Zone Industrielle

PDE et MNEE à Sidi Bernoussi

Mobilité et rationalisation énergétique

Il y a presque dix ans et face aux difficultés de la zone industrielle de Sidi Bernoussi pourtant reconnue comme le poumon économique du pays, plusieurs chefs d’entreprises pionniers décidaient d’unir leur efforts pour défendre les intérêts communs de leurs entreprises et de celles de l’ensemble de la zone.
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Izdihar, l’association des opérateurs économiques des zones industrielles de Sidi Bernoussi a, ainsi vu le jour dans ce contexte et avec une démarche originale résolument orientée vers le développement durable et les notions d’entreprises citoyennes et responsables.
Aujourd’hui, Izdihar est connue et reconnue. Elle est structurée et autonome avec un bilan concret et important à son actif.
En effet, l’association Izdihar a été, entre autres, porteur au cours des dernières années de deux projets importants dans le développement durable de la zone industrielle de Sidi Bernoussi, en l’occurrence, le projet d’économies d’énergie et de protection de l’environnement dans l’industrie et le Plan de Déplacement d’Entreprises (PDE) étudiant la problématique du transport sur la zone industrielle.
Aussi, Izdihar a-t-elle, dernièrement organisé un atelier de restitutions des résultats de ces deux projets qui touchent à leur fin.
Pour ce qui est de la Restitution du diagnostic de la problématique du transport, des propositions d’amélioration ont été présentées par M.M Samuel Watchueng et Xavier Godard, de IED France. Il s’agissait en fait de donner d’abord un aperçu des démarches poursuivies dans l’élaboration du diagnostic, des entraves rencontrées, des résultats et améliorations prévus et, en fin des perspectives d’avenir et des retombées bénéfiques de l’accomplissement de ce programme. M. Watchueng a ainsi fait le point sur les objectifs et la méthodologie pour ensuite souligner les principaux résultats du diagnostic. M. Godard a, pour sa part défini les principales mesures envisageables. Il a ainsi souligné qu’il existait deux batteries de mesures dont l’une dépendait des autorités et consistait à effectuer les travaux et entreprendre les démarches touchant le cheminement des piétons, la desserte par bus, la desserte par grands taxis et l’aménagement de la voirie.
L’autre batterie appelle l’implication de l’entreprise et consiste en l’organisation du covoiturage, du ramassage du personnel (cas du transport d’entreprise), l’aménagement de parking sécurisé pour les deux roues et la sensibilisation.
Dans le volet Conclusion et perspectives et entre autres résultats positifs du projet, l’intervenant a insisté sur le bilan carbone des mesures proposées, soulignant le changement de parts modales en P/Km (Passager/ Kilomètre) et la pertinence des démarches qui mèneraient à plus de vélos en circulation, moins de cyclomoteurs, moins de véhicules polluants, en somme la réduction d’émission de près de 2.000 tonnes de CO2 par an.
Pour ce qui est de la restitution des résultats du projet « Mise à Niveau Energie Environnement » cumulés pendant les cinq dernières années, M. Philippe Garnier (IED), a souligné les objectifs et les modalités de financement de ce projet, la démarche poursuivie, les résultats et les conclusions. Il s’agit, a-t-il précisé, d’un dispositif d’accompagnement de l’industriel dans les projets, de l’aide financière, de logistique et d’animation.
Prévu sur trois années, le projet mise à niveau Energie Environnement est promu par l’association Izdihar, soutenu par la Banque Mondiale et par le Ministère des Affaires Etrangères Français et réalisé par le Bureau Innovation Énergie Développement IED, autour de trois axes d’intervention à savoir la mise à niveau sur le plan énergétique et environnemental, d’au moins 70 entreprises industrielles de la zone la mise à niveau environnementale et sociale de la zone et l’émergence d’une structure de gouvernance de la Zone Industrielle.
Le projet a pour objectifs, à terme, de Permettre aux industriels de la zone de réduire leurs factures d’énergie et de ressources naturelles, de renforcer la capacité des bureaux d’études marocains spécialisés à participer concrètement à la mise à niveau des entreprises en créant un lien de confiance entre les deux parties et d’amener les fournisseurs d’équipements et les installateurs à offrir une garantie de performance des projets développés par l’industriel.
Le projet consiste en l’Information et la formation des industriels de la zone sur l’importance d’une gestion optimisée de la consommation des fluides (énergie et eau), la réalisation des diagnostics et l’accompagnement de l’industriel sur toutes les phases du projet:
Il en ressort que près de 60 sociétés représentant les secteurs de l’agroalimentaire, Chimie et parachimie, textile et cuir et I MMEE ont réalisé le diagnostic dont vingt cinq ont poursuivi le processus APD dont cinq avec l’assistance de Izdihar.

