Toxicité Alerte au formaldéhyde

Amine MOUBARIK (*)
Doctorant en chimie et physique des polymères
Laboratoire de Physique et Chimie des Polymères
Université de Pau et des Pays de l’Adour, France
E-mail: amine.moubarik@etud.univ-pau.fr

Le formaldéhyde, également appelé aldéhyde formique, formaldéhyde (solutions), méthanal, formaline ou oxométhane, se présente à température ambiante sous forme d’un gaz incolore à odeur âcre et suffocante. Le seuil minimum de perception de cette odeur caractéristique est de 0,05 ppm et est détecté par la plupart des personnes autour de 1 ppm. Le formaldéhyde est quasi omniprésent dans l’environnement. Il provient de sources naturelles et de sources liées à l’activité humaine. La combustion des végétaux s’avère la plus importante source de formaldéhyde dite « naturelle ». Les gaz d’échappement des véhicules à moteur (diesel et à essence) génèrent la plus grande part des émissions d’origine humaine. Bien que les quantités globales de formaldéhyde associées soient faibles, l’utilisation de poêles à bois, de foyers, la consommation de cigarettes, et certaines méthodes de cuisson des aliments constituent des sources de contamination de l’air intérieur. De la même façon, la dégradation et le dégazage de certains produits contenant du formaldéhyde (composites à base de bois, textiles infroissables) peuvent contribuer à augmenter la concentration de formaldéhyde dans l’air intérieur.

Le formaldéhyde est surtout produit par oxydation du méthanol, lui-même obtenu à partir du gaz naturel. Il est principalement utilisé dans la production de colles qui entrent dans la fabrication de panneaux agglomérés, de particules, de contreplaqués, de meubles et d’autres produits du bois. On emploie également le formaldéhyde dans la fabrication de diverses matières plastiques, de certains fertilisants, de résines utilisées dans les moules de fonderie en sable, ainsi que de certaines peintures et vernis. L’industrie du textile fait appel à ces résines comme apprêts pour rendre les tissus infroissables. Il sert également à la synthèse d’autres produits chimiques. Enfin, on a recours au formaldéhyde pour ses propriétés bactéricides dans de nombreuses formulations de produits désinfectants, de cosmétiques, de liquides d’embaumement et de solutions de conservation de tissus biologiques.

L’exposition professionnelle au formaldéhyde par inhalation provient principalement de trois types de sources : la décomposition thermique ou chimique des résines à base de formaldéhyde, l’émission de formaldéhyde attribuable aux solutions aqueuses (par exemple, les liquides d’embaumement), ou la formation de formaldéhyde résultant de la combustion d’une variété de composés organiques (par exemple, les gaz d’échappement).

L’utilisation des formaldéhydes comporte des risques, notamment d’incendie. L’aldéhyde formique (ou formaldéhyde) à la température ordinaire est un gaz très inflammable qui forme des mélanges explosifs avec l’air dans des limites de 7 à 73 % en volume. De plus, les vapeurs qui se dégagent du feu sont aussi très toxiques et ont des effets irritants. Des signes d’irritations des voies respiratoires sont notés dès 0,5 ppm chez la souris. Ils se traduisent notamment par une diminution du rythme respiratoire et par une augmentation de la résistance des voies aériennes. Ces effets sont d’autant plus marqués que la concentration est élevée. À forte concentration, soit supérieure à 50 ppm, des irritations intenses des muqueuses oculaires et respiratoires sont observées ainsi que des vomissements et une hypersalivation. En phase terminale, des convulsions et un coma apparaissent.
Par voie cutanée, ce produit provoque une irritation de type eczéma. Par voie orale, il altère les muqueuses digestives. Par voie intra veineuse des effets cardiovasculaires sont observés. De plus, ce produit est cancérigène. Des expériences sur des rats montrent que des cancers des fosses nasales apparaissent pour une concentration de 14,3 ppm. Quant à l’homme, il supporte des taux inférieurs à 1 ppm. Les premières irritations sont ressenties pour un taux compris entre 1 et 3 ppm. Des tests sur des volontaires sains ont été effectués à des concentrations de 0,3; 0,5; 1 ou 2 mg/m3 à cinq heures par jour pendant quatre jours. Il s’avère que la fonction respiratoire n’est pas altérée et il n’y a pas non plus diminutions des performances intellectuelles. Quant à l’ingestion de ce produit il se comporte comme un caustique très puissant.
L’Union Européenne a classé le formaldéhyde comme cancérogène de catégorie 3, C3 : substance préoccupante pour l’homme en raison d’effets cancérogènes possibles (à titre d’exemple, excès de cancers nasopharyngés). Ce classement va être prochainement revu (catégorie 1 vraisemblablement). Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a évalué les données scientifiques disponibles sur la cancérogénicité du formaldéhyde et a, récemment, classé celui-ci comme « cancérogène pour l’homme » (catégorie 1).

Quel que soit le secteur d’activité, il est souhaitable de supprimer le formaldéhyde. Certaines entreprises de fabrication d’aliments pour bétail, de composites à base de bois et de papier ont décidé de le supprimer définitivement de leurs produits. Si la substitution n’est pas possible, l’entreprise doit abaisser l’exposition des opérateurs en installant des mesures de prévention collective, et notamment des aspirations localisées au plus près des sources d’émission.

Pour une meilleure gestion des déchets des chantiers de construction et de bâtiments

* Par Rabie ELKHAMLICHI
Ingénieur d´Etat et chercheur en économie d´énergie

La prévention des ressources naturelles et le respect de l’environnement sont parmi les axes principaux de toute stratégie de développement durable, qui est le seul modèle de développement viable. Dans cette optique, la gestion de déchets au Maroc n’est plus une problématique secondaire, surtout avec l’augmentation de la quantité de ses déchets qui ne cessent de s’accentuer avec la croissance régulière du nombre d’habitants et l’amélioration du niveau de vie.
Plus spécifiquement, les déchets du secteur du bâtiment et des travaux publics présentent un grand problème qu’affrontent les professionnels du secteur au quotidien, surtout avec les chantiers de constructions qui ne cessent de se développer à travers tout le territoire national. Dans cet article, on va mettre le focus, dans un premier temps, sur les déchets de construction, ses types et ses caractéristiques, et dans un deuxième temps sur les méthodes et les techniques de gestion de ces déchets.

Qu’elles sont les déchets de chantiers de la construction ?

Les déchets sont définis par la loi 28-00 relative à la gestion et à l’élimination des déchets comme suit : «Tous résidus résultant d’un processus d’extraction, exploitation, transformation, production, consommation, utilisation, contrôle ou filtration, et d’une manière générale, tout objet et matière abandonné ou que le détenteur doit éliminer pour ne pas porter atteinte à la santé, à la salubrité publique et à l’environnement».
Le Maroc produit un peu plus de 20 000 tonnes de déchets par jour, dont 69% sont produites en milieu urbain dont une grande partie est déversée dans la nature.
Le prix de mauvaise gestion des déchets a été estimé en 2000 à prés de 1,7 milliard de dirhams, soit 0,5 % du PIB.

L´évolution de la production des déchets au Maroc en Tonne par Jour

Concernant les déchets de constructions et d’industrie, on constate qu’il y a une évolution continue en pourcentage par rapport au deux autres catégories des déchets. En effet :
Évolution des déchets ménagers, construction et industriels et médicaux entre 2005 et perspective 2010:

Pour les déchets de construction, on peut les classer selon leurs origines en deux types: les déchets provenant de bâtiment et celles provenant des travaux publiques. Ses déchets découlent généralement des travaux de construction et d’aménagement, travaux d’infrastructure du génie civil, travaux d’infrastructure de transport, rénovation et réhabilitation et démolition.
Dans tout les cas de figure, on peut distinguer dans les déchets de construction entre les trois catégories suivantes :

Les déchets inertes de matériaux de construction :
Béton, briques, tuiles et céramiques (et bétons revêtus de colles amiantées),
Mélanges de béton, tuiles et céramiques (ne contenant pas de substances dangereuses),
Verre (ne contenant pas de substances dangereuses),
Mélanges bitumineux ne contenant pas de goudrons,
Terres et cailloux, boues de dragage et ballast de voie (ne contenant pas de substances dangereuses),
Matériaux minéraux d’isolation : laine de verre, de roche et de laitier, verre expansé,
Matériaux de construction à base de gypse (ne contenant pas de substances dangereuses) : carreaux de plâtre, plaques de plâtre, enduit plâtre,
Déchets de construction et de démolition qui ne contient pas de substances dangereuses et ne contenant que des déchets minéraux.

Les déchets non dangereux et non inertes (Déchets Industriel Banals) :
Bois, matières plastiques (ne contenant pas de substances dangereuses), menuiseries, revêtements de sol et canalisations PVC,
Métaux (y compris leurs alliages) et câbles ne contenant pas de substances dangereuses,
Matériaux non minéraux d’isolation ne contenant ni amiante ni substances dangereuses : polystyrène expansé, polyuréthane,
Déchets de construction et de démolition en mélange avec des déchets non minéraux, ne contenant pas de substances dangereuses,
Déchets de peintures et vernis ne contenant ni solvants organiques, ni substances dangereuses,
Déchets de produits de revêtement en poudre,
Déchets de colles et mastics ne contenant ni solvants organiques, ni substances dangereuses,
Emballages en papier/carton, en matières plastiques, en bois, métalliques, composites, en verre, textiles et emballages en mélange (ne contenant pas de substances dangereuses),
Absorbants, matériaux filtrants, chiffons d’essuyage et vêtements de protection non contaminés par des substances dangereuses,
Piles alcalines sans mercure et piles et accumulateurs sans plomb, sans nickel, sans cadmium.

