Conjoncture

Le relachement des prix internationaux des matières premières énergétiques et alimentaires a joué un rôle particulier en faveur des importations, récemment située dans une phase conjoncturelle et peu montante, cette tendance est amorcée par les importations de biens en raison d’un repli à la fois des importations énergétiques que des achats hors énergie.

Pendant le premier trimestre 2009, les importations de marchandises ont reculé de 16,8% à 61,08 MMDH contre 73,43 MMDH auparavant. Dans ce sillage, la facture énergétique s’est peu allégée. Selon l’Office des Changes, les importations de produits énergétiques et des demi-produits, a représenté 76,5% de la baisse totale des importations. Cette régression est imputable, pour l’essentiel aux importations d’huile brute de pétrole qui ont baissé de 58,6% à 3,37 MMDH à fin mars. Le prix moyen de la tonne importée a reculé de 50,4% à 2.595 DH/t contre 5.232 DH/t. Cette évolution des achats d’huile brute de pétrole permet de voire une baisse du prix moyen mensuelle de la tonne importée à 2.535 DH/tonne enregistrée en mars 2009, contre 5.480 DH/t en mars 2008. Exepté une hausse au niveau des produits finis de consommation et des produits finis d’équipement, les autres groupes de produits à l’importation ont baissé, surtout les produits énergétiques et les demi-produits. Les produits énergétiques reculent au quatrième rang, parmi les groupes de produits à l’importation avec une part de 16,6% à fin mars 2008, avec une part de 21,6%). La contraction a également concerné les produits alimentaires avec 6,66 MMDH contre 9 MMDH, soit une baisse de 26%. Cette diminution est à attribuer aux approvisionnements en blé (-58,9%) et en maïs (-29,6%).
L’évolution des achats de blé, laisse apparaître que le prix moyen de la tonne importée chaque mois a régressé à 2,299 DH/t en mars 2009 contre 3.247 DH/t une année auparavant. La part des produits alimentaires dans le total des importations a baissé à 10,9% (12,3% à fin mars 2008). La contraction de l’activité chez les principaux partenaires commerciaux commence par peser sur les débouchés à l’exportation du Maroc. Le recul des ventes extérieures des phosphates et de leurs dérivés explique, en partie, ce mouvement baissier, après avoir fortement profité de la fermeté des cours mondiaux. Evoluant en effet en demi-teinte, les exportations de marchandises ont totalisé 26,56 MMDH contre 38,18 MMDH, en baisse de 30,4% par rapport à fin mars 2008. Cette tendance a concerné tant les exportations hors phosphates et dérivés qui se sont chiffrées à 22,35 MMDH contre 29,42 MMDH à fin mars 2008, soit une dépréciation de 24% que les ventes de phosphates et dérivés qui n’ont totalisé qu’à peine 4,20MMDH contre 8,75 MMDH.
Les demi-produits ont ainsi reculé au second rang parmi les groupes de produits à l’exportation avec une part de 23%, après avoir occupé le premier rang une année auparavant (28,6%) à fin mars 2008.

L’initiative Greco au Maroc

Promouvoir la compétitivité verte

C'est par l'initiative du Centre Marocain de Production Propre (CMPP), que démarre le GRECO au Maroc depuis le 15 avril 2009 à Rabat, dont l'objectif est de promouvoir la compétitivité verte dans la zone méditerranéenne et exposer une production propre et rentable pour les entreprises et bien bénéfique pour l'environnement.
De bonnes pratiques environnementales par l'utilisation des matières premières alternatives, aussi la récupération et le recyclage des gaz et de chaleur, l'économie d'énergie, la récupération et le recyclage des matières organique et minérale.
Toutefois, l'expérience de l'Ecole Nationale de l'Industrie Minérale (ENIM)-(CAIEI) est en cours de réalisation par la création d'une première société qui traitera la valorisation d'huile d'olive, carroubier, dérivées d'avocats et autres produits écologiques. Cette unité de traitement, après sa création l'entreprise SIHOM-INNOV est en phase de construction dans la zone industrielle d'Ain Aouda à Rabat, selon des procédés écologiques dans le principe est zéro-déchets.
Plusieurs essais pilotes sont entrepris par les laboratoires et des études technico-économiques ont montré que la protection de l'environnement n'est par évidence matériel, mais c'est une perspective générale.
Cette stratégie est basée sur le principe gagnant-gagnant et une production cent pour cent propre.
Le projet est parrainé par le Réseau Marocain d'Incubation et d'Essaimage (PMIE), structuré par le CNRST et par le Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) de l'ambassade de France au Maroc dont, le CMMP lui porte un grand intérêt.