Quand « Al Mouqatila » vient à la rescousse

Les trafiquants empruntent, dans leur besogne un moyen de transport tout aussi curieux que ce qu’ils magouillent. Une voiture, oui. Mais pas n’importe laquelle. Peu importe la marque, d’ailleurs le pauvre véhicule a subit tellement de transformation qu’il est admis à toutes les épreuves, sauf à celle de la visite technique qu’il ne passe jamais d’ailleurs au risque d’être refoulé pour être inconnu sur la liste des véhicules autorisés à la circulation. A vive allure, on croirait voir passer un engin issu directement de certains films de fiction, ou encore penserait-on qu’on a eu la chance d’assister au tournage de « Mad Max ». Trop brutal, tout comme cet engin qualifié de vraie « machine à tuer ». Les rudes combats le connaissent d’ailleurs tellement qu’on a fini par le baptiser « Al Mouqatila » et c’est très significatif et connote l’ensemble des usages de cet outil. Battante et combattante, cette voiture « tue ». Qu’importe, si pour son propriétaire c’est un solide convoyeur de fonds qui rapporte gros ! Quotidiennement et en fonction du nombre de voyage effectués c’est un gain net de deux à quatre mille Dirhams, sur toutes les opérations (commercialisation et transport du carburant). Epargnez-vous l’opération de calcul mental, le net mensuel est énorme 600.000 DH à 1.200 000 DH). De quoi s’acheter la plus performante des 4X4 dernier cri. Le hic est que cette belle voiture, et contrairement à « Al Mouqatila », ne passera jamais inaperçu et en plus elle a des pièces d’identité et donc facilement repérable. Alors que la VL SDF, (comprendre SVP : voitures légère sans papiers, ni immatriculation, ni documents de justification légale). Ce « Gladiateur » des routes est toujours en fuite, causant, assez souvent, sur son passage des accidents mortels. Qu’importe donc s’il se renverse ou fini dans un ravin, personne ne le pleurera et il partira l’âme tranquille, il n’aura que suffisamment admirer « les Hallabas », s’amuser à sucer les longs tuyaux pour remplir les jerricanes, ces messieurs étant responsables de charger et de décharger le carburant avant son acheminement vers Oujda , opération où intervient avec bravoure, cette fidèle et fiable « Mouqatila » qui fait ainsi partie, et sans trop le savoir, d’un trafique hautement structuré et générateur de colossales fortunes dont elle ne glane que des pneus neufs et des amortisseurs importés, pour ce qui fut jadis ses beaux yeux, directement de « la ferraille » de Nador.

Contrebande

Très actifs au Nord –Est du pays et dans la Région de l’Oriental, les trafiquants, passeurs et recéleurs de carburant seraient en phase de passer « un sale quart d’heure ». C’est même dire qu’ils vivraient de très mauvais jours. Leur gagne-pain est sérieusement « menacé » Crient-ils au scandale ! Bien au contraire, ils s’acharnent, persistent et signent, pas de répit, Que la guerre continue! Guerre, c’est le cas de le dire. Puisque d’un coté il y a les « Bons », Gendarmerie Royale, Police et Douanes (dont les éléments sont depuis longtemps sur pied de Guerre pour faire face à se fléau) et de l’autre il y a les « méchants » soit tous ces contrebandiers qui se font aujourd’hui «Légion ». Et ça continue. C’est même devenu un exercice quotidien pratiqué de part et d’autre. Une réalité pas du tout de tout repos dont ce reportage tentera de vous approcher par la description des faits et par l’image.

Ni Gasoil ni Super, mon carburant s’appelle « Bidon » !

Si la pratique de trafic et contrebande de carburant est fortement réprimée par beaucoup d’habitants du Nord-Est et de la Région de l’Oriental, ceci ne suffit pas pour dissuader tous ceux qui en font un vrai « métier ». Adeptes du « moindre effort », personne n’oserai avancer de tels propos, vu les efforts fournis par ces contrebandiers, chaque jour que Dieu fait, pour amasser, illicitement, quelques milliers de dirhams en fin de journée. Ces jours-ci, les contrebandiers mettent les bouchées doubles voyons sérieusement arriver la fin de leur longue carrières et leur pratique en voie de disparition. De gigantesque efforts sont ainsi déployés mais, faute d’une vrai collaboration et une coopération rigoureuse entre les parties concernées (Maroc et Algérie), la tache ne sera pas aisée pour la partie marocaine qui tend la main aux voisins, en vue de réussir ensemble l’éradication de ce phénomène combien nuisible à l’Economie des deux pays.

Le prix des carburants « à la Pompe » est au moins une fois plus cher que le prix du carburant « à la Jerricane » ( ce coût varie selon la conjoncture et en fonction de la vigilance et du degré d’alerte, nous a-t-on appris sur place). Pourquoi donc ne pas s’en procurer ? Et pourquoi ne pas en vendre ? Le gain est ainsi alléchant et la fortune bien assurée. C’est illicite, c’est vrai. C’est contraire au Lois et réglementations en vigueur, ça affecte même quelque part, le circuit économique national, voire toute l’Economie, mais c’est ça ou rien. A croire que nous sommes dans une Région où il n’y a vraiment plus rien à faire… Ce qui est loin aujourd’hui, d’être le cas.