3-Les déchets dangereux :
Déchets de matériaux de construction contenant des substances dangereuses,
Produits de revêtement (peintures, vernis) contenant des substances dangereuses,
Emballages, absorbants, chiffons d’essuyage, matériaux filtrants contenant des résidus de substances dangereuses ou contaminés,
Huiles et combustibles liquides usagés,
Déchets provenant d’équipements électriques et électroniques,
Déchets d’explosifs (autres que munitions et feux d’artifice),
Piles et accumulateurs,
Déchets assimilés aux déchets municipaux.

Comment les professionnels peuvent aider à une bonne gestion de leur déchets de construction ?

La bonne gestion des déchets est une responsabilité partagée entre le mettre d’ouvre et les sociétés travaillantes dans le chantier. Ainsi, les intervenants dans le chantier doivent prendre en considération des mesures lors de lancement des appels d’offre, lors de la rédaction des contrats ainsi que lors de l’exécution des travaux de chantier.
Lors de la rédaction des appels d’offres :
L’élimination des déchets à un coût qui doit être pris en compte par les maîtres d’ouvrage qui doivent respecter les recommandations et les normes en vigueur. À titre d’exemple, en France il y a la recommandation T2-2000 de janvier 2001 pour les maîtres d’ouvrage publics et la norme P03-001 dans sa version de décembre 2000 pour les maîtres d’ouvrage privés. Ces deux documents déconseillent la mise en place d’un lot « déchets » et préconisent de décrire la prestation « élimination des déchets » dans chaque lot.

Lors de la réponse aux appels d’offres :
Le producteur de déchets est responsable de l’élimination de ses déchets. C’est en règle générale le cas de l’entrepreneur avec le jeu des contrats.
Il est toutefois recommandé que la gestion des déchets soit détaillée dans les réponses des entreprises aux appels d’offre. De même, il est de la responsabilité du maître d’ouvrage d’inclure des éléments concernant la gestion des déchets dans ses marchés.
Il est recommandé de procéder en quatre temps :
– Estimer les quantités de déchets produits par nature (déchets dangereux, déchets non dangereux et non inertes, emballages, déchets inertes),
– Consulter le plan d’élimination des déchets du BTP du département dans lequel se trouve le chantier pour trouver les sites de traitement, de stockage ou de recyclage susceptibles d’accueillir les déchets estimés, en privilégiant le principe de proximité,
– Prévoir les coûts d’élimination des déchets en fonction de la nature des déchets et des sites d’élimination,
– Reporter les coûts d’élimination sur une ligne « élimination des déchets ».

Pendant le chantier :
Lors de l’exécution des travaux, il faut éviter de mélanger les déchets suivants : déchets dangereux, déchets non dangereux et non inertes (les déchets industriels banals). De même, il faut garder une trace écrite de l’évacuation des déchets (bordereau de suivi, bons de décharge, …). Aussi, les entreprises ouvrantes dans le chantier doivent respecter quelques règles. Dans ce qui suit, les consignes suivantes sont fortement souhaitées et même exigées :
1). Produire le moins possible de déchets.
2).Trier les déchets par catégorie pour permettre leur recyclage et limiter les coûts d’élimination.
3). Stocker les déchets à l’abri des intempéries pour prévenir tout risque de pollution.
4). Ne mélanger pas les déchets toxiques liquides s’ils ont des caractéristiques différentes, car ceci augmente le coût de traitement.
5). Utiliser les produits les moins dangereux possibles et préférez les produits avec le marquage CE et la marque  » NF Environnement « .
6). Demander aux fournisseurs des livraisons de matériaux ne générant pas de déchets et ne nécessitant pas de suremballage.
7). Faire jouer la concurrence entre divers collecteurs de déchets.
8). Pour les déchets spéciaux, il faut faire appel à des opérateurs spécialisés.
Par contre, lors d´exécution il faut éviter les pratiques suivantes :
– Brûler les déchets à l’air libre ou dans une installation non autorisée,
– Remettre les déchets dangereux à la collecte des ordures ménagères,
– Mélanger les déchets dangereux avec d’autres déchets,
– Abandonner les déchets en décharge sauvage ou en bordure de route,
– Rejeter les déchets à l’égout ou dans le milieu naturel,
– Organiser le stockage privé de déchets en dehors des zones autorisés,
– Enfouir les déchets dans les tranchées de chantier.

Destinations possibles pour les déchets des constructions
Pour être en harmonie avec le devoir de respect de l’environnement, chaque déchet doit suivre un traitement convenable à sa nature. Dans ce qui suit quelques propositions sur les distinations possibles des déchets, selon ses catégories et ses natures :

Pour les déchets inertes de matériaux de construction :

Nature du déchet

Destinations possibles

Béton, ciment, parpaing, pierre, marbre, grès, ardoise, céramique, carrelage, tuile, brique,…

Réemploi, utilisation en remblais, recyclage (fabrication de granulats), stockage en décharge autorisée

Matériaux d’isolation (laine de verre, laine de roche)
Réutilisation, recyclage, stockage en décharge autorisée

Terre et matériaux de terrassement

Réutilisation sur place en remblais et les terres ne doivent pas être souillées.

1-Pour les déchets industriels banals :

Nature du déchet

Destinations possibles

Béton armé 
Recyclage
Bois non traités ou non peints par un produit contenant une substance toxique
Réemploi, recyclage (compostage, fabrication de panneaux de particules ou d’agglomérés) ou utilisation comme combustible dans les chaufferies à bois
Bois d’ouvrage (comprenant de la colle, des produits de finition ou de préservation)

Recyclage, incinération avec récupération d’énergie en centre spécialisé, stockage en décharge autorisée (CET classe 2)
Colles animales (caséine) et végétales (cellulose)

Incinération avec récupération d’énergie en centre spécialisé, stockage en décharge autorisée (CET de classe 2)
Déchets verts (souches d’arbres…) 
Recyclage (compostage)
Emballages non souillés en carton, en papier, en plastique
– Réutilisation, recyclage ou incinération avec récupération d’énergie en centre spécialisé
– Obligation de valoriser les déchets d’emballages

Métaux (ferraille, plomb, cuivre, zinc…)

– Recyclage
– Séparer les métaux ferreux des non ferreux

Matières plastiques (PE, PET, PSE, PVC,…)

– Réemploi, recyclage ou incinération avec récupération d’énergie en centre spécialisé
– Brûler des plastiques peut dégager des gaz nocifs pour la santé (vapeurs d’acide chlorhydrique)

Plâtre et autres matériaux contenant une fraction de plâtre

– Recyclage (fabrication de gypse), stockage en décharge autorisée (CET en alvéole spécifique de classe 3 ou de classe 2)
– Le plâtre n’est pas un déchet inerte notamment du fait de son instabilité à l’eau.

Verre (bouteilles, débris…)
Réemploi, recyclage (fabrication de calcin)

Pour les déchets dangereux :

Nature du déchet

Destinations possibles

Amiante ciment

– Stockage en décharge autorisée
– L’inhalation des fibres d’amiante est dangereuse pour la santé (cancérigène).

Biocides, pesticides,…

– Incinération en centre spécialisé.
– Toxiques pour l’homme même à faibles doses et agressifs pour les réseaux d’assainissement : ne pas rejeter aux égouts

Bois traités spécifiquement utilisés en extérieur

– Incinération avec récupération d’énergie en centre spécialisé ou stockage en décharge autorisée
– Emission de fumées toxiques en cas d’incinération dans une installation non spécifique

Emballages souillés

– Incinération avec récupération d’énergie en centre spécialisé
– Certains bidons peuvent être réutilisés après nettoyage en unité spécialisée

Mélange eau / monopropylène glycol

– Evapo-incinération en centre spécialisé
– Agressifs pour l’homme et pour les réseaux d’assainissement : ne pas rejeter aux égouts

Produits de synthèse tels que matières adhésives, silicone,…

– Incinération avec récupération d’énergie en centre spécialisé
– Risque d’irritation pour les voies respiratoires

Résidus de peintures, vernis, solvants, produits de traitement

– Réemploi, régénération ou incinération avec récupération d’énergie en centre spécialisé
– Les solvants émettent des vapeurs irritantes pour les muqueuses, voire cancérigènes, et corrosives pour les métaux

Suies

– Stockage en décharge autorisée.

En guise de conclusion, il faut rappeler que pour combler le vide juridique dans le domaine de la gestion des déchets et leur évacuation et afin d’adapter la législation nationale aux conventions internationales ratifiées par le Maroc stipulant la nécessité d’une gestion rationnelle des déchets qui soit compatible avec l’impératif de la protection de l’environnement, dans ce cadre le gouvernement marocaine à adapter depuis 2000 une loi sur l’environnement (le projet de loi 28-00). Par ailleurs, on constate toujours l’absence de structures régionales de gestion des déchets, la domination de la récupération informelle des déchets et surtout l’absence de normes et de standards en matière de contrôle dans le domaine de la collecte, du transport, du traitement et de l’élimination des déchets.
Ainsi, il faut absolument renforcer le cadre juridique et institutionnel concernant la gestion de déchets en général, la gestion des déchets de construction et de batiment en particulier, et d’assurer un appui financier et technique ou professionnels de secteur, a fin de les encourager pour la collecte et la valorisation de déchets inertes et de leurs permettre d’instaurer une réelle conscience et une véritable stratégie rationnelle de gestion de leurs déchets.

1 Source: rapport de la Banque mondiale n°25992-MOR, Évaluation du coût de la dégradation de l’environnement au Maroc, 30juin 2003. (Année de référence : 2000)
2 Source : Département de l’environnement, Royaume du Maroc.
3 Source: Département de l’environnement, Royaume du Maroc.

