Epuration de l’eau par les plantes

Élimination des plombs

L’homme a toujours su utiliser les plantes pour sa survie. Elles ont d’abord servi de ressource alimentaire et de matériaux de construction. Ils les utilisent depuis très longtemps pour leurs propriétés thérapeutiques afin de soigner les maladies ou se débarrasser de parasites.

Depuis une dizaine d’année et face aux nombreux problèmes de pollution, certaines espèces comme les roseaux de type Phragmites, semblent être intéressantes, car potentiellement accumulatrices de pollution. On pourrait donc envisager de les utilisées dans des stations de traitement afin de filtrer et épurer nos eaux et remplacer les stations classique.

Dans la nature, l’épuration de l’eau se fait de manière naturelle. La phytorestauration (ou la phytoépuration) de l’eau ou l’utilisation des végétaux dans l’épuration des eaux est un procédé récent qui reprend les techniques naturelles d’autoépuration. La phytorestauration part du principe que les plantes absorbent naturellement des éléments traces ainsi que d’autres substances de l’eau et soit qu’elles emmagasinent, accumulent, métabolisent ou bien les rejettent dans l’atmosphère. Ce type de plantes assurent avec efficacité l’élimination des métaux lourds, dont le plomb, le mercure, le fer, le manganèse, le zinc et le cuivre, car elles doivent compter sur certains éléments traces pour survivre au même titre que les humains. Quelques espèces, connues comme étant des hyperaccumulateurs, peuvent accumuler et tolérer de très grandes concentrations de métaux, dont quelques-unes jusqu’à cinq pour cent de leur poids sec. Les racines des plantes contribuent également à la croissance des micro-organismes qui assurent la biodégradation des contaminants organiques, ils se nourrissent de matières dont sont chargées les eaux pour les transformées en molécules inoffensives. On trouve aussi, des plantes qui produisent et libèrent des substances qui permettent la dégradation des polluants organiques dans la rhizosphère (partie du sol sous influence directs des racines d’une plante).

Depuis l’antiquité chez les Grecs et les Romains, ainsi qu’en Chine, les plantes sont utilisées pour traiter la pollution. L’effet dépolluant des macrophytes (végétaux aquatiques visibles à l’œil nu) est connu de façon empirique depuis très longtemps, cependant, ce n’est qu’à partir des années 1950 que des chercheurs allemands commencent à analyser ce phénomène de façon scientifique. Ils mettent en évidence que ce ne sont pas les plantes elles-mêmes qui ont une activité dépolluante mais plutôt les bactéries vivant autour de leurs rhizomes (tige souterraine en forme de racines).

Les systèmes de phytorestauration offrent une solution économique et durable pour l’épuration des eaux. L’investissement n’est pas aussi élevé que pour une Step avec bassins en béton, des pompes, etc. Un filtre à phragmites à lits verticaux, système le plus coûteux, revient, pour 1000 habitants, moitié moins cher qu’une station d’épuration classique. La simplicité des systèmes permet également de diminuer notablement les interventions de maintenance. Enfin, il ne faut pas négliger les autres avantages, matériels et immatériels : pas de bruit, ni d’odeurs, ni de consommation d’énergie, en plus c’est écologique.

Concernant l’occupation de l’espace, l’épuration classique consomme une place non négligeable, avec toutes ses dépendances et son périmètre de nuisance olfactive. Les systèmes de phytorestauration les plus extensifs nécessitent 10 m2 d’installations par habitant (soit 2 hectares pour 2000 habitants). Il est bien rare qu’il n’existe pas ici ou là, dans une petite commune, des terrains délaissés offrant la superficie nécessaire. C’est aux Pays-Bas, où la densité de population est une des plus élevées au monde, que l’épuration par les plantes est la plus répandue. Des systèmes plus sophistiqués et plus intensifs permettent de diviser par deux les surfaces nécessaires à l’installation des équipements.

