production agricole qui peut répondre dès lors à la progression des besoins alimentaires mondiaux. C’est dans ce contexte que les invités au symphos n’ont pas manqué de souligner l’importance capitale aussi bien des phosphates, en tant qu’alliés du développement durable et de l’agriculture, que du phosphore de par son rôle vital comme moteur de l’énergie produite par photosynthèse. Une transformation que fournit l’énergie chimique à partir des énergies fossiles.
Le 1er Symphos, auquel ont pris part quelque 800 experts, chercheurs et industriels venus des cinq continents, a pu répondre dans ce sillage à toutes les problématiques, en examinant aussi d’importants sujets liés essentiellement aux innovations technologiques les plus récentes en matière de prospection géologique, d’extraction minière et de valorisation chimique des phosphates et produits dérivés.
C’est ce qui se confirme dans l’intervention de M.François Guinot, président honoraire à l’académie française des technologies , soutenant que la chimie est le langage de la nature, de la matière comme de la vie, a joué un rôle essentiel dans chacune des étapes de cette aventure humaine qui ne pourra poursuivre un vrai développement durable qu’en s’appuyant sur la chimie nouvelle qui est en train de se bâtir. Toutes celles et ceux qui y concourent portent une responsabilité particulière dans cette étape marquante dans l’évolution de l’humanité.
De son coté, le Dr Michel Gautier chercheur à l’Université de Montréal au Canada, relève le rôle des phosphates dans la production de l’énergie électrique. Partant du développement phénoménal des accumulateurs au lithium-ion qui sont passés de piles boutons non rechargeables, à des accumulateurs rechargeables au lithium métallique, aux lithium-ion et aux berçantses électroniques à la suite du développement d’électrolytes solides( cristallins ou polymérique) ou liquide organique aproptiques conducteurs des ions lithium, et surtout à la suite du développement des électrodes à insertion du lithium, essentielles à la rechargeabilité prolongée grâce au développement des cathodes phosphates.
Ce forum de cinq jours a permis à une pléiade de chercheurs marocains d’intervenir aussi sur plusieurs axes liés aux différents secteurs des phosphates et aux actions prioritaires à mener dans le domaine de l’agriculture surtout, spécialement sur la partie de valorisation des récoltes.
En effet cette rencontre, articulée sur la dimension stratégique et sur l’engagement que l’OCP entreprenne au profit de l’économie nationale, montre l’ouverture de cette entreprise sur son environnement et sur le progrès industriel conducteur sur l’innovation sous toutes ses formes .Une démarche en phase avec la volonté affichée du plan Maroc vert.

A.S