Protection de l’environnement

Développement durable
Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasna, Présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, a présidé récemment dans la capitale économique, au siège de la CGEM, la cérémonie de signature de deux conventions relatives au lancement de l’étude éco-épidémiologique dans la région du Grand Casablanca et a la mise en place du programme «Eco-entreprises».
Dans un discours prononcé à l’ouverture de cette cérémonie, S.A.R. la Princesse Lalla Hasna a souligné l’importance de ces conventions qui donneront une nouvelle impulsion à l’action de sensibilisation des citoyens et d’accompagnement des efforts consentis par les acteurs publics et privés pour un meilleur environnement. Cette action se situe au cœur de la mission confiée à la Fondation et relève de la politique de S.M. le Roi, visant l’amélioration des conditions de vie des Marocains, a rappelé Son Altesse Royale, faisant remarquer que le Programme «Qualit’Air» de la Fondation, mis sur rail en 2002, a connu, par le lancement de sa deuxième phase, une avancée importante. S.A.R. la Princesse Lalla Hasna a, dans ce cadre, rappelé la signature en février 2006, des conventions avec la Samir, l’Office national de l’électricité (ONE), le Groupement des pétroliers du Maroc et la Fédération des assurances pour le soutien des programmes de sensibilisation engagés par la Fondation et les collectivités locales, qui ont décidé de l’installation des stations de mesure de la qualité de l’air dans les grandes métropoles du Royaume.
Rigueur scientifique

En rappel à la visite effectuée auparavant au siège de la Direction de la météorologie nationale, S.A.R. la Princesse Lalla Hasna a fait savoir que cette visite montre que l’opération « mesure de la qualité de l’air » est menée avec la rigueur scientifique voulue et augure de la pérennité du système mis en place pour mieux éclairer les décideurs et leur permettre de prendre les mesures adéquates en cas de forte pollution. La Fondation, souligne Son Altesse Royale, est décidée à poursuivre l’accompagnement des autorités à préserver et à améliorer l’environnement, en mobilisant les opérateurs économiques pour le soutien et la mise en place d’un système pérenne d’évaluation et de surveillance épidémiologique des risques sanitaires liés à la pollution de l’air en milieu urbain.
A ce propos. la Princesse a évoqué la convention qui associera la Fondation, le ministère de la Santé, le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement et la wilaya du Grand Casablanca pour évaluer l’impact sanitaire de la pollution de l’air et la mise en place d’un dispositif d’accueil de surveillance éco-épidémiologique.
Sensibilisation

Rappelant que les projets de la Fondation s’inscrivent dans un cadre partenarial, regroupant toutes les parties concernées, Son Altesse Royale a indiqué que le partenariat avec le secteur économique sera pérennisé par la convention conclue avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), pour que tous les intervenants dans l’acte de production s’engagent dans des actions citoyennes, à travers l’ensemble du territoire national. Somme toutes ces programmes seront accompagnés par des campagnes de sensibilisation et d’éducation des jeunes afin qu’ils intègrent le développement durable dans leur comportement quotidien, a fait remarquer S.A.R. la Princesse Lalla Hasna, soulignant à l’occasion, que le programme «Eco-écoles », qui a pour finalité la promotion de la conscience environnementale chez les enfants, est mené en partenariat avec les opérateurs économiques. La réussite des partenariats établis par la Fondation avec divers acteurs des secteurs publics et privés incite à l’optimisme, quant au succès de la noble mission de sensibilisation et d’éducation sur les questions environnementales, a soutenu la Princesse.
Partenariat

La convention de partenariat relative au lancement de l’étude éco-épidémiologique a été paraphée, d’une part, par Lahoucine Tijani, président délégué de la Fondation Mohammed VI, pour la protection de l’environnement et, d’autre part, par Yasmina Baddou, ministre de la Santé, Abdelkébir Zahoud, secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement, et Mohamed Kabbaj, wali de la région du Grand Casablanca. Cette convention a pour objectif d’évaluer les effets de la pollution de l’air sur la santé de la population dans la région.
La deuxième convention, ayant trait au lancement du programme «Eco-entreprises », a été signée par Lahoucine Tijani, président délégué de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement et Moulay Hafid Elalami, président de la CGEM.
Elle vise notamment à inscrire l’ensemble du secteur économique dans une démarche de développement durable qui intègrera des actions telles que la réduction des rejets du CO2, l’optimisation de la gestion des déchets, la préservation et la réduction des ressources naturelles et la généralisation des éco-gestes.
Dans son allocution à l’occasion, Moulay Hafid Elalamy, président de la CGEM, a affirmé que de telles conventions ne peuvent qu’être bénéfiques pour le développement durable, en précisant que le programme spécifique nommé « Eco-Entreprises » va contribuer à diffuser les principes et la culture du développement durable au sein des entreprises, et à la mise en place d’un cadre réglementaire, en concertation avec les pouvoirs publics, les incitant à mettre en œuvre des actions environnementales pour la préservation de l’environnement.
L’apport de la météo nationale
SAR la Princesse Lalla Hasna a également visité le siège de la Direction de la Météorologie Nationale (DMN) à Casablanca où Son Altesse s’est enquise du dispositif de surveillance nationale de la qualité de l’air. Elle a suivi, à cette occasion, des explications sur la stratégie nationale de la protection de l’atmosphère, qui porte notamment sur le renforcement du réseau national de surveillance de la qualité de l’air et sur le rôle de l’Observatoire national en matière de veille environnementale de la qualité de l’air. Des explications ont également été fournies à Son Altesse Royale sur les outils d’incitations financières, pour la protection de l’atmosphère tel le Fonds de dépollution industrielle (FODEP) ou encore le Mécanisme de développement propre issu du protocole de Kyoto, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la promotion des investissements dans les technologies propres. Ont été également présentés à SAR la Princesse Lalla Hasna le réseau de mesure de la qualité de l’air, qui regroupe actuellement 21 stations dans 11 villes, et qui sera étendu en 2012 à 48 stations et 18 villes et en 2020 à 92 stations et 27 villes, ainsi que la convention de partenariat régional entre la Wilaya, le Conseil régional et la DMN relative à la gestion, l’exploitation et la maintenance des stations de mesure de la qualité de l’air à l’échelle de la région du Grand Casablanca, qui comprend sept stations du genre.
Au Centre de calcul de la DMN, la Princesse a suivi des explications sur le poste centrale des concentrations des données de la qualité de l’air, mesurée au niveau des stations fixes du Royaume et des modèles de prévision de la qualité.

Qu’est ce que le programme « Eco-Entreprises »
Partenaires de longue date, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc et la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’Environnement, ont convenu de concrétiser leurs engagements conjoints en adoptant une convention de partenariat visant à impliquer le tissu économique national dans la protection et la préservation de l’environnement. Cette convention se rapportant à un programme spécifique nommé « Eco-Entreprises », vise à diffuser les principes et la culture du développement durable, au sein des entreprises, et contribuer à la mise en place d’un cadre réglementaire, en concertation avec les pouvoirs publics, les incitant à mettre en œuvre des actions et à prendre des mesures de préservation de l’environnement. Les deux parties, liées par cette convention, s’engagent à agir de concert pour élaborer des propositions sur toute réglementation ayant un impact environnemental et concernant les entreprises, à encourager et à appuyer les différents secteurs d’activité à la conclusion d’accords volontaires sectoriels avec l’Etat et à mener des actions ou initiatives visant la protection de l’environnement et le développement durable. A l’instar des Trophées délivrés par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement dans le cadre du programme « Plages Propres , les deux partenaires vont initier un nouveau programme visant notamment la reconnaissance des actions amorcées par certaines entreprises dans le domaine de la protection de l’environnement et le développement durable entre autre : les Trophées Lalla Hasna « Eco-Entreprises ». Ces trophées comprennent deux catégories distinctes : l’une, destinée aux entreprises disposant d’une certification ISO 14 001, du label CGEM pour la responsabilité sociale de l’entreprise ou de la Clef Verte pour les établissements touristiques ; l’autre est destinée à toutes les entreprises sur un thème spécifique qui sera défini pour chaque année.

Le Patronat marocain face aux défis environnementaux
La protection de l’environnement est aujourd’hui une problématique mondiale. C’est aussi une préoccupation majeure pour toutes les entreprises marocaines. Consciente du défi qui attend les entreprises nationales en matière de respect des normes environnementales et la nécessité pour elles d’intégrer dans leur gestion une culture de Développement Durable, la CGEM a constitué un comité de l’environnement dès 1988. Ainsi, et vu l’importance que suscitent les questions liées à l’environnement chez les industriels marocains, ce comité est devenu par la suite une commission statutaire dans la structure organisationnelle du Patronat marocain : la Commission Environnement. Pour mieux les aider à appréhender ce sujet, cette commission propose aux entreprises des axes de réflexion et d’action. Elle agit également auprès des pouvoirs publics pour la meilleure adéquation possible entre respect de l’environnement et compétitivité. Parallèlement à ces missions, la Commission Environnement s’active à faciliter l’instauration d’une culture managériale basée sur l’éco-efficacité dans les entreprises marocaines et ce, afin d’augmenter leur compétitivité économique. L’objectif visé est l’adoption et l’application par les entreprises de la Charte de Responsabilité Sociale de la CGEM dans son axe, relatif à la protection de l’environnement, à savoir : définir dans des termes et selon des modalités adaptées à l’entreprise, un cadre d’action dédié à la protection du milieu naturel prévoyant notamment l’amélioration des performances environnementales , la communication et la coopération avec les collectivités locales et les autorités publiques, la sensibilisation et la formation des salariés. Ce volet environnemental inclut également la réduction par les entreprises de leur consommation d’eaux, d’énergie et des émissions polluantes ou à effet de serre ; il prévoit aussi la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables, ainsi que l’évaluation et l’atténuation par les entreprises des impacts environnementaux, des projets d’investissements et l’établissement de plans d’urgence permettant de prévenir et d’atténuer les dommages accidentels, portés à l’environnement, à la sécurité ou à la santé. Et, afin de mener à bien les missions qui lui sont dévolues, la Commission Environnement s’est organisée en quatre sous commissions chargées de développer les thématiques relatives à la législation et réglementation environnementales , la gestion environnementale des entreprises, les projets et partenariats avec différents organismes et institutions ainsi que la communication et la sensibilisation.