Les risques d’un pseudo-métier
Les malfaiteurs et grâce à leur redoutable arme dite « Al Mouqatila » oublient ou plutôt s’amusent à oublier que c’est avant tout le Commerce, c’est l’Energie, c’est toute la filière de distribution structurée et le réseau des hydrocarbures et sociétés du domaine, voire l’Economie nationale qu’ils sont en train de tuer. C’est aussi tout sens de civisme, de nationalisme et de marocanité qu’ils abattent à chaque coup et de manière cruelle, chaque fois que leur gain est très important et compte des millions de centimes.
Ces mêmes millions à jamais incapables d’acheter une « vie » arrachée à un citoyen écrasé par leurs fameuses « machines a tuer », accidentellement pris dans les feux d’une lutte contre les flux des trafiquants, ou lors d’une poursuite. Pour ceux qui ont eu la chance d’échapper à une mort aussi « subite », le danger ne s’arrête pas. Partout à Oujda et sa région, les marchés regorgent de produits en provenance d’Algérie. Etalés aux vues et aux sus des milliers de passants qui n’échappent ni aux appels, ni aux propositions, ni au dérangement même de farouches et douteux commerçants, vendeurs et marchands, pas vraiment ambulants puisque chacun s’est accaparé son petit coin où il vend de tout. Des médicaments, aux clous, en passant par le « Qarqoubi », les outillages mécaniques et électriques, les vêtements… Le menu est long et très varié. Les alcooliques et accros du tabagisme y trouvent chaussures à leurs pieds quand les pompistes de la place déclarent faillite et viennent prendre une place au premier rang, pour admirer leurs redoutables concurrents tuer à feu doux et sans aucune obligation ni contrainte, leur précieux métier. Ces frauduleux nouveaux vendeurs de carburant s’en mettent plein les poches faisant fi de tous les autres secteurs auxquels ils portent atteinte et en font perdre plusieurs millions de Dirhams. Conscientes qu’elles avaient du pain sur la planche, les autorités locales ont décidé de passer à l’action. Une action qu’elles mènent en coordination avec les forces de l’Ordre et qui commence déjà à donner quelques premiers fruits à en juger par les grandes captures effectuées.

Un bilan rassurant
Le bilan en périmètre urbain fait état de vingt cinq tonnes des carburants saisies en 2007. Pour l’année en cours un premier chiffre annonce quelque quatre vingt tonnes d’hydrocarbure. Pour ce qui est des véhicules cinquante voitures ont aussi été saisies. Près de 220, (222 précisément) ont été poursuivies en justice pour implication et complicité dans ce trafic.
Résultats très significatifs lorsqu’on sait que le champ d’action, soit le périmètre rural et la zone frontière ne facilitent pas la tâche à la Gendarmerie Royale qui accomplie sa mission malgré les contraintes ( zone déserte, accessibilité quasiment impossible, passages périlleux, conditions climatiques difficiles…). Une surveillance est assurée 24h/24h avec une mobilisation permanente de moyens humaines et matériels. L’ensemble du réseau routier est constamment contrôlé. Des mesures de vigilance et de prévention sont mises en œuvre pour venir à bout de ce désastre.
Ainsi, et grâce, à une forte collaboration entre les différents services concernés , les éléments de la Gendarmerie Royale d’Oujda, ont réussi, en 2007, une prise considérable consistant en 732 moyens de transport  et 600tonnes des carburants. A fin novembre 2008, ils étaient à plus de 700 moyens de transport confisqués et quelque 600 tonnes de carburant saisies. Les chiffres fournis en novembre dernier laisse prévoir une augmentation de valeurs générées, de près d’un million de DH d’ici à la fin de l’année, valeurs estimées à ce jour à 34MD. Coté Douanes, la collaboration avec la Gendarmerie Royale a aussi été bénéfique puisque ce département a réussi, entre 2006 et 2007, la saisie de 3300 véhicules réquisitionnés au Parc de la Douane.

Huiles usagées

Un facteur de pollution environnementale

Une huile usagée est une huile qui, après utilisation, devient contaminée. Elle est alors considérée comme déchet dangereux. A titre d’exemple, un litre d’huile usagée peut contaminer jusqu’à un million de litres d’eau potable. Les lubrifiants moteurs représentent la grande partie des huiles récupérables et génèrent les résidus suivants : L’huile usagée elle-même, le filtre, les dépôts agglutinés sur le filtre à huile du moteur, le contenant dans lequel l’huile à été mise sur le marché, et, enfin, les restants d’huile vierge demeurés au fond du contenant.