La phytorestauration de l’eau semble être une bonne alternative aux stations d’épuration classiques au moins pour les petites collectives. La qualité de l’eau en sortie respectant largement la réglementation et le faible coût de fonctionnement en font un système très intéressant. Toutefois, ce système est en développement et son évolution dans le temps n’est pas connue. En tout cas, pour une fois, les mentalités semblent prêtes à changer et ainsi préférer l’épuration rustique à l’épuration classique puisque le nombre de ces stations augmente. De plus, aujourd’hui, certains développent de nouveaux systèmes encore plus innovant utilisent par exemple des lombrics dans l’épuration.

 Électrodialyse au service de l’eau

L’électrodialyse est un procédé électrochimique qui permet d’extraire les ions contenus dans une solution. 

Description du procédé

L’extraction des ions se fait par migration des ions à travers des membranes sélectives (anioniques ou cationiques) sous l’action d’un champ électrique. Ainsi seuls les anions peuvent traverser une membrane anionique et seuls les cations peuvent traverser une membranes cationique. En plaçant plusieurs membranes en parallèle laissant passer alternativement les ions positifs et les ions négatifs, on peut éliminer certains ions de l’eau.
Dans certains compartiments il y a concentration des ions et dans d’autres les ions sont éliminés. 
Les particules qui ne portent pas de charge électrique ne sont pas éliminées. 
Application au dessalement:
L’électrodialyse est utilisée pour le dessalement d’eau de mer. Sur le schéma ci-dessous vous est présenté le fonctionnement d’une unité en parallèle de dessalement. En fin de chaîne de traitement l’on récupère à la fois de l’eau douce et du saumure. Il existe également des unités en série et d’autres modèles de système d’électrodialyse. 
Principe de fonctionnement:
Sous l’effet d’un courant appliqué dans les bacs externes les ions Na+ sont attirés vers l’électrode négative et les ions Cl- vers l’électrode positive. En raison de la sélectivité des membranes; c’est à dire les ions Na+ peuvent uniquement traverser les membranes cathodiques et les ions Cl- les membranes anioniques, on obtient de l’eau douce dans deux des quatre compartiments. 

Les membranes cationiques sont constituées de polystyrène sulfonaté, tandis que les membranes anioniques sont constitués de polystyrène avec des ammonium quaternaires. 
Parfois il est nécessaire d’effectuer un prétraitement avant l’électrodialyse. Les solides en suspension avec un diamètre supérieur à 10 mm doivent être éliminés, sinon ils risquent de boucher les pores de la membrane. Il y a aussi des substances qui sont capables de neutraliser la membrane, comme par exemple les anions organiques de grande taille, les colloïdes, les oxydes de fer et de manganèses. Ils perturbent l’effet sélectif de la membrane. 
Les méthodes de prétraitement, qui aide à empêcher ces effets sont la filtration sur charbon actif (pour la matière organique), la floculation ( pour les colloïdes) et les différentes techniques de filtration.

Consécration de Radeema par ALM Ecology Trophy

Avec sa station d’épuration des eaux usées de Marrakech, Radeema a donné la preuve concrète qu’elle inscrit son action dans la durabilité mettant en place un dispositif de protection de l’environnement prenant ainsi une initiative louable dans le domaine écologique