Le Centre Marocain de Production Propre (CMPP)
Une institution au service de l’environnement naturel
Le Centre marocain de production propre, bras technique de la Commission Environnement est une association professionnelle créée en juin 2000 et abritée par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) dans le cadre d’un partenariat public-privé,- avec le Ministère de l’Industrie et du Commerce et des Nouvelles Technologies. Il fait partie du réseau international des Centres Nationaux de Production Plus Propres mis en place dans le cadre du programme conjoint de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Ce programme bénéficie d’un financement octroyé par le gouvernement suisse à travers le secrétariat d’Etat aux affaires Economiques (Seco). L’ambition du CMPP est de devenir le centre technique de référence à l’échelle nationale pour la promotion des modes durables de production industrielle. Sa mission principale est l’assistance technique aux entreprises marocaines pour l’adoption des technologies plus propres et des systèmes de management permettant d’améliorer simultanément la performance économique, en termes de productivité et de compétitivité, et la performance environnementale.

Construire la convivialité

Journée portes ouvertes à la Lydec
La Lydec organise une exposition dans son espace à Casablanca, des journées portes ouvertes jusqu’au 28 février 2009 dans un cadre de sensibilisation pour adultes et enfants.
L’objectif de cette manifestation entre dans l’intérêt général, d’abord sensibiliser le citoyen de s’adapter au comportement économique de l’énergie et puis protéger l’environnement.
Ainsi, explique Bouchra Ghiati, directrice de la communication à la Lydec, «L’économie de l’énergie permet non seulement, a économiser la consommation d’électricité, mais d’avoir aussi un comportement de pérenniser l’offre actuelle de la matière».
Dans un autre contexte on peut se permettre de dire que cette exposition prend un caractère pédagogique, parce que cette éducation est là, par l’exposition d’affiches et par les informations retenues sur place par les cadres de la Lydec.
On trouve aussi des jouets comportant des indications sur le réseau électrique et l’éclairage public à Casablanca, et des signes de sécurité domestique à respecter…. L’exposition présente ainsi des œuvres originales réalisées pour le compte de la Lydec par l’écrivain et l’artiste Youssouf El Alamy.
Engagée dans le développement durable, LYDEC inscrit également son programme de sensibilisation dans le cadre du plan national d’économie d’énergie. Au-delà des actions menées sur le plan technique ou auprès de sa clientèle, l’entreprise a choisi l’art comme vecteur de sensibilisation.
Depuis deux siècles, l’électricité n’a cessé de transformer notre vision du monde et de la ville, de redéfinir nos modes de vie au quotidien et de façonner le devenir de l’humanité.
Au fur et à mesure, s’est construite une relation organique entre l’électricité et la cité qui est une des conditions de son existence. Cette dépendance est illustrée par l’œuvre « ElectriCITE », qui est à base d’objets ayant un rapport avec l’électricité.
Le visiteur est sensé trouver des lampes, néon, fusibles et circuits électriques, plexiglas, des accessoires lumineux pour édifier une ville miniature avec ses artères, ses maisons, ses buildings confondus avec la ville moderne qu’elle rend visible, voire possible. Appareils électriques divers, bois, plexiglas, rappelant ainsi au visiteur les conditions d’apparition et de perception de la lumière artificielle, L’électriCUBE représente à lui seul la présence massive de l’électricité dans notre quotidien ainsi que son inexorable expansion à travers les matériaux électriques : tourets, câblages, compteurs, lampes, transformateurs, isolateurs, fusibles, prises, câbles de moyen tension, etc. Construite exclusivement à base de matériaux électriques divers, l’œuvre « électriCUBE » met en avant les bienfaits de al voiture électrique. Tout en exploitant les effets spectaculaires de certains matériaux, notre voiture prend l’allure d’un jouet géant dont les roues, la cabine et le châssis en bois, empruntés aux tourets de câblages, rappellent cette composante essentielle de la voiture, à savoir le respect de l’environnement.
Cette œuvre miniaturisée est un hommage à l’éclairage public. Construite à partir d’un candélabre de taille réelle, cette installation artistique est le clin d’œil aux 95 000 points lumineux qui nous éclairent la nuit à Casablanca et contribuent à sécuriser notre cité. Le blanc immaculé de cette œuvre lui confère une présence magique qui n’est que la magie de la lumière.
A signaler, la Lydec reçoit des visiteurs accompagnés de leurs enfants durant l’exposition, qui auront profit de supports et des jeux éducatifs.
Abdellah Najim

Des efforts soutenues et prometteurs

La recherche minière au Maroc se porte bien. En témoigne les résultats réalisés au cours des exercices des années 2007 et 2008. En plus des travaux d’exploration minière menés sur les zones traditionnellement les plus prometteuses (l’Anti-Atlas, Haut-Atlas et Jebilet-Guemassa), l’effort de recherche a été soutenu sur les provinces du sud contribuant ainsi au renforcement du changement, aussi bien au niveau de la répartition géographique des objectifs que sur la nature des thématiques abordées comme cela a été observé depuis 2004.
Réalisés sur un domaine minier constitué de 862 permis en 2007 et 855 permis en 2008, ces travaux ont concerné les trois axes d’exploration suivants : métaux précieux ; métaux de base ; roches et minéraux industriels.
Métaux précieux
La cession du gisement d’or de Jbel Malek (Tamlalt, province de Figuig) à la société australienne Kasbah Resources a été consolidé et la poursuite du développement par sondages du prospect polymétallique-or d’Azouggar N’Tilili (province de Tan Tan) a donné des résultats encourageants. Au niveau des provinces du sud (province d’Awserd) où les travaux ont démarré à partir de 2002, l’importance du prospect de Glibat Lahfouda (Fe, Nb,Ta, et terres rares légères) et des structures à or de Lafwila a été confirmée, respectivement, par sondages et tranchées et un nouvel indice à Fe, U, Nb, Ta et terres rares légères a été découvert à Twihinate. La campagne de géochimie lancée au cours de l’exercice précédent par sous-traitance dans la région d’Awserd a été terminée et les anomalies circonscrites font aujourd’hui l’objet de contrôles détaillés.
Métaux de base
L’étude de faisabilité sur le gisement d’Achemmach (étain, province d’El Hajeb) a été menée en partenariat avec Kasbah Resources et le développement par sondages du prospect de Bled Jemaa (polymétalliques-or, province de Khénifra) a abouti à des résultats intéressants. Dans le secteur de Sud Bani (province de Tan Tan), plusieurs indices de fer stratiformes ont été délimités et font l’objet de développement par sondages. En partenariat avec Managem, des résultats encourageants ont été obtenus sur Kettara-Est et sur les filons de Bou Gader (polymétallique). Des recherches en partenariat ont été lancées pour l’uranium avec TORO Energy (Australie) et Areva (France), pour le Zinc avec le groupe FUYAN (Chine) et les travaux avec ODYSSEY (Canada) se sont poursuivis autour du gîte de cuivre d’Alous.
Roches et minéraux industriels
Découverte d’indices d’argiles fibreuses dans le bassin de Guercif-Taourirt (secteur d’Ain Fritissa) et mise en évidence, dans la région d’Oued Beht, de niveaux intéressants de dolomies industrielles.
Partenariats
L’Onhym a conclu 12 conventions et accords de partenariat avec différents intervenants dont deux de cession. Il s’agit des gisements de Plomb, Zinc et Cuivre de Koudiat Aïcha à CMG de Managem et du gisement d’or de Jbel Malek à Kasbah Resource (Australie). En outre, l’Office a lancé six appels d’offre pour la cession des projets de Zgounder (Argent), Oumejrane (Cuivre), Bou Issafen (Zircon), Sidi Bou Othmane (Andalousite) et Boudkik (Magnesite), Azouggar N’Tiliti (Plomb, Zinc et Or).
Certifications de laboratoires
Concernant l’activité au niveau des laboratoires, et en plus du volet production, l’année 2007 a été marquée par la certification des « laboratoires mines » conformément au référentiel ISO 9001 version 2000. Cette certification a été reconduite en 2008 après l’audit de suivi.
Des résultats encourageants
Les travaux de prospection, évaluation, analyses, échantillonnage…ont donné des résultats très encourageants que l’on peut décliner par catégorie :
Métaux précieux
Dans cette catégorie, il convient de noter que le projet polymétallique-or d’Azougar N’Tilili (province de Tan Tan) a fait l’objet d’une synthèse ayant abouti à l’évaluation des ressources à 452 500 tonnes à 5,8 g/t Au ; 5,4 Pb ; 5,7 Zn et 44,8 g/t Ag pour une puissance moyenne de 1,4 m ou 1 105 600 tonnes à 3,6 % Zn ; 2,3 g/t Au ; 2,2 % Pb et 19 g/t Ag pour une puissance moyenne de 4 m. Signalons qu’un appel d’offre international a été lancé pour la cession de ce gîte. Sur le prospect Glibat Lahfouda (province d’Awserd), les résultats de la deuxième campagne de sondages sont encourageants : 0,79 % Nb2.O5 ; 846 ppm Ta2O5 ; 1261 ppm U3 O8 ; 4708 ppm de terres rares légères ( Ce+Eu+ La+Nd+Pr+Sm) et 30 % de Fe total sur des puissances apparentes de l’ordre de 30m. Une évaluation des ressources est en cours d’élaboration. Au niveau du projet Twihinate (province d’Awserd) l’échantillonnage de détail a donné des teneurs qui atteignent 1,4% Nb2O5 – 0,5 et 1,5 avec un maximum de 6 % ETR (La+Ce+Nd+Pr+Sm) ; 50 et 60 % en fer total et 300 ppb Au. Ces résultats ont été confirmés par les premiers sondages : 29 et 50 % Fe2 O3 ; 2100 et 3100 ppm Nb2O5 et 150 à 410 ppm U3O8 sur des puissances allant de 29 à 58 m. Sur les structures à quartz-or de Lafwila (province d’Awserd), l’analyse des tranchées a montré des teneurs qui atteignent 10,4 g/t Au sur 4m. Une campagne de forage vient d’être entamée sur ce projet. La prospection générale au niveau de Madinat As Sadra ( province d’Awserd) a permis de mettre en évidence des structures quartzeuses (secteur d’El Ghassalia) avec des teneurs indicielles comprises en 0,2 et 0,8 g/t Au sur des puissances métriques. La recherche générale dans la zone sud (province d’Awserd) a permis de circonscrire la structure de Lamlaga avec des teneurs qui atteignent 0,6 Ce ; 0,5 % La ; 0,2 % Nd ; 0,17 % Nb ; 77 % Fe2 O3 et 160 ppm U. Par ailleurs, la campagne de géochimie de sol réalisée par sous-traitance a permis de délimiter plusieurs anomalies en U, Pb, Zn, Cu, Ni, Cr, Au, Pd et Pt qui font l’objet de contrôle géologique. Sur les projets de Tichka Est et Khzama, les teneurs sont encourageantes (respectivement 1 à 14g/t Au). Sur le secteur de Bas Draa, les échantillons prélevés ont donné des teneurs comprises entre 0,2 à 6g/t Au (pics de 21 et 31g/t Au) et 1 à 5 % Cu.
Métaux de base
L’étude de faisabilité sur le gîte stannifère d’Achmach (province d’El Hajeb) se poursuit par la société australienne Kasbah Resources avec des teneurs très intéressantes de 0,5 à 2 % Sn.