L’huile usagée récupérée dans une station peut, si elle n’est pas éliminée par des procédés fiables et contrôlés, finir comme combustible dans les bains maures, des fours traditionnels ou servir pour d’autres usages polluants. Conscientes des répercussions environnementales de cette éventualité, les entreprises pétrolières ont été les premières à sensibiliser les gérants de stations sur la problématique environnementale des huiles usagées. En effet, la combustion non contrôlée et ne disposant pas de système de filtration efficace génère des gaz nocifs pour la santé et pour l’environnement. Les conséquences sur les générations futures peuvent être catastrophiques. L’élimination de ces huiles à travers les décharges, le sol, ou les égouts par les particuliers et les bricoleurs d’autos peut perturber le fonctionnement des stations de traitement des eaux et altérer la qualité de l’eau traitée. Il existe pourtant deux moyens propres et rentables pour se débarrasser des huiles usagées. : le premier est la régénération, qui permet d’obtenir, à partir de 3 litres d’huile usagées, 2 litres d’huile de base ayant les propriétés de l’huile de base neuve ; le second est la valorisation énergétique qui consiste à utiliser les huiles usagées comme combustible dans les cimenteries autorisées.
La solution « Filière de valorisation des huiles usagées »
Au Maroc, lorsqu’elles ne sont pas éliminées dans des installations appropriées, les huiles usagées sont rejetées dans la nature ou utilisées d’une manière non contrôlée comme combustible dans les bains maures, les fours traditionnels, les briqueteries et certains véhicules de circulation. Ces huiles ont un impact négatif sur l’environnement, l’hygiène et la santé des citoyens, sans parler des risques d’incendie. Les conséquences qu’elles pourraient entraîner sur l’environnement ont conduit les pouvoirs publics à établir des réglementations environnementales contraignantes dont la loi 28-00 qui prévoit même des sanctions pénales dans son article 74. Au vu de ce constat et conformément à leur engagement commun en faveur du développement durable, des entreprises pétrolières et cimentières, ont décidé d’établir un partenariat pour créer sous l’égide du Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement un système organisé de collecte et de valorisation écologique des huiles usagées

Les cimenteries à la rescousse
L’utilisation des huiles usagées dans les fours de cimenteries a été une solution déterminante pour éliminer ces huiles du marché informel, ce qui en réduit les nuisances tant au niveau de l’environnement qu’à celui de la concurrence déloyale que des huiles frelatées pourrait constituer. Il n’en demeure pas moins que l’implication des responsables des stations services dans l’opération de collecte reste timide. Ce qui est compréhensible si l’on tient compte des bénéfices qu’un gérant de station peut gagner de la vente clandestine d’une partie des stocks récupérés après les opérations de vidange.

Des carburants et des moteurs moins polluants

Dans les pays développés, les émissions ont diminué durant ces dernières décennies. La cause principale en est l’introduction de carburants plus propres ainsi que l’introduction de technologies de moteurs améliorée et la généralisation des dispositifs de post-traitement. L’introduction de l’essence sans plomb pour les véhicules essence a préparé le terrain pour les systèmes de post-traitement, notamment les pots catalytiques. L’arrivée de véhicules encore plus performants équipés de systèmes additionnels de contrôle des émissions contribuera davantage à la baisse des émissions nocives. En ce qui concerne les véhicules diesel, des progrès significatifs sont à noter dans la réduction des niveaux de souffre dans le gazole, de concert avec l’émergence de moteurs diesel plus propres et de technologies de post-traitement tels que les pièges à particules.

Nuisances liées aux émissions des véhicules

Le plus grand problème lié à la qualité de l’air dans les pays en développement est la pollution atmosphérique dans les zones urbaines. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que près 800.000 personnes meurent prématurément chaque année des suites de la pollution atmosphérique urbaine. La plupart de ces décès prématuré se produisent dans les pays en développement. Mais au-delà des impacts cardiovasculaires et pulmonaires, la pollution atmosphérique peut avoir des impacts sérieux sur le fœtus et la santé des enfants. Les émissions des véhicules sont l’un des nombreux facteurs contribuant à une mauvaise qualité de l’air en zone urbaine. Ces émissions contiennent du monoxyde de carbone (CO), des hydrocarbures insuffisamment brûlés, ou des composés organiques volatils, des oxydes d’azote (NO) et des particules en suspension (PM). Ces émissions dépendent des carburants utilisés et de la conception des véhicules. On estime que les transports globaux vont se développer rapidement d’ici à 2050, ce qui aura pour effet de doubler la demande mondiale en carburant. Au niveau mondial, on estime que les véhicules à moteurs contribuent à hauteur de 25 à 75 % à la pollution atmosphérique urbaine, ce pourcentage étant fonction du polluant et du lieu. Dans de nombreux pays en développement, les émissions des véhicules conventionnels vont certainement continuer à augmenter dans les prochaines décennies. Considérant la mauvaise qualité actuelle des carburants et des véhicules que l’on trouve souvent dans les pays en développement, les problèmes de pollution atmosphérique urbaine qui sont d’ores et déjà pressants vont très certainement s’aggraver encore si aucune mesure n’est prise.

Hydrocarbures

Remplacement du Diesel ordinaire et 350 ppm par le diesel 50 ppm

Pourquoi un carburant
en chasserait-il un autre

A partir de janvier 2009, les automobilistes découvriront dans les stations services du pays un nouveau type de gasoil en plus des différents carburants déjà existants et qui sont : le gasoil ordinaire (1 % de souffre), le gasoil 350 ppm et l’essence dit super.
Par Saïd Fathallah

Le nouveau carburant qui marque une évolution dans le respect de l’environnement n’est autre que le gasoil 50 ppm (0,005 % de souffre) tant attendu par les automobilistes propriétaires des véhicules dotés des dernières générations de moteurs. Mais la coexistence du gasoil 50 ppm avec les carburants habituels ne sera toutefois que de courte de durée, au plus deux mois, le temps d’écouler les stocks du raffineur Samir et de maîtriser le circuit d’approvisionnement. Après cette période, seuls le gasoil 50 ppm et le super sans plomb continueront d’être servis dans les station services. Le nouveau carburant, en plus de sa convenance aux moteurs TDI et HDI, est tout à fait indiqué pour réduire les nuisances environnementales dues à la circulation routière et citadine. L’évolution des moteurs des véhicules et la volonté des pouvoirs publics de préserver l’environnement naturel ont donc accéléré la concrétisation de cette avancée écologique.