Une action qui fait que désormais, les eaux usées de la ville ocre, deviennent des eaux vives, aussi vivante et bienfaisantes que le travail assidu de Radeema qui a été couronné par le trophée ALM Ecology Trophy, dans la catégorie Environnement, décerné dernièrement à Casablanca, aux représentants de la Régie de Marrakech pour l’ensemble de son action et pour la station d’épuration des eaux usées qui est, en fait une réalisation dont les bienfaits et les avantages seront connus au fil du temps à Marrakech et sa région.
Cette première tranche qui offrira une réserve importante en eaux d’irrigation est déjà opérationnelle alors que les travaux de la deuxième tranche sont déjà lancés. Le fait est que, mue par une action environnementale et écologique inscrit dans la durabilité, Radeema ne compte pas s’arrêter à cette réalisation mais entreprend d’autres projets dans le cadre de sa mission axée surtout sur l’environnement et le bien-être de ses clients directs à savoir ses abonnés et consommateurs directs auxquels sont voués tous ses services.
Aujourd’hui, Radeema dépasse sa tache de simple Régie de distribution, pour se lancer dans des processus de développement durable, d’économie d’énergie et d’exploitation des ressources naturelles Le souci de l’environnement et le respect scrupuleux des nécessités écologiques sont désormais opposables à tout processus d’organisation, de production ou de transformation. Il n’est ainsi plus concevable, désormais, d’imaginer ou de réaliser des projets économiques ou sociaux sans cette dimension vitale et c’est dans cet élan que s’inscrit l’action de Radeema.
Action qui ne fait que commencer puisque « mue par une réactivité et une sensibilité à l’ensemble de ses questions la RADEEMA entreprend son action écologique et s’est lancé dans un processus de sauvegarde de l’environnement à travers des réalisations adéquates, en l’occurrence la station d’épuration des eaux usées de Marrakech. Bien entendu, notre activité est centrée sur l’une des plus importantes richesses naturelles à savoir l’eau, une eau aujourd’hui menacée et dont le manque est fatal à toute vie quelle qu’en soit la nature. », soulignait son Directeur général lors de la cérémonie de remise des trophées.

Eaux usées : Pour une maîtrise notoire du recyclage

Le traitement des eaux se décompose en deux étapes bien distinctes avant d’arriver au robinet. L’eau est traitée dans 40 stations de traitement de part le Maroc. Une des plus grandes est le complexe Bou Regreg à Akrach, proche de Rabat, qui est alimentée par le barrage Sidi Mohamed Ben Abdallah, situé 6km à vol d’oiseau.

Elle assure l’approvisionnement en eau de la région de Rabat, allant de Salé à Casablanca. 6 millions de personnes vivent ainsi et consomment quotidiennement près de 700.000m3. La station avec ses 3 bassins traite actuellement 7m3 par seconde. Un 4ème bassin est en préparation pour 2015. Il permettra d’augmenter une capacité de 4m3/sec supplémentaires. Les eaux usées sont rejetées dans les égouts, pour vaquer enfin dans la nature.
L’eau potable sous surveillance
L’eau du robinet provient en fait des rivières ou des nappes souterraines, elle est traitée dans des stations dont le type de traitement varie considérablement selon la source.
Certaines nappes sont presque pures, et on pourrait boire de l’eau en l’état. Mais une contamination lors de l’acheminement reste possible, c’est pourquoi on est obligé de la fa ire passer au chlore. Le chlore qui donne un goût désagréable à l’eau, mais qui reste pour l’instant incontournable. L’ozone ou les ultraviolets ont aussi un puissant impact désinfectant, mais leur effet, à la différence du chlore, n’est pas persistant tout au long du trajet de l’eau potable dans les canalisations.
Si l’eau est pompée en rivière ou dans des nappes, peu profondes, le traitement est généralement plus élaboré. Elle doit d’abord être débarrassée des germes fécaux, et des matières organiques (nitrates, pesticides…). Les pesticides sont éliminés soit en faisant passer l’eau sur un lit de charbon actif, soit en injectant du charbon en poudre puis en la filtrant à travers du sable. Les nitrates sont éliminés soit par des résines, capables d’absorber les ions nitrate, soit par voie biologique (bactéries qui transforment les nitrates en azote). Grâce aux membranes, de plus en plus, perfectionnées, on utilise de moins en moins de produits chimiques.
Des égouts au robinet
Pas loin du Maroc en Espagne, à Barcelone, par exemple, une usine de traitement tertiaire recycle des eaux usées municipales. Les eaux recyclées servent à la fois à l’irrigation et à éviter les intrusions d’eau de mer dans les nappes : 2500 mètres cubes d’eau douce sont ainsi réinjectées chaque jour dans l’aquifère.
Mais si 72% des Marocains sont en faveur du recyclage des eaux pour l’irrigation ou l’arrosage, il reste une barrière psychologique pour l’eau domestique. Imaginer que l’on boit l’eau des toilettes, ça peut faire peur… Et pourtant, l’eau issue des usines d’assainissement est parfois plus propre que celle des rivières.