Vie associative

L’eau fait débat

L’Amicale des Ingénieurs du Génie Rural du Maroc (AIGR) et l’association «Echanges
Méditerranéens» (Paris), ont organisé récemment à Tanger un séminaire international sur «Le Dessalement des Eaux, une opportunité pour les régions en pénurie d’eau ?».
Ressource des plus précieuses, l’eau devient une denrée rare ou tout au moins limitée.
La région Méditerranéenne connaît d’ores et déjà des pénuries qui deviendront de plus
en plus fréquentes et de plus en plus importantes.
Face aux difficultés grandissantes à mobiliser l’eau pour les besoins des populations, les
deux associations ont organisé ce séminaire dans le but d’étudier l’état de l’art actuel et le
benchmarking (étude comparative des situations) international dans le domaine du
dessalement des eaux. Le but affiché est également de sensibiliser les responsables
dans les différents pays méditerranéens, du sud en particulier.
C’est dès aujourd’hui qu’il faut recourir aux ressources non conventionnelles. Ces rencontres méditerranéennes mettront notamment en exergue les progrès technologiques et la baisse des coûts des techniques de dessalement des eaux (de mer et saumâtres), et démontreront la possibilité d’une plus grande utilisation des eaux dessalées pour différents usages.
D’éminents spécialistes espagnols, français, algériens, marocains et autres présenteront des études économiques, financières et techniques, se rapportant au dessalement des eaux et aux problèmes d’environnement liés à ce dessalement.
Une vingtaine de communications onté été ainsi présentées lors de ce séminaire.

Patrimoine énergétique Les pics de production atteints à la baisse

L’évolution des modes de production et de consommation de nos sociétés fait apparaître de nouvelles problématiques, particulièrement complexes, auxquelles seules des approches globales peuvent répondre. C’est notamment le cas pour les aspects énergétiques qui peuvent se décliner autour de 3 axes majeurs.
La conservation du patrimoine énergétique et la préservation du climat : Il s’agit d’une part de conserver des ressources énergétiques pour les générations futures, alors qu’au rythme actuel de consommation, les pics de production des énergies fossiles seront atteints dans une fourchette modératrices (selon le type d’énergie, les estimations d’experts et l’optimum économique de chacune d’entre elles), la production ne pouvant que décroître au-delà. Par ailleurs, en ce qui concerne le climat, les dernières conclusions des experts du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) montrent que les conséquences du réchauffement seront dramatiques, les mesures à prendre ne pouvant désormais qu’en limiter autant que faire se peut les impacts : d’ici à 2080, jusqu’à 3,2 milliards d’humains seront exposés à des pénuries d’eau sévères, et 600 millions à la faim, en raison d’une réduction des rendements agricoles. En outre, 100 millions de personnes vivant moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer risquent de perdre leur habitat et leur mode de vie, du fait de la montée des eaux. Par ailleurs, 20 à 30% des espèces végétales et animales sont menacées d’extinction irréversible, en cas d’une augmentation des températures de 2 à 3° par rapport au XIXème siècle.
Le GIEC insiste sur le fait que les pays en développement seront les premiers touchés par le réchauffement, tout en étant les moins bien armés pour y répondre. Devant ce défi, sans doute le plus important jamais affronté par la société humaine, l’objectif de réduction des émissions de CO2 à 0,5 t de carbone /hab./an impose une réduction drastique de nos modes de consommation et surtout une inversion de la tendance haussière de consommation d’énergie fossile.
Les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique Le phénomène d’« effet de serre », naturel et essentiel au développement de la vie sur Terre, n’est pas en soi dangereux. C’est sa modification rapide du fait de l’homme qui est porteuse de risques. Pour arrêter d’enrichir l’atmosphère en gaz carbonique, les émissions humaines de CO2 doivent redescendre en deçà de la moitié des émissions de 1990, soit 500 kg équivalent carbone par habitant et par an, la moyenne actuelle étant de 1,5 t de CO2
La sécurisation des approvisionnements énergétiques constitue le second défi à relever, les tensions sur le prix du baril au cours des dernières années ayant induit un déficit public difficilement supportable pour de nombreux pays importateurs nets de produits pétroliers et des risques accrus sur les économies les plus fortement dépendantes de ces énergies. Comme nous pouvons le voir quotidiennement ces tensions participent de conflits armés ouverts ou larvés dans un certain