Dans le secteur d’Alous (province de Taroudant ; convention ONHYM-Odyssey Resource Limited), les travaux ont porté sur la finalisation de l’étude de faisabilité du projet incluant l’ensemble des gîtes du domaine (Alous, Tizert, Tiferki…). Sur les secteurs de Jbilets, Tekna et du Haouz (Convention ONHYM-CMG), les travaux de développement des gîtes polymétalliques se poursuivent. A Bled Jemaa (province de Khénifra), les travaux de sondage ont donné des résultats encourageants qui atteignent 19 g/t Au ; 3,24% Pb ; 2,2% Zn et 52 g/t Ag sur 1m. A Ighir ou Roumi (province de Khénifra), 4 sondages ont été réalisé et ont recoupé les structures visées avec des teneurs qui atteignent 6,54 % Pb ; 4,78 %Zn ; 238 g/t Ag et 1,04 g/t Au. Dans le secteur du Sud Bani (province de Tan Tan), les indices de Fer délimités (fer total entre 32 % à 57 %) sont en cours de reconnaissance par sondage. La recherche générale pour les métaux de base a concerné Ment Nord (géochimie alluvionnaire/stream en cours d’analyse), Khénifra-Mrirt pour l’antimoine autour des gîtes et indices du district antinomifer de Khénifra (Masser Amane, Bou Igouda, Guertila et Aberki), Toundout pour le cuivre, la zone sud pour l’uranium où des zones à forte radiométrie(5000 à 6000 c/s) ont été délimitées sur 17 km de long et 1,5 km de large dans le socle.
Roches et minéraux industriels
Les travaux ont intéressé les bassins du nord du Maroc (Taourirt, Guercif et Gharb), pour la recherche de l’attapulgite et la sépiolite avec individualisation du prospect d’Ait Ali, le bassin tertiaire d’Ouarzazate où les travaux ont permis de mettre en évidence plusieurs niveaux d’attapulgite dans le secteur de Telouet.

POUR UN POSITIONNEMENT RENFORCÉ

Entretient avec le président de la FENELEC, MR SALAH EDDINE KADMIRI
La Fédération nationale de l’électricité et l’électronique vient de renouveler sa confiance à son président, M. Salah Eddine Kadmiri. Réélu pour un nouveau mandat lors de la dernière assemblée générale ordinaire tenue en décembre 2008, il aura pour mission de fédérer les acteurs du secteur autour de certaines idées porteuses susceptibles de renforcer la position du secteur face à une crise dont les effets se font de plus en plus sentir. Entretien.

Quel sera l’impact de la récession mondiale sur votre secteur ?
Nous avons soulevé cette problématique lors de notre Assemblée Générale, tenue récemment. Il est certain que cette conjoncture peu favorable aura un impact important sur notre secteur d’activités en 2009, car nous travaillons avec des partenaires et donneurs d’ordre étrangers qui ont des projets en cour de réalisation et le risque demeure que certains projets soient annulés ou reportés. Ceci est à envisager avec réalisme et anticipation si nous voulons limiter les effets pervers de la problématique posée. Nous restons donc vigilants sur certains aspects fondamentaux. Par ailleurs, notre secteur étant déjà fragilisé par beaucoup de contraintes auxquelles s’ajoute cette récession mondiale et nationale , notre situation financière risque de s’aggraver davantage à cause retard de paiements des grands donneurs d’ordre qui ont déjà dépassé, et de très loin tous les délais conventionnels .Cette configuration alarmante met en péril un grand nombre d ‘entreprises pour ne pas dire l ‘ensemble du secteur.
La nouvelle réglementation bancaire vous permettra-t-elle d’accéder plus facilement au crédit ?

Les crédits bancaires sont de plus en plus difficiles à obtenir à cause des handicaps relatifs aux garanties exigées par les banques. Il s’agit là d’un constat que nous devons prendre en considération car ce blocage financier risque de freiner la bonne marche de certaines entreprises qui sont insuffisamment capitalisées. La réglementation bancaire devenant de plus en plus sévère, l’accès aux crédits devient un parcours de combattant surtout pour les entreprises du secteur.

Avez-vous évoqué ce problème avec les pouvoirs publics ou le GPBM ?
Il faut se mettre à l’évidence. Si le secteur bancaire est menacé lui-même de manque de liquidité, il s’ensuivra des répercussions sur l’ensemble du tissu économique, tous secteurs confondus. En tant que Fédération, nous sommes affiliés à la CGEM qui est notre interlocuteur mandaté, et qui nous représente dans les négociations avec le Gouvernement.

Parlez-nous de ELEC EXPO 2009, évènement phare de la FENELEC ?

Il s’agit de la grande messe des professionnels de l’électricité et de l’électronique. Plusieurs exposants prendront part à cette rencontre scientifique et commerciale qui est en même temps une plate-forme de traitement des affaires et des partenariats entre les décideurs nationaux et leurs homologues étrangers. Fort de sa réputation ELEC EXPO réunira des professionnels et donneurs d’ordre du monde entier qui prendront part à cette exposition dont les bilans des précédentes éditions ont eu un très grand succès. Pour l’édition de novembre 2009 qui se tiendra à Casablanca, le nombre des exposants a dépassé nos prévisions. Plusieurs nouveautés en recherche et développement seront présentées. C’est aussi une occasion pour nos futurs ingénieurs et techniciens de prendre connaissances de ce qui se fait ailleurs sous d’autres cieux car la participation étrangère sera très forte.

A quoi devez-vous votre réélection ?
Si mes amis du secteurs ont bien voulu renouveler mon mandat de président de la FENELEC , c’est surtout grâce aux résultats de notre bilan. Les membres de la Fédération ont fait leur choix après examen de nos rapports morales et financier qui sont éloquents en termes d’activités : formation,, séminaires, rencontres avec les professionnels nationaux et internationaux en vu de développer des projets ambitieux.

Les carrières et nuisances écologique

Valorisation des sites après usage

Une carrière est un lieu d’où sont extraits des matériaux de construction : pierres , sables ou différents minéraux non métallique ou carbonifère , ces lieux peuvent être a ciel ouvert ou souterrain ,il désigne également une installation industrielle complète qui englobe le lieu d’extraction soutenue par des machines à traiter la roche extraite