Lu, pour vous :Oser les toilettes écolos !

Bien sûr, les “toilettes sèches” ne trouveront plus leur place dans les logements. Il faut pourtant mettre fin à certains préjugés : il est possible de se passer de chasse d’eau, tout en respectant l’hygiène. 

La cuve des toilettes est le deuxième consommateur d’eau de la maison, après les bains et les douches : de 30 à 40 litres par jour et par personne d’eau parfaitement potable, dont les paramètres sont les plus contrôlés de l’industrie alimentaire. La chasse d’eau symbolise, mieux que tout autre poste, les imperfections de la gestion de l’eau dans notre société. Les toilettes sèches sont une réponse pour ceux qui pratiquent le compostage (…) Une approche qui demande de repenser notre attitude face aux déchets et ranger au rayon les souvenirs et l’image du cabanon fétide au fond du jardin.
Comment ça marche ?
Voici la description d’un modèle “à litière biomaîtrisée”.
Ces toilettes sèches, de base, sont d’une grande simplicité : un siège et un seau au-dessous, qui recueille matières fécales et urine.
Après chaque utilisation, l’occupant déverse sur ses excréments 2 louches de litière, dont une réserve est installée dans les toilettes. Cette litière (sciure, broyat végétal, carton déchiqueté…) est fondamentale : en absorbant les liquides, elle bloque le développement des odeurs (produites par une fermentation en milieu aqueux) et amorce un processus de compostage grâce à une forte teneur en carbone, qui tempère la dominante azotée de l’urine.
Quand le seau est plein, on le verse sur un tas de compost (…)
Ces toilettes peuvent être installées à l’intérieur de la maison, de préférence au rez-de-chaussée. N’oubliez pas d’afficher le mode d’emploi pour les visiteurs !
Une variante : les toilettes scandinaves
D’autres types existent, notamment le principe de la séparation des matières fécales et de l’urine (toilettes “scandinaves”), afin de gérer à la source l’inconvénient d’excréments trop humides et trop azotés. Plus sophistiqués, ces modèles disposent d’un petit chauffage et d’une ventilation pour déshydrater les matières fécales, dont le résidu final, d’un volume considérablement réduit, peut servir d’amendement. L’urine peut aussi être déshydratée, ou collectée pour épandage. Ce type de toilettes se prête bien aux zones publiques (aires d’autoroute, notamment) : leur fonctionnement est alors autonome et automatisé, via des panneaux photovoltaïques, à titre d’exemple.
Et les microbes ?
L’une des réticences à traiter les excréments à domicile tient aux organismes pathogènes. C’est essentiellement le cas pour les matières fécales. Il faut savoir que le compostage les “pasteurise” : les micro-organismes du compost font leur affaire des germes fécaux, si le compost est bien mené.
C’est un autre mode de vie, que nous proposons aux responsables qui gèrent la ville de Casablanca, pour mettre fin au scandale journalier que vivent les Casablancais au quotidien et, qui leur rend la vie nauséabonde…

Déversement des eaux: Se prémenir contre les mauvais affluents

Le projet, dont le planning s’étend de 2009 à 2013, prévoit la réhabilitation des berges de trois cours d’eau qui se sont transformés, avec le temps, en réceptacles pour eaux usées, causant de nombreuses sources dégâts, creusant des poches de nuisances et des risques d’inondation lors des fortes précipitations.