Préparer les installations
La commercialisation du gasoil 50 ppm devra être conforme à ce que stipule l’arrêté 1546-07 du 3 août 2007 du ministre de l’Energie et des mines qui rend obligatoire le respect par les professionnels des nouvelles caractéristiques des carburants commercialisés. Les compagnies pétrolières opérant au Maroc s’attèlent depuis plusieurs mois déjà à préparer leurs réseaux de stations à la nouvelle situation car la gestion du passage au nouveau gasoil nécessite une démarche consistant à nettoyer les installations servant à accueillir le nouveau produit qui risque d’être contaminé en cas d’existence de résidus des produits remplacés. Cette préparation, les compagnies distributrices l’ont connue en 2002 lors de l’introduction du gasoil 350 ppm. Les procédures sont donc connues et rodées par les différents services d’exploitation des sociétés pétrolières. Aucun risque pour les automobilistes qui découvriront à la pompe les signalisations les deux carburants autorisés. Du côté du raffineur Samir, l’assurance nous est donnée par son Directeur Général, monsieur Jamal Ba-Amer, qui affirme que les installations des nouvelles unités dédiées au 50 ppm seront quasi prêtes avant fin 2008.

Des prix revus à la hausse ?
Reste qu’un flou entoure encore la somme d’argent que devra débourser au litre l’automobiliste en contre partie de ce gasoil moins polluant que les précédents. Toujours du côté de la Samir, les choses semblent limpides au Directeur Général de la raffinerie qui est convaincu qu’il est tout à fait dans l’ordre des choses de payer une contre partie en échange d’un carburant de qualité meilleure. Autrement dit, le client devra s’attendre à une revue à la hausse des prix qu’il a l’habitude de voir figurer dans les stations. Signalons à ce propos que le diesel normal (10.000 ppm) représente 98 % de la consommation nationale. Il est soutenu à 2,53 DH/litre par la caisse de compensation. En revanche le diesel 350 ppm représente seulement 2 % (200.000 tonnes par an) et est subventionné à raison de 1,82 DH/litre.

Evolution naturelle

De l’âge de la pierre à l’ère des énergies renouvelables

L’homme avait commencé à exploiter l’énergie il ya bien longtemps depuis l’âge de la pierre. Il produisait du feu par le frottement des pierres de silex. Ce n’est que plus tard que l’homme découvrait des sources d’énergie fossile comme le charbon, le pétrole et le gaz. Mais, en raison du développement économique et industriel d’une part, et l’accroissement démographique d’autre part, les réserves d’énergie fossile vont connaitre progressivement un déclin et une régression.

Par Ghalem Zahour (*)

Ainsi, et pour pallier à ces difficultés, l’homme a été contraint à explorer des énergies alternatives et durables. Ainsi vont apparaître plusieurs formes d’énergies dites renouvelables, en l’occurrence l’énergie solaire, éolienne, hydraulique, nucléaire, géothermique et d’autres types encore.

Energies fossiles
Il s’agit des énergies fossilisées dans des couches géologiques, et dont l’origine est liée à l’évolution dans le temps de la matière organique animale et/ou végétale. Dans ce qui suit je cite quelques exemples :
Le charbon : c’est une matière fossile à partir de laquelle l’homme peut produire de l’énergie. Le charbon est le résultat de la fossilisation, l’enfouissement, la conservation et le confinement des restes végétaux dans des dépôts anoxiques sédimentaires. Les études ont montrés que 4% des réserves en charbon sont exploitées à ciel ouvert, et 97% en sont extraites des gisements profonds.
Le pétrole : c’est la source d’énergie principale sur laquelle se base l’économie et l’industrie, aussi bien des pays développés que ceux en voie de développement. Le pétrole est une énergie fossile à base d’hydrocarbures. Il résulte de l’évolution de la matière organique conservée et confinée en milieu anoxique dans des dépôts sédimentaires généralement marins. La formation du pétrole exige l’existence d’une « roche mère », et nécessite la présence d’une « roche réservoir » (exemple une roche sableuse poreuse), et d’une « roche couverture » imperméable permettant de bloquer la fuite de la matière. Les hydrocarbures sont piégés, par la suite, dans des structures qui peuvent être tectoniques (plis, failles, dômes) ou stratigraphiques. Les explorations pétrolières sont très couteuses. Elles se basent principalement sur des études géologiques et sismiques.