L’écosystème forestier

Le Moyens Atlas se désagrège

Les écosystèmes forestiers du Moyen Atlas se distinguent aussi bien par leurs potentialités naturelles que par leur richesse et diversité biologique, offrant ainsi un large éventail d’utilisation et d’exploitation.
Ils constituent un espace multifonctionnel mais également complexe qui conditionne l’économie rurale des populations usagères et riveraines avec des systèmes socioéconomiques et socioculturels spécifiques au contexte du Moyen Atlas.
Toutefois, ces écosystèmes demeurent soumis à des pressions qui conditionnent leur avenir en ce sens que leur intégrité écologique et leur survie restent menacées, notamment par le surpâturage et la surexploitation des produits forestiers. C’est pourquoi, le développement de modèles appropriés s’est avéré nécessaire pour assurer une restauration et une gestion participative et intégrée de l’écosystème forestier ainsi que le renforcement des capacités des acteurs.
C’est dans ce contexte qu’intervient le projet de gestion des forêts du Moyen Atlas (GIFMA) qui ambitionne ainsi de développer et de proposer des scénarii pour pouvoir apporter des réponse à la problématique de dégradation continue de l’écosystème forestier et d’essayer d’inverser cette tendance, à travers les modèles à développer pour contribuer à la conservation de la forêt et à la gestion durable des ressources naturelles ainsi qu’au développement humain de la zone par l’appui des actions de développement local dans les zones périforestières.
Selon ses initiateurs, ce projet adopte une stratégie d’intervention à caractère « pilote’’ et « institutionnel’’ visant la mise en place et le développement de modèles de gestion qui prennent en compte aussi bien les impératifs du développement durable que ceux liés au développement socioéconomique des populations de la zone d’intervention.
Cette stratégie découle d’une démarche fondée sur l’engagement d’un processus participatif et interactif avec les différents acteurs moyennant une planification ascendante et concertée plaçant l’élément humain au centre de la problématique et sur le renforcement des liens de partenariat avec l’ensemble des intervenants (partenaires institutionnels, usagers, ONG et communes rurales) à travers une sensibilisation accrue pour, d’une part, procéder à l’intégration du projet GIFMA dans les plans et programmes sectoriels et, d’autre part, contribuer à l’appropriation et la consécration d’une culture de gestion rationnelle des ressources naturelles et de développement durable des écosystèmes forestiers par l’ensemble des parties prenantes.
Le projet vise, dans un premier temps, à développer, adapter et à reproduire des systèmes de gestion sylvo-pastorale et de restauration des forêts au sein de deux communes « pilotes » et « représentatives », à savoir Tanourdi dans la province de Khénifra et Skoura dans la province de Boulemane, qui sont situées dans le corridor allant du Tazzeka dans la province de Taza jusqu’au Kerrouchen dans la province de Khénifra, sur une superficie de 1,078 million ha couvrant en partie trois régions (Fes-Boulemane, Meknès-Tafilalet et Taza-Alhoceima).
Cette stratégie, qui selon l’unité de gestion du projet, « cadre parfaitement’’ dans ses objectifs avec celles du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification, de l’Agence de développement social (ADS) et de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), sera également préconisée dans les autres communes rurales du corridor.
Les résultats attendus du projet s’articulent autour des principaux produits suivants : l’élaboration de modèles de gestion participative de l’écosystème forestier, le renforcement des capacités institutionnelles et communautaires, l’organisation des usagers en groupements et l’étude et l’identification des filières de l’écosystème forestier les plus rentables et à forte valeur ajoutée en vue d’une meilleure valorisation des produits de la forêt au profit des populations pour améliorer leur revenu et diversifier leurs activités.
Le projet ambitionne également de mettre place un système de gestion des connaissances pour soutenir et appuyer la gestion intégrée des écosystèmes forestiers, développer le processus de certification de la gestion des forêts de la Commune de Tanourdi et d’asseoir un dispositif expérimental pour la restauration écologique de la forêt d’Itzer à Tanourdi avant de procéder dans une étape ultérieure à son extension à grandes échelles.
Pour l’unité de gestion du GIFMA, l’un des défis majeurs à relever par ce projet réside dans sa capacité à favoriser la mobilisation et l’implication de tous les acteurs concernés par cette thématique, dont principalement les populations locales.
En effet, l’atteinte des objectifs fixés reste conditionnée par le degré d’implication des partenaires institutionnels et des différents acteurs et de la participation active de la population locale et de son adhésion au processus de gestion participative des ressources de l’écosystème forestier.
Au regard de la multiplicité des acteurs et intervenants dans l’écosystème forestier caractérisée par la dispersion des actions avec des visions sectorielles, le projet GIFMA aura donc le rôle d’un stimulateur pour promouvoir toutes les initiatives des différents intervenants et de chercher à développer la meilleure synergie et efficacité de leurs actions au niveau de la zone.
Doté d’une enveloppe budgétaire de l’ordre de 3,11 millions de dollars (23,5 MDH), le GIFMA est financé dans le cadre d’un partenariat entre le haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (500.000 dollars), l’Agence de développement social (1 million dollars), le Fonds mondial pour l’environnement (FEM-997.945 dollars), le Programme des Nations unies pour le développement au Maroc (PNUD) (360.000 dollars), le Fonds mondial pour la nature (WWF-52.800 dollars) et le Corps de la paix des Etats unis au Maroc (200.000 dollars).