Le cours d’un quatrième oued sera dévié pour protéger une zone à risques avec la construction d’un petit barrage en amont. Le plus important chantier de ce volet concerne oued Souani (117 MDH). La consistance des travaux, dans une première phase, concerne la construction d’un canal ouvert pour contenir les affluents de l’oued, long de 2,5 km. La deuxième étape porte sur la construction d’un canal couvert au niveau d’une zone d’habitation. Le dimensionnement du canal prendra en compte le pic du débit de l’oued en cas de fortes précipitations. Sur Oued Lihoudi, les travaux s’orientant sur la construction d’un canal ouvert sur environ 7 km pour un investissement de 35 MDH. Le canal servira également à isoler les affluents naturels de l’oued des rejets des eaux usées.
Quant à Oued Mghogha, 40 MDH sont affectés à plusieurs travaux le long de son cours. En amont de l’oued, il sera procédé à la construction d’un mur en béton armé au niveau du pont de la route nationale N. 2 en vue de prévenir le déversement sur des zones d’habitations en périodes de crues. Au niveau de la zone industrielle Mghogha, les travaux consisteront en l’élargissement du lit de l’oued à 30 m avec l’approfondissement du canal à 4,7 m. A rappeler que lors des dernières inondations d’octobre dernier, Oued Mghogha a submergé deux zones industrielles occasionnant d’énormes dégâts matériels à des dizaines d’usines.
En aval de l’oued, il sera procédé à l’élargissement et au renforcement du canal avec l’aménagement d’une aire de promenade piétonne au niveau de l’embouchure. Pour Oued Mellah, le projet prévoit la construction d’un petit barrage pour récupérer les affluents et la construction d’un canal de déviation des eaux pour protéger une zone comptant des projets touristiques contres ces risques des inondations.

mobilisation des ressources en eau

faire émerger une culture rationnelle

L’eau, élément vital, sa potabilité et son écoulement jusqu’au consommateur nécessitent des investissements colossaux pour la collectivité, dont le citoyen reste le principal bénéficiaire. Cependant, l’exercice de l’eau potable donne plus de 50% des usages domestiques et, en arrive souvent à 100% dans d’autres industriels, toilettes, arrosages de jardins, lavage de véhicules, lessive etc… Devant cette évidence et dans un contexte où l’eau devient un bien si cher, pourquoi ne pas récupérer l’eau de la pluie ?

Les surfaces de nos habitations, de nos bureaux, de nos ateliers, un moyen simple pour récupérer l’eau pluvialel, par des gouttières reliées à un collecteur capable de récupérer 80 à 90 pour cent d’une averse, et alimenter une cuve de stockage. L’histoire de notre pays reste riche d’exemples qui témoignent du savoir-faire des populations en matière de mobilisation des ressources en eau appelée «Khatarates » au sud et « Moutfias », dans l’ensemble du pays.
Le stockage des eaux est désormais répandue dans certains pays plus nantis que le Maroc en ressources d’eaux à titre d’exemple la Suède, l’Allemagne et la France. Dans ces pays, la récupération des eaux pluviales est apparus, dans le bâtiment à usage collectif et dans l’industrie.
Au Maroc, il est à noter que la loi sur l’eau autorise l’exploitation de pluie qui tombent sur les propriétés, le tissu professionnel pourrait propulser cette pratique qui reste à ce jour très faible (entreprise spécialisée, revendeurs, techniciens etc… La promulgation des textes qui réglementent ce domaine aiderait le développement de ce créneau qui, potentiellement, représente une activité économique créatrice de valeur ajoutée et d’emplois.
Les techniques de ramassage des eaux pluviales repose principalement sur un procédé simple. Donc, dans ce sens la Direction de la Communication et de la Coopération du Développement de l’Environnement, en partenariat avec l’association TARGA-Aide a élaboré un guide, qui vise dans un premier lieu la vulgarisation aux (publics et privés) à s’approprier cette technique en vue de faire émerger une culture rationnelle des ressources en eau. La consommation mondiale en matière d’eau se chiffre à +5.500 km3 par an, alors que le volume total de captage est de 3.300 km3. Une grande partie des besoins en eau est donc couverte par les précipitations.
Au début du 20ème siècle, la qualité d’eau douce prélevée a été multipliée par six en raison que la population mondiale n’a cessé d’augmenter multipliant aussi l’usage de l’eau en agriculture, industrie, domestique, loisirs, navigation et autres…
Dans nombreux pays de la planète l’eau se rarefie, l’exemple de l’Afrique du Nord, l’Inde, Moyen-Orient, les pays du Golfe, la Perse, etc…
En dépit des efforts de mobilisation des ressources en eau, déployés par les responsables l’action reste très limitées voir difficile à mobiliser économiquement.
Si l’État reste le principal acteur en matière de gestion des ressources en eau, la situation devient critique.
La récupération des eaux de la pluie lorsqu’elle ruisselle, sert également, à résoudre les problèmes posés, par le stockage dans les citernes, et prendre toutes les mesures qu’elle n’aille inonder la chaussée voisine ou encore encombrer le réseau d’assainissemen.
Utiliser l’eau de pluie, c’est épargner et faire soi-même des économies…. En effet, l’eau potable coûte énormément chère, ce qui invoque à tout le monde de payer une facture forte, comportant l’eau potable, celui des toilettes, d’arrosage, ou celui des lessives et lavage de voitures.
Dans l’Histoire du Maroc, on trouve des témoignages de populations pratiquant le captage et le stockage des eaux de pluie associés à une gestion économe des ressource en eau, dans nos jours, on trouve de moins en moins surtout en milieu urbain ces pratiques. Les réseaux d’eau potable dans les villes et dans les grandes agglomérations rurales deviennet nécessaires. En conséquence, on est loin, très loin encore d’entendre ces deux protagonistes se poser autours d’une table, une question telle que : «pourquoi traiter toute cette eau pour la rendre potable alors qu’une partie est utilisée pour la boisson», en effet, la proportion des qualités d’eau à usage domestique ne requièrent pas une potabilité de l’eau souvent supérieures à 50% des besoins à la consommations.

