Environnement

Décharges publiques des déchets: l’exercice au quotidien

Les solutions techniques de Pizzorno mises à l'épreuve

Fondée en 1937, par Francis Pizzorno, ce groupe français, qui porte le nom de son fondateur, intervient et continue à le faire, depuis sa création, dans le traitement des déchets auprès des collectivités locales et des industriels. C’est une expertise qui se fonde dans la collecte, du tri, de la valorisation et du traitement. Engagée aux côtés des communes, cette entreprise garantit un taux de valorisation et une qualité de matière optimum. Que ce soit dans les centres de tri des emballages ménagers ou sur les plate-formes de compostage des déchets verts etc… Une aubaine en matière économique et environnementale.

Néanmoins, la valorisation des matériaux répond aux objectifs réglementaires pour réduire le volume des déchets ultimes à traiter. Qu’il s’agisse du tri des déchets bruts, de la séparation des déchets organiques, du compostage des déchets verts ou de l’approvisionnement du secteur de bois-énergie, la société développe des technologies nécessaires à la récupération des bio-déchets. Jusqu’en 2025, soit 65% des déchets non dangereux devront être orientés vers les filières types compost, biomasse et bois-énergie. Conformément à ce dispositif, « Pizzorno Environnement » met à la disposition des professionnels et des collectivités, des solutions techniques de proximité, destinées à la collecte et à la valorisation des bio-déchets, notamment pour les gros producteurs qui doivent en assurer le tri à la source. Faisant de sorte que la valorisation énergétique des déchets reste au cœur de l’économie circulaire.

En produisant de la chaleur et de l’électricité, à partir du traitement des déchets, le Groupe fournit aux collectivités locales et aussi aux industriels de l’énergie propre à partir des déchets, une plus valus. Que ce soit à grande échelle ou en quantité limitée, cette énergie valorisée, transformée en chaleur et en électricité, répond aux besoins des collectivités et des entreprises.

Cependant, les installations de stockage des déchets non dangereux puissent produire un gaz issu de la décomposition naturelle de ces derniers. Le biogaz est de ce fait traité sur des installations de plus de 2 millions de tonnes de déchets ménagers. Quel que soit le mode de traitement, les enjeux sociétaux et environnementaux obligent à plus de valorisation par modes de traitements qui génèrent le biogaz et les lixiviats, en captant les effluents,  grâce à des technologies de premier plan.

L’expérience Segedema à Casablanca…et Rabat
A Casablanca. La société Pizzorno Environnement, a ,dans son porte feuilles, l’expérience casablancaise, une période qu’elle garde en souvenirs dans ses relations avec le conseil de la ville. Lié par contrat, le Groupe s’en est occupé de la collecte des déchets de la ville pendant une brève durée, avortant ainsi son contrat qui n’arriva pas à échéance. Dans cette condition, Pizzorno a décidé de faire un recul et ne pas renouveler de contrat avec «les responsables» de la métropole blanche, à moins que de bonnes conditions de collaboration connaissent amélioration. Et pourtant, c’était le deuxième opérateur à avoir pris en charge la  propreté de la ville par des collectes relatives aux Communes de Sidi Othmane, Lissasfa, Ben Msik, Sbata, Aïn Chock et Sidi Maârouf. Ce recul, est dû, en fait, à la décision prise par la direction générale de Segedema, filiale du groupe Pizzorno, expliquant que la nature de ses relations avec les idylles au Conseil de la ville fut ambigûe. «Depuis le début du contrat en 2004, expliquait le directeur général la Commune utilisa tous les moyens pour nous racler de l’argent par des pénalités injustifiées, des augmentations aléatoires de la masse salariale communale qu’elle retire de nos dépenses toutes les fins de mois…». Et de renchérir, «actuellement, notre exploitation est déficitaire…»<

A Rabat.
De ce coté, « PIZZORNO Environnement », exploite de nos jours, le plus important centre de traitement des déchets d’Afrique du Nord. Une installation qui réceptionne 850 000 t/an de déchets dans la circonscription de Rabat, répondant par ce fait aux normes internationales. La mise en service du centre de traitement conduit à un double bénéfice environnemental: la disparition des décharges sauvages, sources de pollution, et la mise en place d’une filière de valorisation des matières recyclables, c’est la première décharge contrôlée du pays et se trouvant à Rabat. Exactement dans la commune d’Oum Azza, à une vingtaine de kilomètres de la capitale.