Cordinateur d’énergie

Le Coordinateur d’Energie: le Monsieur Energie de l’entreprise industrielle qui explore les gisements d’amélioration

Au cours de ses dernières années le Responsable Qualité devient un poste incontournable dans toutes les entreprises structurées que soit à l’échelle national ou à l’échelle internationale, et ceci dans un but d’amélioration et de perfectionnement des prestations internes ou externes des entreprises; ce perfectionnement exigé par une concurrence accrue et croissante.

Par ailleurs, malgré les impacts sérieuses des prix de l’énergie sur les coûts des entreprises, la culture de rationalisation planifiée et étudiée de la matière énergétique reste encours dans ces débuts, et encours plus le poste ou la fonction de Coordinateur d’Energie reste inconnu dans l’esprit des responsables des entreprises.

A travers cet article, on va mettre la lumière sur le rôle et l’apport d’un coordinateur d’énergie au sein d’une entreprise industrielle à travers deux axes: dans le premier on va essayer de faire une approche organisationnelle de la gestion d’énergie; et dans le deuxième on va mettre le focus sur le profil et moyens de fonction d’un coordinateur d’énergie.

1-Approche organisationnelle de la gestion d’énergie : vers l’insertion d’un poste de Coordinateur d’Energie.

Comme dans le cas de la qualité, la mise en place d’un poste ou d’une fonction de Coordinateur d’Energie nécessite deux étapes primordiales :

La décision de la direction de contrôler les coûts ; cette volonté doit être exprimer par les discours des responsables de l’entreprises ainsi que dans les différents programmes et dans les rapports d’activités.

La constitution d’une instance chargée de la gestion de l’énergie, qui sera responsable de la réalisation de projets d’économie d’énergie. La composition du Comité Energie dépendra de plusieurs facteurs dont la structure de l’entreprise, les sources d’énergie utilisées, la consommation énergétique et d’autres facteurs qui sont spécifiques à l’entreprise.

Le Coordinateur Energie :
Après la constitution du Comité Energie, il faut désigner une personne pour mettre en application les directives de ce comité et rassembler les données nécessaires à la prise de décisions. La désignation d’un Coordinateur d’Energie (ou Responsable Energie) est donc une seconde étape logique du programme de gestion de l’énergie; et ce pour plusieurs raisons:

• La collecte et l’analyse des données énergétiques peuvent prendre beaucoup de temps.

• Il est nécessaire d’avoir une formation et une expérience spécifiques pour gérer l’énergie.

• La plupart des membres du Comité Energie sont souvent occupés par leur fonction.

• Il est plus facile de se renseigner auprès d’une seule personne responsable que d’un comité groupant plusieurs individus.

Ainsi, le coordinateur Energie doit impérativement participer à toutes les opérations concernant l’énergie y compris son achat, sa distribution et son utilisation.