Étapes de l’opération d’extractio:
L’extraction passe par plusieurs phases: Forage , Minage , reprise, roulage, scalp- âge, et le concassage primaire, criblage primaire, la mise en prés –stockage, broyage secondaire, broyage secondaire, et le broyage tertiaire
Impacts environnementaux:
les carrières souterraines sont souvent abandonnées après usage.
Le risque de l ’effondrement se présente alors par le fait des infiltrations d’ eaux qui les rendent d’une extrème fragilité et qui peuvent provoquer des dégâts, aux habitations environnantes,baties sur terre en hauteur
Les carrières à ciel ouvert à roche massive modifie et d’une façon désastreuse l’écologie et , le changement du paysage naturel, en découpant les collines , et créant des trous profonds à la plaine . Les hauteurs de front d’abattage n’étaient auparavant pas réglementées et des fronts de plus de 30 mètres , étaient manœuvre courante. Ces hauteurs importantes accentuaient l’aspect vertigineux de ces changements; il est si compliqué de mesurer l’impact à long terme dans les lits des rivières ou en mer , cela dépend en premier lieu de la résilience écologique du milieu et de la rapidité du retour des alluvions. Les extractions des gravières sur des gisements sédimentaires mènent souvent à la création des plans d’eau nouveaux ; ce qui provoque la sortie des nappes phréatique à l’air libre.
Impactes des carrières à court terme: Les vibrations générées par la dynamite de la mine , les vibrations des engins et véhicules, la pollution sonore, due au bruit de broyage, la poussière qui envahit le voisinage , risquant de provoquer des accidents de la route:; Toutes les nuisances impliquent que la gestion des carrières doit tenir compte de plusieurs facteurs :
Aspect géologique, proximité des zones urbaines , lieu sécurisé, répondre à la réglementation , et la préservation de l’environnement, et la richesse écologique , par exemple parc naturel national ou régional, réserves naturelles , et zone d’intérêt communautaire
Mesure conservatoire
Les mesures conservatoires sont de différentes natures et visent à préserver , le patrimoine existant et à associer ce ci par une gestion conservatoire suite aux actions immatériels (ex :de formation ,de sensibilisation à la conservation destinées aux usagers ,ou gestionnaires des sites concernés
Vient ensuite; la compensation financière , des travaux, de pratique de gestion( conservatoire), sensibilisation, formation ,des usagers, ou gestionnaires des sites . Cette démarche s’applique lorsqu’ on a échoué à supprimer ou atténuer les impacts négatif d’un projet . Elle vise à
compenser ou contrebalancer les effets négatifs pour l’environnement ; créateur de nuisances pour l’homme ; Elles doivent donc théoriquement rétablir une situation d’une qualité globale proche de la situation antérieure ou un état de l’environnement jugé en fonction, normal ou idéal , selon la directive de la norme
Le principe de la compensation , n’est plus discuté, Mais des débats persistent sur ce que pourrait être  une juste compensation , avec des controverses notamment sur les points suivant:
Peut –on par exemple compenser la destruction de la forêt primaire de parcelles ou 50% des arbres ont plus de 500 a 600 ans , ou de nombreuses espèces animales ,ou végitales ne sont même pas identifies et dont la complexité écologique ne peut être estimée …en repoussant toujours plus loin les population
On admet dans une approche de type développement soutenable, que la compensation devrait être proportionnelle aux impacts , systématique et financée par des écotaxes ou par ceux qui conçoivent des projets générant des impacts négatifs.
La complexité de la tache ne peut être une mesure de paramètre ni de calcul si la réalisation de projets dure parfois des années
Le réaménagement des carrières : cas de la carrière de Bouskoura
Le réaménagement des carrières est une solution qui concilie la valorisation des ressources naturelles et la préservation à long terme des sites exploités
L’étude d’impact réalisée en 2000, a permis d’identifier les effets environnementaux de l’exploitation de la carrière et d’établir un plan d’action pour les corriger ou les réduire .
Avec l’étude d’impact de réhabilitation réalisée en 2003, Lafarge s’est doté d’un plan de réaménagement qui permet d’anticiper sur le futur aspect paysager de la carrière .
Par ailleurs, une étude hydrogéologique, lancée  en 2006, a permis d’identifier les mesures éventuellement à prendre pour assurer la préservation des eaux de surface , de la nappe phréatique et des sources .
Une vingtaine d’espéces végétales sont plantées sur le site . Parmi celles –ci :Le palmier, L’olivier , Le shinus , Le laurier, Le pin, Le lagunariat , L ’albiza, Le peuplier, Le cyprès , Le wachingtonia, La grévia et L’euclyptus.
Le projet était réalisé en partenariats avec l’Institut National pour La recherche agricole INRA,et la direction des eaux et forets des expériences sont menés pour aboutir à une préservation de l’Ecosystème.
Pour sécuriser les fronts , il a fallu procéder au remodelage et au talutage à 45 degrés d’une surface totale de 4 Hectares . Le reboisement de 40Hectares a nécessité la mise en place de 80 000 tonnes de terre végétale récupérées des zones déjà exploitées et la plantation de 80 000arbres et arbustes . Pour favoriser l’émergence d’un écosystème Lafarge Maroc a procédé avec ses partenaires à l’aménagement des plans d’eau .Parallèlement , des actions de sensibilisation à la plantation d’arbres, avec une intégration adaptée avec les recommandations de l’étude de réaménagement .
Pourquoi une réhabilitation des carrières ?
La gestion des carrières necessite un plan pour en optimiser l’exploitation .Le souci environnemental de la préservation des ressources naturelles rejoint, ici, l’exigence d’efficacité économique .
Cette gestion exige aussi un plan de réaménagement , intégré au plan d’exploitation ,avec des travaux pour sécuriser les fronts , préserver les ressources en eau , restaurer l’espace pour la faune et la flore , et réduire par des travaux d’embellissement l’impact visuel . Il s’agit , la , d’un investissement sans retour , destiné à rendre acceptable l’impact de l’ activité cimentière sur les milieux naturels selon un responsable de Lafarge.
Le projet de réaménagement de la carrière de Bouskoura en chiffres ,incllut les
éspèces végétales: 20 variétés , nombres de plants 30 000 plants sur 100 000 prévus , surface globale réaménagée 40hectares sur 120 programmés , surface talutée 4 hectares , terre végétale rapportée 80 000m cubes , pour le coût de cette opération modèle est de 7MDH .

REHABILITATION DES CARRIERES

ENJEU SOCIO-ECONOMIQUE

Une carrière est une installation industrielle correspondant à un lieu d’extraction des minerais (Carrière de minerai d’argent de Zgounder), des granulats tels que les graviers et les sables, ou encore des roches massives comme les calcaires (carrière de calcarénites de Sidi Moumen, d’Ouled Salah, de Médiouna..), les quartzites (carrière d’Ouled Said), les granites, les marbres (carrières de marbre de Boujaad).
On peut classer les carrières selon l’usage de la roche exploitée. Ainsi, on distingue :
Les carrières exploitées pour l’extraction de la matière première industrielle. C’est le cas des sites d’extraction des calcaires pour les cimenteries et des argiles pour la terre cuite (carrières d’argiles liasiques de l’Oued Maleh) ;
Les carrières exploitées pour la fabrication des roches ornementales. On en extrait des plaques de marbre (Cas des carrières de Boujaad), de granite, de pierre fossilifère (carrière de la pierre fossile d’Erfoud), de pierre de construction (carrières d’Ouled Saleh et de Médiouna).
Les carrières exploitées pour l’extraction des granulats tels que les graviers et les sables utilisés dans le béton.
Un autre critère de classification des carrières est celui du mode de leur extraction. On distingue :
Les carrières des roches massives. Il s’agit de l’extraction, à partir des couches géologiques, des roches telles que les calcaires, les marbres, les granites, les quartzites et d’autres types de roches encore, par abattage à l’explosif ou par sciage. Leur finalité est la production des granulats, des plaques de marbres et de granites ainsi que des pierres de construction.
Les carrières destinées à produire des granulats renferment une zone d’extraction, une zone de traitement (concassage et criblage) et une zone de stockage.
Les gravières et sablières. Ce sont des carrières à partir desquelles on extrait des dépôts sédimentaires alluvionnaires ou marins constitués de graviers ou de sables. Il s’agit des sites qui produisent des granulats.
Le granulat correspond à un fragment de roche d’une taille inférieur à 125mm, destiné à entrer dans la composition des matériaux de fabrication d’ouvrages des travaux publics, de génie civil et du bâtiment.

Carrières de Casablanca : un héritage archéologique mondialement reconnue

L’histoire des carrières remonte à l’époque de construction du port de cette ville économique du Maroc au début du siècle dernier. Le développement démographique et l’expansion urbaine de la métropole de Casablanca a nécessité un besoin énorme en matériaux de construction (granulats, ciment, pierres…), ce qui a conduit autrefois à l’ouverture de plusieurs carrières aujourd’hui abandonnées. Ces carrières, autrefois localisées dans les périphéries de Casablanca, se trouvent actuellement en milieu périurbain ou en pleines agglomérations (carrières de Sidi Moumen, carrières de Médiouna, carrière D’Ahl al Oughlam, carrière de Sidi Abderrahmane, carrières d’Oulfa et autres carrières encore…).
Les fouilles entamées dans ces carrières par des spécialistes en la matière, ont conduit à la découverte d’un patrimoine archéologique de grande valeur scientifique mondialement reconnue. Parmi les carrières qui contiennent un héritage préhistorique unique et qui sont de renommée internationale, on peut citer, entre autres :
La carrière d’Ahl al Oughlam : Cette carrière appartient administrativement à l’arrondissement de Sidi Moumen et à la Préfecture de Sidi Bernoussi. L’âge du site remonte au pliocène terminal soit environ 2,5 millions d’années. Le site est très riche en une faune diversifié à base de rongeurs, insectivores, ours et d’autres espèces de carnivores.
La carrière Thomas. Ce site date d’environ 1 million d’années. On y a trouvé des outils lithiques préhistoriques qui correspondent aux anciennes civilisations connues jusqu’alors au Maroc. A ce patrimoine archéologique unique sont associés des restes d’hippopotames et d’éléphants.
La carrière de Thomas a livré aussi des vestiges d’hominidés, du genre Homoerectus, qui datent d’environ 400 000 ans.
La carrière de Sidi Abderrahmane. L’âge de ce site est compris entre 600 000 et 200 000 ans (Pléistocène). Les fouilles des chercheurs, qui ont travaillé dans ces sites, ont permis de mettre en évidence une mandibule humaine fragmentaire, qui correspondrait, selon les spécialistes, à un Homo erectus évolué. A ces restes humains, sont associés plusieurs outils lithiques.

Les nombreux travaux de recherche effectués sur ses carrières ont fait de ces sites paléontologiques un parc archéologique « Parc Archéologique de Casablanca ».
L’analyse de situation montre que ce patrimoine est menacé par l’urbanisation et la pollution (transformation des carrières en décharges sauvages).
C’est pourquoi, nous lançons un appel aux pouvoirs publics, aux associations et aux chercheurs pour protéger et préserver ce patrimoine géologique. La promotion de prestations et d’animations dans ces «musées naturels » est l’une des pistes pour le développement de l’écotourisme national et la mise en valeur de ces sites.