Energies renouvelables
Ce sont des formes d’énergies durables. En voici quelques exemples :
Energie solaire : Il s’agit de l’exploitation des rayons solaires comme source de production d’énergie. C’est une forme d’énergie qui peut être exploitée parfaitement dans les zones bien ensoleillées.
Energie hydraulique : C’est une énergie très largement utilisée. Il s’agit de la production de l’électricité à partir des turbines que fait tourner de l’eau piégée dans des barrages.
Energie éolienne : Il s’agit de l’exploitation du vent comme source de production de l’énergie.
Energie géothermique : Elle correspond à une énergie produite à partir de la chaleur souterraine manifestement liées à la mise en place des magmas chauds en profondeur. Les eaux souterraines se réchauffent à proximité de ces intrusions magmatiques, et lorsqu’elles montent en surface sous pression sous forme de vapeur (cas des sources thermales et geysers), peuvent produire de l’électricité en présence de turbines. La chaleur est utilisée encore comme source de chauffage des ménages. Cette source d’énergie reste très limitée dans l’espace (Islande, Italie..).
Energie nucléaire : Beaucoup de pays produisent de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire. La France, à titre d’exemple, produit ¾ de ses besoins en électricité à partir du nucléaire, et le Japon en produit le 1/3. Néanmoins le recours à cette forme d’énergie nécessite beaucoup de précautions en matière de gestion des déchets nucléaires dont l’expérience de Tchernobyl en 1986 (République d’Okranie) reste encore gravée dans les mémoires.
Les réserves d’énergie fossile sont très limitées, par conséquent, et pour sécuriser l’approvisionnement de l’humanité en énergie, notre plus grand défi est la gestion rationnelle de ces ressources d’une part, et la promotion, la mise à niveau et la généralisation de l’accès aux différentes formes d’énergie renouvelable sans pour autant porter atteinte à notre santé et à notre environnement.

(*) Chercheur à la Fac. Sciences
Ben M’Sik, Casablanca

Facteur de puissance

Mise en œuvre des techniques d’amélioration

Le facteur de puissance présente un exemple typique des projets d’amélioration technique da la consommation électrique au sein de l’entreprise. En effet, le facteur de puissance est une composante importante de la facture électrique Haute et Moyenne Tension des entreprises industrielles. Le montant de la redevance s’y rapportant peut constituer dans certains cas plus 30 %(1) du montant global.

Par : Rabie El Khamlichi (*)
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Dans toutes les installations réceptrices alimentées en courant alternatif et comportant des appareils d’utilisation (transformateur, moteurs, …etc.), la puissance électrique absorbée peut se décomposer en deux puissances. Puissance active (P), utile pour la conversion de l’énergie électrique en énergie mécanique, donc directement utilisable, elle s’exprime en Watt et Puissance réactive (Q), qui sert à l’alimentation des circuits magnétiques des machines électriques pour assurer leur fonctionnement. Elle est mise à leur disposition par le réseau ou, de préférence, par des condensateurs prévus à cet effet (…).
La puissance apparente S est la somme vectorielle des deux puissances: Avec : j2 = -1 S = P + j Q. On appelle Facteur de puissance le rapport instantané entre la puissance active et la puissance apparente, il représente le déphasage entre le signal du courant et celui de la tension : Cos ? = P / S.
Le facteur de puissance moyen est le rapport entre l’énergie active exprimé en KWh et l’énergie apparente exprimé en KVAh.
En effet, plus un facteur de puissance est proche de 1, plus les performances de l’installation sont meilleures. Ceci reflète le taux d’utilisation effective de la puissance absorbée par chaque type d’installation.
Les causes de faibles valeurs de cos ? : Un mauvais facteur de puissance signifie des pertes importantes dans le réseau de distribution ; ainsi le courant fournis sera plus important que le courant requis par l’installation. En général, une installation (comportant des moteurs asynchrones, des transformateurs, des fours ou des chaudières…etc.) demande une énergie réactive aussi bien qu’une énergie active ; donc la valeur de Cos ? est déterminée par ces besoins.
Les faibles valeurs de Cos ? ont souvent pour cause les mauvaises conditions d’utilisation du matériel. Ces conditions correspondent, par exemple : pour les transformateurs : à un fonctionnement à vide ou à faible charge et pour les moteurs asynchrones : à des marches à vide ou à faibles charges fréquentes, auxquelles il convient d’ajouter parfois un niveau de tension d’alimentation trop élevé.
Un faible facteur de puissance a plusieurs conséquences nuisibles au bon fonctionnement d’une installation, impliquant une diminution de son rendement et de son efficacité.
Généralement, on ressent deux impacts d’un faible facteur de puissance, l’un est d’ordre technique et l’autre est plutôt économique :
Impacts techniques :
Influence sur la capacité d’un système électrique : Tout composant du réseau électrique est dimensionné selon ses conditions de fonctionnement, notamment le courant de régime maximal qu’il peut supporter (courant nominal), mais ce n’est qu’une partie du courant qui se transforme en énergie utile, la proportion de cette énergie est égale au facteur de puissance (…)
Ainsi, on remarque qu’on peut obtenir la même puissance active pour un courant apparent plus faible. En effet, un récepteur ayant un bon facteur de puissance permettra une meilleure exploitation des équipements qui l’alimentent, ce qui économise l’investissement dans une éventuelle extension de puissance rien qu’en améliorant le facteur de puissance.
Influence sur la qualité de service