Vie associative : Vulgariser la planification

Organisée dernièrement à Fès par l’Association Marocaine de Jeunesse et de Développement (AMJD), une consultation publique chargée de projets et de résultats de l’évaluation environnementale, stratégique et d’arboriculture en zones pluviales, soutient que cette action « n’est pas un luxe mais une nécessité » pour assurer la réussite du développement durable du pays.
Le projet d’arboriculture fruitière, dont le coût s’élève à 300,9 millions de dollars, et qui s’inscrit dans le cadre du programme financé par un don de 697,5 millions de dollars accordé au Maroc par les États-Unis à travers le Millénium Challenge Corporation (MCC).

Lors de cette rencontre, un responsable de l’Agence de Partenariat pour le Progrès, entité chargée de coordonner et d’exécuter le programme MCC-Maroc, a souligné que cette étude environnementale intervient après des études économique et sociale, destinées à mettre en relief la portée de ce projet. Entre autres,
Il s’agit de la dernière étude avant le lancement dans les prochains mois de ce projet, qui devra être, selon le ministère de l’agriculture et de la pêche, un modèle à suivre dans le cadre du « Plan Maroc Vert », a-t-il ajouté.
Les participants à cette rencontre, ayant réuni des représentants des autorités locales, des populations, des chambres d’agriculture, des coopératives et des départements ministériels concernés, ont rappelé aussi la nécessité d’intégrer ce projet dans le cadre du « Plan Maroc vert » et des actions de l’Initiative nationale pour le développement humain en vue de lui garantir un actif plus important sur le développement du pays.
Selon les organisateurs, cette consultation publique a pour but d’assurer la transparence du processus de planification et de mise en œuvre du projet, de recueillir et de tenir compte des avis des bénéficiaires et de se conformer aux exigences de la loi sur la réalisation des études projetées.
Cette rencontre, a pour but d’éviter les erreurs du passé, notamment la distribution aux agriculteurs des plants sans aucun suivi et sans appui et de garantir la participation des bénéficiaires à ce projet d’envergure, soit 16.000 hectares dans les provinces de Sefrou et de Moulay Yacoub pour la région Fès-Boulemane.
Selon une étude exposée aux participants, le projet d’arboriculture se compose dans son ensemble de quatre activités ayant trait à l’intensification et l’extension des plantations d’olivier, d’amandier et de figuier en zones pluviales, à l’irrigation et l’intensification de l’olivier en zones de petites et moyennes hydrauliques, à l’irrigation et l’intensification de dattier en zones oasiennes et à l’appui aux services associés aux filières arboricoles ciblées.
Ces activités concerneront 19 provinces concentrées dans le nord et le centre du pays.