C’est un projet gigantesque en matière de protection de l’environnement et de développement durable. Il est le fruit d’un travail de coopération de 13 communes urbaines et rurales, qui ont trouvé une finalité au problème de traitement des déchets ménagers. Rappelons à ce titre  que c’est Segedema, filiale du groupe Pizzorno Environnement, qui en a la charge des travaux.

Implantée sur une superficie de 110 ha, la décharge recevra sur une période de 20 ans quelque 13,5 millions tonnes de déchets, provenant des différentes communes. Grâce à une technique développée par le groupe français, la durée de vie du site pourra dépasser les 25 ans. C’est un projet qui contribue à l’amélioration de la salubrité publique dans la région. Il permettra également de garantir un emploi stable, avec une formation dans le domaine, pour près de 120 personnes. La majeure partie du personnel sera affectée à la zone de tri et de valorisation. Les autres seront répartis entre les zones de transfert et de stockage.

Techniquement, 4 casiers géants sont destinés à recevoir les déchets pour une durée d’exploitation de 5 années chacun, et les déchets sont stockés et compactés dans les deux premières alvéoles du premier casier déjà aménagé. Pour les responsables de la société délégataire, toutes les mesures techniques et logistiques ont été mises en place pour assurer un traitement selon les normes internationales les plus avancées dans le domaine.
Sur ce point, il faut signaler la mise en place des ouvrages nécessaires pour assurer le drainage du lixiviat (liquide résiduel qui provient de la percolation de l’eau à travers les déchets) dans un bassin étanche. Ce dernier sera ensuite traité dans une station d’épuration. Le groupe pourra traiter par ailleurs près de 80.000 m3/an de matières toxiques. Cette opération permet d’obtenir une eau appelée «Permat» dont le taux de pureté atteint les 98%.
Les responsables de la décharge assurent que les émissions de biogaz seront aussi parfaitement maîtrisées. Toujours dans le volet de la protection de l’environnement, le groupe devrait aussi traiter les lixiviats issus des décharges de l’Oulja et d’Akreuch situées dans la vallée de Bourgreg. Un projet qui devrait assainir le fleuve et permettre de repeupler les bancs de poissons.

La direction de Pizzorno déplore l’absence de responsables aptes aux techniques et à l’exercice quotidien dans la décharge. Et pas seulement, l’évaluation des ingénieurs en fonction dans le conseil de la ville demeure inopérante. Ces derniers, liés par des charges incongrues avec leur tâche, campent loin du circuit environnemental.  Pour qu’ils puissent y répondre aux exigences de l’heure, ils doivent répondre aux questions du compostage, pour les besoins de la ville, qui est lié aux marchés de gros des fruits et légumes, aux entreprises pollueuses etc…Hors, la propreté de la ville recommande aussi la ponctualité des réunions périodique du conseil de la ville avec la société délégataire. Qui malgré tout rassure que la mise en place d’un système de management environnemental débouchera sur une certification ISO 14.000 d’ici 5 ans.

Teomara à Marrakech

A Marrakech, la S.A.S. TEOMARA créee en 2009, est filiale de Pizzorno Environnement. Conçue pour le traitement des déchets dans la ville, elle est versée dans la collecte et le nettoiement de la Commune urbaine de la ville, pour une durée de 6 ans. Sa zone d’action correspond à l’arrondissement Médina et au quartier Sidi Youssef Ben Ali. TEOMARA dessert, en effet, une population d’environ 360.000 habitants et collecte un tonnage d’environ 300 tonnes/jour. La prestation de service est régi par un contrat qui a pour objet, dans le cadre de la mise en place et l’exécution d’un plan de propreté intégré de la ville de Marrakech, de collecter les déchets ménagers et assimilés, les déchets verts, les encombrants, les ordures des dépôts sauvages, et de nettoyer aussi la voirie (voies, ruelles, chaussée, trottoirs, caniveaux, places, jardins) marchés et souks (formels et informels à l’intérieur et à l’extérieur,…), le marché de gros, les abattoirs et le mobilier urbain, pour transporter le tout   à la décharge publique.Rappelant que TEOMARA a été auditée en septembre et certifiée ISO en septembre 2015 par BCS Certification. Le système qualité, mis en place par cette entité, est piloté par une équipe dirigeante et encadrante impliquée et motivée. Un professionnalisme de bon niveau se dégage à la fois par la maîtrise du service rendu mais aussi au niveau de tous les process supports sans oublier le personnel de terrain.

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