Cas de grande entreprise: Structure du Service Energie :

Le coordinateur de l’énergie pourra, selon l’importance de l’entreprise, être assisté dans ses travaux par un certain nombre de personnes placées sous son autorité. Il est nécessaire, en particulier, que les personnes chargées des opérations de contrôle de la consommation soient indépendantes des Services de production, et même des Services d’Entretien qui pourraient peser surelles et déformer les informations, par contre d’autres moyens qui lui sont nécessaires peuvent très bien être fournis par des services existant déjà dans l’entreprise.

Ainsi, il faut consolider toutes les taches afférentes à l’énergie, à une seule structure. Mais, sans que cette dernière porte atteint aux autres fonctions de l’entreprise ou sa structure et son organisation.

Dans ce qui suit on va donner un exemple sur la structure typique d’un Service Energie dans l’entreprise industrielle:

Cas de petite entreprise: Coordinateur Energie à temps partiel 
Dans le cas ou les ressources humains ou financières sont limitées, l’entreprise peut envisager de confier les tâches de la gestion de l’énergie à un ingénieur de l’entreprise qui s’en chargera à temps partiel. Cette personne prendra, au fur et à mesure, en charge les activités qui sont en rapport avec l’énergie et apprendra sur le tas le travail de gestion de l’énergie. La direction de l’entreprise décidera par la suite si la désignation d’un Coordinateur d’Energie est souhaitable. La gestion de l’énergie à temps partiel constitue une bonne solution pour les petites et moyenne entreprises. Elle peut aussi être envisagée par les grandes entreprises au début d’un effort de gestion de l’énergie.

Pour la fonction du Coordinateur d’Energie en temps partiel les mieux placés pour effectuer le travail de gestion de l’énergie à temps partiel sont les ingénieurs du service maintenance ou du service technique, car ils sont familiers avec les machines consommant de énergie.

2- Profil du Coordinateur Energie et moyens du fonctionnement :

La mission du Coordinateur consiste, essentiellement, à assurer la couverture des besoins en énergie de l’entreprise aux meilleures conditions de coût. De cette définition résultent les domaines d’action de ce Coordinateur :

– Les approvisionnements avec pour objectif de mettre à disposition de l’entreprise les quantités d’énergie nécessaires au moindre coût;

– La consommation avec pour objectif de rendre celle-ci minimale en luttant contre les gaspillages, en s’assurant que les équipements sont utilisés dans des meilleurs conditions et en veillant au maintien du matériel dans un état permettant l’obtention de ces conditions ;

– Les investissements avec pour objectif de faire prendre en considération la variable consommation d’énergie dans les choix, voire de proposer des plans d’investissements lorsqu’ils seront justifiés par les économies d’énergie qu’ils permettront.

Profil du Coordinateur Energie :
La compétence technique et les qualités de communication sont les qualités requises pour remplir la fonction du Coordinateur Energie. Même si des connaissances générales en gestion sont utiles, la plupart des personnes qui occupent cette fonction, doivent avoir des diplômes d’ingénieurs. Le Coordinateur Energie doit avoir des qualités techniques et administratives. Dans ce qui suit une énumération des quelques qualités de la personne idéale pour occuper ce poste :

• Connaître l’usine, ses procédés de production et ses normes de qualité.

• Pouvoir collecter et analyser les données énergétiques et les résumer sous une forme adéquate à leur évaluation par la direction de l’usine.

• Connaître les machines consommant l’énergie et leur rendement telles que: les chaudières, les fours, les échangeurs de chaleurs, le système vapeur et ses accessoires, le système de réfrigération et le système d’air comprimé.

• Maîtriser les méthodes des calculs techniques, de conception et de choix de matériel; superviser les installations et faire la maintenance des machines.

• Savoir communiquer à la fois avec la direction de l’usine et avec les techniciens et les ouvriers des services de production et de maintenance pour garantir l’application des directives.

• Pouvoir juger de la nécessité de faire appel aux consultants ou aux vendeurs de matériel pour aider à résoudre un problème particulier.

• Bien percevoir le rôle que joue l’énergie dans l’entreprise (a- t-elle un coût élevé? est-elle extrêmement importante? n’a-t- elle qu’un intérêt marginal?)

• Pouvoir trouver la solution aux problèmes en utilisant différentes sources de renseignements.

Déjà, cet inventaire des rôles de Coordinateur Energie, enlève toute confusion entre la mission du CE et celle d’un auditeur énergétique.