Eau potable L’ONEP optimise le rendement

L’Office prévoit le renforcement de l’approvisionnement de la ville de Béni Mellal en eau potable à partir du Barrage Bin El Ouidane. Un montant de 200 millions DH sera alloué à cette opération.

L’exploitation des ressources en eau, exclusivement souterraines, particulièrement la source Ain Asserdoune et le champ captant de Sidi Jaber, contribueront à l’alimentation en eau potable de la ville de Béni Mellal. La capacité globale de production en période normale est de 405 l/s. Les besoins de pointe en eau potable pour l’année 2008 de la ville de Béni Mellal sont estimés à 369 l/s. La RADEET assure la distribution d’eau potable pour environ 200.000 habitants.
Les fortes précipitations que la région de Béni Mellal a connu dernièrement, ont provoqué l’augmentation de la turbidité de la source de Aïn Asserdoune. La teneur en matières est en suspension.
Le (MES) a atteint 9,68 g/l le 2 octobre 2008 (la station a une capacité de traitement de 2 g/l de MES). Ce phénomène, observé pour la première fois en 1978 et qui s’est reproduit les 23 et 24 octobre 2007, s’explique par le fait que l’eau de pluie se trouve chargée de particules fines avant son infiltration dans le réseau karstique de la source. L’eau devient immédiatement turbide et le débit diminue. Mais, après quelques jours, la situation se rétablit. Suite à cet incident, l’ONEP a aussitôt arrêté totalement la production d’eau potable à partir de la station de traitement le 2 octobre 2007. Ainsi, durant cette période d’arrêt de la station de traitement ONEP, la production a été maintenue, à partir du champ captant de Sidi Jaber, pour un débit de 124 l/s avec un déficit global de production d’environ 40%. En outre, afin de faire face à cet incident, des équipes conjointes spécialisées de permanence (ONEP-RADEET) ont été chargées d’assurer le suivi de l’évolution de la situation d’alimentation en eau potable de la ville.
Par ailleurs, le laboratoire provincial de l’ONEP, sis à la station de traitement, a procédé à un suivi rigoureux de l’évolution de la qualité des eaux et à la réalisation des essais pour optimiser le traitement.
Il est à signaler que l’ONEP prévoit le renforcement de l’approvisionnement en eau potable de Béni Mellal à partir du barrage Bin El Ouidane pour un débit de 380 l/s. Ceci à travers la mise en service, vers le mois en mai 2009, d’un grand projet dont les travaux sont en cours de réalisation pour un montant de 200 millions de DH.

Stockage des eaux: Les enjeux des barrages

Les écoulements qui remplissent les petits barrages sont générés par les pluies fortes. Il suffit souvent d’une seule pluie forte pour remplir la retenue. En climat méditerranéen, ces pluies arrivent le plus souvent en automne et en hiver, mais un fort orage d’été peut être générateur d’un écoulement suffisant pour provoquer le déversement. L’évaporation importante des plans d’eau et leur faible profondeur ne permettent pas de conserver l’eau longtemps. De plus, les infiltrations sont importantes lorsque les berges ennoyées sont perméables.

