EconomieEnergie

Bouteilles de gaz

Le non-respect des normes fait usage

De vieilles bouteilles de gaz font étalage devant les épiceries et donnent l’image d’un commerce qui se fait en isolement de tout critère sécuritaire. Un lot de vieilles bouteilles de gaz en fin de carrière importées de pays voisins appelées à reprendre du service au Maroc. En effet, l’Europe exige maintenant le remplacement des anciennes bouteilles en métal par celles en composite.

Au Maroc la construction des bouteilles de gaz, en dehors de celles importées de l’extérieur et qui portent le label de sociétés reconnues pour leur efficacité dans le secteur, les fabricants nationaux se contentent de refaire celles déjà en circulation au pays et rarement fabriquées localement . Dans ce sens notre pays restera, comme pour le cas des voitures, le cimetière de luxe de ces vieux contenants atteints par la limite d’âge ? Nous ne savons pas sous quel motif se façonnent aujourd’hui ces bouteilles. Selon le code des Douanes, toute marchandise importée dans le cadre du régime suspensif doit être impérativement réexportée. Mais si un importateur veut contourner la loi et vendre ses articles, il doit effectuer une demande dans ce sens et fournir les documents exigés dans ce genre de situation. Le ministère de l’Energie et des Mines est interpellé dans ce cas. Ce dernier délivre par le biais de la Direction du contrôle et de la prévention des risques une autorisation qui permet l’exploitation de cette matière combustible et dangereuse .Il dispose de 70% de parts de marché et un parterre d’agents de contrôle dans tous les centres d’emplissage à travers le pays. A noter que quand il s’agit de bouteilles importées de l’extérieur et après leur réception, c’est toute une démarche qui s’ensuit, du teste des bouteilles et de leur conformité aux dispositions légales en vigueur au Maroc sur les bouteilles de 12 kg. Il est de nature que la bouteille ne doit dépasser au pesage plus de 12 Kg
pour finir dans les 24 Kg à la sortie du centre d’emplissage. Mais généralement cette règle ne fait pas place à la normité.
L’utilisation du gaz naturel comprimé (GNC) comme carburant se répand rapidement, tant pour des raisons économiques que pour réduire la pollution de l’air. La croissance du marché des véhicules au GNC présente à l’industrie des bouteilles à gaz haute pression un nouveau défi: comment fabriquer des bouteilles plus légères, moins chères et plus sûres que les modèles destinés à l’industrie.
L’ISO/TC 58, Bouteilles à gaz, a mis en chantier l’ISO 11439:2000, norme fondée sur 20 ans d’expérience qui ont permis des progrès significatifs dans la qualité des matériaux et des systèmes de production, y compris la fabrication informatisée et les techniques des essais non destructifs.
L’ISO 9809 et l’ISO 7866 traitent de la conception, de la construction et des essais de bouteilles en acier et en aluminium, respectivement, pour le stockage et le transport sûrs de gaz à haute pression. Selon une estimation prudente, le nombre de ces bouteilles en usage dans le monde dépasse les 130 millions. Principalement utilisées dans l’industrie, elles ont d’autres applications, diverses et importantes, dans des domaines comme la médecine, la lutte contre l’incendie, les opérations d’urgence, les sports et la distribution des boissons, toutes activités qui mettent les bouteilles à gaz en contact direct avec le public. Dans la plupart des pays, il existe des règlements nationaux dans ce domaine, mais, du fait de phénomènes de regroupement dans l’industrie des gaz comprimés, les Normes internationales apparaissent opportunes. Outre les avantages techniques que procure l’existence de
normes communes dans le monde, les documents ISO auront un rôle important à jouer dans l’élimination
des obstacles au commerce en donnant aux organismes réglementaires l’assurance que les bouteilles à gaz fabriquées conformément à des normes ISO sont sûres et fiables.

A.Safaa

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