En effet, la mission du RE diffère largement de celle de l’auditeur, de faite que ce dernier présente un point de avis neutre et externe à travers une mission limité dans le temps, cette dernière débouchera sur des diagnostiques et des pistes de solutions. Par contre le CE a une mission permanente dont l’audit est qu’une taches parmi d’autres (Etudes, suivi, gestion et formation dans le domaine d’énergie).

Moyens des fonctionnements du Coordinateur :
Pour assurer sa mission le Coordinateur Energie doit travailler avec une étroite collaboration avec d’autres services et départements de l’entreprise. Ainsi, le Coordinateur Energie doit être présent lors de réception et de mise en fonction des appareil énergétique, il doit assister les services technique et service maintenance dans lors contrôle périodique et dans leur étude techniques, et aussi de consulter les différents études et projets techniques et financières del’entreprise.

Cette implication dans tout ces nivaux d’intervention lui permettra par la suite, de travailler par ses propres moyens; à savoir:

• La comptabilité énergétique (49) chargée de relever les indications des compteurs d’énergie, de ventiler les consommations par poste, de calculer les ratios spécifiques selon un schéma établi et en utilisant les documents remis par la gestion de production concernant l’activité de l’entreprise, de préparer les tableaux de bord énergétiques à partir de ces données, de tenir à jour l’état des stocks et éventuellement d’effectuer des prévisions de consommation.

• L’audit énergétique chargée de rechercher systématiquement les

pertes d’énergie à travers les essais, le contrôle et les études d’amélioration.
• La gestion énergétique proprement dite, organe de décision, chargée en particulier de l’étude des résultats fournis par la comptabilité, du lancement des actions propres à économiser l’énergie, du lancement des approvisionnements, de la mise en route ou de l’arrêt des équipements producteurs ou transformateurs d’énergie, de la diffusion des informations, etc.

En guise de conclusion, on constate que le succès de la gestion de l’énergie repose sur l’établissement de liens entre ce qui se passe sur la chaîne de production et la facture énergétique que l’entreprise paye. Ceci peut être réalisé de plusieurs manières, mais ne sera efficace que si la direction de l’entreprise fait preuve d’un certain engagement. De même, il s’avère nécessaire de designer une personne pour jouer le rôle d’intermédiaire entre les différentes services.

Ce Coordinateur d’Energie serai la personne responsable de la gestion de l’énergie au sein d’une entité industrielle. Cette gestion peut se faire à plein temps où a temps partiel selon les ressources financières et humaines des entreprises, et aussi selon la taille de l’entreprise. Mais l’essentiel est de désigner une personne unique qui consolide toute les informations correspondantes à l’énergie, capable de faire le suivi et de piloter les projets d’amélioration.

Ainsi, la mise en place d’un poste de Coordinateur Energie est le moyen le plus efficace pour une politique de maîtrise d’énergie au sein de l’entreprise.

Aperçu sur les rôles et les missions du Coordinateur d’Energie

La SACEM : Une performance socio-économique salutaire

Dans la lancée de son plan de développement pour la période 2008 – 2012, la Société Anonyme Chérifienne d’Etudes Minières (SACEM) n’épargne aucun effort ayant tendance à donner du punch à son activité en particulier en cette période de crise économique mondiale.
Ce plan permet en l’occurrence la relance et la diversification des activités dans la mine d’Imini et l’assurance des partenaires locaux et étrangers quant à l’avenir de la SACEM.

Parallèlement à une gestion commerciale, financière et économique, un dialogue social permanent et partenarial est instauré.
Les nouvelles procédures de gestion technique et sociale ont rétabli un climat de confiance et de solidarité entre la Direction Générale et le personnel.

De part son activité minière, la SACEM s’inscrit également dans le développement régional. A vocation économique certes, elle apporte l’assurance aux habitants de la région, quant à la sécurité de l’emploi et la cohabitation de plus en plus accentuée entre la mine et les citoyens.

L’objectivité des pratiques de production et de commercialisation permet à la SACEM d’élargir la palette des produits commercialisés pour gagner de nouveaux clients.
Le label SACEM déjà connu mondialement réconforte sa reconnaissance et commence à faire école dans d’autres marchés (Chine, U.S.A,…).

La qualité du produit  « manganèse » malgré une conjoncture mondiale défavorable se maintient sur le marché mondial, avec des ventes spots à prix négociés et des ventes contractuelles sécurisées.