Grâce à une politique volontariste, le Maroc dispose aujour’dui de 112 grands barrages dont 106 en exploitation et 6 en cours de construction et de 13 systèmes de transfert d’eau. La capacité totale de l’ensemble des barrages dépasse déjà 15,7 Milliards de m³. Cette importante capacité assure la régularisation interannuelle de près de 68% des eaux de surface mobilisables soit 10,2 Milliards de m³. Les transferts d’eau réalisés, d’une longueur totale de près de 785 Km et d’une débitante de 175 m³/s ont permis d’assurer un développement plus équilibré des différentes régions du Royaume.
Le Maroc comme plusieurs pays du nord de la Méditerranée s’est lancé dans une politique de construction de barrages collinaires. Les objectifs de ces aménagements sont essentiellement de deux ordres, parfois contradictoires. On distingue des objectifs de gestion et conservation des eaux et des sols avec la protection des infrastructures en aval, en particulier en Afrique du Nord et celles des grands barrages contre une sédimentation trop rapide à objectifs économiques, tout en limitant les bouleversements d’ordre social (expropriation massive, déplacement d’infrastructures ou de logements). A partir des résultats d’une recherche pluridisciplinaire menée, le Maroc cherche à montrer la place des petits barrages dans la mobilisation et la gestion des ressources en eau et en sol, dans les zones méditerranéennes semi-arides. Il trace d’abord le cadre de la construction de ces aménagements dans plusieurs régions. Le premier trait commun est une volonté politique de développer ce type d’aménagement dans les années à venir. L’évolution des capacités de stockage des petits barrages a été étudiée à travers un modèle d’estimation et de simulation des transports solides. Ces études ont permis de mieux comprendre les phénomènes d’envasement en relation avec l’érosion des sols sur les bassins versants. Les enjeux de développement autour des lacs collinaires sont très liés à la pérennité de la ressource en eau. Les types de cultures et d’aménagements agricoles doivent être adaptés à la durée de vie du barrage et aux fréquences de son assèchement. Les impacts environnementaux de ces ouvrages sont liés à la qualité de l‘eau et à son maintien. Ils sont plutôt positifs tant que l‘ouvrage conserve sa fonction de stockage des eaux et des sédiments, le risque majeur étant la rupture de la digue.
Inauguré en 1997, par le Feu Hassan, Barrage Al Wahda, cet important ouvrage est venu compléter l’équipement du bassin de Sebou, comportant déjà le barrage Idriss Premier sur l’Oued Inaouène, le barrage El Kansera sur l’Oued Beht et le complexe hydraulique constitué par le barrage Allal El Fassi sur l’Oued Sebou et la galerie de Matmata celle-ci mis en service en 1991.
Ce barrage, le plus important du Maroc avec une retenue de 3800 Mm³ et deuxième plus grand barrage de l’Afrique, a fait accroître la capacité de stockage des grands barrages de près de 40%. Il permettra d’assurer l’irrigation de 100.000 ha dans la plaine du Gharb, de produire en moyenne 400 Millions de Kilowatt-heure par an et d’assurer la protection de la plaine du Gharb contre les inondations. A ce titre, sa mise à niveau est venue à point nommé puisqu’il a permis de laminer les crues de décembre 1996 et janvier 1997 et d’éviter ainsi des dégâts aux infrastructures à l’aval et à la production agricole.
Cette politique éclairée de mobilisation de l’eau au moyen de barrages a été poursuivie par S.M. Mohammed VI qui n’a pas manqué à son tour de rappeler à chaque occasion le rôle déterminant de cette mobilisation dans le processus du développement socio-économique. Ainsi, il a procédé le 19 octobre l999 à l’inauguration du barrage Hassan II dans le bassin de la Moulouya, le 18 octobre 2001 à l’inauguration du barrage du martyr Ahmed Al Hansali sur l’oued Oum Er Rbia destiné à l’irrigation de 36.000 ha dans la plaine de Béni Amir ,la production de 230 millions de KWH/an et l’alimentation en eau potable des centres avoisinants, le 21 janvier 2002 au lancement des travaux du barrage Raouz destiné à l’alimentation en eau potable et industrielle de la ville de Tétouan et de sa zone côtière, le 12 avril 2002 à l’inauguration du barrage Prince Moulay Abdellah destiné à l’alimentation en eau potable et industrielle de la Wilaya d’Agadir, le 15 avril 2002 à l’inauguration du barrage Mokhtar Soussi destiné à l’irrigation du périmètre de Sebt El Kerdane à Ouled Teima d’une superficie de 10.000ha. De gigantesques réservent qui en font du Maroc un pays à l’abri, relativement, des sécheresses aigués.