Carrières de Casablanca et l’impact environnemental négatif

Certes, l’exploitation des matériaux à partir de ces carrières était à la base d’un enjeu socio-économique, mais la non réhabilitation de ces dernières a engendré un impact négatif sur l’environnement.
Le diagnostic de l’état actuel des carrières de Casablanca et de leur environnement (cas de la carrière de Sidi Moumen par exemple) soulève les problèmes suivants:
– Une disharmonie du paysage et un aspect non esthétique en raison de son emplacement au milieu des agglomérations;
– Des problèmes d’insécurité pour les riverains liés à la présence de front de taille sous forme de falaises verticales de plus d’une 20ène de m;
-Sa transformation progressive en décharge sauvage;
-La prolifération des bidonvilles autour du site par une population issue de l’exode rurale.
Tous ces phénomènes portent atteinte à l’environnement et nécessitent une intervention urgente pour l’identification de projets d’aménagement.

Carrières de Casablanca : des sites potentiels de décharges sauvages
Sans vouloir être exhaustif, je me contente de citer deux exemples : la décharge publique sauvage de Médiouna et la décharge fossile de Sidi Moumen.

Décharge fossile de Sidi Moumen

Jusqu’à 1986, les déchets domestiques étaient véhiculés vers les décharges de Sidi Moumen et de Tit Mellil avant que ces dernières soient abandonnées sans que les autorités prennent le souci de leur réhabilitation malgré le danger écologique qu’elles présentent. Il s’agit d’une décharge fossile sauvage non contrôlée. Elle se situe dans le territoire de l’arrondissement de Sidi Moumen qui appartient administrativement à la Préfecture des Arrondissements de Sidi Bernoussi. Les déchets, autrefois déversés dans une vaste carrière, aussi abandonnée sans réhabilitation, portent aujourd’hui atteinte à la santé de la population environnante comme en témoigne l’état des lieux marqué par des odeurs nauséabondes, des infections respiratoires marquées par des états d’allergies et d’asthmes, la prédominance des rongeurs dans les habitats autour du site pouvant constituer des sources potentielles de maladies épidémiologiques, sans parler évidemment de la dispersion et l’abondance des sacs en plastique. La partie organique des déchets se décompose selon des mécanismes de fermentation, pour produire des biogaz et des lixiviats. Ces derniers représentent un véritable danger potentiel pour la contamination de la nappe phréatique.
Notons au passage que la réhabilitation de cette décharge avait déjà commencé en 2006 par son recouvrement par une couche d’argile rouge et par son boisement (mais l’opération n’a pas encore touché toute la décharge) en perspective d’en créer un espace vert et un lieu de loisir pour la population environnante

Décharge de Médiouna

La décharge publique de Casablanca se trouve actuellement à l’emplacement des anciennes carrières des roches massives calcaires de Médiouna. Elle se situe à environ 5km au nord du village de Médiouna et à 10 km au Sud de la ville de Casablanca. Le site couvre environ 80 hectares et comprend 15 carrières. L’état des lieux de ce site montre qu’il porte atteinte à la santé et à l’environnement. En effet, les déchets ménagers collectés dans la métropole de Casablanca sont déversés dans la décharge de Médiouna. Elle a été ouverte en 1986, après la fermeture des décharges fossiles de Sidi Moumen et de Tit Mellil (non encore aménagée). Le site représente une décharge publique sauvage. Il engendre de nombreuses nuisances :
-La quantité des déchets ménagers déversés chaque jour est énorme et avoisine 3000 tonnes;
-Les lixiviats percolent dans le sous-sol et polluent les eaux souterraines de la nappe phréatique, comme en témoignent l’état de certains puits autour du site;
-Le dégagement d’odeurs nauséabondes et de fumées ;
-La mauvaise gestion de la décharge qui n’atteint pas les normes des décharges contrôlées;
-La saturation de la décharge publique existante.

Identification des projets d’aménagement des carrières

Les carrières représentent des installations industrielles qui apportent une grande valeur ajoutée à l’industrie du béton, du ciment, de marbre, de la métallurgie, et de la terre cuite. Pourquoi les carrières abandonnées de Casablanca n’ont-elles pas été aménagées au moment de leur fermeture pour qu’elles puissent constituer aujourd’hui une menace pour l’environnement et pour le paysage? Nous ne possédons pas de réponses, mais leur réhabilitation éventuelle dans l’avenir doit intégrer, à notre avis, compte tenu des expériences internationales, les contraintes d’ordres archéologique et environnemental. Ainsi, l’identification du projet d’aménagement de telle ou telle carrière exige une étude de faisabilité et d’impact du projet. Ce dernier doit associer, d’une part, une démarche environnementale de qualité répondant aux besoins de la population environnante (comme le cas des projets de zones humides, d’espaces verts, de parcs naturels…), et d’autre, la préservation du patrimoine archéologique (parc archéologique, musée naturel, géoparc…).
De tels projets innovants permettront de promouvoir incontestablement l’écotourisme national.

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Zahour Ghalem* & Ghalloudi jalila**
*Laboratoire de Géochimie, Géologie Appliquée et Environnement, Fac. Sciences Ben M’Sik, Casablanca
** Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches: Apprentissage, Didactique, Évaluation & Technologies de l’Information pour l’Education (LIRADE-TIE), Fac. Sciences Ben M’Sik, Casablanca