En paraphrasant le rapport émanant du Conseil d’Administration de la SACEM, son Directeur Général M.Ahmed Benjilany soutient que « les efforts fournis en 2006 et 2007 ont donné leur fruits en 2008 et assurent actuellement un fonctionnement normal en cette période de récession.
Les résultats escomptés pour 2009 sont le maintien d’un niveau de production permettant de rentabiliser l’exploitation, de diversifier l’offre et d’atteindre un chiffre d’affaires assurant un équilibre financier ».
Un programme d’investissement entamé en 2008 est en cours, il permettra la réalisation des objectifs du plan suscité et de garantir l’activité pour le moyen terme .

La prévoyance, la prudence, et la prospective sont des attitudes clés sur les quelles le management de la «SACEM »   s’appuie en cette période de conjoncture défavorable.

Ce constat nous permet de relever, sans ambiguïté, le degré de sensibilité qu’entretient la Direction Générale vis à vis du marché extérieur qui constitue le nerf de la guerre dans le domaine de la commercialisation des produits miniers d’une manière générale.

Une recherche géologique a été entamée, désormais le matériel minier est en cours de remplacement, des travaux miniers au fond sont exécutés et ceci afin de se préparer pour une reprise qui ne saurait tarder.

Résultat, cette enseigne « SACEM » est le produit d’une constance, valeur d’aujourd’hui, elle se veut une entreprise économiquement rentable et citoyenne cherchant efficacement l’équilibre social ou l’emploi, l’éducation, la santé, le bien être d’une manière générale sont des cibles visées par la Direction Générale, et qui ne pourront que contribuer à des résultats économique et financier probants.

OCP, le top management

Maroc Phosphore Safi a abrité récemment d’importantes instances de gouvernance du Groupe OCP habituellement organisées au niveau central, au siège de Casablanca. M. Mostafa Terrab, Président Directeur Général du Groupe OCP, accompagné par M. Amar Drissi, Directeur Exécutif du Pôle Chimie, et plusieurs responsables du Groupe, a présidé le Comité de Direction Exécutif qui s’est réuni pour la première fois au centre de SAFI. Deux conseils d’Administration ont été également tenus pour la première fois à SAFI en l’occurrence le conseil de Maroc Phosphore et celui de l’IMSA (filiale gestionnaire de l’hôtel Atlantide de Safi).

La symbolique de l’évènement signe ainsi le déploiement effectif de la politique de décentralisation du Groupe OCP, consistant à responsabiliser les sites et à les rendre plus autonomes au niveau des moyens opérationnels (achats, ressources humaines, sécurité, activités sociales et juridiques). Les fonctions du siège de la direction générale de Casablanca seront dédiées à terme à la mise en œuvre de la stratégie et des politiques globales au niveau du Groupe.

Lors de ces deux conseils d’administration, le top management de OCP SA a passé en revue les excellentes performances industrielles et financières de Maroc Phosphore Safi pour l’année 2008 ainsi que ses perspectives de développement pour l’année en cours, notamment l’état d’avancement de la réalisation des projets de développement programmées sur la période 2008?2012 qui sont pour le cas du site de SAFI: construction de deux nouvelles unités de production d’acide sulfurique, construction de deux nouvelles unités de concentration d’acide une station de dessalement, une unité de production d’aliment de bétail ainsi qu’une centrale thermique. Les projets sociaux de Maroc Phosphore ont été également passés en revue pour examiner leur avancement

M. Said GOUZROU, Directeur de Maroc Phosphore Safi, souligne dans ce cadre que «si la tenue, pour la première fois à Safi, de ces importantes instances de gouvernance signe le déploiement effectif de la politique de la décentralisation du Groupe OCP, elle consacre surtout les nouvelles orientations en termes de renforcement de la gouvernance et de la prise de décision au niveau des sites, renforçant par là même la réactivité des sites de production dans la gestion de leurs activités opérationnelles»

En marge de la réunion du Comité de Direction Exécutif et des conseils d’administration tenus, le Président Directeur Général a effectué une visite des infrastructures sociales et industrielles du complexe chimique de Safi pour s’enquérir notamment sur l’avancement des projets de développement sociaux en cours.