Les pertes dans les lignes de transport : si nous considérons le réseau réduit à son impédance longitudinale : Z= R + j X.
Le transport d’une puissance active P et d’une puissance réactive Q à travers cet élément produit des pertes de la forme : RI2 = (P2 + Q2 )1/2
Ce qui se traduit par  un facteur de puissance plus en croissance où les pertes diminuent. Donc pour minimiser ces pertes, on peut agir sur la puissance réactive, d’où l’intérêt économique de réduire ses transits, on cherchera donc à compenser cette puissance par des générateurs placés au niveau des points de consommation.
Stabilité du réseau : Un autre inconvénient du fonctionnement à faible facteur de puissance est l’instabilité de la tension du réseau. Les fluctuations de tension sont plus courantes dans les conditions d’un faible facteur de puissance et la régulation de tension devient plus difficile.
L’impact économique se traduit ainsi par un amortissement du matériel : les composantes du réseau de distribution et de transport (lignes, liaisons..) ont une durée de vie dépendante de la charge qu’ils supportent, donc si l’amélioration du facteur de puissance soulage le matériel alors leurs durée de vie s’étend sur une période plus grande, d’où un gain sur l’amortissement de l’infrastructure du réseau. En plus d’une majoration Cos ? :En partant des explications précédentes, un mauvais facteur de puissance nuit énormément au réseau de distribution de l’énergie électrique. Pour limiter ce problème, l’ONE pénalise ses clients qui n’atteignent pas le seuil fixé pour les utilisateurs MT à 0,8. Et d’une redevance sur la puissance souscrite (RDPS) : Chaque client est tenu de souscrire une puissance apparente (sauf pour le tarif vert), donc si le facteur de puissance optimise la consommation en KVA, la puissance souscrite est moins importante.

Techniques d’amélioration du facteur de puissance 
Afin de soulager la facture d’électricité et de réduire les pénalités dues à l’excès de consommation de l’énergie réactive, on doit prévoir des sources locales qui peuvent fournir les besoins en totalité ou en partie. C’est ce qu’on appelle la compensation d’énergie réactive.
Le principe théorique de compensation d’énergie réactive  c’est l’amélioration du facteur de puissance d’une installation et consiste à installer un condensateur, source d’énergie réactive. En effet, l’installation d’une batterie de condensateurs de puissance Qc diminue la quantité d’énergie réactive fournie par le réseau.
Ainsi, la puissance de la batterie de condensateurs à installer se calcule à partir de la puissance active de la charge (en kW) et du déphasage tension courant avant (?) et après (?’) compensation.
Le principe de compensation de la puissance réactive Q d’une installation à une valeur plus faible Q’ par la mise en place d’une batterie de condensateurs de puissance Qc. En même temps, la puissance apparente passe de S à S’. Qc = PA*( tg ? – tg ?’ )
Par exemple : Soit un moteur qui absorbe, en régime normal, une puissance de 100 kW
Avec cos ? = 0.75 , soit tg ? = 0.88.
Pour passer à un cos ? = 0.93 soit tg ? = 0.40 , la puissance de la batterie à installer est : Qc = 100*(0.88- 0.40 ) = 48 KVAr.
Les techniques de compensation d’énergie réactive: présentent trois méthodes pour la compensation :
Individuelle, utilisée dans le cas d’identification d’une source individuelle de compensation contribuant à l’augmentation du Cosj . Il faudra donc installer les batteries au point le plus prés de l’équipement à faible facteur de puissance. Ce mode de compensation nous permet de : Supprimer les pénalités pour consommation excessive d’énergie réactive; Soulager le poste de transformation (puissance disponible en kW); Diminuer le diamètre des câbles et réduire les pertes par effet Joule ( kWh).
Par secteur, utilisée dans les systèmes où un ensemble de charges est responsable de la consommation de l’énergie active. Dans ce cas, le compensateur est branché à l’amant de cet ensemble.
Ce mode est le plus souvent utilisé dans les grandes installations. Ce type de compensation permet de  supprimer les pénalités pour consommation excessive d’énergie réactive, de soulager le poste de transformation ( puissance disponible en kW ) et d’optimiser une partie du réseau, le courant réactif n’étant pas véhiculé entre les niveaux 1 et 2; Les pertes par effet Joule (kWh) dans les câbles sont ainsi diminuées.
Et globale qui offre l’installation la plus simple et réalise le meilleur compromis technico-commercial. Ce mode de compensation concerne les petites installations ou les grandes installations dans le cas de condensateurs en gradin (variable).
Ce type de compensation supprime les pénalités pour consommation excessive d’énergie réactive, diminue la puissance apparente ( ou appelée) en l’ajustant au besoin réel en kW de l’installation et soulage le poste de transformation ( puissance disponible en kW).
Pour les pertes par effet Joule, comme les effets de la compensation ne se font sentir qu’en amont de la batterie des condensateurs, seule la partie des lignes qui se trouve entre la source et le point de branchement de la batterie est soulagée du point de vue des pertes joule. Ainsi ce mode de compensation ne fait bénéficier que le fournisseur en gain d’énergie réactive.