Etat des lieux et perspectives de développement

Le secteur de la cimenterie est l’un des plus anciens de l’industrie marocaine. Son développement a connu plusieurs étapes. La première usine de cimenterie a vu le jour à Casablanca en 1913 avec une capacité de production de 20.000 tonnes par an. Elle est restée la seule à pourvoir le marché intérieur jusqu’en 1950. Depuis, de nouvelles cimenteries ont été construites pour répondre à une demande de plus en plus croissante. Ainsi les années 1952 et 53 ont vu naître quatre cimenteries à Agadir, Méknès, Tétouan et Tanger. Epargnée lors du tremblement d’Agadir en 1960, l’usine de cimenterie de la ville a fourni l’essentiel du ciment ayant servi à la reconstruction de la nouvelle ville. A partir de 1974 le Maroc connaît une importante pénurie de ciment qui a incité les pouvoirs publics à adopter une politique de zoning, de quotas, de répartition de la production du ciment par région…. Cette période a été marquée par une forte progression de la demande passant de 1,5 million de tonnes à 3,5 millions de tonnes soit une croissance de 9,78 %. La demande était si forte que le pays était obligé d’importer du ciment pour répondre à une demande toujours en augmentation. Pour faire face à cette situation, la construction de nouvelles unités de production était nécessaire. Ce qui sera fait avec le démarrage de l’usine de Marrakech en 1976 et le lancement des cimenteries d’Oujda et de Témara. Mais le secteur allait entrer, à partir de 1980 dans une période de fléchissement qui a durée sept années, avec un taux de croissance n’atteignant guère le 1,2 %. Il s’en est suivi la libéralisation du secteur et la suppression de la politique de zoning. Entre temps une nouvelle cimenterie démarre son activité à Bouskoura en 1982 avec une capacité de 1,3 millions de tonnes. Dès 1988, le secteur retrouve le dynamisme des années soixante- dix avec une croissance de 9,96 %.De nouvelles unités de production sont nées et un centre de distribution a été crée à Laâyoune pour approvisionner nos provinces du sud. De 1992 à 2000, le secteur procède à une mise à niveau et les réalisations se poursuivent avec la construction d’une usine à Safi, d’une ligne de production de clincker à Fès Ras El Ma. Le secteur est alors prêt à exporter. Ce qui débuta en 1994 avec un tonnage de 250.000 tonnes de clincker et 28.000 tonnes de ciment, soit 3,5 % de la production nationale. De nouvelles installations ont vu le jour comme le centre de broyage ciment à Fès Ras El Ma en 1997 et l’atelier de broyage et d’ensachage à Nador en 1998. Le secteur est désormais boosté par l’effet d’entraînement induit par les grands chantiers nationaux, l’accélération du programme autoroutier, le plan Azur d’aménagement des zones touristiques auxquels s’ajoute la demande émanant du secteur du bâtiment qui figure parmi les secteurs qui affichent un fort taux de croissance. Les investissements se multiplient: inauguration du centre broyage de Laâyoune (2001), démarrage de l’usine de Tétouan II et arrêt de celle de Tétouan en 2003, lancement du centre d’ensachage et de distribution de Settat en 2005. L’année suivante, le centre de broyage de Settat voit le jour et l’usine de Bouskoura s’agrandit grâce à une extension.
Un secteur dynamique
Quatre grandes entreprises, leaders dans le monde, exploitent neuf usines et 4 stations de broyage avec une capacité de production de 11 millions de tonnes. Le développement de l’industrie cimentière étant fortement lié au développement économique du pays et à la mise à niveau des secteurs de la construction et du logement, les entreprises cimentières réalisent selon l’Association Professionnelle des Cimentiers –APC- des investissements annuels de l’ordre de 550 millions de dirhams par an en moyenne. Ces montants sont affectés à la maintenance des outils de production, à leur mise à niveau technologique, à l’optimisation et l’extension des capacités de production et à la protection de l’environnement.
Atouts du secteur:
L’industrie cimentière est l’une des activités industrielles les mieux structurées et les mieux réparties sur le territoire national. Elle réalise, en moyenne, 45 % de la production et 50 % de la valeur ajoutée du secteur des matériaux de construction. Le marché national est réparti entre les différents acteurs avec une prédominance de LASARGE dans le nord-ouest, CIMENT DU MAROC dans le sud et HOCIM dans le nord-est. Les coûts élevés du transport expliquent, dans une large mesure, le fait que chaque groupe contrôle une grande partie du marché dans sa région. Les programmes d’infrastructures routières, de tourisme et d’installations sportives ainsi que la volonté affichée par le gouvernement de résorber le déficit en logement social, constituent des opportunités certaines pour cette industrie en pleine mutation. Les atouts du secteur sont nombreux si l’on se réfère aux étapes parcourues, aux investissements consentis, à la mise à niveau de ses infrastructures ainsi qu’aux besoins encore à combler en termes de demande potentielle. La consommation du ciment par habitant au Maroc reste encore très faible par rapport à celle enregistrée dans des pays à économie comparable. Ainsi, et jusqu’à fin 2002 par exemple, cette consommation de ciment par habitant était deux fois plus élevée en Tunisie qu’au Maroc. Pourtant nous sommes plus peuplés que la Tunisie…La croissance du secteur est donc inscrite dans une dynamique de croissance de secteurs vitaux comme le bâtiment ou le logement social comme en témoignent les ventes du ciment et la hausse des crédits à moyen et long termes accordés par le secteur bancaire au projets de logement….
Handicaps du secteur
Le coût de l’énergie reste la préoccupation majeure de l’industrie cimentière marocaine. La suppression de la TIC sur les combustibles industriels ayant été accordées au titre de la loi de Finance 2004 a cependant été accompagnée d’un relèvement du taux de la TVA applicable à l’énergie électrique de 7 % à 14 %. A ce titre, il convient de signaler que le coût de l’énergie représente les deux tiers du prix de revient au Maroc. Par ailleurs, le démantèlement progressif des droits de douane placera les industriels marocains du ciment face à la concurrence des opérateurs internationaux qui disposent de ressources énergétiques dans des conditions plus avantageuses. Cependant, l’un des grands défis auxquels est exposé le secteur est, sans doute, l’ouverture de nos frontières à travers les accords de zones de libre échange que le Maroc a signé. Les principaux concurrents dans cette perspective sont l’Egypte et la Turquie qui bénéficient d’avantages en termes de coût de l’énergie, ce qui se répercute sur le prix de leur ciment qui est plus abordable par rapport au nôtre. La différence dans les prix peut aller jusqu’à 50 %. Même avec des coûts de fret maritime en hausse, les ciments importés d’Egypte ou de Turquie resteront aussi compétitifs. A l’avantage dû à la baisse du coût de l’énergie dont sont bénéficiaires ces deux pays s’ajoute la forte dévaluation de leurs monnaies par rapport au dollar. Ces monnaies ont perdu en quelques années la moitié de leur valeur, favorisant ainsi les exportations évaluées en dollar. A court ou à moyen termes seulement, cette offensive du ciment étranger pourrait être tempérée par les exigences normatives, le manque d’infrastructures marines capables d’accueillir de grosses cargaisons de ciment et le coût relativement élevé du fret maritime.
Nuisances environnementales : Les cimenteries et les exploitations granulaires mises en cause
Les problèmes de pollution sont devenus actuellement un sujet de préoccupation dans les pays industrialisés. Au cours de la dernière décennie, d’innombrables réunions d’experts, de nombreux colloques ou congrès scientifiques, une multitude d’articles de presse, ont contribué à vulgariser la notion de pollution et ont aussi conduit de nombreux pays à prendre conscience des nuisances industrielles qui sévissent. La pollution de l’environnement apparaît lorsqu’une substance chimique donnée est présente dans l’environnement, mettant la vie ambiante en danger, cela implique que tout élément ou composant chimique est partiellement polluant, pour autant qu’il soit présent dans l’environnement en concentration élevée …Les exploitations granulaires sont mise en cause. Elles émettent dans l’atmosphère une quantité importante de poussière, qui pollue entre autre l’environnement humain et biologique. Les cimenteries et les carrières contribuent de ce fait, de façon relativement importante, à la diffusion des poussières dans l’atmosphère environnante. En plus de leur action toxique sur la végétation et sur l’eau, elles contribuent ainsi à une contamination importante des sols.
Les cimentiers et le respect de l’environnement
La problématique des effets collatéraux de l’industrie cimentière sur l’environnement a retenu l’attention des cimentiers marocains dès 1992, année de la tenue à Rio du premier Sommet de la Terre. Mais ce n’est qu’en 1998 que les opérateurs du secteur signent une convention avec le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement pour la préservation de l’environnement dans le secteur cimentier. Un véritable plan de sauvetage qui s’est étalé sur six années et qui a nécessité un investissement de 7 millions de dirhams. Aujourd’hui et grâce aux efforts fournis en termes d’équipements et procédés permettant la maîtrise des rejets atmosphériques, on constate certes une réduction non négligeable des émissions de poussières mais il reste encore beaucoup à faire si l’on se réfère à de récentes études. En 2005, une nouvelle convention est signée. Faisant suite à la première, celle-ci concerne le confortement des engagements mutuels déjà contractés: incinération des pneus, des huiles usagées, l’arrêté fixant les seuils des émissions atmosphériques pour le secteur cimentier…Mais, à ce jour aucune étude fiable n’a livré une évaluation exacte des retombées de ces conventions sur l’environnement ni sur le degré d’implication des différents intervenants dans la démarche de préservation de l’environnement.

Les nouvelles cibles de recherche minière

Par

Abdellah MOUTTAQI*

Au cours des dernières années, les travaux d’exploration minière entrepris par l’Office National des Hydrocarbures et des Mines ont permis de mettre en évidence de nouvelles cibles, caractérisées soit par leur typologie soit par leur thématique.

De point de vue typologique, deux exemples méritent d’être cités: le premier concerne les minéralisations aurifères de Jbel Malek, situées à 20 km au NE de Bouanane (province de Figuig) et découvertes en 2000 par l’ONHYM, se présentent sous forme de veines de quartz encaissées dans des formations volcano-plutoniques du Néoprotérozoïque supérieur.

Des niches prometteuses
La particularité de ces minéralisations est liée à leur âge de mise en place hercynienne (environ 293 Ma, Stéphano-Autunien) dans un encaissant précambrien (569Ma). Les ressources sont évaluées à 1 074 463 t @ 3,76 g/t Au, comme ressources indiquées et à 614 260 t @ 4,94 g/t Au, comme ressources inférées. Cédé à une compagnie privée dans le cadre d’un appel d’offres international, ce projet fait aujourd’hui l’objet d’une étude de faisabilité. Le second exemple est illustré par les minéralisations polymétalliques-or d’Azouggar N’Tilili, situées sur la bordure SW de la boutonnière de Bas Draa à une cinquantaine de kilomètres à l’est de la ville de Tan Tan. Découvertes en 2005, ces minéralisations sont constituées de filons de quartz orientés NS à NNE et sont encaissés dans les grès micro-conglomératiques de l’Infracambrien- Cambrien. Le développement de ce gîte par sondages a permis d’estimer les ressources à 452 500 t @ 5,8 g/t Au ; 5,4% Pb ; 5,7% Zn et 44,8 g/t Ag pour une puissance de 1,4m ou à 1 105 600 t @ 2,3 g/t Au ; 2,2% Pb ; 3,6/ Zn et 19 g/t Ag pour une puissance de 4m. Un appel d’offres international a été lancé pour la cession de ce prospect conformément à la stratégie de l’ONHYM et à la réglementation en vigueur.

Nouvelles cibles
Sur le plan thématique, le lancement des travaux d’exploration au niveau des provinces du sud depuis 2002 a abouti à identifier une large province à carbonatites renfermant des minéralisations de Fe, Nb, TR et U. les carbonatites de Glibat Lafhouda, situées à environ 70 km au SW d’Awserd, sont formées de corps circulaires et de dykes et sont recoupés par une brèche à oxydes de fer. La minéralisation en Nb, Ta, Fe, U et REE est associée aux oxydes de fer et aux carbonatites avec des teneurs en surface sont de 0,37 % Nb2O5, 0,3 % REE, 217 ppm Ta205 et 315 ppm U3O8. Dans le secteur de Twihinate, situé à environ 250km au sud de la ville de Dakhla, les gneiss sont intrudés par une brèche à silice vacuolaire qui apparaît sous forme de deux anneaux circulaires, un anneau externe formé essentiellement par une brèche à silice vacuolaire et un anneau interne formé en plus de la brèche par une masse d’oxydes de fer. L’échantillonnage de surface montre des teneurs qui varient entre 0,2 et 0,5% Nb2O5, 0,5 et 1,5 % REE, 50 et 60% Fe et 0,5g/t Au.

Perspectives optimistes
En conclusion, la mise en évidence de ces nouveaux types de cibles permet de souligner l’importance du diachronisme entre la mise en place des minéralisations et de leur encaissant immédiat ainsi que l’importance du cadre géodynamique primaire. Elle démontre aussi que le dogme selon lequel l’or est toujours précambrien doit être aboli, les minéralisations d’Azouggar N’Tilili et de Jbel Malek sont d’âge hercynien. Ceci permet de lancer de nouveaux programmes de recherche dans des séries post-précambriennes, à des degrés de déformation contrastés. Après la découverte du gisement d’Iourirn et sa mise en exploitation à partir de la décennie 90, les projets d’Azouggar N’Tilili et de Jbel Malek constituent de nouveaux « gisements fondateurs ». Enfin, cette mise en évidence prouve que de nouvelles perspectives pour la recherche minière dans notre pays existent depuis le lancement des travaux de recherche dans les provinces sud et qui ont permis de circonscrire de nouvelles thématiques à grand potentiel.

*Directeur de l’Infrastructure Géologique et de l’Exploration Minière
Office national des hydrocarbures et des mines ; 5 avenue Moulay Hassan
Rabat, Maroc
mouttaqi@onhym.com