HCP

Ralentissement économique

Le ralentissement de l’économie mondiale reste au niveau actuel, combiné à une bonne saison agricole, la croissance économique du Maroc, devrait s’établir à 4,7 et 5,7% respectivement, dans les deux premiers trimestres de 2009, a déclaré le Haut-Commissaire à la planification (HCP). Le HCP a souligné que la non-économie agricole exerce ses activités dans un contexte marqué par une décélération. Le non-valeur ajoutée agricole devrait s’établir à 1,3% au premier trimestre de 2009 contre 6,6% l’année précédente. Les échanges commerciaux du Maroc de Janvier à Mars, enregistrent une baisse de 5,5 de la demande extérieure. Le ralentissement a commencé au début de 2008, comme le montre la forte diminution de la T4 de l’activité économique, qui n’a pas dépassé 4,7% pour la première fois depuis 2001, clôturant l’année avec un taux de croissance de 2,7%, contre 8,1% en 2007. Les exportations de biens selon le HCP, a diminué de 19,2% au premier trimestre de 2009, attribuant cette baisse à une diminution des performances dans les ventes de phosphates et dérivés. Les exportations de biens de consommation, en particulier les vêtements et les articles de bonneterie, ont augmenté de 8,6 et 27,6% respectivement au cours du premier trimestre de 2009. Parlant des importations, le HCP a constaté qu’ils ont diminué en Janvier à Mars (-9%). La diminution a touché les exportations de produits semi-finis, matières premières et de produits énergétiques ainsi que les biens d’équipement. L’agriculture reste la seule industrie qui continue de monter avec une augmentation de 28% en valeur ajoutée agricole en 2008. En 2009, les conditions météorologiques, ont permis une récolte de céréales (record de 102 millions de quintaux). Sur la production minière, le HCP a estimé une baisse de 17,9% au dernier trimestre de 2008 en raison d’un rétrécissement de la demande internationale. Les recettes touristiques ont également diminué. Au premier trimestre 2009, le secteur a pris fin le mois de Février avec une baisse de 4,5% des nuitées des touristes. Suivant la même tendance, les transferts d’argent des Marocains vivant à l’étranger ont également diminué en raison de la crise financière internationale. La construction et les travaux publics, ont enregistré légère baisse au quatrième trimestre de 2008 comparé au troisième trimestre de la même année (4,5% contre 9,4%). Globalement, la croissance économique en dehors de l’agriculture s’élevait à 1,8% au 4ème trimestre 2008, contre 4,5% dans la période de Juillet à Septembre, et à seulement 1,2% au premier trimestre de 2009. Maintenir le taux d’nflation autour de 3,8% au 1er trimestre de 2009, affecte le pouvoir d’achat des ménages, attributant l’augmentation générale des prix à la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires.

Gestion des risques

Les enjeux sécuritaires se consument-ils ?
La Sécurité et la Gestion des Risques sont devenues un enjeu mondial. En effet, la sécurité est un élément fondamental des Droits de l’Homme, objet de défense des ONG et des Institutions Internationales, sentiment corroboré par la prise de conscience aussi bien à l’échelle individuelle qu’au niveau des entités économiques. Elle constitue un élément fondamental dans l’ambiance du travail et la cohésion sociale.
Dans le nouveau cadre de la mondialisation, le mot d’ordre «compétitivité et concurrence» implique une gestion rigoureuse, et «une chasse sans merci» aux coûts alourdissant le prix de revient avec une exploitation des niches économiques renforçant la position des entités. La charge du volet «Sécurité et Gestion des Risques » peut représenter jusqu’à 4 % du PNB mondial et 10 % de certains pays émergent ! «Sécurité et Gestion des Risques » n’est plus un luxe mais une nécessité pour la pérennité. L’accélération des changements concernant les rythmes de travail, l’évolution technologique et les nouveaux «risques» impliquent une vigilance permanente à travers une veille aussi intelligente que généreuse.
Contraintes
La contrainte du respect de l’environnement se partage entre les Gouvernements et les Entités qui doivent assumer leur responsabilité citoyenne.
La mondialisation impose la prise en charge des «risques majeurs» qui ignorent les frontières menaçant par leur occurrence le devenir de la planète.
Notre souhait, dans cette deuxième édition, vise à sensibiliser les responsables marocains de ces enjeux par ces assises en espérant que notre contribution leur permettra une visibilité dans leur prise de décision quant à l’importance de «la Sécurité et la Gestion des Risques».

Enjeux sécuritaires