Encadré

Etude de cas

Amélioration du facteur de puissance de l’entreprise Textila(2)
D’après le tableau de relevés de la consommation électrique enregistrés durant le mois de septembre 2002 de la société Textila, le Coordinateur Energétique de la société a constaté que le facteur de puissance de la société est de 0.776. Ce qui se traduit par un montant de pénalité dû au mauvais facteur de puissance de 16 652 Dh (Le montant annuel de cette pénalité s’élève à : 62 371 Dh). Ce montant s’ajoute aux autres charges indirectes dues au surdimensionnement des câbles, pertes en lignes en plus de l’appel élevé de la puissance.
Pour résoudre ce problème, le Coordinateur énergétique a étudié l’intérêt d’insertion d’une batterie de compensation qui permet de réaliser un facteur de puissance de 0.95 afin d’améliorer, à la fois, le facteur de puissance et le rendement des installations.
La puissance de batterie à insérer :
On a : PA = 652 KVA et cos ? = 0.776 soit tg ? = 0.86. Pour passer à cos ? = 0.95 soit tg ? = 0.33, la puissance de la batterie à installer sera de Qc = 652*(0.86 – 0.33 ) = 345.56 KVAr.
Le montant de l’investissement :
Le montant d’investissement est déterminé par le prix d’acquisition des batteries. Les batteries fournies sont vendues au pas de 5 KVA(112), ainsi on choisit une batterie de capacité 7*50=350 KVA ce qui correspond à un montant de : 13 580 Dh
Les frais généraux d’installation sont estimés à 500 Dh. Le montant total d’investissement  est ainsi de 14 080 Dh
Les gains engendrés annuellement sont perceptibles à travers la récapitulation des résultats obtenus dans le tableau suivant :

Gains engendrés par l’amélioration du facteur de puissance

Le temps de retour d’investissement est nécessaire pour que l’entreprise amortisse les charges de son investissement estimé par :
Temps( en mois) = 14 080 / ( 112 721 / 12) = 1.498

(1) : Institut de l’Energie et de l’Environnement de la Francophonie IEPF, le diagnostique énergique d’une entreprise du secteur textile.
(2) : Le nom Textila est fictif, pour assurer l’anonymat de la société concernée par l’étude du cas.

(*) Ingénieur Industriel de l’EMI
Chercheur en économie d’énergie

CNESTEN

Conseil d’Administration et réponse aux attentes

Madame Amina Benkhadra, Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement a présidé la neuvième session du Conseil d’Administration du Centre National, de l’Energie, des Sciences et des Techniques nucléaires (CNESTEN), le lundi 30 juin 2008, au Centre d’Etudes Nucléaires de la Maâmora (CENM).
L’activité du Centre National, de l’Energie, des Sciences et des Techniques nucléaires (CNESTEN), a été marquée par le démarrage réussi, au cours de l’année 2007, du réacteur de recherches de 2 Mega Watts de puissance, réalisation effectuée conformément aux engagements internationaux auxquels le Maroc a souscrits en matière d’énergie nucléaire.
C’est ce qui a été relevé lors du dernier Conseil d’administration présidé par
Madame Amina Benkhadra, Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement. Conseil qui n’a d’ailleurs pas manqué d’adresser ses félicitations à Monsieur Khalid El MediouriI, Directeur Général du Centre ainsi qu’à son personnel, pour  l’achèvement de la construction des installations du CENM qui ouvre, ainsi,  l’accès du Maroc, à l’ère du nucléaire civil.
Le bilan des réalisations 2004-2007, évalué par le Conseil Scientifique Consultatif externe, a mis en exergue différents programmes d’études et de recherche intéressant divers secteurs socio-économiques tels la santé, la nutrition, l’eau et l’environnement, l’énergie, l’industrie et l’agriculture.
En conclusion de ces travaux, les questions de l’énergie et de l’eau ayant été au centre des débats, la présidente du Conseil d’Administration a décidé et approuvé, la création d’un comité restreint placé sous l’égide du Ministère de l’Energie, des Mines de l’Eau et de l’Environnement et composé du CNESTEN, de l’ONE, de l’ONEP, de l’OCP, du Secrétariat d’Etat Chargé de l’Eau et de l’Environnement  et des universités, le chargeant de mener une réflexion sur les options technologiques du pays, en matière  d’électronucléaire et de dessalement de l’eau de mer,  par la voie nucléaire. Il a, en outre, appuyé, dans le cadre du plan d’action  2008-2010, le projet de réalisation d’un Centre International  de Formation. Concernant l’autofinancement des activités du Centre, le Conseil ayant  recommandé le développement des prestations de service à forte valeur ajoutée, la Présidente du Conseil a décidé la création d’un deuxième comité piloté par le CNESTEN et composé des départements concernés par ses secteurs d’activités, en vue d’étudier les modalités pratiques à même d’assurer une augmentation du volume desdites prestations et permettre au centre de réaliser un chiffre d’affaires conséquent.
Concernant les ressources humaines du CNESTEN, du fait de la diversité et de la qualité de leurs compétences, le Conseil a recommandé qu’une attention particulière soit accordée  à la révision du statut  du personnel en vue d’en faire un outil motivant et valorisant pour les métiers du Centre.
Estimant que les perspectives de développement du Centre sont prometteuses, le Conseil a sollicité la continuité du soutien de l’Etat audit Centre, en vue de lui permettre d’accomplir ses missions, dans les meilleures conditions.